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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 14:08

Lu Pour Vous :

Interview de Ange-Edouard POUNGUI à  l’hebdomadaire : "La RUMEURT” à propos du Livre "A cœur ouvert pour le Congo Brazzaville mon beau pays”

1.      – M. le président, qu’est ce qui a motivé la publication de "A cœur ouvert pour le Congo Brazzaville, mon beau pays” ?

-          Peut-on considérer votre ouvrage comme l’autobiographie d’Ange-Edouard Poungui ?

AEP : -  J’ai souvent entendu les jeunes générations me reprocher de ne pas leur faire partager par écrit, mon expérience d’homme public ou plus simplement d’homme tout court. D’autres m’ont carrément demandé d’écrire mes Mémoires. Par ailleurs, j’ai souvent lu ou entendu des affirmations fallacieuses sur moi, écrites ou dites par des personnes qui prétendaient me connaître. Par exemple, j’ai lu un ouvrage un travail de thèse me semble-t-il, apparemment bien documenté, écrit par un certain Moukoko, qui me faisait naître à Madingou en 1943 sans précision de date, affirmait que j’avais fait mes études supérieures en France et m’attribuait une licence en sciences économiques, avant de me présenter comme un intrus, sinon un vulgaire imposteur qui se serait immiscé dans la vie politique Congolaise. En me lisant, vous avez certainement rectifié de vous-même ces contre-vérités grossières, assenées par des auteurs qui font souvent très peu cas de la rigueur déontologique, qui consiste à vérifier et à recouper les informations collectées ou enregistrées souvent, auprès des tiers, alors que les personnes concernées sont encore vivantes. Cela ne concerne pas ma seule personne, de nombreuses personnalités politiques Congolaises sont elles aussi, victimes d’assertions aussi fallacieuses que malveillantes.
Cela étant, en écrivant cet ouvrage, je n’avais pas l’intention de répondre à tous ceux qui prétendent en connaître beaucoup et même trop sur moi, mais plutôt de témoigner sur la séquence de ma vie qui se mêle à celle de mes compatriotes et surtout, de faire un modeste legs à la postérité et plus particulièrement, aux générations futures, car "les paroles s’envolent, les écrits restent ”.
Cependant, ce livre est loin d’être une autobiographie encore moins une hagiographie dans le but d’embellir la réalité. Et s’il s’était agi de Mémoires, elles auraient tenues dans plusieurs tomes. Comme vous avez pu vous en rendre compte, au fil des pages, j’aborde de nombreux thèmes qui vont de ma vie privée à la vie publique en passant par les questions politiques, économiques et les problèmes de société. En effet, le genre littéraire choisi : l’entretien avec une tierce personne inconnue de moi avant notre première rencontre, m’a permis de m’exprimer sur un panel assez large de sujets le tout, à travers un questionnaire entièrement préparé par lui seul et sans qu’aucune question ne soit censurée y compris dans sa formulation. C’est ainsi, j’ai été amené à m’exprimer sans réticence, sur ma vie privée et sur ma famille.

2.      - Dans votre ouvrage, vous réglez vos comptes avec votre conscience idéologique d’hier. Aussi avez-vous pris l’option de sortir de ce système en démissionnant du PCT.

-          pourquoi avoir attendu le signal de la Pérestroïka au la Baule pour sonner le glas ?

-          y aurait-il d’autres circonstances qui auraient nourri votre révolte contre le monopartisme ?

AEP : - Je ne saisis pas très bien le sens de votre question. Voulez-vous dire que j’avais mauvaise conscience à la suite de ma démission du PCT ? En ce qui me concerne, à travers l’ouvrage dont nous parlons aujourd’hui, j’essaye tout simplement d’éclairer le lecteur et la postérité sur le contexte dans lequel j’avais pris cette décision importante qui, avec le recul que seul le temps permet, peut être considérée comme un grand tournant de ma vie. Je ne regrette donc rien. En effet, aujourd’hui comme ce 28 novembre 1990, je suis en paix avec ma conscience et si j’avais à le refaire, je recommencerais. Je n’ai donc aucun compte à régler avec qui que se soit, encore moins avec mon passé idéologique que j’assume par ailleurs.  Vous êtes bien placé me semble-t-il, pour savoir qu’il n’y a que les morts et les imbéciles qui ne changent pas !
Pourquoi ai-je attendu le signal de la perestroïka ou le discours de François Mitterrand à la Baule pour prendre ma décision ? Parce que c’était à mes yeux le bon moment. Les conditions objectives m’avaient semblé réunies pour agir comme je l’ai fait. Mais cela ne signifie pas que je n’y pensais pas depuis quelque temps ! Relisez-moi bien et vous comprendrez que ma décision de ce 28 novembre 1990, n’était pas un coup de tête, mais le fruit d’une longue maturation. J’ajoute que chaque chose en son temps et qu’il n’est pas trop tard pour bien faire !

3.      A vous lire, vous réglez vos comptes personnels avec Denis Sassou Nguesso votre bel oncle. Comment expliquez-vous cet acharnement contre celui qui vous a placé sur un piédestal ?

AEP : - Je répète que je n’ai un aucun compte à régler avec qui que se soit surtout pas avec mon bel oncle. Je précise à ce sujet que je fais une distinction très nette entre le Président de la République et mon bel oncle. C’est avec le premier, c’est-à-dire l’homme politique, avec qui je suis en rupture depuis 1990, non sans l’avoir préalablement mis au courant de mon choix politique. Mais où lisez-vous donc que je m’acharne sur lui ? La très longue relation amicale,  familiale et politique que j’ai eue avec M. Sassou, mérite bien que je m’attarde un peu plus sur lui ? Quand on sait par ailleurs tous les mensonges et contre-vérités qui ont été répandues dans l’opinion à propos de cette relation, il n’est que normal que je m’en explique. Cela étant, comment puis-je être amnésique au point d’oublier, qu’après le Président Marien Ngouabi qui m’avait nommé successivement ministre des Finances et du budget puis Vice Président du Conseil d’Etat, c’est le Président Sassou Nguesso qui, selon votre expression, m’a placé sur un piédestal en me nommant aux hautes fonctions de Premier Ministre de la République. Je lui en sais sincèrement gré. J’espère que de son côté, il a su apprécier à sa juste valeur, la qualité de notre collaboration durant les cinq années où j’ai servi mon beau pays sous son autorité.

4.      Vous insinuez dans votre ouvrage que Sassou Nguesso ne peut organiser des élections qu’il perdrait. Vous oubliez de signaler que Pascal Lissouba disait lui aussi "qu’on organise pas les élections pour les perdre". Où est le juste milieu ?

AEP : - Je n’insinue rien ! J’observe simplement avec vous-même, que depuis son retour au pouvoir, le Président Sassou-Nguesso n’est pas disposé à organiser des élections libres et transparentes. En effet, à la différence du Président Pascal Lissouba qui avait institué, la veille de l’élection présidentielle de 1997, une commission électorale indépendante dont l’opposition, animée par le Président Sassou lui-même, assurait la vice-présidence, le pouvoir actuel refuse obstinément de mettre en place une telle commission, comme l’exige l’opposition et comme le recommande la Déclaration de Bamako dont notre pays est pourtant signataire. Alors, qui de Lissouba et de Sassou a peur de perdre une élection qu’il organise ? Qui  des deux est pour des élections propres et qui ne l’est pas ? Lorsqu’on sait que même la loi électorale actuelle promulguée par lui-même, n’est pas appliquée dans toutes ses dispositions, il ne sert à rien de poursuivre la comparaison. Ce refus cache mal la peur d’affronter le verdict des urnes qui a toujours habité le Président Sassou Nguesso car, s’il était si sûr de sa popularité, pourquoi aurait-il peur d’une commission électorale indépendante ? Lui qui laisse croire qu’il sera réélu dès le premier tour en 2009 ! A ce propos, je me demande comment il s’y prendra après le vote massif de défiance à son régime corrompu, exprimé par les 90% d’électeurs qui ne se sont pas déplacés le 29 juin dernier !

5.      Dans votre ouvrage, vous infligez un bonnet d’âne à Benjamin Bounkoulou qui, selon vous participait de la stratégie qui consistait à disperser les voix dans le fief de Pascal Lissouba pour l’empêcher de se maintenir au deuxième tour ;

-          Si l’élection présidentielle avait eu lieu en 1997, la mouvance présidentielle n’aurait-elle pas été disqualifiée, telle qu’elle étai fragilisée ?

-          Quel est l’état actuel de vos relations avec Benjamin Bounkoulou ?

AEP : - Bonnet d’âne ? C’est vous qui le dites ! Je ne pense que cette expression soit appropriée car je n’ai ni l’intention, ni les moyens de punir Benjamin pour avoir choisi son camp. S’agissant de la lecture que je faisais de la situation qui prévalait alors, m’avait convaincu que l’annonce surprise faite par l’UR, sans concertation préalable, de présenter un candidat aux présidentielles de 1997, aurait eu pour effet objectif de disperser l’électorat du Président Lissouba. Mais avec le recul, je pense qu’hier comme aujourd’hui, cette stratégie n’aurait eu qu’un impact limité et n’aurait surtout pas empêché le Président Lissouba de se maintenir au deuxième tour, d’autant plus que Benjamin lui-même avait retrouvé la famille de la mouvance présidentielle, comme membre du dernier gouvernement formé par le Président Lissouba.

Quant à nos relations personnelles, je considère qu’elles sont demeurées très fraternelles. Pour vous en convaincre, je ne trahis pas un secret en vous révélant qu’au mois de janvier dernier, j’ai rendu visite à mon frère Benjamin qui m’avait chaleureusement accueilli à son domicile.

6.      Dans votre ouvrage, vous ne nourrissez aucune acrimonie contre Christophe Moukouéké à qui vous faites un petit coucou. Au rebours, dans une conférence de presse animée par celui-ci, il vous refuse le droit de porter le dossard de l’UPADS à la présidentielle au motif que vous n’êtes pas lissoubiste pur sucre. Où se trouve la ligne de fracture entre Moukouéké et vous ?

AEP : - Oui c’est vrai que je ne nourris aucun sentiment de haine à l’égard de Christophe Moukouéké. Tout ce que j’ai écrit dans mon livre à son sujet, vient  du cœur. Et pourquoi il en serait autrement, Christophe lui-même ne me démentira pas. Il sait qu’il y a toujours eu entre lui et moi une réelle relation d’amitié partagée dans la vie civile. En politique, en 1992, nous avons œuvré ensemble, pour faire élire démocratiquement le professeur Lissouba à la tête de notre pays. En outre, Christophe sait que je suis et demeure un homme de dialogue. Ensemble, nous avons toujours recherché le compromis pour résoudre les problèmes au sein de l’AND, puis au sein de la Mouvance présidentielle. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit parmi ceux qui ont soutenu chaleureusement et avec constance l’intégration du CDUR à l’UPADS et l’ont approuvé positivement lors de la session historique du Conseil National de l’UPADS, le 30 avril 2005. Et depuis que j’ai intégré l’UPADS,  je suis resté un homme de dialogue et je ne me suis jamais départi de cette règle qui accompagne ma vie et mes actions. C’est ainsi qu’à Paris comme à Brazzaville, j’ai déjà pris des initiatives pour rechercher les voies et moyens de résoudre la crise au sein du parti, par le dialogue. Récemment encore, en février dernier, j’avais rendu visite à Christophe aux fins d’explorer les pistes susceptibles de sortir définitivement l’UPADS de la crise.

S’agissant du choix de notre candidat aux  élections présidentielles, je reconnais à Christophe le droit d’avoir son opinion sur une question aussi importante. Comment dire ? D’avoir une préférence ! C’est le contraire qui m’aurait surpris. Ainsi, que son choix ne porte pas sur ma modeste personne, je le comprends. Mais que cette attitude soit justifiée par le fait que je ne serais pas lissoubiste "pure sucre" n’engage que lui. Cependant, je ne peux m’interdire de condamner un tel ostracisme qui avait eu dans le passé, pour conséquence regrettable d’isoler le Président Lissouba et d’en faire un otage aux mains d’une poignée d’individus. Cela dit, peut-on honnêtement continuer de s’autoproclamer lissoubiste de la première heure aujourd’hui, après avoir renié publiquement et jeté en pâture, l’idole et le maître adulé d’hier ? Je laisse à tous, et à chacun le soin de répondre à cette interrogation. En ce qui me concerne, comme les anciens de l’UNDP, je n’ai aucun complexe d’avoir rejoint l’UPADS où je me sens aussi bien que mes devanciers car, je le répète : "chaque chose en son temps et il n’est jamais trop tard pour bien faire". S’agissant du choix de notre candidat ce sont les instances du parti qui le désigneront. Il sera, je l’espère, un candidat consensuel et le mieux placé pour nous conduire à la victoire. Ce candidat, une fois désigné, tout le parti devra être derrière lui, pour espérer reconquérir le pouvoir lors des présidentielles de 2009. C’est ensemble que nous gagnerons !

7.      Vous jugez catastrophique la gestion actuelle de la chose publique. Si demain, vous êtes appelé à assumer un destin national, quel serait votre sésame pour sortir de l’état que vous décriez ? Avec quels moyens ?

AEP : -  Je soutiens que la situation de notre pays est catastrophique. Ce constat, je ne suis pas seul à le faire, avec moi, ce sont tous les Congolais et les observateurs internationaux qui le font. Il n’est qu’à observer le quotidien des 75% des Congolais qui vivent en dessous du seuil de pauvreté pour s’en convaincre. Circulez même en 4X4 dans les rues de Brazzaville, de Pointe Noire, Dolisie, Mossendjo, Ouesso ou Kinkala, Djambala ou Madingou, sur les routes défoncées de l’intérieur du pays, vous vous rendrez compte de l’état de délabrement avancé dans lequel se trouvent les infrastructures routières, les bâtiments administratifs, l’université, les casernes militaires, les hôpitaux et dispensaires, les lycées et collèges, les écoles primaires et maternelles. Faites un tour au centre-ville de Brazzaville par exemple en pleine journée, vous aurez du mal à faire vos courses car, toutes les boutiques et magasins sont régulièrement plongés dans le noir, malgré les petits groupes électrogènes dont la plupart de commerces se sont dotés pour pallier les coupures d’électricité devenues endémiques. Devant pareille situation, il n’est point besoin d’être économiste pour comprendre qu’un fonctionnement aussi chaotique des activités économiques, génère nécessairement une augmentation des charges d’exploitation de ces entreprises ce qui, par effet mécanique,  entraîne la hausse du coût de la vie. Au total, onze ans après la guerre, tout le pays  présente un paysage de désolation. Et pourtant, c’est paradoxalement le moment où le pays tire de ses forêts et de son pétrole des revenus substantiels, depuis plusieurs années consécutives.

Ecoutez ! Point n’est besoin d’assumer un destin national pour servir son pays. Mais si Dieu le veut, c’est précisément avec les revenus pétroliers, ce pain béni qu’il nous si généreusement gratifié, que cette situation catastrophique sera redressée. Pour se faire, et en quelques lignes, je pense qu’il sera nécessaire d’instaurer une gestion rigoureuse de la chose publique, de rétablir partout l’autorité de l’Etat et de lutter résolument contre la corruption et l’impunité ambiantes. J’ajoute qu’il sera en même temps nécessaire d’améliorer le pouvoir d’achat des ménages, qui peinent "à joindre les deux bouts" confrontés qu’ils sont, à une hausse vertigineuse des prix de denrées de première nécessité. D’emblée je soutiens que notre pays est très riche et nous ne sommes pas nombreux, il faut partager !  C’est pourquoi, une politique de redistribution équitable de la richesse nationale entre toutes les composantes de la nation, devra être mise en œuvre. J’entends par là que chaque entité territoriale nationale devra recevoir sa part de la rente pétrolière et d’autres richesses telle que la forêt, tout en suscitant une saine émulation dans l’utilisation des allocations reçues. Enfin, une politique volontariste sera conçue et appliquée afin de favoriser l’émergence d’une classe d’entrepreneurs nationaux, par des mesures incitatives dont l’accès facilité aux financements bancaires le tout, accompagné par des mesures d’allégement fiscal. J’aurais, je l’espère, l’occasion de dévoiler et de détailler mon "sésame".

8. – Vous écrivez que vous avez rendez-vous avec le peuple Congolais et que vous consacrerez le reste de votre vie à œuvrer pour que ce peuple retrouve sa véritable liberté et, avec elle, la démocratie. Voulez-vous dire que vous vous positionnez comme le tombeur de Denis Sassou-Nguesso ?

AEP : - Chacun de nous a un rendez-vous avec le peuple sans pour autant être le "tombeur" du Président Denis Sassou-Nguesso. Ce dernier, plus que quiconque, a un rendez-vous majeur avec le peuple Congolais en 2009. S’il rate ce rendez-vous, il sera lui-même l’artisan de sa propre chute ! Lui qui ne manque pas, la moindre occasion pour ironiser sur le bilan du Président Lissouba qu’il juge négatif en cinq ans de pouvoir passés à la tête de l’Etat. Lui qui fait semblant d’ignorer le contrat de partage signé avec les sociétés pétrolières à l’initiative du  Président Lissouba, contrat qui permet à notre pays d’engranger d’énormes revenus. Mais voilà, le problème pour le Président Sassou-Nguesso c’est que, depuis qu’il a repris le pouvoir par un coup d’Etat sanglant et au moment où il veut rempiler, il va totaliser douze ans au pouvoir auxquels il est juste d’ajouter, les treize années de pouvoir absolu sous le PCT : soit au total 25 ans ! C’est donc son bilan et non celui de Lissouba que le peuple Congolais va juger en 2009. Et si M. Sassou laisse le peuple Congolais s’exprimer librement, c’est ce peuple là qui sera son tombeur.

9.      Vous écrivez que le régime que  de Sassou passera parce que "aucune dictature n’est éternelle". En tant qu’ancien révolutionnaire, vous savez que les masses ne sont opérationnelles que lorsqu’il y a une personnalité pour les canaliser. Ange-Edouard Poungui se présente-t-il comme ce timonier dans un pays où le syndicat, la presse et la justice et l’armée sont aux ordres ?

AEP : - Depuis des temps immémoriaux, les rois, les despotes, les tyrans, les dictateurs, bref,  tous ceux qui ont cherché à soumettre leurs peuples à vie, ont fini par être été balayés comme un fétu de  paille par la colère populaire. Il est inutile de citer des exemples pour illustrer ce truisme. Oui le régime de M. Sassou comme tant d’autres avant lui, passera mais le Congo demeurera éternel. Le peuple Congolais qui n’a pas vocation à supporter l’arbitraire, trouvera sans aucun doute son timonier pour le mobiliser, l’organiser, l’encadrer et lui indiquer la voie par gros temps et par beau temps. Mais si comme vous le constatez, les syndicats actuels ne peuvent s’acquitter loyalement de leur mission de défense des intérêts légitimes des travailleurs, si la presse est bâillonnée, si la justice est aux ordres et si l’armée perd sa vocation républicaine pour devenir une armée partisane, alors il est juste et légitime que le peuple se révolte car, lui seul est souverain et c’est lui seul désignera son timonier. Celui-ci ne lui sera plus jamais imposé.

L’UPADS est en train de s’organiser activement pour jouer plus efficacement son rôle naturel, d’encadrement des populations Congolaises pour une meilleure expression de la démocratie. Nous avons en effet observé que là où le parti est structuré, les électeurs ont mieux voté et il y a eu moins d’abstentionnistes. Ces premiers résultats sont encourageants.

10 - Quel avenir politique peut-on prêter à Ange-Edouard Poungui ?

AEP : - Je dois vous dire très clairement que mon avenir politique est derrière moi. Place maintenant aux jeunes ! Cependant, pourvu que Dieu me prête vie, je me sens en devoir de continuer à œuvrer à la restauration de la démocratie, la vraie, à l’institution de laquelle j’ai historiquement pris une part active dans notre pays. Mais qui peut prédire l’avenir ?

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Published by Patrick Eric Mampouya - dans Politique
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