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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 22:12

Pétition Nationale Pour Exiger la Convocation immédiate d’un Forum National sans Exclusive

Colonel DANIEL NKOUTA

daniel nkoutaChers sœurs et chers frères ;

Au moment où il est plus que certain que SASSOU NGUESSO et son clan envisagent sérieusement de réviser la Constitution pour s’accorder une autre période de pillage des ressources du pays ; j’ai décidé de lancer ce vibrant appel car, un demi-siècle après la proclamation de l’indépendance, période pendant laquelle le Nord a confisqué le pouvoir et géré le pays trois décennies entières, alors que le pays regorge de richesses, que l’argent tombe abondamment dans le pays provenant de l’exploitation de ses ressources naturelles ; le Congo notre cher pays se trouve plus que jamais soumis à l’exploitation la plus féroce de son histoire par le clan SASSOU, sa population est de plus en plus douloureusement confrontée à la famine et la misère sous toutes ses formes.

Le présent appel se situe très directement au cœur de la situation économique et sociale catastrophique que le pays connaît aujourd’hui. Une crise socio-économique en tout cas, dont il me paraît superfétatoire de rappeler succinctement les traits saillants, à commencer par le chômage qui étrangle près des neuf-dixièmes de la population active du pays.

Longtemps circonscrit à la main-d’œuvre ouvrière auquel le Gouvernement d’Alphonse MASSAMBA ma NDÉBANI s’était employé à trouver la solution par la création des premières usines de notre histoire économique, le chômage s’est aujourd’hui étendu gravement chez les intellectuels, créant une nouvelle classe sociale et décemment appelée : ’Diplômés sans emploi’’, sous le regard sadique des chefs eux-mêmes ‘’employés sans diplôme’’ beaucoup plus préoccupés par leur enrichissement ostentatoire personnel aux dépens de la population tout entière.

S’il fallait rédiger une préface au présent texte, je dirais qu’il s’agit ici d’un exposé d’idées originales nées de l’observation et du raisonnement et, destinées, dans l’esprit de son auteur, à éclairer la question de la transformation du Congo en un Etat de Droit et donc en une République véritablement démocratique, et à proposer la solution unique et obligatoire pour y parvenir sûrement.

Les sciences exactes ont des axiomes auxquels il faut toujours recourir pour résoudre les problèmes qui en dépendent, de même la philosophie possède des vérités premières qui servent de colonnes de soutien à tout édifice doctrinal et sans lesquelles on s’exposerait à bâtir sur le vide. Comme en philosophie, comme dans les sciences exactes, il est en politique des vérités fondamentales dont on peut s’écarter pour quelques instants, mais auxquelles il faut revenir forcément si l’on veut construire un édifice social dont la solidité défie les caprices de l’opinion ; tel est le principe, et ce qui est vrai en principe aujourd’hui reste vrai en principe demain.

Je sais en conscience, que ces principes de politique doctrinale peuvent contrevenir aux théories récentes, ces idées reçues dont les apparences sont tout autant séduisantes que dangereuses. Je sais aussi que pour dénigrer ces vérités importunes on a tenté maintes fois, ici et ailleurs de les présenter comme anachroniques. Faute de les détruire par la force du raisonnement, on a essayé tantôt le ridicule tantôt l’ironie.

Mais, le temps lui-même qui a usé contre ces vérités sa dent puissante n’est pas parvenu à les vaincre. Ceux qui s’entêtent à les ignorer passent leur temps, sans convaincre, à déployer des prodiges d’habileté pour passer à côté d’elles, vouant toujours leur œuvre à l’échec. Et bien qu’on affecte avec régularité depuis cinq décennies de s’en affranchir, pour prétendre proposer des réformes qui n’ont souvent d’autre mérite que leur caractère démagogique ; on rencontre dans la réalité quotidienne de ci de là ces vérités fondamentales, tantôt dans un discours politique où l’orateur, comme dit supra, n’a fait que les effleurer en déployant des prodiges d’habileté pour passer à côté d’elles, tantôt et plus souvent dans nos actes au quotidien avec une hypocrisie certaine.

 

Je les ai recueillis avec une attentive minutie dans l’atmosphère sociale qui nous entoure et non pas ailleurs. Je n’ai pas craint comme on l’a fait jusqu’ici à leur donner un corps, peut-être une âme, et j’ai proposé une réforme sociale et administrative. C’est en m’appuyant sur ces vérités premières de politique doctrinale auxquelles ce projet restera lié comme un effet à sa cause, comme une conséquence à son principe.

C’est à la considération de ces principes politiques que j’appelle par le présent message, les Partis, Associations et Organisations non gouvernementales qui refusent de capituler à la fois devant la férocité du gangstérisme politique assorti d’arrogance auquel le Pouvoir actuel tente de soumettre la population congolaise, et devant l’infantilisme politique de l’opposition actuelle qui, tout en exprimant des critiques acerbes contre la politique prédatrice du grand piranha de l’Alima, ne propose rien en remplacement de cette dictature du clan d’Oyo.

SASSOU NGUESSO doit partir du Pouvoir certes, tel est le slogan devenu quotidien dans la population. Mais par qui le remplacer ? Telle est la grande question. Tous ceux qui aboient en réclamant le départ de SASSOU NGUESSO à haute voix ou en chuchotant, nous ont déjà donné la preuve de la médiocrité de leur prestation. Devons-nous d’abord nous organiser en vue du départ de Sassou avant d’envisager sa succession ? Et pourquoi doit-il partir ?

Beaucoup de tous ceux qui ont été comme lui aux affaires, s’emploient à pourfendre la gestion chaotique de SASSOU NGUESSO, sans jamais, en tout cas à aucun moment esquisser leur propre bilan. La présente Déclaration expose une vision politique, c’est la mienne, qui ambitionne une autre façon, mais une façon courageuse de dire bien haut ce que tout le monde pense et croit être la solution, sans hélas daigner le murmurer pour ne pas fâcher le Pouvoir ni violenter l’opinion acquise.

Les Partis politiques et Associations qui stigmatisent ouvertement la gestion chaotique par SASSOU NGUESSO de notre patrimoine collectif sont légion. Or, la plupart de ceux qui déclarent inacceptable cette prédation de nos ressources et la ruine de toutes les ressources du pays, s’ils s’accordent sur le fait que le prédateur doit partir, ne proposent rien à la population lassée de subir cette gabegie ostentatoire.

Est-il raisonnable au prix actuel du baril de pétrole, avec une population qui atteint péniblement trois millions d’habitants, que le pays connaisse cette pénurie en eau potable, en électricité, avec des écoles dont les salles de classe aux effectifs pléthoriques reçoivent les enfants à même le sol, des hôpitaux véritables mouroirs, des retraités maltraités, des soldats et policiers mal habillés se traînant dans les marchés avec des pistolets mitrailleurs, des policiers raquetteurs, des Généraux en activité se livrant ostentatoirement au commerce, et d’autres exhibant avec ostentation leur fortune s’octroyant des parcelles de terrain au bord de l’Océan à des prix qui donnent du vertige à leurs propres fiches officielles de salaire, des Magistrats et fonctionnaires impunément corrompus etc.. ?

Je me permets d’envisager la question différemment. C’est le but exclusif de cette Déclaration.

Les leçons de l’histoire

Pendant la campagne pour le référendum constitutionnel de 2002, l’opposition interne s’est employée à appeler la population à voter massivement pour le ‘’NON’’, dans un scrutin où les seuls scrutateurs étaient ceux qui représentaient le Pouvoir, le Parti Congolais du Travail et ses appendices. L’opposition ne pouvait donc ignorer le risque certain de voir les bulletins ‘’NON’’ muer en bulletins ‘’OUI’’.

Ce fut à l’évidence une erreur grossière, voire une faute de stratégie politique manifeste pour l’opposition, que d’avoir espéré dans ces conditions le succès de son entreprise. Se faisant, elle a simplement contribué à aider le Pouvoir à légitimer sans peine à l’ouvrage un pseudo scrutin qui a, par la suite, cela va sans dire, autorisé l’organisation des scrutins législatifs au cours desquels la population a voté sans élire.

A l’occasion de l’élection présidentielle, non seulement l’opposition n’a pu faire preuve de maturité politique pour user de l’unique solution pourtant toute indiquée, qui pouvait sinon lui assurer une victoire certaine, au moins perturber notablement la stratégie du Pouvoir en place en présentant une candidature unique ; mieux, comme s’ils avaient librement choisi d’aider le Pouvoir à valider sa tricherie, en parfaite connaissance du monstrueux montage mis en place par le Pouvoir, et dont pourtant ils se sont employés, croyions nous à décrier les points essentiels ; les leaders de cette même opposition n’ont pas hésité à se porter candidats pour ensuite, pour certains, se retirer au terme de la campagne.

Auraient-ils délibérément choisi d’accompagner SASSOU NGUESSO jusqu’à la ligne d’arrivée en se tenant soigneusement à l’arrière? Cela paraît évident !

Le réalisme politique commandait pourtant en pareilles circonstances, d’exiger du Pouvoir en place la satisfaction des conditions préalables à la mise en mouvement du processus électoral, conditions relatives à l’assainissement du cadre juridique destiné à régir la série d’élections à venir, comme avait d’ailleurs tenté, mais très timidement de l’exiger le cartel de l’opposition.

Ce cartel aurait dû se référer utilement à l’exigence exprimée hier lorsqu’il fut dans l’opposition, par le Parti Congolais du Travail lui-même, et contenue dans le Mémorandum des élections adressé au Pouvoir de Pascal LISSOUBA en 1997.

Plus décidée, parce que vraisemblablement mieux organisée, l’opposition de l’époque s’est rivée sur cette exigence dont elle avait clairement fait un préalable à sa participation au processus électoral. Il aurait suffit à l’opposition de 2002, comme elle tente de le faire vainement parce que trop tard, actuellement, de reproduire in extenso ledit Mémorandum pour le brandir à ses rédacteurs d’hier ; le PCT aurait ainsi été pendu à sa propre corde, et sa mauvaise foi serait ainsi mise en évidence face à l’opinion internationale notamment.

Au contraire, au sortir de cet épisode dont elle refuse de tirer les leçons, l’opposition tente l’aventure d’un regroupement à travers: la Convention pour la Démocratie et le Salut : CODESA qui donne naissance plus tard à un rejeton le CODE A, deux entités hélas qui rassemblent des personnages aux vertus démocratiques douteuses et aux ambitions en total déphasage, comme le démontre la sortie spectaculaire du MCDDI qui pourtant, depuis longtemps, donnait des signes qui ne pouvaient tromper.

L’opposition intérieure qui a réclamé tambour battant le retour des exilés pour espérer la normalisation du climat politique, fait mine d’être surprise par la volonté clairement affichée par Bernard KOLÉLAS de sortir de sa sépulture l’Alliance URD-PCT, en fait MCDDI-PCT.

Les causes endogènes de l’échec de l’opposition

Comme en 2002, à l’occasion de la pseudo présidentielle de 2009, et comme c’est devenu la coutume, l’opposition congolaise, après avoir revêtu le costume de CODESA, puis CODE A, a finalement mué en FRONT DES PARTIS DE L’OPPOSITION (F.P.O.C.) qui a récemment tenu la seconde session de sa Convention Nationale du 6 au 7 mars 2010 au Siège de l’Action pour la Renaissance du Congo (ARD) à Brazzaville sous le thème :

LA PRATIQUE DE LA DEMOCRATIE AU CONGO : ETAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES.

Intitulé ronflant et trompeur qui donnait à penser, qu’il s’est agi, à cette occasion, de faire la revue du processus démocratique dans le pays, il va sans dire, de faire la radioscopie de la sincérité de l’engagement de SASSOU NGUESSO et son Parti Congolais du Travail, dans le processus démocratique, afin d’en tirer les leçons qui permettent de dresser une véritable feuille de route pour l’avenir. 

Il n’en a rien été ; la réunion a plutôt consisté au rituel à l’occasion duquel on adopte la meilleure manière d’accompagner SASSOU NGUESSO aux nouvelles échéances électorales, tout en faisant du tapage destiné à éviter d’éveiller le moindre soupçon quant à la félonie des pseudo-opposants.

La déclaration ubuesque caractéristique de ce club d’anciens dignitaires du PCT, qui a clôturé les travaux, parle par d’elle-même, car elle annonce que désormais, il n’est plus question de boycotter les élections.

Le dernier boycott qui a donné au plan international l’impopularité grandeur nature de leur gourou SASSOU NGUESSO, aura été, de l’avis de ces pseudo opposants une très mauvaise manœuvre. Il y a hélas dans ce club du F.P.O.C. des personnages véritablement acquis à la démocratie et qui aspirent à une véritable opposition, mais qui, incapables d’avoir une vue objective des faits, semblent n’avoir rien compris à la logique politique.

La faiblesse chronique de l’opposition congolaise, autrement dit la cause exclusive de son échec, qui donne à croire que SASSOU NGUESSO serait une véritable bête politique qui déjoue habilement toutes les manœuvres, alors qu’il n’en est rien, me paraît être le défaut d’objectif, car la question de la lutte politique repose exclusivement sur le choix de l’objectif. Il faut donc préalablement fixer clairement l’objectif, et en l’espèce, il s’agit de l’érection d’un Etat démocratique dans notre pays. L’objectif ainsi fixé, il faut en trouver la justification 

Il faut en pratique éviter de se tromper d’objectif, c’est une faute fatale qui conduit inévitablement à l’échec. Je pourrais illustrer cette certitude par de nombreux faits pris dans l’histoire politique récente ailleurs, mais transposables chez nous.

Au printemps de l’année 1979, les Etats-Unis avaient simplement décidé de prendre directement parti  dans une affaire de politique interne à un pays étranger. Le Sénat américain a adopté en effet à l’unanimité, une résolution condamnant l’Iran à la suite de plus deux cents exécutions perpétrées par le gouvernement révolutionnaire qui a succédé au CHAH. Le monde entier savait que le gouvernement américain qui avait largement soutenu le régime dictatorial du CHAH d’Iran, notamment au plan militaire, avait atteint une côte d’impopularité dans ce pays, que le Sénat américain ne pouvait ignorer.

La raison politique commandait au contraire, pour préserver l’intérêt américain dans ce pays, que les Etats-Unis établisse quelque forme de coopération avec le nouveau régime révolutionnaire de l’Ayatollah KHOMEINY, afin sinon de rompre au moins de minimiser toute velléité de ce pays de se retourner vers l’Union Soviétique.

Car, si injustifiée et horrible fut la nature des exécutions perpétrées par le régime révolutionnaire iranien, il était à l’évidence maladroit d’espérer que le meilleur moyen de servir l’intérêt américain en Iran était, pour un Sénat américain qui avait longtemps fermé les yeux sur les nombreuses et graves atrocités commises par le régime du CHAH, de condamner l’exécution par le régime révolutionnaire, des personnes qui s’étaient rendues coupables de tortures et d’assassinats de nombreux opposants au régime du CHAH.

Cette décision réactive au lieu d’être prospective, a généré quarante huit heures plus tard, la plus grande manifestation à l’occasion de laquelle s’exprima un antiaméricanisme exacerbé à Téhéran. Depuis, l’Iran s’est placé sous la protection de l’Union Soviétique. En se trompant d’objectif, l’Amérique a eu l’effet contraire de ce qu’elle avait espéré. Aujourd’hui, malgré la forte pression du lobby juif, Barack OBAMA tente de corriger le tir en tendant la main au gouvernement révolutionnaire iranien. Mais désormais, l’Iran qui a pris conscience de sa position de force, joue la montre.

Chez nous, l’erreur des vrais opposants réunis au sein de ce fameux Front des petits Partis sans aucune base électorale soit dit en passant, et SASSOU NGUESSO le sait mieux que quiconque, c’est de ne pas chercher à savoir d’où ils viennent et où ils vont. C’est vrai que la proclamation de l’objectif comme celui de chasser SASSOU NGUESSO du pouvoir soulève à n’en point douter la ferveur populaire à plus de 90% dans le pays, mais dans quelle partie du pays ? La formulation d’un tel objectif doit s’accompagner de la sincérité avec soi-même. En politique, cela revient à recourir à quelques critères nécessaires :

Avec qui mener ce combat ? En disposons-nous de moyens nécessaires ? Qui allons-nous convaincre au plan international pour la réalisation de cet objectif ? Avons-nous quelque chance d’y parvenir ?

Pour faire une brève incursion dans l’art militaire, je dirais que dans toutes les Ecoles militaires, on enseigne en matière stratégique que tout soldat doit, avant toute bataille répondre à quatre questions essentielles : Où aller ? Comment y aller ? Par où y aller ? Quand y aller ?

En matière politique il est vrai, la voie la plus sûre pour réussir, est de se fixer un objectif que l’on puisse atteindre par ses propres moyens. La voie la plus sûre pour échouer en revanche, est de se fixer un objectif que l’adversaire peut aisément mettre hors de portée. L’objectif une fois fixé, qui consiste à s’emparer du pouvoir, il convient d’abord de cerner la nature de ceux qui sont au pouvoir. C’est ce qui s’appelle se mettre dans la peau de l’adversaire. En Faculté de Droit, l’Etudiant, fasse à un commentaire d’Arrêt, considère les faits au regard de la loi, se mettant dans la peau du Juge appelé à statuer à un moment déterminé.

Dans le cas qui nous concerne, il faut chercher à comprendre quelle serait la réaction du pouvoir de SASSOU NGUESSO face à une marche populaire, comme a tenté de l’organiser le fameux Front au sortir de la présidentielle dans la falsification de laquelle ce Front a contribué lui-même par sa naïveté à faciliter la tâche à SASSOU NGUESSO, en l’accompagnant jusqu’à la ligne d’arrivée, pour faire semblant de se retirer à la dernière seconde.

SASSOU NGUESSO donnerait-il l’ordre de tirer ? La chaîne de commandement de ce qui nous tient lieu de Force publique qui se caractérise par l’inexistence du moindre texte, car l’Armée congolaise ou ce qui en tient lieu, ne dispose d’aucun texte réglementant son fonctionnement, sa discipline, les soldats portant une diversité de galons qui donne du vertige, et dont rien ne fixe l’organisation, le constat est triste, notre sécurité est entre les mains d’une milice armée. Dans ce contexte, on ne saura jamais qui aura donné l’ordre de tirer.

Lorsque j’ai proclamé que le meilleur moyen de lutter contre le pouvoir de SASSOU NGUESSO était entre autres de s’abstenir de participer à ses simulacres de scrutins ; il m’a été souvent rétorqué que la politique de la chaise vide était suicidaire. J’ai alors compris que nos leaders de l’opposition ressemblaient à une biche atteinte d'une flèche, qui fuit à travers les bois pour éviter la poursuite de l'ennemi qui l'a blessée, mais elle ne peut fuir la mort qu'elle emporte avec elle. J’ai été jusqu’ici le seul opposant qui a compris, que participer aux élections organisées par le PCT était la soupape par où s'échapperait la malice politicienne de SASSOU NGUESSO.

Tous ceux qui, malgré l’interpellation par les faits, persistent à espérer que des frêles Associations sans la moindre stratégie comme le FRONT DES PARTIS DE l’OPPOSITION DU CONGO (F.P.O.C.) composés d’anciens dignitaires du PCT et apparentés, constituent une arme efficace pour vaincre l’expansion de la kleptomanie clanique organisée avec ingénierie par le clan SASSOU, suivie par le meurtre consensuel de l’Etat, se leurrent.

J’ai même la quasi-certitude que les fabricants de telles Formations politiques, soit se complaisent à tromper la population et qu’en réalité tout le tintamarre orchestré n’a pour objectif que d’alerter le Pouvoir afin d’être invité à la mangeoire ; soit, ce qui est tout aussi grave, ces formations politiques dites de l’opposition sont en fait une fabrication du Pouvoir pour distraire. Car, plus ces groupuscules prétendus de l’opposition hurlent sans conviction ; la moisissure des Députés et Sénateurs dits de l’opposition qui se gendarment contre le Pouvoir pour simplement amuser la galerie et se laissent offrir des pick-up 4X4 au préjudice du contribuable, plus le Pouvoir s’obstine à organiser avec maestria le pillage du patrimoine dit national.

Il n’y a plus un seul bien jadis propriété de l’Etat qui ne soit déjà passé dans le clan d’Oyo. Même la Force Publique a cessé d’être nationale. Après avoir en 11 ans réussi la prouesse de transformer le Congo en pays le plus endetté au monde par tête d’habitant, depuis son retour aux affaires, soit 13 ans, SASSOU NGUESSO a déjà vandalisé l’essentiel des richesses du pays et depuis, l’Ayatollah d’Oyo, a autorisé l’ouverture de la succession du de cujus qu’est l’Etat congolais. La population tout entière est désormais otage de Mpila.

Pour sortir de cette attitude paralysante et autodestructante qui constitue un véritable appui inconscient à la politique du Pouvoir actuel ; constatant que le Pouvoir use sans compter le Trésor public pour corrompre tous azimuts, infiltrer l’opposition en exil; le moment me semble venu pour l’opposition de l’intérieur de rompre définitivement avec sa réaction de semi-clandestinité. C’est au Congo que sévit le Pouvoir meurtrier de SASSOU, c’est par conséquent ici et pas ailleurs qu’il faudra s’organiser pour le combattre et le vaincre avec son système clanique. Ils sont l’obstacle exclusif à la normalisation de la vie dans le pays.

Il nous faut désormais affirmer dans les faits et non pas seulement par le verbe, au point de nous laisser soupçonner de complaisance par la population, voire de compromission à l’égard du Pouvoir, les objectifs qui conduiront le Congo à l’émergence d’un Etat démocratique. Ces objectifs ne seront réalisés que sous la condition que l’opposition se présente unie autour d’une et unique exigence. Telle est la raison du présent APPEL....

  REVEILLONS-NOUS !

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Published by PatrickEric - dans Politique
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