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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 23:36

Ce que veut dire Suzanne KALA LOBÉ

Par Augustin Meutchedjé et Raoul Nkuitchou Nkouatchet,

Membres du Cercle Mont Cameroun, Paris

suzanne kala-lobéDans la discorde qui règne chez les Camerounais, il y en a qui la subissent, les plus nombreux ; il y en a qui l’alimentent pour en tirer bénéfice, c’est une infime mais très puissante minorité.

Parmi ces promoteurs du statu quo, on trouve de tout.

Le texte que vient de publier Suzanne KALA LOBÉ dans son journal, La Nouvelle Expression, intitulé en toute modestie "Lettre à la diaspora", et repris depuis par plusieurs sites Internet, est un don au paradigme de la défiance qui triomphe au Cameroun depuis deux décennies.

Et l’on sait depuis de nombreux siècles à quelles sources s’alimente la défiance : c’est l’ignorance, c’est la suffisance, c’est l’intolérance.

Cet épisode est tout de même énorme. Une professionnelle de l’information, Suzanne KALA LOBÉ, qui a vécu à l’étranger avant de retourner dans son pays, où elle est considérée comme une journaliste vedette, c’est-à-dire rien d’une Camerounaise frustrée, décide d’adresser une missive à un très vaste groupe de personnes, qu’elle nomme la diaspora et qui en toute rigueur s’appellent les Camerounais de l’étranger.

Sa lettre contient un message, et ce message est une leçon. Sur un ton invraisemblable, la journaliste de Douala apprend aux Camerounais de l’étranger, qu’ils perdent leur temps à manifester contre le régime et l’homme qui dirigent leur pays, parce qu’ils n’ont rien compris au "Cameroun réel". Parce que c’est sur place, dans le pays, que l’on saisit le vrai sens de l’Histoire et la juste mesure des choses du gouvernement.

Puis, surtout, c’est une fois que l’on est rentré au pays natal, que l’on est apte à se désintoxiquer de la "propagande blanche" ; et que l’on peut enfin fouiller les entrailles de l’Afrique pour en tirer la moelle.

On devine aisément que ceci permettrait à la "diaspora" de contribuer de façon plus efficace au changement que Madame KALA LOBÉ appelle de ses vœux ! Face à une leçon aussi ébouriffante d’une femme qui a une certaine autorité parmi les lecteurs et les téléspectateurs au Cameroun, il faut se demander ce que veut dire Suzanne KALA LOBÉ.

Suzanne KALA LOBÉ veut que l’on parle d’elle, et bien au-delà de son public habituel. C’est quelque chose de plus sérieux que du narcissisme pur et simple. Cela renvoie, sans doute, à la fois à l’écartèlement qui est le propre de quiconque appartient à deux cultures, et à une banalité ressentie quant à son environnement immédiat.

Comment comprendre autrement ce besoin qu’elle éprouve de raconter littéralement son ancienne vie d’expatriée. Il est saisissant de voir avec quelle jubilation, une professionnelle de son niveau piétine la règle élémentaire du métier de journaliste, qui est le respect de ses lecteurs. Elle ne doit pas se sentir assez reconnue. Journaliste respectée voire admirée au Cameroun, elle voudrait être vue comme une figure de "la lutte" pour le changement. Il s’agit là d’une confusion des genres très courante chez les Camerounais, pour quelqu’une qui se débrouille pour se distinguer !

Suzanne KALA LOBÉ veut donner la leçon à une diaspora qui n’existe pas. Alors que son expérience propre lui permettrait de savoir, spontanément, que l’on ne saurait homogénéiser, réifier, une multitude telle que les Camerounais de l’étranger, elle s’offre de nombreuses facilités. "Maintenant si vous vous ennuyez et si le pays vous manque : sortez de vos HLM ou vos appartements bourgeois. Ne vous laissez pas asphyxier par la fumée nostalgique des plats-pays. Rompez avec vos habitudes d’immigrés. Prenez un billet d’avion tous les trois mois et venez réfléchir avec nous à la meilleure stratégie pour sortir le pays des griffes de tous les imposteurs".

On croit entendre un Ministre camerounais très rassasié ! En fait, Suzanne KALA LOBÉ parle d’elle-même. Par un retournement spectaculaire, elle transforme sans aucune réserve ses propres turpitudes en problèmes universels de la "diaspora".

Les psychologues appellent cela une névrose. Elle avance par exemple : "Je prenais mon ignorance pour du savoir absolu. J’avais l’utopie savante et la critique dogmatique, forcément convaincue de détenir la vérité pour sortir l’Afrique des miasmes du sous-développement". Doit-on rappeler à Madame Suzanne KALA LOBÉ que tous les Camerounais de la "diaspora" ne sont pas forcément passés par ce stade de l’euphorie

Suzanne KALA LOBÉ veut montrer qu’elle SAIT à propos du marxisme et de la révolution. Mais ce qu’elle démontre c’est qu’elle sait peu et qu’elle sait mal sur les deux sujets. Sinon, elle hésiterait avant de servir son Marx/Engels, en parlant du Cameroun et de l’Afrique. Il n’y a, en effet, rien de plus étrangers l’un à l’autre, que ces deux continents conceptuels ! La journaliste vedette a décidé de faire entendre aux "bons Camerounais", ceux qui vivent au pays, qu’ils n’ont rien à envier à ceux-là qui côtoient la Tour Eiffel, ou qui sirotent un thé à Trafalgar Square, ou qui ont déjà marché sur Time Square.

Mieux, elle veut rappeler aux élites très éclairées qui dirigent le pays, qu’ils ne sont pas si mauvais que ça. Mais est-ce là le problème, Madame ?

Qui n’a jamais posé le problème du Cameroun en ces termes là ! Il faut tout de même que le malentendu soit profondément ancré chez une personne, pour qu’elle se laisse aller à cette manière de traiter les Camerounais, fussent-ils de l’étranger. "Mes chers compatriotes et chères compatriotes de la diaspora, je retrouve dans votre hargne, ma rage de jeunesse et dans vos mots ma suprême arrogance. Je ne vous en veux pas". On croit rêver. Le cardinal Christian TUMI, probablement le Camerounais le plus important parmi ceux qui sont vivants, ou Abel EYINGA, l’un des hommes les plus constants dans le combat pour la dignité du peuple camerounais, deux anciens de la "diaspora", ne se permettraient jamais une telle condescendance !

Suzanne KALA LOBÉ proclame on ne sait à qui que sa jeunesse et ses errements sont derrière elle ; soit.

Mais cela ne l’exonère pas de prendre au sérieux ce qu’elle appelle le "désespoir" de nombre de Camerounais de l’étranger. Car cette colère, même mal coordonnée, porte en elle une signification qui mérite d’être appréhendée à un autre niveau que sa raillerie.

En guise d’analyse, elle se lance dans un règlement de compte avec son passé. Et pourtant, même son auditoire local est en droit d’attendre autre chose d’une diva des médias que cette espèce d’expédition punitive sur les Camerounais du lointain. Les Camerounais du Cameroun, les "bons Camerounais", savent qu’il n’y a pas de différence essentielle entre leurs semblables qui ont quitté le pays et eux ; sinon ils ne rêveraient pas de partir en masse.

Si l’on est une professionnelle de l’information, et pas une chargée de propagande, on sait cette vérité élémentaire. Ce n’est pas la guerre entre Nous et Eux ! Mais qui a blâmé Suzanne KALA LOBÉ d’être rentrée au pays ? Aux yeux de milliers de ses compatriotes de l’étranger, cette journaliste est une privilégiée : parce qu’il était un peu plus facile de rentrer il y a vingt ans qu’aujourd’hui.

La journaliste vedette a montré, sans le vouloir, que même fantasmée, l’idée de "diaspora", c’est-à-dire des Camerounais qui ne subissent pas directement la vie quotidienne d’un pays en quasi-immobilité, est nécessaire comme aiguillon de l’exigence progressiste pour le pays.

Sinon, elle ne se serait pas donnée autant de peine. Mais une question subsiste, qu’il convient de poser à la procureure : voulez-vous élever le niveau de l’entendement de vos lecteurs, ou l’abaisser ?

Lettre à la diaspora camerounaise de Suzanne KALA LOBÉ

Mes chères compatriotes et chers compatriotes,

Par votre activisme débordant mais pas toujours efficace vous avez eu le mérite de faire monter à la surface de l’espace public un débat qui m’a toujours préoccupée depuis que je suis rentrée au Cameroun, il y a maintenant deux décennies : c’est le décalage qu’il y a entre un pays fantasmé, que l’on voit tel qu’on le rêve, sans savoir si on veut transformer le rêve ou le pays et le pays réel dans lequel vivent des millions de Camerounais, que nous à l’extérieur avons toujours cru ignorants, moins au fait que nous de leur réalité, du système dans lequel ils vivent que certains subissent et d’autres moins !

Ce qui a motivé la lettre, c’est la lecture de tous vos tracts dont le contenu dénonciateur aurait pu enflammer les foules si le ton était plus juste et l’antienne moins ancienne. Si je crois à la fonction tribunitienne de la dénonciation, je suis fermement persuadée qu’il faut rapprocher des faits pour pouvoir gagner des millions de Camerounais à un combat pour que naisse un Kamerun Nouveau.

 

vos paradigmes, vos angles d’attaque. Car ce qui fait aujourd’hui la longévité de Paul BIYA ce sont les erreurs tactiques et stratégiques de ses adversaires. Et ces adversaires ont comme point commun de ne pas voir le Cameroun pour ce qu’il est, tel qu’il est avec son potentiel et ses faiblesses. Non, ils le voient tel qu’il est vu à travers les mailles d’une grille néo-tiers-mondistes, qui fit de la critique de l’impérialisme son cheval de bataille, sans savoir si l’impérialisme avait changé de forme et quelles incidences ces changements ont provoqué dans le champ politique.

Tout se passe dans vos récriminations comme si la doctrine révolutionnaire s’était épuisée avec_

MaoTséToung, Castro et même Engels. Comme si la structure du système économique n’avait pas engendré de nouveaux monstres obligeant les combattants à réviser leur approche et tactique.

A lire derrière vos invectives, vos colères et un peu votre désespoir, je ne peux manquer de me rappeler ces années 70, où encore jeune lycéenne, toute pétrie de mon nouveau savoir marxiste, je donnais des leçons de lutte de classe à mes parents aristo-bourgeois, du haut de mes dix huit ans. J’avais la fougue, l’aveuglément et naturellement la mé-connaissance de la jeunesse. Mais je prenais mon ignorance pour du savoir absolu.

J’avais l’utopie savante et la critique dogmatique, forcément convaincue de détenir la vérité pour sortir l’Afrique des miasmes du sous-développement.

J’avais alors sous-estimé la puissance de la propagande blanche et à quel point celle-ci nous avait soumis à un lavage de cerveaux, y compris, nous qui nous croyions révolutionnaires. Il me faudra rentrer pour comprendre dans quelle torpeur intellectuelle nous avait condamnés l’arrogance de nos certitudes et saisir la manière périphérique que nous avions d’aborder la question du changement sur le continent.

A l’époque, je savais qu’il y avait une imposture quelque part, mais je ne savais pas exactement où la situer.

L’imposture c’était notre manière décalée et attardée de voir l’Afrique: nous ne la voyions pas comme un continent, un tout complexe, mais comme un état gouverné par des "présidents fantoches et dictateurs, à la solde de l’impérialisme dont la réalité s’arrêtait aux portes de leur palais, aux murs des prisons et aux cris des militants mutilés".

Nous avions réduit l’Afrique à un seul schéma, sans chercher à comprendre quelles étaient ses dynamiques propres, de manière à travailler sur sa capacité de changer et sur les dynamiques sociales qui la font encore tenir debout. Nous étions de cette cécité que donne l’assurance de ceux et celles qui sont convaincus d’être au centre du savoir.

Mais qu’en était-il de nos faits de luttes ? Quels combats avions nous mené en France à Londres aux

Etats-Unis, pour prétendre enseigner aux autres une manière de se battre ?

Mes chers compatriotes et chères compatriotes de la diaspora, je retrouve dans votre hargne, ma rage de jeunesse et dans vos mots ma suprême arrogance. Je ne vous en veux pas. Mais, il faut que nous avancions. Il faut réellement que le pays change. Pour cela nous avons besoin de vous, avec plus d’intelligence que celle que vous manifestez aujourd’hui. Nous avons besoin de vous avec plus d’humilité et un sens aigu de l’analyse.

Nous avons besoin de vous pour un front de lutte mieux articulé sur des programmes fondés sur une appréhension juste de ce que nous sommes aujourd’hui. Et non pas ce que l’on nous a fourgué comme idéologie de contrebande en guise et place de toute stratégie révolutionnaire.

Chers compatriotes et chères compatriotes, depuis combien de temps n’avons nous pas eu de penseurs Révolutionnaires ? Depuis que Marx a écrit le Capital combien d’entre vous ont prêté leur connaissance à l’élaboration de nouvelles doctrines ? Combien d’entre vous, ont fouillé les entrailles de l’Afrique, pour en tirer la substantifique moelle ? Peu bien peu.

Non, vous vous intéressez aux strass et aux paillettes. Aux palais et non aux paillotes. Aux côtés spectaculaires de la politique. Le visible. Le risible. Le grotesque. Aux lampions qui font briller le déplacement d’un chef d’Etat à Paris. Vous croyez donner de l’importance à un fait qui n’est que l’aboutissement d’un long processus :

Pourquoi n’avez-vous pas empêché le Premier ministre français à venir préparer la visite de Paul BIYA le 21 juillet 2009 ?

Pourquoi n’avez pas déclenché une grève de la faim, dès l’instant où vous saviez que les Accords de défense entre le Cameroun et la France avaient été modifiés ?

Pourquoi n’avez-vous pas hurlé et réprimandé sèchement Nicolas Sarkozy sur l’Etat de sa politique en Afrique ?

Chers compatriotes et chères compatriotes, manifestez ! Exprimez-vous ! Mais n’oubliez pas de réactualiser vos paradigmes et soyez un peu plus imaginatifs ! Allez piocher dans votre intelligence les réserves de créativité qu’il faut pour changer la donne en Afrique. Fouillez un peu mieux dans vos littératures pour trouver la traçabilité qu’il faut à un projet révolutionnaire.

Maintenant si vous vous ennuyez et si le pays vous manque : sortez de vos HLM ou vos appartements bourgeois. Ne vous laissez pas asphyxier par la fumée nostalgique des plats -pays.

Rompez avec vos habitudes d’immigrés. Prenez un billet d’avion tous les trois mois et venez réfléchir_ avec nous à la meilleure stratégie pour sortir le pays des griffes de tous les imposteurs.

Je sais que vous saurez me lire et je voie déjà vos objections. Mais ça ne fait rien : j’attends : je suis disposée au débat.

 

 

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Published by PatrickEric - dans Culture
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