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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 21:05

urne.jpgLors de son discours d’Accra du 11 juillet 2009, le Président Barack OBAMA avait parlé aux africains en ces termes : "Il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections. Il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté.

Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu.

Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse …..

L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions…"

Pourquoi Organiser des Élections ?

Par Oasis KODILA TEDIKA

Après les crises postélectorales qu’ont connues la plupart des pays africains en 2010 et en début 2011, certains se demandent pourquoi organiser encore des élections en Afrique. L’auteur du texte ci-dessous donne les raisons de l’organisation des élections et de la culture de la démocratie en général dans un pays. L’année 2011 constitue, comme 2010, une année électorale majeure sur le continent africain.

Selon le calendrier, il y a théoriquement au moins dix élections présidentielles dans des pays différents cette année. Cependant, après les crises postélectorales au Kenya, au Zimbabwe ou plus fraîchement en Côte d’Ivoire, certains y voient un échec de la volonté d’organiser des élections et contestent par suite l’engouement qui leur est réservé. Ainsi, pourquoi les organiser ? En dépit de ces apparents échecs, n’y a-t-il pas de bonnes raisons de tenir des élections pour ces pays ?

D’abord, aucun pays ne se développe ou ne s’est développé sans ce que les anglophones appellent accountability du gouvernement, traduit généralement par la responsabilité accompagnée d’un feed-back.

Même la Chine citée en exemple comme réussite sans démocratie a en son sein cette caractéristique avec son Bureau du Parti communiste qui exerce une pression sur le leader le poussant en conséquence à plus de responsabilité. Mais, il ne s’agit pas de défendre des autocraties, loin de là !

Pour revenir au berceau de l’humanité, les élections constituent un versant de cette responsabilité avec des assises beaucoup plus solides que dans le système autoritaire chinois parce qu’étant l’expression de la population. Les autorités sont censées rendre compte de leur gestion de la res publica, justifier leurs actes et comportements. Pour ainsi dire, les mauvais gestionnaires sont sanctionnés au profit de ceux que le peuple jugera meilleurs. Ce processus permet de faire émerger les aspirations de la population et de réduire les abus. Et les élections permettent justement cet engrenage.

A côté de cette dimension, organiser les élections dans ce continent rime, d’une part, avec raffermissement de la légitimité du pouvoir. Dans un continent où la légitimité des autorités a été pendant des décennies contestée, les élections constituent un pas important.

D’autre part, c’est la consolidation de ce que les économistes Torsten PERSSON et Guido TABELLINI appellent, dans leur article Democractic capital : The nexus of political and economic change, "capital démocratique".

Plus un pays pose des actes démocratiques, plus la démocratie se raffermit, plus sa crédibilité en la matière se renforce. C’est un processus auto-entretenu. Plus ce capital croît, moins il y a possibilité qu’un pays tombe dans un régime autocratique. Dit autrement, le coût d’opportunité de l’intérêt de l’autocratie baisse largement.

Les deux économistes trouvent également un lien de renforcement entre le capital démocratique et le capital physique, ce qui pousse positivement le développement économique, dont une des composantes est l’investissement.

Tertio, dans un continent où la culture du débat n’a pas trop sa place dans plusieurs pays, les élections se présentent comme une période où celle-ci peut au moins occuper les esprits. En effet, dans un pays sans débat, la projection de l’avenir n’existe pas, ou pas assez. Le bricolage a plus de place, on subit les événements, pour n’essayer d’en débattre qu’après.

Au moins avec les élections, d’une part, les hommes politiques ont la possibilité de projeter l’avenir de leurs pays respectifs, d’en débattre, d’affiner leurs stratégies ou idées et, d’autre part, les citoyens acquièrent une culture politique. Ce qui n’est pas mauvais pour le pays ou le continent.

Dans un même registre, mais dans le contexte américain, Timothy BESLEY, Torsten PERSSON et Daniel STURM trouvent, dans un article, "Political competition, policy and growth : Theory and evidence from the United States”, que le manque de concurrence ou de compétition politique conduit à des politiques d’anti-croissance.

Ce manque de concurrence conduit à une situation de "monopole politique" ; or, il est enseigné dans tous les cours d’introduction à l’économie qu’une situation de monopole peut se révéler sous-optimale pour les consommateurs. Transposé dans le monde politique, ce manque de concurrence conduit à une situation de "monopole politique" : sans concurrence, pas de débat, pas d’innovation, pas d’incitations du pouvoir à mettre en place de bonnes institutions ; cela peut conduire à l’extrême à une situation de dictature.

Il existe cependant quelques bémols, notamment dans le cas où la concurrence politique, poussée plus loin, conduit à une instabilité politique, préalable à des mauvais résultats économiques ; ou encore, le fait que l’activité redistributive, caractéristique de la compétition électorale, peut aussi conduire à l’anti-croissance.

D’où, la démocratie a aussi besoin que la "redistribution électoraliste" soit limitée par des règles formelles, pour que la "démocratie" ne se développe pas au détriment de la liberté. Cela suppose, par exemple, que la constitution soit là pour limiter l’arbitraire du pouvoir politique (au prétexte de "démocratie") et non pas simplement pour l’organiser.

Ainsi, les autorités ne devraient pas regarder les élections comme une simple formalité, mais bien davantage : elles doivent les organiser en respectant toutes les normes requises (liberté, transparence, représentativité, etc.).

Après les échecs cuisants des régimes autocratiques ou dictatoriaux, la nécessité d’une vraie démocratie semble évidente, bien davantage qu’une simple piste intéressante. En revanche, il serait illusoire de tomber dans un réductionnisme du genre "élection = démocratie".

D’où, au-delà de l’organisation des élections, qui n’est pas une finalité en soi, il doit exister un véritable mécanisme transparent de contrôle, une démocratie au sens plein du terme.

Démocratie Africaine : La Problématique de la Nation

Par Noël KODIA et Emmanuel MARTIN

Force est de constater que la démocratie en Afrique a toujours le plus grand mal à fonctionner. Le pouvoir agit comme un aimant qui empêche le plus souvent l’alternance. Comment expliquer cet échec de la démocratie africaine ? Les causes sont multiples, mais il peut se dégager quelques axes fondamentaux.

Nation et démocratie

La démocratie d’un Etat fonctionne relativement bien en premier lieu lorsqu’elle s’applique dans une nation, au sens civique comme au sens ethnique. La première suppose que les citoyens se retrouvent autour d’un projet politique commun, en dehors de toute référence ethnique ; elle a vaincu en grande partie les clanismes et "nationalismes régionaux". La deuxième conception de la nation suppose une très forte homogénéité ethnique et culturelle.

Les pays d’Afrique ont le plus souvent été le résultat du découpage de la Conférence de Berlin par les puissances européennes à la fin du 19° siècle : des peuples qui vivaient ensemble ont été séparés par des frontières purement arbitraires, et des peuples qui ne voulaient pas vivre ensemble, du fait de leurs modes vie très différents, ont été placés malgré eux au sein des mêmes frontières. Le Royaume Kongo englobait par exemple l'Angola, la République démocratique du Congo et le Congo Brazzaville. Il était formé d’une seule ethnie, les Kongos avec leur mentalité commune et leurs lois scrupuleusement respectées.

En Afrique on a ainsi appliqué le modèle occidental d’Etat nation "civique" sur des territoires qui sont en réalité "pluri-nationaux", dans le sens où plusieurs ethnies très souvent cohabitent au sein d’un même Etat. Le concept de nation y étant donc très fortement ethnique, le partage du pouvoir politique s’avère difficile, donnant lieu à des conflits interethniques, des refus d’alternance en faveur de "l’autre".

La pauvreté, un handicap pour la démocratie africaine

La démocratie fonctionne d’autant plus mal dans les Etats plurinationaux ou pluriethniques qu’ils sont pauvres. La raison est que dans ces pays la préoccupation principale est bien souvent de manger à sa faim. Un pied dans le pouvoir politique pour un membre d’une famille, d’un village, d’une ethnie peut changer totalement la capacité de cette famille, de ce village, de cette ethnie à survivre. La solidarité ethnique prime pour résoudre ce problème de pauvreté, d’où les conflits ethniques/claniques pour le pouvoir. L’accès à la richesse passant par le politique, les ressources de l’Etat sont donc privatisées et réparties au sein du clan au pouvoir.

Par ailleurs, dans les économies qui disposent de richesses naturelles fantastiques, il est d’autant plus coûteux pour l’ethnie ou le clan qui est au pouvoir de lâcher ce dernier. Cela se mesure en millions de dollars. Le multipartisme ne fonctionne alors pas dans un Etat plurinational pauvre, c’est à dire où l’immense majorité de la population vit dans la misère, même, ou surtout, si le pays regorge de richesses naturelles.

Dans les pays démocratiques riches, l’accès au politique se fait le plus souvent par l’idéologie, la vision du monde, non par l’appartenance ethnique. Le minimum vital pour l’immense majorité de la population permet d’écarter ce spectre ethnique. Manger à sa faim et pouvoir se soigner relativement correctement évitent généralement les solidarités de l’ethnisme ou du népotisme et tous les fanatismes qui vont avec.

Remettre en adéquation démocratie et nation, permettre la prospérité

Alors qu’on a voulu imposer la démocratie à l'occidentale (souvent en ne se concentrant que sur la façade des élections d'ailleurs) de manière centralisée à des entités pluriethniques ou plurinationales dans un contexte de rareté (impliquant donc des conflits), il faut sans doute "redescendre" la pratique démocratique et multipartiste à un niveau moins générateur de conflits, au niveau de gens qui veulent vivre ensemble, au sein des "vraies" nations qui très souvent ne correspondent donc pas encore au niveau de l’Etat.

C’est la grande leçon du principe de subsidiarité : que les problèmes se résolvent d’abord au niveau local si possible parce que les populations y ont la connaissance requise pour traiter ces problèmes et l’envie de le faire ensemble. Autonomiser les "départements" locaux, les responsabiliser financièrement et fiscalement pour éviter les conflits : cette décentralisation politique, c’est la démocratie du bas vers le haut. C’est aussi une chance pour les minorités souvent laissées pour compte. Bien sûr l’Etat central doit jouer un rôle en matière de respect de l’état de droit ou d’infrastructures nationales, mais il doit demeurer si possible en retrait pour le reste.

Avec la concurrence institutionnelle entre régions ou départements les meilleures pratiques sociales émergeront. Des partenariats, des coopérations pourront se former, et peu à peu se construira sans doute une idée moins ethnique de la nation. C’est un processus, encore une fois, du bas vers le haut. Cette meilleure gestion, plus pacifique, de la chose publique au niveau adéquat favorisera donc le développement politique (du bas comme du haut) mais aussi économique : la sérénité politique limite l’incertitude institutionnelle, extrêmement néfaste au développement.

Enfin, il y a ici un parallèle entre la démocratie imposée par le haut et l’économie de marché imposée par le haut.

Pour qu’une économie fonctionne, il faut un socle, un terreau institutionnel qui soit d’abord en accord avec les pratiques sociales locales (ce qui ne signifie pas que certaines d’entre elles ne doivent pas évoluer).

Il faut aussi que ce terreau institutionnel favorise l’ouverture vers le chemin de la prospérité, permettant la responsabilisation des individus et l’incitation à investir dans leur futur. La prospérité entraînera peu à peu la constitution de nations "civiques" et de moins en moins "ethniques".

Développement économique et développement politique peuvent aller de pair pour peu qu’on n’impose pas des schémas, préconçus ailleurs, à des niveaux inadéquats et en n’étouffant pas les libertés locales et individuelles.

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Published by PatrickEric - dans Politique
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