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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 21:37

Pétition Nationale Pour Exiger la Convocation immédiate d’un Forum National sans Exclusive

Colonel DANIEL NKOUTA

daniel nkoutaLa position énigmatique de l’opposition

A mon réalisme qui consiste à appeler la population au boycott des élections organisées par SAQQOU NGUESSO, les adversaires de cette position qui n’apportent aucun argumentaire recevable par la censure de l’intelligence, murmurent une formule usagée éprouvée par les faits. J’entends en effet dire ici et là, que la politique de la  chaise vide n’offre pas la solution à la question posée.

Cependant, ceux qui s’exténuent à brandir les vertus de la politique de la chaise occupée, s’abstiennent de nous dire ce que cette position nous a apporté à ce jour. On peut en revanche constater à loisir, que lorsque SASSOU NGUESSO a imaginé son fameux dialogue sans exclusive qui excluait d’autres ; ceux qui ont refusé d’entendre l’appel lancé depuis l’exil par certains de nos frères plus lucides qui consistait à refuser de participer à cette mascarade destinée à valider le gangstérisme de SASSOU NGUESSO sur le plan international ont, à cette époque, excipé des vertus de la politique de la chaise occupée. Nous en connaissons les résultats.

Lorsqu’en 20002, Pascal LISSOUBA et Bernard KOLÉLAS, même s’ils étaient mal placés aujourd’hui pour nous donner des leçons de démocratie, ont lancé l’appel au boycott de la fameuse présidentielle qui a validé le putsch de SASSOU NGUESSO de juin 1977, le même argument de la politique de la chaise occupée a été brandi par les opposants véreux. Plus tard, après avoir accompli la mission que leur avait en réalité assignée SASSOU NGUESSO de jouer les opposants fictifs, devant l’auto-élection de SASSOU NGUESSO, ils se sont mis à aboyer dans la presse criant au simulacre électoral. Il en a été de même pendant les pseudos législatifs, cette opposition conventionnelle s’est activée à engourdir la population en présentant la politique de la chaise vide comme la pire des solutions.

Aujourd’hui, nonobstant ce constat d’échec de cette politique de la chaise occupée, ces politicards reviennent avec le même argument usagé, qu’ils ont entendu améliorer avec l’exigence d’une Commission électorale indépendante. Demain, ils reviendront dans les médias donner l’impression d’avoir été dupés, alors qu’en réalité il s’agit d’un arrangement entre eux et le Pouvoir.

En fait, par cette campagne démagogique, ceux qui ont fait de la politique leur profession depuis des décennies, s’emploient à préparer une fois de plus la population à la forfaiture. Cette campagne démagogique leur assure l’entrée au Parlement et avec le traitement que le Gouvernement réserve aux Parlementaires, la situation est trop avantageuse pour ne pas saisir sa chance.

Nous avons vu jusqu’ici des Députés dits de l’opposition se vautrer dans des véhicules 4X4 extorqués à la sueur du contribuable. Alors que le pays manque d’eau potable, que les hôpitaux ou ce qui en reste, véritables mouroirs manquent cruellement de médicaments, que l’école ou ce qui en reste avec ses effectifs pléthoriques donnent l’image du Congo comme un maquis, que le chômage alors que la production pétrolière et son prix ont atteint un niveau qui aurait permis de faire du Congo un petit Paradis ; que l’électricité devient une denrée rare sur toute l’étendue du territoire, que notre réseau routier communal rivalise avec le gruyère en nombre de trous, que l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral), conséquence du stress social devient épidémique ; nos fameux Députés dits de l’opposition, tout en stigmatisant la gabegie du Pouvoir, tout en criant au voleur participent à cette dernière en acceptant un traitement dont la Constitution ne porte aucune trace.

Les mêmes Députés s’entourent d’une horde de gardes du corps et d’un encombrant protocole pour se protéger curieusement de leurs électeurs.

Mis à l’abri de nos maux, ils ont tous leurs enfants pour les uns aux Etats-Unis, pour les autres en France, au Maroc, ou en Afrique du Sud, des enfants qui ont terminé leurs études depuis longtemps et qui sont maintenus à l’étranger loin de la misère, avec l’argent du contribuable congolais.

Ils nous demandent à chaque échéance électorale d’aller renouveler leur mandat par lequel ils participent au pillage du patrimoine collectif. Nombreux d’entre eux  perçoivent plusieurs pensions auxquelles vient s’ajouter leur rémunération parlementaire. C’est une situation dont le Congo est le seul détenteur. Ils nous demandent d’aller voter pour leur maintien à la mangeoire et pour prolonger notre misère. Quelle audace.

Comme l’écrivait FEUERBACH : "Mais on ne vient pas à bout d’une philosophie en se contentant de la déclarer fausse. Il faut la dépasser". Il ne suffit pas en effet de se prononcer contre la gestion prédatrice du Pouvoir actuel, il faut la dépasser en refusant le mode de vie de cette voyoucratie.

A chaque échéance électorale, le débat tend malheureusement trop souvent à se situer à ce faux niveau de la politique de la chaise vide ou de la chaise occupée, sans que l’on nous dise ce qu’il conviendra de faire par la suite en cas de tricherie par le Pouvoir. L’exemple des deux pseudo-présidentielles nous suffit amplement pour dire halte à la démagogie.

En 2002, alors que la consigne générale fut le boycott, l’opposition à la commande s’est présentée à ce pseudo scrutin. La population ignorant les arrangements entre le Pouvoir et ces opposants de rencontre, y a cru et s’est massivement mobilisée en faveur d’André MILONGO. Des consignes de vote en faveur d’André MILONGO ont été données et intégralement respectées dans la Niari, la Lekoumou, la Bouenza et le Pool y compris essentiellement à Brazzaville et à Pointe-Noire. Toutes les conditions étaient réunies pour que SASSOU NGUESSO soit battu à plates coutures au premier tour.

Hélas ! Une seule timide menace de SASSOU NGUESSO à la Radio qui demandait que cesse toute provocation, a suffi pour que André MILONGO vienne au meeting de Makélékélé renoncé à sa candidature devant une population venue de tous les horizons, et que cette traîtrise venait d’assommer. Le prétexte pris fut que André MILONGO ne voulait pas d’effusion de sang. En 2010, sans la moindre gêne, les mêmes, à l’exclusion d’André MILONGO qui est mort avant, sont revenus pour espérer nous distraire une fois de plus, SASSOU NGUESSO ayant de nouveau triché, comme de coutume, ces opposants factices amuseurs publics, sont venus brandir leur déception.

Je dis à ces apprentis politiciens : "lorsque l’on ne peut pas sauter assez haut pour monter à cheval, il convient d’éviter de sauter trop haut, de peur de se retrouver de l’autre côté du cheval".

On ne peut pas, sans abuser de la confiance de la population, vouloir faire de la politique active en briguant la présidence de la République avec sa morale chrétienne en bandoulière.

Qui veut se faire une omelette doit se résoudre à casser les œufs. A la guerre comme à la guerre. Nous ne devons pas laisser croire que SASSOU NGUESSO aurait le monopole de la violence. Que l’on nous épargne des refrains angéliques. Le moment n’est pas propice à la prière, c’est de la bagarre politique qu’il s’agit et ce ne sera pas avec des chapelets de Chrétiens que nous chasserons SASSOU NGUESSO du Pouvoir.

Le fameux Front de l’opposition dont la quasi-totalité des membres est atteinte de psychasthénie chronique, est un club de talentueux démagogues. Ils excellent dans le mensonge, ce sont des bouffeurs chroniques qui constituent l’opprobre de la classe politique congolaise. Il nous faut psychanalyser le comportement de cette frange de l’opposition qui, dans son tintamarre optatif qui semble à l’évidence suggérer une démarche tout à fait à l’antipode du bon sens, s’emploie à considérer notre population comme du simple bétail électoral.

Au nom de l’intelligence qui conjure les pulsions passionnelles au profit d’un discernement critique, au nom du réel qui refuse de se laisser piéger par les mots, par les idées à priori et par le fétichisme des étiquettes, au nom de l’histoire qui situe le réel humain dans l’ouverture d’un questionnement infini et dévoile toujours l’homme comme plus grand que ce qu’il conçoit de lui-même à une certaine époque de son évolution, au nom enfin de la dialectique qui ouvre la statique close des contraires à la dynamique féconde du dépassement ; il nous faut lutter contre le système établi, contre la clôture dogmatique qui nie l’ouverture, il nous faut sortir des vieux schémas.

J’ai coutume de ne pas faire l’unanimité dans un environnement social inapte à vouloir sortir de vieux schémas usagés. Quand j’ai commis le crime fratricide de révéler que Bernard KOLÉLAS s’était inscrit à la mangeoire à Mpila et qu’il abusait de la naïveté de sa base électorale ; cette déclaration audacieuse a entraîné une déferlante de protestations des inconditionnels de KOLÉLAS qui m’ont traité avec toutes les épithètes les plus abjectes. Mais, lorsque le temps, ce magistrat incorruptible a rendu son verdict, les faits sont là, ces champions de l’insulte toutes catégories, ces chiens de campagne, non seulement ont cessé d’aboyer, mais moins courageux, ils n’ont pas jusqu’ici daigné avouer que j’avais raison. Ils tentent de trouver comme de coutume une justification à cette forfaiture, qui malheureusement pour eux ne vient pas. Peu importe que l’on reconnaisse en chuchotant que j’ai eu raison, les fait sont là ! Les gens du Pool-koongo sont morts pour rien en décembre 1998.

Les adversaires du boycott des élections organisées par SASSOU NGUESSO, me paraissent être sous l’emprise de l’Evangile de Matthieu, dont les Chrétiens pratiquants se souviennent bien :

"Le royaume des cieux est devenu semblable à un homme qui avait semé de l’excellente semence dans son champ. Pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de la mauvaise herbe par-dessus, au milieu du blé, et s’en alla. Quand la tige germa et produisit du fruit, alors apparut aussi la mauvaise herbe. Les esclaves du maître de maison s’approchèrent donc et lui dirent : Maître, n’as-tu pas semé de l’excellente semence dans ton champ ?

D’où vient donc qu’il s’y trouve de la mauvaise herbe ? Il leur dit : un ennemi, un homme, a fait cela. Ils lui dirent : veux-tu donc que nous sortions la ramasser ? Il dit : Non, pour que vous ne risquiez, en ramassant la mauvaise herbe, de déraciner le blé avec elle. Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson ; et à l’époque de la moisson je dirai aux  moissonneurs : Ramassez d’abord la mauvaise herbe et liez-là  en bottes pour la brûler, puis recueillez le blé dans mon magasin"  (Matthieu 13, 24 à 30).

C’est à cette patience que nous invitent les adversaires du boycott. Tout ceci est certes merveilleux ; le seul ennui cependant c’est que nous n’avons pas tous la fibre chrétienne. Dans ces conditions, il convient que nous nous contentions de la formule si belle dans sa simplicité du Chancelier d’AGUESSEAU : "Il faut traiter les affaires humaines humainement". Or, la politique est une affaire humaine qui doit donc être traitée humainement. Epargnons le Christ de nos faiblesses humaines, il a déjà fort à faire en ces jours avec la désertification de l’Eglise.

Inciter la population à participer aux élections sous SASSOU NGUESSO, me semble être une consécration philosophique du despotisme de SASSOU NGUESSO. Les Congolais doivent cesser de rêver pour regarder la réalité en face. SASSOU NGUESSO et son entourage, avec la complaisance de l’opposition actuelle s’emploie à une politique non seulement destructrice mais déstructurante du pays. S’il doit demeurer au Pouvoir encore deux ans, les dégâts qu’il aura causés seront tels, que le pays ne s’en relèvera jamais.

Que l’on se souvienne ; avant l’avènement de la bande à SASSOU NGUESSO, la démarche philosophique qui fondait la République fut assez proche de ce que l’on peut retrouver dans le Livre VII de la République et dans le texte du Banquet de Platon, pour ceux qui ont eu la chance de lire ce grand penseur à la place de Marx. Il s’agissait d’apprendre à se connaître selon la méthode socratique pour s’élever moralement par la pratique de la vertu et de la connaissance.

Aujourd’hui, la culture de la médiocrité qui nous est imposée depuis quatre décennies par les Nordistes, a ravalé le Congo, jadis le pays le plus scolarisé d’Afrique, au dernier rang. Comme le disait Epicure : il s’agit de profiter des plaisirs du monde, trouvant son propre équilibre dans le respect de sa nature et du milieu dans lequel nous vivons. Voilà la discipline sociale que nous suggèrent les opposants recroquevillés au sein du fameux Front hétéroclite.

Avec un régime dans lequel on lit très clairement le fossé profond qui sépare les proclamations constitutionnelles et la réalité quotidienne, je peine à comprendre que l’on s’active encore à vouloir appeler la population à participer à des législatives, pour élire des faiseurs d’autres textes qui finiront dans les mêmes conditions. On nous parle de multipartisme pendant que la triste réalité est l’encombrement du pays par des petits Partis simples réalités appendiculaires du Part au pouvoir.

QUE FAIRE ?

"Que celui qui veut vivre combatte donc ! Celui qui se refuse à lutter dans ce monde où la loi est une lutte incessante ne mérite pas de vivre".(Adolf HITLER Mein Kampf)

Ce qui va suivre est mon approche. On la qualifiera comme de coutume d’excessive. J’en ai l’habitude. On dira que je suis tribaliste ; c’est la seule qualité que je revendique ostensiblement et donc avec fierté. J’ai la certitude que cette approche a les suffrages de la réalité ; c’est l’essentiel. Je n’ai nullement la prétention de détenir la vérité, je revendique une seconde qualité intellectuelle : l’aptitude à regarder les choses comme elles sont. L’histoire m’acquittera.

Il faut que les Congolaises et Congolais se débarrassent de cette attitude schizophrénique autrement dit la perte de contact avec la réalité, c’est la pire maladie qui puisse frapper un peuple. Je voudrais par mon appel conjurer immédiatement ce risque.

L’opposition actuelle réunie au sein du Front dont je dénonce le discours du suicide collectif de notre population, refusant de lire les faits et passant à côté de la vraie solution, propose, par un involontaire lapsus lacanien la résignation devant un régime despotique qui a entrepris de mortifier notre population et s’active rapidement à mettre en place les mécanismes d’une mort légale de la démocratie.

La loi sur les Partis, un ramassis de dispositions liberticides participent de cette politique démocraticide.

Alors que les conditions de naissance et de décès d’un Parti sont exclusivement prescrites par les Statuts, voilà que l’on fait prendre des Ordonnances qui tuent les Partis politiques, par des Magistrats aux ordres de l’Exécutif. On prend prétexte de la querelle qui divise les membres de l’UPADS pour interdire toute activité de ce Parti, l’une des rares formations politiques de notre pays à avoir une existence légale pour avoir tenu son Congrès constitutif, tout en laissant faire le bordel qui régit actuellement le PCT.  C’est ce que l’on pouvait appeler de l’ibovisme judiciaire.

Tout en reconnaissant l’existence de l’opposition dans les textes, le régime de SASSOU NGUESSO multiplie les obstacles à l’expression de cette même opposition. Les réunions publiques des Partis de l’opposition sont proscrites. On utilise le Parlement sous oukases pour museler légalement l’existence des Partis de l’opposition. La récente loi sur les Partis participe de cette politique.

Mais ’le délit d’opposition’’ n’est pas le seul que consacre le dictateur de l’Alima. Par des machinations de corruption, les Centrales syndicales, sans mandat de leurs bases concluent avec le Pouvoir des accords qui musellent la revendication sociale. Pour les marxistes reconvertis au pluralisme, il faut simplement constater que la "démocratie" est un concept subversif, provocateur.

Je fais remarquer que l’argent, en politique, ne tire sa puissance que de la faiblesse des caractères. Il est certain que si l’on trouvait chez la plupart des citoyens des convictions assez profondes, des caractères assez énergiques pour repousser avec dédain des promesses engageantes ou des offres corruptrices, si le mépris des biens mal acquis allait de pair avec l’énergie des consciences ; nous n’aurions pas à craindre qu’un électeur vendit son suffrage ou qu’un élu laissât acheter son vote.

Hélas, le temps n’est plus, où le Congolais n’était estimé que pour ses vertus. La grandeur morale de l’homme n’est plus dans notre pays sa seule mesure. Ainsi, depuis que la démocratie dite populaire par antiphrase, importée de Moscou a érigé chez nous la possibilité pour la minorité de gouverner la majorité ; depuis un certain juillet 1969, année maudite qui vit la médiocrité prendre d’assaut la République, qu’un groupe de sauvages qui ne découvrirent le Pouvoir central qu’avec la pénétration coloniale ne tenaient leur pouvoir que de la peur qu’ils inspiraient autour d’eux ; ne pouvant plus aujourd’hui avec le nouvel environnement international régner par la terreur en torturant les consciences des opposants quand ils ne pouvaient les tuer, dans le nouveau concept démocratique qu’ils ont façonné avec notre complaisance à tous ; l’élu achète et l’électeur vend.

Désormais, la légitimité c’est de revendiquer comme un droit le pouvoir que l’on a acquis par la force et la violence.

De plus en plus, les Congolais, mal au courant de la nature réelle de ceux qui nous gouvernent, soutiennent avec quelque apparence de vérité, que le Gouvernement actuel de SASSOU NGUESSO ne serait pas la meilleure forme convenable pour la République. Ce qu’ils oublient, c’est que la meilleure forme de Gouvernement pour un peuple, est celle qui s’adapte le mieux à son caractère.

Pour une communauté issue d’une culture dans laquelle la kleptomanie est une vertu, l’assassinat l’expression du courage ; il serait illusoire d’espérer faire accepter que la meilleure forme de Gouvernement est celle qui se donne comme mission d’assurer à un peuple la plus grande somme de bonheur possible. 

Mon approche souvent réputée excessive, n’a certainement pas l’assentiment de la majorité de l’opposition qui a choisi le compromis avec le diable. Cela, que l’on se rassure ne me dispense nullement de mon droit à la dissidence quand j’estime que la dignité de l’homme l’exige et que la majorité se trompe sûrement. Il s’agit là d’un devoir moral et il y a des valeurs éthiques que l’homme doit mettre au-dessus de sa propre vie.

J’estime que le devoir d’insurrection contre la tyrannie, la nécessité morale de sauver l’honneur de l’homme, de préserver la nation vraie, sont des impératifs moraux qui font le dissident et sa grandeur. Ici je remercie l’histoire de voler à mon secours.

En effet, en 1940, le Général Charles de GAULLE fut un dissident au moment où le peuple français était majoritairement au côté du Maréchal Pétain. Il a fallu une dose certaine de courage à de GAULLE à ce moment-là pour rompre ainsi, au nom de l’honneur et de la morale avec les Français, sa caste, l’Armée et proclamer que la défaite militaire ne dispensait pas la France de continuer à combattre. L’avenir lui donna raison.

J’ai la conviction trop profonde sur l’erreur volontaire de l’orientation suggérée par le fameux Front constitué essentiellement par des rebuts sociaux qui ont les mains tout aussi entachées que celles de SASSOU NGUESSO, pour me laisser bercer par les refrains angéliques lancés par ces démagogues, réunis au sein d’un Front dont le nanisme de l’engagement à vouloir parvenir au résultat évoqué, conduit à douter de la pertinence de leur sincérité.

Il nous faut, telle est ma certitude, nous "dissider", que l’on me permette le néologisme, pour vaincre le régime prédateur de SASSOU NGUESSO dans le cadre du Droit et avec l’intelligence de la situation du moment.

Ceux qui diffusent un autre discours nous trompent quand ils ne se trompent pas volontairement, conscients qu’ils sont d’avoir en commun les crimes avec le Pouvoir actuel. Ces communistes d’hier, devenus par antiphrase des démocrates, usent d’un discours qui est un hommage du vice à la vertu. Il nous faut, par un discours sincère et réaliste parvenir à vacciner notre population contre la lâcheté.

Je crois avec raison, que devant cette opposition gravement compromise qui use d’un discours inadapté aux circonstances ; nous devons, comme le prisonnier de la caverne, apprendre à distinguer l’apparence de la réalité, les ombres de la lumière pour un sursaut salutaire. Plutôt que de s’enfermer dans ce psittacisme doctrinaire infusé par une classe politique dégénérée qui, à chaque étape de notre histoire politique ramène le débat aux escarmouches des stéréotypes de quelque catéchisme, fait d’endoctrinement faisant l’économie d’une recherche intelligente de la véritable solution à nos problèmes; il nous faut nous armer de courage pour lutter contre nos trop commodes certitudes, qui donnent à croire que seule cette vieille classe politique, pourtant responsable de nos misères, constitue notre espoir. On ne construit pas du neuf avec du vieux.

Il nous faut absolument rompre avec cette philosophie du compromis et de l’absolution systématique de nos bourreaux.

Il nous faut nous décider à envisager la politique autrement, avec une conception réaliste telle qu’elle devrait être perçue sans lubies idéalistes préconçues, qui doivent être impitoyablement sacrifiées parce qu’impossible à concilier avec les faits considérés dans leurs propres rapports et non dans les rapports fantastiques. Et, je le crois, la politique vraie ne se conçoit pas autrement que de cette façon. Tous ces problèmes qui minent actuellement notre société et qui paralysent ses chances de développement, doivent faire l’objet d’un examen minutieux pour des solutions pérennes.

Voici ce que SASSOU NGUESSO écrit lui-même à la page17 de son ouvrage suscité :

"Quel homme admettrait de voir son pays plongé dans le désordre et la ruine ? Quel homme tolérerait de voir les siens souffrir de conditions de vie de plus en plus précaires, privés des droits démocratiques les plus élémentaires ? Quel homme supporterait de voir détruit en quatre ans, parfois irrémédiablement, ce qu’il a patiemment édifié avec l’aide de tout son peuple. Aucun homme digne de ce nom. 

Mon pays est beau, il regorge de ressources, il est peuplé d’hommes et de femmes pleins de talents, d’énergie et de sagesse et, pourtant, on y vit dans la peur des milices et de l’arbitraire… "

Mon Dieu, si les belles paroles pouvaient écorcher la langue !

Le moment me semble venu de poser les mêmes questions à son auteur, je le crois.

Je suggère, qu’à la place de l’exigence d’une Commission électorale indépendante, nous produisons à SASSOU NGUESSO une pétition nationale exigeant la convocation immédiate d’un Forum véritablement sans exclusive.

Il faut donc que tous les exilés soient de retour au pays pour participer à cette grande réunion à l’issue de laquelle sera mise en place, une période de transition dont la direction sera confiée à un homme fiable pour ne pas rééditer la faute de 1991. Car en effet, des 21 Actes de la Conférence Nationale Souveraine tels que publiés au Journal Officiel dans une Edition spéciale de Juin 1991, le Gouvernement d’André MILONGO n’a pu en exécuter la moitié.

La seule solution qui contribuera à changer la situation du pays pour un avenir meilleur sans qu’il soit demandé à notre population un autre impôt de sang, est la convocation dans un avenir immédiat, d’un second Forum National à l’instar de la Conférence Nationale Souveraine, à l’occasion duquel seront faits les Etats Généraux du pays.

Nous devons absolument aujourd’hui et maintenant exiger du Gouvernement de SASSOU NGUESSO, la convocation de ce FORUM avant la fin de l’année, autrement dit avant décembre 2010.

Rejetons sans condition aucune la formule du Gouvernement dit d’union nationale qui pourrait être proposée en échange et qui consacrera un moment de répit pour SASSOU NGUESSO.

Que toutes les Forces démocratiques de l’intérieur comme de l’extérieur se retrouvent dès maintenant pour la rédaction d’une pétition exprimant cette exigence. A l’occasion dudit forum, il ne sera plus question de faire le bilan de la politique de SASSOU NGUESSO et son clan ; il est connu : c’est le chaos !

Le seul point qui sera examiné à ce forum, c’est l’exigence de la proclamation de l’AUTONOMIE DES REGIONS. Il faudra à cette occasion sceller le pacte de l’Union Sacrée du CFCO, autrement dit, l’alliance entre les cinq régions du Sud : KOUILOU, NIARI, LEKOUMOU, BOUENZA et POOL-KOONGO qui exclue NGABE.

Je m’attends d’ores et déjà à une seule critique, qui consiste à clamer le caractère dangereux de mon approche pour l’unité nationale. Mais, de quelle nation parlons-nous, Seigneur?

Allons-nous attendre sans réagir que SASSOU NGUESSO et son clan aient exterminé toutes les richesses du pays ?

On me dira je suis tribaliste, mais oui je le sais et fier de l’être, car pourquoi voudrait-on que j’eus honte là où le Chef de l’Etat n’en ressent aucune ? Je suis peut-être tribaliste, mais ce qui me réconforte, c’est que personne ne se lèvera pour dire avec la force des arguments que mon approche est fausse. Le débat est ouvert !

"Aimez donc la raison ; que toujours vos écrits empruntent d’elle seule et leur lustre et leur prix"

(Boileau)

A MONSIEUR SASSOU-NGUESSO :

"Pendant plus de deux décennies, vous avez affirmé votre attachement aux principes du marxisme léninisme, au nom et pour la défense desquels vous avez confisqué nos libertés, mutilé de nombreuses carrières, tué de nombreuses vies humaines. Vous avez menti ! Ni vous-même ni tous ceux de votre clan politique n’ont jamais en réalité cru au marxisme, à la dictature du prolétariat.

Au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, vous avez donné à croire que vous étiez désormais un démocrate. Ici aussi vous avez menti. Vous n’avez jamais été ni marxiste, ni démocrate.

Revenu au pouvoir par notre faute à tous, vous avez montré que vous disposiez de toute la panoplie du despote : mensonge, démagogie, kleptomanie, félonie, cruauté, tribalisme, manque de compassion, bellicosité. Après avoir longtemps clamé : A BAS L’IMPERIALISME INTERNATIONAL ET SES VALETS LOCAUX !

Sans la moindre gêne, vous venez de célébrer à Paris même, le 14 juillet, Fête nationale d’un des pays impérialistes. Le Pool-koongo, berceau des valets locaux de l’impérialisme a bien rit.

Les Congolais cependant vous reconnaissent deux mérites : celui d’avoir transformé le Congo en pays le plus endetté au monde par tête d’habitant, puis celui d’avoir transformé notre pays en un gigantesque Etat policier.

A l’occasion du fameux cinquantenaire de notre autonomie appelée par antiphrase : INDEPENDANCE, par des dépenses démesurées, le pouvoir vient de regonfler la dette extérieure du pays pour la ramener au niveau où elle se trouvait avant l’accès au PPTE. Et les Congolais, dans l’inconscience qui les caractérise, sont allés nombreux applaudir leurs malheurs. Voilà la République que vous nous offrez"

Là où il se trouve, Pascal LISSOUBA doit ricaner et dire : "vous avez applaudi à mon départ, et bien, les changements même les plus souhaités ont leur mélancolie".

Chers parents des régions méridionales : Ne vous trompez surtout pas, en espérant une protestation de la part de l’Union Africaine et autres organisations étrangères, lorsque SASSOU NGUESSO décidera de rendre public sa volonté de réviser sa Constitution qu’il nous a imposée.

La réalité est que dans les pays comme le Niger où cela a eu lieu, c’est parce que la FrançAfrique l’a voulu. La France de SARKOZY soutiendra cette aventure de SASSOU NGUESSO, car il est le seul capable de préserver intacts les intérêts français dans notre pays.

Bernard KOLELAS mort, André MILONGO mort, Thysthère TCHICAYA mort, Pascal LISSOUBA invalide, SASSOU NGUESSO pourra alors réviser sa Constitution en levant le verrou de la limite d’âge. Déjà les organes de presse griots du pouvoir prépare l’opinion à cette aventure.

Que SASSOU NGUESSO révise donc sa Constitution, pourvu que soit adoptée l’autonomie et non la décentralisation des régions.

REVEILLONS-NOUS !

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Published by PatrickEric - dans Politique
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