Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 09:26
Thierry MOUNGALLA mêlé dans une scabreuse affaire de trafic clandestin de fréquences

Scandale au sommet de l’Etat ? Thierry MOUNGALLA serait mêlé dans une scabreuse affaire de trafic clandestin de fréquences

Le samedi 30 mai 2015 diverses rédactions nationales, les réseaux sociaux et canaux classiques des officines politiques, restaurants et brasseries brazzavilloises se sont réveillées par la rumeur annonçant l’audition puis l’arrestation de Monsieur Patrick Moungalla, Directeur Administratif et Financier et frère du Ministre Thierry Moungalla ainsi que de sa Secrétaire particulière.

Telle une traînée de poudre, cette information fait état du démantèlement par les services de la gendarmerie nationale congolaise, d’un réseau de trafic clandestin de fréquences implanté dans l’une des multiples villas du Ministre Thierry Moungalla. Tant dans les services de sécurité de la République que dans les officines publiques, cette information a fait l’effet d’une bombe à fragmentation, un scandale au sommet de l’Etat qui lie aussi bien les questions de sécurité que le pillage des richesses nationales.

A l’instar des multiples scandales financiers qui alimentent la chronique, notamment ceux liés à l’entourage du Chef de l’Etat à travers Christel Sassou Nguesso (Affaire Likouala SA, Affaire Loango II, Affaire Gunvor etc.) en passant par la nébuleuse Délégation Générale des Grands Travaux du boulimique Jean Jacques Bouya alias le Haussmann des tropiques, Thierry Moungala vient d’enrichir le décor scabreux de ce scénario digne des narcotrafiquants de la jungle sud-américaine.

Exploitation des fréquences : Affaires de gros sous, enjeux sécuritaires

En ces jours de réduction drastique du budget de l’Etat, à savoir deux collectifs budgétaires en l’espace de six mois, la République du Congo est manifestement confrontée à une récession qui ne dit pas son nom. Cette récession essentiellement est due à la chute vertigineuse des recettes pétrolières qui contribuent à 70% de la richesse nationale.

Ayant échoue dans la diversification de son économie, toutes les recettes hors pétrole sont d’un appui significatif en ces temps de vache maigre dans les finances publiques. À l’instar des recettes forestières, la fiscalité prend peu à peu une place prépondérante en cette période de vache maigre.

Aussi, le secteur des postes et télécommunications, notamment depuis l’institutionnalisation le 25 novembre 2009 de l’Agence de Régulation des Postes et des Communication Electroniques en sigle ARPCE, rationnaliser et optimiser le secteur est devenu le leitmotiv de l’Etat.

Née de la volonté commune du Gouvernement congolais, de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, l’ARPCE est un établissement public administratif, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière et placée sous la tutelle du Ministère en charge des postes et des communications électroniques de Thierry Moungalla.

Ses prérogatives qui au départ étaient tous détenus et confondus au sein de l’ONPT ont été éclatées en trois grandes lignes : l’exploitation des fréquences, la tutelle et la régulation du secteur. En l’espèce, l’affaire dite "Affaire Thierry Moungalla" met en exergue la Direction des Ressources des Fréquences. Celle-ci est l'une des directions clés de l'ARPCE. Travaillant en étroite collaboration avec la Direction des Affaires Juridiques et Internationales, elle contrôle l'utilisation du spectre des fréquences et délivre les autorisations d'utilisation des fréquences. Manifestement, elle serait à l’origine du dévoilement de la magouille dont se seraient rendus coupable les proches de Ministre Thierry Moungalla à cette étape des investigations. L’exploitation des fréquences génère des milliards de Francs CFA, ceci est de notoriété publique. La gestion clandestine des fréquences qui au stade actuel des investigations démontrent l’implication du Ministre Thierry Moungalla constitue un préjudice financier considérable pour l’Etat et la Nation.

Autre volet de ce qui s’apparente à un scandale au sommet de l’Etat, celui sécuritaire qui devrait interpeller les plus hautes instances de la sécurité nationale. Du détournement frauduleux des fréquences l’on peut imaginer toutes sortes de scénario visant les intérêts supérieurs de la Nation, tant à travers les plus hautes personnalités qu’aux intérêts économiques stratégiques.

En effet, les écoutes téléphoniques des plus hautes personnalités ont été à l’origine des plus grands scandales politico-financiers dans le monde à l’instar de "l’irangate" du nom de la vente illégale d’armes en 1986 à l’Iran par Président américain Ronald Reagan, tout récemment la mise sur écoute des Présidents maliens Ibrahim Boubacar Keita et gabonais Ali Bongo par la justice française dans le cadre des instructions d’une affaire impliquant l’homme d’affaires français Michel Tomi. Le Président Sassou Nguesso à de ce fait des soucis à se faire si au sein de son gouvernement, les investigations et auditions en cours viennent à confirmer l’implication du Ministre Thierry Moungalla.

Le Récit des faits

Selon nos informations, tout est parti de la dotation par l’ARPCE d’un matériel moderne de contrôle des fréquences. L’expertise d’une société étrangère a permis, depuis peu, à l’ARPCE de se lancer dans un contrôle méthodique et exhaustif des fréquences à Brazzaville et Pointe Noire, opération qui se poursuivra sur toute l’étendue du territoire national.

Les agents du service de contrôle du spectre ont identifié, il y a de cela quelques semaines, des signaux non identifiés par l’ARPCE, organe de régulation par excellence. En vertu de ses missions de gestion et de contrôle du domaine des fréquences, l’ARPCE a saisi les services de la gendarmerie par une plainte en bonne et due forme. L’objet étant l’exploitation supposée frauduleuse des fréquences. Les services de la gendarmerie après avoir localisé la villa qui abritait le matériel a procédé à une perquisition aux premières heures de la matinée du jeudi 28 mai 2015. Perquisition qui a permis de mettre la main sur un important matériel électronique dont un certain Mr Simon de nationalité gabonaise assurait la gestion ainsi que la maintenance. Comble de l’étonnement, au fil des investigations, les enquêteurs découvrent que le Ministre Thierry Moungalla serait le propriétaire de la dite villa. De fil en aiguille, les investigations ont emmené les enquêteurs au sieur Patrick Moungalla, petit frère et DAF du Ministre Thierry Moungalla ainsi qu’à sa secrétaire particulière.

Vu la gravité des faits, l’enquête s’est accélérée notamment les vendredi 28 et samedi 29 mai 2015. L’absence du Ministre Thierry Moungalla pour aller accueillir le Président Sassou Nguesso de retour du Nigeria a alimenté de plus belle la rumeur.

Selon nos sources, en dépit des interventions diverses des plus hautes autorités politiques et militaires, Patrick Moungalla et la Secrétaire du Ministre Thierry Moungalla auraient été déférés à la maison d’arrêt de Brazzaville. Les services en charge du dossier ayant recueilli des éléments compromettants et à charge, le caractère sensible lié à la sécurité nationale étant mis en exergue.

Vol, corruption et impunité le bateau Sassou Nguesso tangue

De scandales et scandales une impression de non-Etat s’installe dans la conscience collective congolaise. Rythmé par un quotidien de plus en plus difficile, digne d’un chemin de croix, ce nième scandale d’Etat traduit une fois de plus, l’incapacité du Président Sassou Nguesso à tenir sa troupe, et conduire le gouvernail Congo sur la voie de l’émergence.

Transfuge parmi les transfuges les plus célèbres de l’actuelle majorité, chantre zélé du projet de changement de Constitution, Thierry Mougalla déjà cité dans plusieurs scandales financiers sortira t-il encore indemne des griffes de la justice congolaise ? Telle est la question qui taraude l’esprit des affidés et autres thuriféraires de la cour présidentielle. Autre interrogation dans les cercles du pouvoir, "l’enrichissement accéléré" certains diraient "sauvages" de certains membres du gouvernement au nez et à la barbe du patron de l’exécutif et collègues.

En plein débat sur la Constitution de janvier 2002, les plus avisés de nos compatriotes se prennent à rêver de voir le Président de la République Denis Sassou Nguesso se mette à appliquer l’article 38 qui stipule que : « tout acte, tout accord, toute convention, tout arrangement administratif ou tout autre fait, qui a pour conséquence directe de priver la Nation de tout ou partie de ses propres moyens tirés de ses ressources ou de ses richesses naturelles est considéré comme crime de pillage imprescriptible et puni par la loi ».

L’homme, Thierry Mougalla, aux mœurs sulfureuses pour les uns, boulimique et budgétivore pour les autres, arriviste et sans convictions pour certains, est à n’en point douter au cœur d’une affaire qui, sous d’autres cieux allait d’emblée lui valoir une mesure conservatoire ou une démission de son poste ministériel. Le conflit d’intérêt étant établi, la fraude et la corruption les enquêtes le démontreront, la crédibilité de nos institutions déjà largement entamées est une fois de plus soumise à la sévérité légitime des citoyens.

Dans nos prochaines éditions, nous vous démontrerons comment le ministre Thierry Moungalla est devenu milliardaire depuis qu’il est à la tête du ministère des Postes et Télécommunication.

Patrick Eric Mampouya

Partager cet article

Repost 0
Published by Patrick Eric Mampouya
commenter cet article

commentaires

moundou 01/09/2015 09:38

C'est bien de faire la guerre aux ministres détourneurs de l'argent public. Sauf qu'au Congo, nous constatons une critique à géométrie variable. Les ministres du clan sassou qui sont à l'origine de plus grands scandales ne sont ni inquiétés ni exposés mais, quand il s'agit d'un ministre ressortissant du sud on nous parle d'investigations de la gendarmerie. pouvez vous imaginer la gendarmerie investiguer sur le comportement scandalofinancière d'un bouya ou d'un pierre oba. Arrêtons avec cette vision de deux poids deux mesure, le Congo n'en pâtit pas que quand les ministres hors clan détournent. Les choses se passent comme si la chose publique est la proprieté des ministres du clan et, les autres ne sont que là que pour servir .

  • : Mampouya.com
  • Mampouya.com
  • : Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
  • Contact

  • Patrick Eric Mampouya
  • Patrick Éric Mampouya
  • Patrick Éric Mampouya

Recherche

Mes Héros : Mort Pour un Autre Congo

bruno-ossébighislin_simplice_ongouya.jpg

Congo : Textes Divers

2306_Bourses_etudes.pdf 2306_Bourses_etudes.pdf bilan matondo congo bilan matondo congo Bruno-OSSEBI.doc Bruno-OSSEBI.doc Budget-de-l-Etat-Exercice-2007.pdf Budget-de-l-Etat-Exercice-2007.pdf Budget-de-l-Etat_Exercice-2008.pdf Budget-de-l-Etat_Exercice-2008.pdf Code-des-Investissements-Miniers-du-Congo.pdf Code-des-Investissements-Miniers-du-Congo.pdf Code-Forestier-du-Congo.pdf Code-Forestier-du-Congo.pdf Constitution-du-15-mars-1992 Constitution-du-15-mars-1992 Constitution du 29 novembre 2001 Constitution du 29 novembre 2001

Contrat-Consulting-Longbeach-Bermuda-Elenga-LTD.jpg Contrat-Consulting-Longbeach-Bermuda-Elenga-LTD.jpg Contrat-Consulting2.jpg Contrat-Consulting2.jpg Contrat-Consulting3.jpg Contrat-Consulting3.jpg Contrat-Consulting4.jpg Contrat-Consulting4.jpg Contrat-Partage-HM-NKOSSA-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-HM-NKOSSA-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-Kouakouala.pdf Contrat-Partage-Kouakouala.pdf Contrat-Partage-Kouilou.pdf Contrat-Partage-Kouilou.pdf Contrat-Partage-Madingo.pdf Contrat-Partage-Madingo.pdf Contrat-Partage-MarineVI-VII-KITINA.pdf Contrat-Partage-MarineVI-VII-KITINA.pdf Contrat-Partage-MarineX.pdf Contrat-Partage-MarineX.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Nord.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Nord.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Sud.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Sud.pdf Contrat-Partage-PEX.pdf Contrat-Partage-PEX.pdf Contrat-Partage-PNGF-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-PNGF-Contrat-PP.pdf D-cret-n--2004-30-du-18-f-vrier-2004.doc D-cret-n--2004-30-du-18-f-vrier-2004.doc  D-cret-n--2008---5-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---5-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---56-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---56-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---58-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---58-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---60-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---60-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---64-du-3i-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---64-du-3i-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---t5-du-n-f-vrier-2008.pdf D-cret-n--2008---t5-du-n-f-vrier-2008.pdf D-cret-n--2008--3-du-11-janvier-2008.pdf D-cret-n--2008--3-du-11-janvier-2008.pdf D-cret-n--2008-84--.-du-15-avril-2008.pdf D-cret-n--2008-84--.-du-15-avril-2008.pdf D-cret-sur-la-transparence.pdf D-cret-sur-la-transparence.pdf D-cret-sur-les-op-rations-des-services-de-l--tat.pdf D-cret-sur-les-op-rations-des-services-de-l--tat.pdf decret-election-presidentielle.jpg decret-election-presidentielle.jpg decret_du_09_10_2008.pdf decret_du_09_10_2008.pdf Enl-vement-des-Stocks-de-P-trole-2005.pdf Enl-vement-des-Stocks-de-P-trole-2005.pdf Facture-d-Hotel-de-Sassou---N-Y.pdf Facture-d-Hotel-de-Sassou---N-Y.pdf

Feuilledecomptabilit-1.pdf Feuilledecomptabilit-1.pdf Guide du journalisme indépendant Guide du journalisme indépendant Le Plan Mouébara au CMAS 1 Le Plan Mouébara au CMAS 1 Le Plan Mouébara au CMAS 2 Le Plan Mouébara au CMAS 2 Le Plan Mouébara au CMAS 3 Le Plan Mouébara au CMAS 3

Les-Sages-Mbochis.pdf Les-Sages-Mbochis.pdf Les-factures-du-fils-de-Sassou.pdf Les-factures-du-fils-de-Sassou.pdf Statuts de T. I. France Statuts de T. I. France LISTEOP_C2G-EY.pdf LISTEOP_C2G-EY.pdf Loi-Electorale-du-Congo.pdf Loi-Electorale-du-Congo.pdf Loi-du-24-novembre-2001.doc Loi-du-24-novembre-2001.doc Loi-176-2003-du-18-janvier-2003.doc Loi-176-2003-du-18-janvier-2003.doc LISTEOP_KPMG.pdf LISTEOP_KPMG.pdf Note-Circulaire-AdministrateurSNPC.pdf Note-Circulaire-AdministrateurSNPC.pdf okouna-petro jugement&plaidoirie okouna-petro jugement&plaidoirie PID-2006.pdf PID-2006.pdf Pland-actionBonneGouvernancePool2.pdf Pland-actionBonneGouvernancePool2.pdf R-echelonnement-de-la-Dette-du-Congo-par-le-Club-de-Paris.pdf R-echelonnement-de-la-Dette-du-Congo-par-le-Club-de-Paris.pdf Rapport-Cofipa.pdf Rapport-Cofipa.pdf Rapport-de-la-Cour-des-Comptes.pdf Rapport-de-la-Cour-des-Comptes.pdf Rapport-KPMG-09-2006.pdf Rapport-KPMG-09-2006.pdf Rapport-KPMG-12-2006.pdf Rapport-KPMG-12-2006.pdf Rapport-KPMG-du-16-avril-2007.pdf Rapport-KPMG-du-16-avril-2007.pdf Rapport-TOFE-2005.pdf Rapport-TOFE-2005.pdf RECOURNSo-0-132008-du-O3J-uin-2008.PDF RECOURNSo-0-132008-du-O3J-uin-2008.PDF Redevance-2006.pdf Redevance-2006.pdf Requ-te-en-annulation.PDF Requ-te-en-annulation.PDF Service-de-S-curit-.pdf Service-de-S-curit-.pdf SOCAPALM Exposé de la Situation SOCAPALM Exposé de la Situation Suivi-Bonus-2005.pdf Suivi-Bonus-2005.pdf