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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 20:47

Par Katia CLARENS

chinafriqueÀ Brazzaville comme un peu partout en Afrique, les Chinois raflent tous les gros contrats d'infrastructures. Avec la bénédiction des gouvernements, ils s'enracinent sur le continent noir.

"Pan Chinois" ou encore "Cheng Chong de Chine", peut-on lire sur les devantures des échoppes où s'amoncellent biberons, parapluies, plaques chauffantes et baskets.

Plus chic, le supermarché Asia offre toute une palette de nouilles, de sauces, de produits de beauté, en plein centre de Brazzaville.

Au Yes Club, on sert une cuisine chinoise dans un décor raffiné. L'endroit appartient à Jessica Yé, une femme d'affaires qui vit, comme son époux, en République du Congo depuis plus de dix ans. Ils font partie des pionniers chinois. "Lorsque je suis arrivé en 1998, il n'y avait pas plus de 60 Chinois au Congo", raconte Philippe Zhang, le mari de Jessica.

La présence chinoise s'est affirmée en une décennie, portée par le succès des entreprises de travaux publics. Arrivées avec des tarifs inégalables, elles décrochent désormais la quasi-totalité des grands chantiers: routes, ministères, lotissements, etc.

La plus puissante est la Société Zhengwei Technique Congo (SZTC), filiale de la multinationale Weihai International (WIETC). Ses camions sillonnent Brazzaville en vibrant de toute leur masse sur les routes déglinguées, acheminant des matériaux de construction vers des dizaines de chantiers.

Le plus impressionnant est celui du nouvel aéroport. Passé le portail, s'élèvent de labyrinthiques échafaudages de fer rouillé dans lesquels s'affairent des ouvriers congolais casqués et supervisés par des chefs d'équipe chinois. Le premier terminal est achevé. On bâtit désormais la route aérienne qui y conduira, ainsi qu'un hôtel de luxe pour la clientèle d'affaires.

Tout proche, le site principal de WIETC regroupe les bureaux de la direction et les logements de ses travailleurs expatriés. On dirait une caserne, avec sa succession de longs bâtiments identiques protégés par une enceinte de béton coiffée de barbelés, au-dessus desquels flottent les drapeaux chinois et congolais. Dans le quartier de Diata, la firme achève la construction d'un complexe sportif et de la grande bibliothèque de l'université Marien NGOUABI.

Les Chinois seraient plus de 10.000 dans le pays, majoritairement employés par les entreprises gouvernementales. Le Congo est un partenaire dévoué de la Chinafrique.

"Nous souhaitons que la Chine augmente ses investissements en République du Congo et nous allons accorder des politiques préférentielles", déclarait en décembre, le ministre congolais des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande, en visite à Pékin.

À Brazzaville, les délégations se succèdent. Les dirigeants d'Avic International, un constructeur naval, ont atterri le 19 janvier 2011 ; ils viennent proposer leurs pétroliers, chimiquiers et porte-conteneurs.

Au Yes Club de Brazzaville, un groupe d'ingénieurs du département de développement des affaires internationales d'un géant chinois de la construction est attablé.

Ils sont en visite, disent-ils, afin d'identifier les opportunités. Comptent-ils rencontrer les autorités du pays ? "Non, personne... Nous sommes juste venus pour visiter", répètent-ils, visiblement gênés.

Quelques minutes plus tard, un Congolais portant un costume de bonne facture, accompagné de ce qui semble être son homme de main, s'installe dans le salon du restaurant, immédiatement rejoint par le groupe.

S'agit-il d'un conseiller de la délégation générale des grands travaux, rattachée à la présidence et unique interlocuteur en matière de travaux publics? Mystère. "La plupart des chantiers sont attribués arbitrairement, explique-t-on sous couvert d'anonymat. Les appels d'offres sont un décorum".

Les gouvernements et les puissances influentes se succèdent en Afrique. La corruption reste. Sur le continent, où vit aujourd'hui un demi-million de Chinois, selon Serge MICHEL, les entreprises de l'empire du Milieu n'ont pas bonne presse. Elles sous-payent leurs employés, ne respectent pas les règles de sécurité et dégradent l'environnement. Mais elles bâtissent les pays.

En République démocratique du Congo (RDC), sur l'autre rive du fleuve, elles ont négocié des échanges "minerais contre constructions". Hôpitaux, routes, rail, accès à l'eau et à l'électricité, elles aménagent la RDC, contribuant à la gloire du président Joseph Kabila qui leur doit ses "Cinq chantiers du cinquantenaire".

Pour les porter plus haut encore, une génération plus moderne d'entrepreneurs est en train d'éclore, messagère d'une nouvelle politique commerciale. Zhou Yong, directeur général du département de développement d'affaires de la Corporation des Routes et Ponts de Chine (CRBC), est à Brazzaville pour quelques jours.

Il plaide pour de nouveaux partenariats, avec les entreprises françaises notamment. "La première chose que nous voulons apprendre des entreprises françaises, explique M. Zhou, pragmatique, c'est leur fonctionnement. Nos entreprises reposent sur un directeur général qui décide de tout. Cela comporte trop de possibilités d'erreur humaine. La deuxième chose intéressante est qu'avec les entreprises françaises, nous pourrons entrer plus profondément dans le pays. Vos grands groupes, comme Bolloré ou Total, vivent ici depuis des années. Les Chinois se heurtent au problème de la langue et à celui des coutumes. Cela freine notre expansion".

Il y a deux ans, le Premier ministre François FILLON avait participé à un forum organisé par l'ambassade de France à Pékin. Objectif : développer la coopération entre entreprises françaises et chinoises, notamment en Afrique. Une deuxième édition est prévue cette année.

La Première compagnie forestière du Congo Brazzaville reprise par un groupe de Singapour

La Congolaise Industrielle du Bois (CIB), la plus importante compagnie forestière du pays, filiale du groupe danois DLH basée dans le nord-est du Congo Brazzaville, a été reprise par le groupe Olam basé à Singapour, a-t-on appris vendredi 04 février 2011 d'un des responsables de la CIB.

"Un terme vient d'être mis au processus de restructuration de la CIB engagé depuis fin 2009. Son rachat par le groupe Olam de Singapour augure une nouvelle ère", indique le directeur de la CIB, Christian SCHWARZ, dans une note d'information transmise à l'AFP, sans livrer le montant du rachat.

 "La reprise des activités de la CIB par le groupe Olam ne remet nullement en cause les contrats de travail conclus avec les salariés", a-t-il assuré.

La CIB, présente au Congo Brazzaville depuis 1969, compte un millier de travailleurs. En octobre, ses responsables avaient affirmé avoir "cinq potentiels acquéreurs" en lice pour la reprise de cette société intégrée au groupe danois DLH depuis 2006, ne citant toutefois que le groupe spécialisé dans l'agroalimentaire basé à Singapour Olam.

"Depuis quelques années, Olam avait engagé un vaste plan d'investissement à long terme, dans les marchés de bois certifiés", indiquait encore la CIB en octobre, précisant que le groupe possède des filiales au Ghana, au Gabon, en Côte d'Ivoire et au Brésil.

La CIB, qui a été durement touchée par la crise de l'immobilier de 2008-2009, dispose de 1,3 million d'hectares de forêts certifiées répartis sur la Sangha (nord-est) et la Likouala (extrême nord).

Au Congo Brazzaville, 60% du territoire (342.000 km²) sont couverts de forêts. Officiellement 11% de ces étendues forestières sont certifiée.

PRÉSENTATION DU CONGO BRAZZAVILLE

La République du Congo se situe en Afrique centrale. Le pays est frontalier avec la Centrafrique au nord, la République Démocratique du Congo (RDC/ex-Zaïre) à l’est et au sud, le Cabinda (enclave de l’Angola) au sud-ouest, le Gabon à l’ouest et le Cameroun au nord-ouest.

Le Congo Brazzaville s’étend sur une superficie de 342000 km² (environ les deux tiers de la surface de la France métropolitaine) pour une population de 2,7 millions d’habitants. Il possède une façade maritime, longue de 169 km, ouverte sur l’océan Atlantique. Sa capitale est Brazzaville.

Relief et hydrographie

La façade atlantique est constituée par une plaine littorale, basse et sableuse vers le Cabinda, avec des baies ombragées et des lagunes bordées de mangroves, que des cordons littoraux sableux séparent de la mer. Cette côte est rendue dangereuse, à l’embouchure du Kouilou, par une barre très forte.

Les baies de Pointe-Noire et de la Pointe-Indienne forment un cadre grandiose. On distingue ensuite la région escarpée et boisée du Mayombe (la "grande jungle" tropicale), parallèle à la côte, et qui donne naissance à de nombreuses rivières côtières.

A l’est, la vallée fertile du Niari sépare le Mayombe de la partie méridionale des monts du Chaillu et du plateau de Koukouya qui se prolongent jusqu’au Gabon et culminent au mont Lékété (1 040 m. d’altitude).

Au centre, surplombant le fleuve Congo (deuxième fleuve au monde après l’Amazone pour son débit), les plateaux Batéké sont entaillés de rivières et parsemés de petits lacs.

La cuvette congolaise, au nord, forme une vaste plaine (200 à 300 m. d’altitude) traversée par de puissants cours d’eau qui alimentent le fleuve Congo (Oubangui, Sangha, Likouala et Alima), mais elle est mal drainée en raison de la faiblesse de la pente. De grandes zones, inondables en saison des pluies, occupent le nord-est entre la Sangha et l’Oubangui.

Climat

Le climat, équatorial ou subéquatorial, est tropical dans l’extrême Sud. Il est chaud et humide, avec une longue saison des pluies d’octobre à avril et une courte saison sèche de juillet à août.

La température moyenne est de 25°C. Les précipitations sont abondantes dans la partie septentrionale traversée par l’équateur, avec plus de 2 000 mm par an, et sur les plateaux Batéké. La vallée du Niari, au sud-ouest, ne reçoit que 1 200 mm par an.

Faune et flore

La forêt équatoriale humide, qui couvre en grande partie la cuvette congolaise, occupe près de la moitié de la superficie du pays et constitue une ressource naturelle majeure, mais seules les forêts du Chaillu sont exploitées en raison de la proximité de la voie ferrée du Gabon.

Les principales essences exploitées sont l’okoumé, l’acajou, le limba, le sapelli. C’est en majorité une forêt dense dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays ; la savane arborée et les forêts-galeries s’étendent au nord et au nord-est.

La faune, nombreuse et variée, comprend l’antilope, la girafe, le guépard, le crocodile, ainsi que de nombreux oiseaux et serpents.

Ressources naturelles

Le pétrole offshore constitue la ressource minérale principale et faisait du pays le quatrième producteur africain en 1982. Les autres ressources sont la potasse, l’or, le fer, le plomb, le cuivre, le zinc et le manganèse.

Démographie

La population du Congo était évaluée à 2,7 millions d'habitants en 1998, soit une très faible densité de 7,8 habitants au km². Elle est, cependant, essentiellement concentrée dans le Sud, où vivent les Bakongos.

Au début des années quatre-vingt-dix, le taux de croissance annuelle de la population était estimé à 3 p. 100, la mortalité infantile s’élevant à 99 ‰. L’espérance de vie était de cinquante et un ans.

La population du Congo comprend quatre groupes de langue bantoue.

Le plus important (environ 45% de la population totale) est celui des Bakongos qui vivent entre

Brazzaville et le littoral. Les Batékés (20%) habitent les plateaux entre Brazzaville et la forêt. Les Mbochis (10%) peuplent la forêt, au nord du pays. Les Sanghas habitent la zone forestière du Nord entre la Sangha et l’Oubangui, où vivent également un petit nombre de Pygmées bakas.

Les ethnies

Le peuplement du territoire de l'actuel Congo est ancien et remonte à la préhistoire, puisqu'on a retrouvé des vestiges de l'âge de la pierre taillée dans les savanes au sud-ouest de Boko et dans les grottes qui bordent la vallée du Niari moyen.

Les premiers occupants étaient les Négrilles ou Pygmées, aujourd'hui dispersés dans les zones de grande forêt et numériquement peu nombreux.

L'essentiel de la population est constitué de Bantou, descendants des peuples établis dans l'actuel Nigeria, et qui émigrèrent vers le sud à partir du 1er siècle de l'ère chrétienne pour se fixer dans le bassin inférieur congolais et atteindre l'Angola au Xème siècle.

Ils y constituèrent des royaumes dont certains jouèrent un rôle important au Congo : royaume Kongo et son royaume vassal de Loango ; royaume des Anziques ou Batéké.

A partir du XVIème siècle, le second foyer bantou fut le point de départ de nouvelles migrations vers le nord, l'est et le sud. Déjà installés sur les deux rives du bas Congo, les Kongo refoulèrent vers le nord et le nord-est les Téké et occupèrent la vallée du Niari.

Cette progression s'est poursuivie jusqu'à nos jours pour atteindre le sommet du plateau de Mbé.

Les Vili du royaume de Loango s'arrêtèrent vers le nord à la lagune de Setté Cama en 1860.

Du XVIIIème siècle à la fin du XIXème (époque de la pénétration européenne), deux grands courants migratoires nord-sud et est-ouest bouleversèrent les populations en place au cœur du continent africain et aboutirent à l'installation d'autres groupes.

Ces migrations étaient provoquées par les razzias d'esclaves des Arabo-Soudanais au nord et des Arabo-Swahili des côtes de l'océan Indien à l'est. Ainsi s'installèrent dans le Congo septentrional les Makaa, fuyant devant les Fang et se heurtant aux Oubanguiens (Ngbaka) venant du nord.

Dans la cuvette congolaise, les Mbochi venus de la rive gauche du fleuve refoulèrent le groupe Sangha vers les cours moyens de la Sangha et de la Likouala-Mossaka, mais furent arrêtés vers le sud par les Téké.

D'autres groupes comme les Kota, les Mbédé Nzabi, furent disloqués en petites unités et s'établirent de part et d'autre de la crête Congo-Ogooué, subissant à la fois les contrecoups des migrations nord-sud et est-ouest.

La colonisation française allait généralement fixer ces populations dans les zones rurales, mais finalement provoquer des migrations vers les villes nouvellement créées, occasionnant ainsi des brassages d'ethnies inconnus jusqu'alors.

Aujourd'hui, la population congolaise est composée de 74 ethnies se rattachant à 13 groupes d'importance numérique très différente qui se partagent inégalement le territoire national.

Les aires qu'elles occupent en milieu rural sont ethniquement homogènes, sauf dans les zones de grande forêt où vivent également les Pygmées, ou sur les fronts pionniers (Kongo-Téké au nord-est de Brazzaville).  Seules les agglomérations sont ethniquement hétérogènes.

La population africaine du Congo est Bantou à 97% ; Pygmées, Oubanguiens et étrangers (Ouest-Africains principalement) représentent environ l % chacun.

Les Kongo constituent 48% de la population, les Téké 22% et les Mbochi 13%. Chaque ethnie a sa langue, proche de celle des ethnies du même groupe.

Trois langues véhiculaires (le lingala pour les Téké et autres Bantou du nord, le munukutuba pour les Kongo et autres ethnies du sud, le sangho pour les riverains de l'Oubangui) permettent des relations entre groupes voisins. Mais elles sont trop pauvres en vocabulaire ou trop minoritaires (cas du

sangho) pour devenir des langues nationales. Aussi le français est-il la langue officielle et le seul moyen d'expression commun à tous les Congolais.

Villes principales

Plus de la moitié de la population congolaise habite les villes, dont les principales sont Brazzaville (760300 habitants en 1990), la capitale et le grand centre industriel du pays, Pointe-Noire (387774 habitants en 1990), le port principal, Loubomo (ex-Dolisie (62073 habitants) et Nkayi (40 019 habitants).

Entre Brazzaville et Pointe-Noire, la différence est marquée par le fait que la première est la capitale politique et administrative et la deuxième la capitale économique. C’est à Pointe-Noire que se trouvent les ressources pétrolières, enjeux de beaucoup d’intérêts.

Langues et religions

Le français est la langue officielle du Congo, mais chaque Congolais parle la langue de son groupe et, en général, la langue véhiculaire (celle des commerçants) de sa région. Le lingala est ainsi parlé dans le Nord et à l’est, tout le long des cours d’eau; le munukutuba est parlé dans le Sud.

Le Congo est le pays du syncrétisme en matière religieuse. Si plus de la moitié de la population se réfère au christianisme -catholicisme (50% de la population totale) et au protestantisme (20 p. 100) — les sectes syncrétiques sont les plus répandues. La plus connue, le kimbanguisme, a été le vecteur de la contestation de l’ordre colonial.

L’animisme et les religions traditionnelles n’en sont pas moins pratiqués dans le Nord.

L’islam est présent dans les régions de savane et dans les grands centres urbains.

Education et culture

L’école est gratuite et obligatoire au Congo pour les élèves âgés de 6 à 16 ans.

Cependant, dans le contexte actuel du Congo, un droit d’entrée et un coût d’assurance est imposé. Ceci est dû au fait que les enseignants fonctionnaires ne perçoivent pas régulièrement leurs salaires. Les élèves ne pouvant faire face aux frais ne sont pas admis tant que les droits ne sont pas acquittés.

En 1995, trois Congolais sur quatre savaient lire et écrire. L’université Marien-Ngouabi, fondée en 1961, est située à Brazzaville. Elle accueille une dizaine de milliers d’étudiants.

L’art congolais, très riche, était connu dès l’époque des premiers comptoirs européens. L’ivoire était sculpté en forme de sceptres, de trompes et de statuettes dans le royaume du Loango. Les masques congolais ont inspiré les créateurs de l’art moderne en Europe. Les statuettes bakongo, transpercées de clous ou portant un miroir sur le ventre pour renvoyer les mauvais sorts, ont orné les ateliers des peintres du début du siècle (Braque, Picasso), de même que les masques plats kweles aux motifs polychromes abstraits.

En 1988 et 1995, les décès de Sylvain Bemba (1934-1988) et de Sony Labou Tansi, connus pour leur critique de l’époque coloniale et des régimes qui lui ont succédé, ont fait perdre au pays ses deux plus grands écrivains.

Institutions et vie politique

Dirigé par des militaires depuis 1968, selon une orientation marxiste, le Congo Brazzaville a renoué avec le multipartisme, en 1990. Une nouvelle Constitution, promulguée en 1991, a institué un régime semi-présidentiel, pluraliste, avec un président élu au suffrage direct et un parlement bicaméral.

Les principaux partis politiques sont l’Union PAnafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS/prononcer : "upadès") de Pascal LISSOUBA, le Mouvement Congolais pour la Démocratie et le Développement Intégral (MCDDI) de Bernard KOLÉLAS et le Parti Congolais du Travail (PCT) l’ancien parti unique de Denis SASSOU NGUESSO.

Ce dernier, représentant de l’ethnie des Mbochis (13% de la population) dirige le pays depuis octobre 1997, à la suite de la guerre civile de cette même année. Le Président actuel du Congo Brazzaville est un allié très précieux pour la France. La société française Total exploite les richesses pétrolières du Congo.

Economie

Malgré les richesses pétrolières (offshore) et l’importance des installations portuaires du pays, qui permettent le désenclavement de la République centrafricaine, du Tchad et du Gabon, l’économie du Congo, après des années d’étatisation et une guerre civile, est en grande partie à reconstruire.

En 1994, le Congo Brazzaville a accepté de mettre en œuvre un plan d’ajustement structurel, appuyé par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Cependant, le maintien de l’insécurité et la dévaluation de 50% du franc CFA ont contribué à la baisse, cette même année, du produit intérieur brut (PIB).

Celui-ci est passé de 3 milliards de dollars en 1993 à 1,78 milliard en 1995, le PIB par habitant tombant de 1 230 dollars à 680 dollars. La dette extérieure brute dépassait, en 1993, 6 milliards de dollars.

Début 1995, l’annonce de nouvelles mesures d’austérité, touchant en premier lieu la fonction publique, déclenchait des grèves de fonctionnaires. Estimant que la politique d’ajustement structurel n’avait pas donné de résultats satisfaisants, le FMI et la Banque mondiale refusaient cependant de renouveler leur programme d’aide. La désorganisation du pays s’est accentuée en raison des guerres civiles qui ont à nouveau ensanglanté le pays en 1997 et 1998-1999.

Agriculture

Occupant 34% de la population active, l’agriculture contribue seulement pour 13% au PIB. Elle est essentiellement fondée sur les cultures de subsistance : manioc (60% des terres cultivées), patate douce, igname, maïs, banane, riz et arachide.

Les cultures d’exportation concernent le palmier à huile dans la cuvette congolaise, la canne à sucre, l’arachide et le tabac sur les plateaux Batékés, le café, le cacao et la banane.

L’agriculture commerciale la plus prospère se trouve dans la vallée fertile du Niari (canne à sucre, riz, arachide).

Les produits forestiers (bois brut ou transformé, cacao, café, palmier à huile, produits en zone forestière) constituent une partie des exportations.

Mines et industries

Les gisements de pétrole se situent au large du littoral et le pétrole brut représente traditionnellement 90% des exportations annuelles du pays (9,46 millions de tonnes en 1994). De nouvelles découvertes ont été faites, notamment au large de Pointe- Noire, et pourraient permettre une production supérieure à 15 millions de tonnes.  Le Congo Brazzaville exploite aussi le gaz naturel, le plomb, le cuivre et l’or.

L’industrie, très protégée, est surtout orientée vers la production de biens de consommation. Les usines transforment les produits agricoles (huileries, tabac) et les produits forestiers (scieries et usines de déroulage pour le contreplaqué, traitement du bois). Le Congo Brazzaville fabrique également des produits textiles, du ciment, des chaussures et du savon. Cependant, les industries en fonctionnement sont surtout basées à Pointe-Noire.

Le tissu économique du pays a été gravement touché par la mauvaise gestion de ses dirigeants, la corruption et les guerres successives. Une raffinerie de pétrole fonctionnait à Pointe-Noire et n’est, actuellement, que maintenue en fonctionnement en vue d’une reprise par le privé. Aucun produit pétrolier n’y est raffiné.

Échange

L’économie informelle couvrirait plus des trois quarts des échanges commerciaux, échappant ainsi aux taxes et à l’impôt. En 1996, les importations s’élevaient à 707 millions de dollars et les exportations à 1 435 millions de dollars.

Les grands partenaires commerciaux du Congo sont les pays voisins, membres comme lui de la zone de libre-échange de l’Afrique centrale : le Cameroun, la République centrafricaine et le Gabon. Le pays a également des liens économiques privilégiés avec la France et les Etats-Unis.

Le fleuve Congo et ses affluents fournissent un réseau de communications important et constituent un ensemble commercial intégrant les populations locales. Le chemin de fer Congo-Océan (510 km) relie Brazzaville à Pointe-Noire ; un embranchement de 286 km relie cette ligne à la ville gabonaise de Moanda et permet l’évacuation des minerais de cette région enclavée du Gabon.

Le réseau routier de la région méridionale est le plus dense, mais peu de routes sont revêtues. Brazzaville et Pointe-Noire possèdent des aéroports internationaux.

La monnaie du pays est le franc CFA (100 francs CFA = 1 franc français).

HISTOIRE

La région a livré des vestiges du Paléolithique récent remontant à 7 000 ans avant notre ère. Des peuples en voie de sédentarisation, dont nous savons peu de choses sinon qu’ils ont commencé à pratiquer la métallurgie du fer, s’établissent ensuite dans le pays. Les Pygmées semblent être apparus plus tard. Les Bantous, venus d’horizons différents, s’installent au début de notre ère et donnent naissance aux peuples et aux cultures de la région : Kota, Batékés, Bakongos, Mbochis. Les derniers arrivés, les Makas, n’atteignent le nord-est, dans la région de Ouesso, qu’au XXème siècle.

Lorsque le navigateur portugais Diogo Cam atteint l’embouchure du fleuve Congo en 1482, il découvre deux grands royaumes. Le royaume du Loango, couvrant les zones au nord et à l’est du fleuve, est vassal du royaume du Kongo, qui contrôle les terres situées près de l’embouchure du fleuve jusqu’à la rivière Cuanza au sud.

Après un demi-siècle de rapports égalitaires entre Lisbonne et Mbanza-Kongo, la capitale du royaume, la pression des Portugais expatriés à Sao Tomé et l’accroissement de la traite des Noirs attisent les conflits dans les provinces, aboutissent à la destruction du royaume de Kongo et affaiblissent considérablement le royaume du Loango.

La chute du royaume, la traite, les guerres et l'action des missionnaires troublent les populations qui suivent des mouvements messianiques syncrétiques. Le plus remarquable, celui des Antoniens, est dominé par la figure de Kimpa Vita, appelée également Dona Béatrice.

Prêtresse traditionnelle ayant eu une vision de saint Antoine de Padoue, elle se présente comme la restauratrice du royaume, mais elle est capturée par les missionnaires capucins et brûlée vive par l'Inquisition (1706).

Colonisation française

Le Français Pierre Savorgnan de Brazza explore le pays en 1879-1880 et devance Stanley dans la région. Il signe des traités avec le roi Makoko, souverain et chef religieux des Batékés, et place le territoire sous protectorat français. Peu après, le Ma-Loango, roi du Loango, signe à son tour un traité avec le lieutenant Cordier.

Les limites du territoire sont négociées avec les autres puissances européennes lors du congrès de

Berlin, en 1885, qui décide du sort de l’Afrique.

En 1903, la région prend le nom de Moyen- Congo et devient une colonie intégrée au sein de l’Afrique-Equatoriale Française(AEF) en 1910. La colonisation française est marquée, en 1890, par l’implantation de compagnies concessionnaires possédant d’immenses superficies et exploitant les richesses naturelles sans investir ni préparer l’avenir économique et social du territoire.

Le travail forcé et le portage administratif, les conditions de travail inhumaines déciment les populations (peut-être 300 000 morts entre 1890 et 1910). Divers scandales, comme le coût humain de la construction du Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO) reliant Brazzaville à Pointe-Noire, entraînent de vigoureuses protestations, dont celle de l’écrivain André Gide dans Voyage au Congo et les reportages d'Albert Londres, qui obligent les autorités françaises à retirer aux compagnies les concessions qu’elles détiennent, du moins la plus grande partie.

Comme à l'époque de la domination portugaise, la population réagit en suivant les mouvements syncrétiques politico-religieux du kakisme et du kibanguisme qui naissent, à partir des années vingt, en réaction à ces excès de l’époque coloniale.

Brazzaville, symbole de la décolonisation

Durant la Seconde Guerre mondiale, Brazzaville, ville principale de la colonie, capitale de l’AEF, devient la capitale de la France libre. Dès 1940, les gaullistes enlèvent le haut-commissariat de Brazzaville aux vichystes.

C’est à Brazzaville qu’en janvier 1944 le général de Gaulle réunit les représentants des territoires de l’Empire colonial français et jette les bases de l’Union française. Dans cette ville, encore, il prononce, en 1946 et 1958, les discours qui annoncent la décolonisation. Brazzaville devient ainsi un symbole de l’Afrique indépendante.

A la suite du référendum du 28 septembre 1958, le Moyen-Congo accède à l’indépendance le 15 août 1960 sous la dénomination de République du Congo. Son premier Président, l’abbé Fulbert YOULOU, est renversé trois ans plus tard au cours d’une révolution populaire en août 1963, qui porte au pouvoir Alphonse MASSAMBA-Débat, l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Les difficultés économiques et le contexte politique régional -la guerre du Congo-Kinshasa devenu le Zaïre- accentuent l’instabilité politique. Le pays se rapproche de la Chine communiste.

En 1968, Alphonse MASSAMBA-Débat est renversé par le capitaine Raoul. Ce dernier est lui-même renversé en janvier 1969 par le commandant Marien NGOUABI qui imprime au Congo une orientation marxiste.

En janvier 1970, le pays devient la République Populaire du Congo. Marien NGOUABI est assassiné le 18 mars 1977 et remplacé par le colonel Joachim YHOMBI OPANGO. Des liens politiques et économiques étroits sont maintenus entre la France et le Congo. Celui-ci se garde bien, ainsi, d’africaniser le nom de sa capitale contrairement aux autres capitales africaines.

En 1979, le colonel Denis SASSOU NGUESSO succède à Joachim YHOMBI OPANGO et signe un traité de coopération et d’amitié avec l’URSS (1981). Réélu président en 1984, puis en 1989, Denis SASSOU NGUESSO doit faire face à une opposition grandissante, alimentée par la dégradation économique (baisse du prix du pétrole et endettement).

Une difficile démocratisation a lieu, à l’issue de la conférence nationale de 1991. Une nouvelle Constitution abolit les références marxistes et institue une démocratie pluraliste.  Pascal LISSOUBA remporte l’élection présidentielle d’août 1992 avec 61,32% des voix.

Après avoir été élu, Pascal LISSOUBA est accusé de régionalisme et de dérive autoritaire par son adversaire Denis SASSOU NGUESSO. Le pays renoue avec l’instabilité politique : dissolution du Parlement en 1992, remplacement du Premier ministre Claude-Antoine Da Costa par le général Joachim YHOMBI OPANGO.

De juillet 1993 à 1994, Brazzaville est le théâtre d’une guerre civile opposant partisans du président Pascal LISSOUBA, partisans de l’ancien président SASSOU NGUESSO et partisans de Bernard KOLÉLAS, dirigeant du principal mouvement d’opposition et maire de Brazzaville.

Le conflit, qui aurait provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes et entraîné le déplacement à l’intérieur du pays de cent mille personnes, ne s’apaise qu’avec l’entrée de quatre membres de l’opposition au gouvernement, en 1995. Cependant, l’Etat ne parvient pas à contrôler les milices partisanes armées, recrutant parmi les jeunes congolais touchés par le chômage et encadrées par des militaires.

La guerre civile reprend de plus belle en juin 1997, alors qu’une élection présidentielle doit avoir lieu en juillet. Le 5 juin, l’armée appuyée par les "Zoulous" (la milice privée du chef de l’Etat) encercle la résidence de Denis SASSOU NGUESSO. Celui-ci répond en s’appuyant sur sa propre milice (les "Cobras").

Durant quatre mois, de violents affrontements se déroulent dans Brazzaville, la dévastant et la vidant de ses habitants. Dans l'incapacité de l'emporter avec leurs seules forces, les belligérants font appel à des aides extérieures : Pascal LISSOUBA, bientôt allié de Bernard KOLÉLAS, a recours à des pilotes d'hélicoptères Mi-24 des anciens pays de l'Est ;

Denis SASSOU NGUESSOfait, quant à lui, appel aux forces du président angolais DO SANTOS dont il a toujours été proche politiquement. Ces dernières, qui interviennent en masse en profitent pour prendre à revers leurs adversaires de l'UNITA alliés traditionnels des Congolais de Kinshasa.

Le 16 octobre 1997, Denis SASSOU NGUESSO, victorieux, déclare la fin de la guerre (dont le bilan serait de 4 000 à 10 000 morts), appelle à la réconciliation des Congolais et, le 25 octobre, se proclame président après avoir formé un gouvernement d’union nationale dont l'éventail se révèle vite bien étroit.

Ce dernier a pour mission de déterminer la durée et les modalités de la période de transition précédant la tenue d’élections générales. En 1998, les combats reprennent entre armée et "Ninjas".

La guerre civile laisse des traces indélébiles et divise profondément le pays : le Nord restant proche de Denis SASSOU NGUESSO, le Centre-Ouest rattaché à Pascal LISSOUBA, et la région du Pool

(Brazzaville) à Bernard KOLÉLAS.

Le Congo devient une zone où les miliciens non payés font régner l'insécurité. En demandant l'aide de l'Angola, le pays s'est trouvé impliqué dans le grand conflit qui frappe la région des Grands lacs.

Ces derniers événements auront provoqué entre 30 000 et 50 000 morts.

Les événements armés sont la principale cause de ces décès. Les morts ont été victimes soit des armes, de la famine ou de la maladie. Dans quatre régions du sud du Congo, ce sont plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont fui leurs villes et villages pour se réfugier dans les forêts. Ces gens ont erré en se nourrissant de racines et de plantes sauvages…

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Published by PatrickEric - dans Culture
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commentaires

rlabrune 15/02/2011 08:36



bonjour


je tiens d'abord à vous remercier de tous les articles que vous ne cessez de rédiger afin de nous informer sur les pratiques illicites en Afrique.


Concernant les chinois, je trouve cela absurde qu'ils viennent rafler tous les grands contrats au Congo mais ne font travailler aucun congolais dans leur firme.


Etant congolaise et habitant Paris, j'ai été surprise en été 2010 lors de mes vaccances au pays après 10 ans passés en france. Les chinois sont partout au congo, il exploitent tout.


je me demande pourquoi le gourvernement n'inscrit pas une clause dans ces dits contrats comme quoi 60% de la main d'oeuvre devrait être congolaise. au moins cela permettrait de réduire le chômage
qui est une grande source de maux au congo.


Bien cordialement


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