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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 22:07

Pétition Nationale Pour Exiger la Convocation immédiate d’un Forum National sans Exclusive

Colonel DANIEL NKOUTA

daniel nkoutaLe fondement de l’illégitimité de SASSOU NGUESSO

La non abrogation de la Constitution du 15 mars 1992

En effet, après son coup de force qui a permis avec l’aide des mercenaires angolais, tchadiens, rwandais, marocains et autres, à SASSOU NGUESSO de revenir au Pouvoir, la première préoccupation du PCT a consisté en l’élaboration d’un projet de Constitution en remplacement de la Constitution du 15 mars 1992.

On nous a laissé entendre que cette dernière Constitution a été abrogée par l’Acte Fondamental pirate de 1997. Oubliant que la Constitution est un texte de Droit et que c’est donc et uniquement par des arguments de Droit qu’il convenait de le critiquer ; les voix qui se sont opposées à ce fameux projet de Constitution se contentant plutôt de critiques politiques ou idéologiques au demeurant sans consistance, ne nous ont servi aucune observation objective. J’ai été le seul à cette date à formuler une critique de fond, basée sur les principes juridiques admis par toutes les nations civilisées.

Tout le monde se souvient que c’est le non respect de la Constitution par Pascal LISSOUBA, qui a servi de prétexte à SASSOU NGUESSO pour justifier son putsch. Une fois parvenu au Pouvoir, il aurait donc du conserver la même Constitution et s’employer à en respecter les prescriptions. S’il est vrai que certaines dispositions de cette Loi fondamentale ont été la source des troubles sociaux que le pays a connus ; il aurait fallu procéder à une simple révision, en interrogeant le Souverain primaire sur ce qu’il convenait de faire.

Il est constant que le Gouvernement de SASSOU NGUESSO mis en place au lendemain de sa victoire militaire, était et d’ailleurs il en est de même de toutes les Institutions actuelles, des Institutions de fait imposées par les circonstances ; car celles issues des élections de 1992 étant renversées, nous convenons qu’il fallait un Gouvernement pour gérer les affaires courantes.

La survivance du principe de la République requiert indubitablement le respect du principe selon lequel : le Pouvoir constituant dérivé est soumis à la règle dite du parallélisme des formes. C’est un principe général de Droit aussi bien que de bon sens, que celui qui est compétent pour accomplir un acte, est aussi exclusivement compétent pour le modifier ou l’abroger : ‘’cujus est condere legem ejus est abrogare’’ autrement dit, celui qui a le pouvoir de faire la Loi, a seul celui de l’abroger. En conséquence, le Pouvoir constituant dérivé appartiendrait au même organe que le Pouvoir constituant originaire, et suivant la même procédure que celui-ci.

En d’autres termes, la Constitution du 15 mars 1992 étant l’émanation du Souverain primaire, seul le Souverain primaire est fondé en Droit et raisonnablement d‘en décider l’abrogation. C’est ce principe que réaffirment les Constitutions de toutes les Républiques démocratiques, lorsqu’elles imposent pour la révision de la Constitution, l’emploi des formes dont elle a usé pour sa confection. C’est par ailleurs ce qui fait dire à Jean-Jacques ROUSSEAU :

"Il est contraire à la nature du corps social de s’imposer des Lois qu’il ne puisse révoquer, mais il n’est ni contre nature, ni contre la raison qu’il ne puisse révoquer ces Lois qu’avec la même solennité qu’il met pour les établir".

Voilà toute la chaîne qu’il aurait fallu se donner pour l’avenir après le départ de Pascal LISSOUBA.

C’est pourquoi, dire que l’Acte fondamental du 24 octobre 1997 a abrogé la Constitution du 15 mars 1992, c’est affirmer que le Pouvoir constituant appartient à l’Exécutif et que donc, la Constitution ne serait pas l’œuvre de la Constituante, ce qui est d’autant plus grave, que cette déviance constitue la négation de l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen auquel la République du Congo a adhéré, qui déclare : "Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation", et le Titre III en son Préambule précise : "La souveraineté appartient à la Nation de qui émanent tous les Pouvoirs".

Au regard de tout ceci, il convient de dire que l’Acte pondu par SASSOU NGUESSO en 2000 qu’il tente de nous présenter comme Loi fondamentale c’est n’importe quoi, une simple attestation de gangstérisme politique et de falsification de la règle de Droit. Le Congo n’a qu’une Constitution, c’est celle du 15 mars 1992 qui n’a jamais été abrogée. Nous devons contraindre SASSOU NGUESSO à cette évidence. J’invite donc l’opposition à plus de pragmatisme.

SASSOU NGUESSO est un usurpateur et doit être traité comme tel. Nous aurions donc du appeler activement nos parents à s’abstenir de toute participation aux élections organisées sous l’égide de cette pseudo Constitution. Car aujourd’hui, la position de l’opposition qui réclame la révision de la loi électorale est insoutenable. Après l’avoir acceptée en 2002, il me paraît parfaitement insensé d’en exiger la révision.

Le Pouvoir de SASSOU NGUESSO répondra tranquillement et à juste titre à cette opposition : faudrait-il modifier la loi électorale chaque fois que celle-ci n’arrangera pas telle ou telle classe politique ?

La preuve de l’élection truquée de  SASSOU NGUESSO

Voici par exemple les résultats qui ont permis l’élection de Denis SASSOU NGUESSO à la présidentielle de 2002, tels que très officiellement rendus publics par le Ministère de l’Intérieur :

Denis SASSOU NGUESSO :                             89,41%

KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU :                         2,76%

Angèle BANDOU :                                                 2,32%

Jean-Félix DEMBA NTELO :                                 1,68%

Côme MANKASSA :                                               1,25%

Adamo MATETA :                                                 1,59%

Bonaventure MIZIDY :                                                 1%

La sommation des résultats qui aurait du logiquement donner 100% a, en l’espèce donné curieusement : 100,1%.

Que Placide LENGA, Président de la Cour Suprême nous dise comment dans notre pays démocratique où le Pouvoir Judiciaire est indépendant, la plus haute Juridiction a-t-elle pu valider de tels résultats qui ailleurs auraient juridiquement conduit à l’invalidation du scrutin ?

J’ai à l’époque, aussitôt ces résultats publiés, interpellé par la voie de la presse la Cour Suprême et le Ministère de l’Intérieur par l’Hebdomadaire La Rue meurt, sans aucun écho. SASSOU NGUESSO a ainsi été voté sans avoir été élu, et il gouverne contre le Droit, au-dessus du Droit et en violation du Droit. Comment donc espérer vivre avec un tel tricheur au sein d’une nation civilisée ?

La nullité du serment de SASSOU en 1997

Aux termes de l’article 72 de la Constitution du 15 mars 1992 : 

"Lors de son entrée en fonction, le Président de la République prête le serment….. Le serment est reçu par le Président du Conseil Constitutionnel qui prend acte devant le Parlement, le Conseil Constitutionnel et la Cour Suprême".

La seule compréhension que suggère ce texte est que, l’exercice de la fonction de Président de la République ne commence qu’au moment de la prestation du serment, ou disons après que le serment ait été prêté. Autrement dit, le Président de la République n’acquiert l’aptitude de prononcer les nominations aux hautes fonctions de l’Etat, Pouvoirs qu’il détient exclusivement qu’au vue du serment qu’il a prêté. Avant cette formalité substantielle, tout acte par lui posé est sans base juridique et donc nul et de nul effet.

Or depuis 1997 et après le pseudo Présidentiel de 2002, les deux serments prêtés par SASSOU NGUESSO ont été reçus par son ami Placide LENGA, nommé par lui à la fonction de Premier Président de la Cour Suprême.

Il faut donc constater que Placide LENGA qui n’a jamais été dûment nommé, n’a pu recevoir dûment le serment de Monsieur SASSOU NGUESSO.

Le serment de Président de la République est un serment provisoire autrement dit, il est un Engagement Solennel donné selon les règles et devant l’Autorité qualifiée, de remplir au mieux sa mission. La qualification de l’Autorité chargée de recevoir la déclaration de cet Engagement est donc une condition essentielle dont l’absence entraîne la nullité de l’acte posé. Ceci c’est du Droit et non pas du tribalisme.

SASSOU NGUESSO n’a jamais ainsi prêté serment et par conséquent, tous les actes qu’il a pu poser ici et là au nom de la République sont nuls et de nullité absolue. D’où, il est légitime de constater que toutes les Institutions nommées sous la plume de SASSOU NGUESSO n’ayant aucune base juridique sont illégales. Il en est ainsi de ce qui nous tient lieu de Pouvoir judiciaire.

En effet, l’on sait que le Pouvoir judiciaire qui chez nous est exercé par la Cour Suprême, la Cour des Comptes, les Cours d’Appel et les autres Juridictions nationales, est crée par les lois organiques qui fixent leur organisation, leur composition et leur fonctionnement.

De la nullité du Pouvoir Judiciaire

En feignant de donner à l’actuel Parlement une légitimité, nous en venons à considérer la Loi n°15-99 du 15 avril 1999 modifiant et complétant certaines dispositions de la Loi n°023-92 du 20 août 1992 portant statut de la Magistrature.

Aux termes de l’article 4 de cette Loi :"Les nominations aux divers emplois de la magistrature sont faites, sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature, par Décret du Président de la République".

Aux termes de l’article 45 : "Tout magistrat, âgé de soixante-cinq ans, est admis à faire valoir ses droits à la retraite…. ".

Aux termes de l’article 3 de la Loi n°16-99 du 15 avril 1999 modifiant et complétant certaines dispositions de la Loi n°024-92 du 20 août 1992 et de la Loi n°29-94 du 18 octobre 1994 portant institution du Conseil Supérieur de la Magistrature, le Premier Président de la Cour Suprême est membre de droit du Conseil Supérieur de la Magistrature et en assure la deuxième vice-présidence.

Au regard de ce qui précède, la nomination d’un magistrat dans telle ou telle autre fonction de la magistrature n’est réputée valable que sous la condition impérative que cette nomination intervienne conformément aux dispositions supra.

Or, il est aujourd’hui établi que Monsieur Placide LENGA est depuis plusieurs années maintenu en qualité de Premier Président de la Cour Suprême en totale violation de la loi. Ce haut magistrat âgé de plus soixante-cinq ans, demeure en fonction par la seule volonté du Pouvoir Exécutif et en marge de la limite d’âge fixée à l’article 10 (nouveau) de la Loi n°17-99 du 15 avril 1999 modifiant et complétant certaines dispositions de la Loi n°025-92 du 20 août 1992 et de la Loi n°30-94 du 18 octobre 1994 portant organisation et fonctionnement de la Cour Suprême, qui dispose que tous les magistrats nommés sur la liste des magistrats de la Cour Suprême demeurent en fonction jusqu’à l’âge de la retraite fixée à soixante-cinq ans. Cette disposition fixe ainsi la limite guillotine pour demeurer en fonction. Au-delà cela devient du banditisme. Par ailleurs, il est de notoriété publique qu’aucune nomination de nos magistrats n’a obéi aux dispositions légales susmentionnées.

Nous serions donc dans un Etat de Droit, toutes les décisions rendues par les juridictions auxquelles ont siégé des magistrats nommés dans ces conditions ainsi atteintes de vice d’illégalité, seraient réputées nulles et de nullité absolue.

Du vice de fictivité de la Famille congolaise

Plus grave, le texte fondateur de la cellule de base de toute société civilisée : la famille, autrement dit notre Code de la Famille a été constamment violé depuis sa votation sous Sassou I.

D’après les dispositions conjuguées des articles 25 ; 28, 53, 150, 157 et 158 de la Loi n°073-84 du 17 octobre 1984 portant Code de la Famille :

"Sont Officiers de l’Etat Civil : les Présidents des Comités Exécutifs de Districts, les Chefs de District, les Chefs de poste de Contrôle Administratif, les Maires" ;

"Les Officiers de l’Etat Civil prêtent serment devant le Président du Tribunal Populaire de District ou d’Arrondissement (Cour d’Appel)" ;

"L’intervention de l’Officier de l’Etat Civil est obligatoire dans la célébration du mariage" ;

"Seul le mariage célébré par l’Officier de l’Etat Civil a des effets légaux" ;

"La nullité du mariage doit être prononcée lorsque le mariage n’a pas été célébré par un Officier de l’Etat Civil ou lorsqu’il l’a été par un Officier de l’Etat Civil incompétent" ;

"L’ouverture de l’action en nullité est imprescriptible".

Or, nous le savons tous, les Maires comme les Chefs de Districts qui se sont depuis prêtés à célébrer les unions matrimoniales dans notre pays, n’ont jamais été soumis à l’obligation de prestation de serment avant leur entrée en fonction.

Il n’est même pas interdit de dire qu’ils assument leur fonction en parfaite illégalité. Le Congo Brazzaville est, depuis SASSOU I, un véritable Etat voyou. De ce fait, toutes les familles constituées sous le régime du Code de la Famille sont frappées du vice de fictivité, et tous ces mariages nuls de nullité absolue.

SASSOU, un talentueux menteur

Le monde est témoin du déchaînement de la colère populaire qui s’est abattue dans la capitale hongroise il y a quelques années à peine, où, suite à la déclaration du Premier Ministre qui a reconnu avoir menti dans son programme économique pour rempoter les élections, les Hongrois abusés, ont envahi la place du Parlement pour exiger la démission du Premier Ministre.

Or, au Congo Brazzaville, nous avons désormais la preuve irréfragable que le Général d’Armées SASSOU NGUESSO ne mérite pas la confiance populaire pour avoir à maintes occasions menti au pays.

L’infidélité de SASSOU à ses propres promesses

A la page 22 de son ouvrage intitulé Le manguier, le fleuve et la souris, SASSOU NGUESSO écrit ce qui suit :

"Si des élections libres constituent la condition nécessaire à la mise en place d’un système démocratique, elles sont loin de suffire à le garantir. Dans des pays dont les premiers pas ; lors de l’indépendance, ont été marqués par le régime du parti unique, d’autres conditions doivent être réunies. La première d’entre elles est de nature morale. Elle consiste à exiger des candidats qu’ils respectent les engagements auxquels ils ont souscrits durant leur campagne".

SASSOU NGUESSO reproche à Pascal LISSOUBA de n’avoir pas respecté ses engagements de campagne. Et nous savons tous que c’est la violation de la Constitution qui a servi de prétexte à SASSOU NGUESSO pour justifier son coup d’Etat.

Il faut d’abord rappeler à SASSOU NGUESSO que les premiers pas dans ce pays après l’indépendance n’ont pas été marqués par le régime du parti unique. Le pays à cette époque comptait plusieurs Partis comme le Parti Progressiste Congolais (PPC) de Félix TCHICAYA, le Parti Socialiste Congolais (MSA) de Jacques OPANGAULT, l’Union Démocratique pour la Défense des Intérêts Africains (UDDIA) de Fulbert YOULOU et enfin le Groupement pour le Progrès Economique et Social (G.P.E.S.), de Pierre KIKHOUNGA-NGOT.

L’erreur historique de SASSOU NGUESSO sur ce point précis est due au fait d’abord, que ceux du PCT croient que l’histoire du Congo commence avec Marien NGOUABI, et ensuite le fait que l’ouvrageLe manguier, le fleuve et la souris attribué à SASSOU NGUESSO a en réalité été écrit par un autre, et que SASSOU NGUESSO ici ne joue que le Kim Il Sung.

A la même page, l’auteur identifie la séparation des Pouvoirs qu’il qualifie de principe de base d’un régime démocratique, la condition sine qua non de légitimité et une nécessité pour le Congo.

Il poursuit son analyse en déplorant l’état des routes devenues impraticables, faute d’entretien. A la page 23 nous pouvons lire ce verdict :

"…, l’état déplorable des routes. Elles sont désormais impraticables, faute d’entretien. Elles constituent pourtant ce qui relie les hommes entre eux….. Mon successeur a commis l’erreur de se désintéresser de cette question capitale comme je l’expliquerai plus loin, préférant rêver à une improbable autoroute dont le coût somptuaire autant que l’inutilité ont, par bonheur, dissuadé tous les investisseurs.

Il reprend ainsi aux hommes la faculté qu’ils avaient de se déplacer, de se retrouver, de se connaître, et les ramène au temps où les régions étaient coupées les unes des autres depuis des siècles.

Le Congo est à l’image de ses routes. En plein délabrement.

On peut même se demander s’il est encore un Etat. Dans les textes, oui, mais dans les faits ? Certainement pas.

Il n’en a plus l’apparence, ce qui est encore plus dramatique. Il m’est impossible de laisser mon pays aller à vau-l’eau. C’est pourquoi, après voir longuement réfléchi face aux flots fertiles de l’Alima, j’ai décidé de me présenter aux élections présidentielles de juillet prochain.

Je ne fais pas acte de candidature par ambition personnelle. J’ai amplement démontré que j’en étais dépourvu. Je le fais pour que le Congo revive".

SASSOU NGUESSOa condamné Pascal LISSOUBA sur cinq ans de gestion fortement perturbés et étranglés par la France. Lui, le voilà revenu aux affaires depuis bientôt dix ans, avec une production pétrolière abondante et un prix du baril quatre fois supérieur à celui sous Pascal LISSOUBA, un syndicat très largement anesthésié par la corruption, qui a de ce fait perdu toute velléité de revendication.

Le pays est en droit d’exiger de SASSOU NGUESSO de faire le bilan de sa gestion depuis le 5 février1979. Quelle est l’utilité du monument érigé en mémoire de Pierre Savorgnan de Brazza, dont le prix somptuaire des travaux affole les Congolais ? La fameuse route de Pascal LISSOUBA a au moins le mérite de n’avoir été qu’un rêve.

SASSOU NGUESSOest aujourd’hui pris en flagrant délit de mensonge. Il n’a pas seulement violé ses engagements de campagne, mais mieux, il a violé toutes les dispositions de sa propre Constitution, pourtant faite à sa mesure. Il viole sa propre légitimité.

SASSOU a truqué son âge

En effet, il n’y a pas que ses promesses de création d’emplois, d’augmentation de salaires, de paix et de sécurité, de gratuité du traitement contre le paludisme chez les enfants, qui soient inexactes ;  il est aussi désormais établi que SASSOU NGUESSO a menti sur son âge.

La lecture de la biographie officielle diffusée sur le très officiel site du très officiel Gouvernement de la République, nous indique que SASSOU NGUESSO serait né à Edou dans la Cuvette en 1943.

Il aurait commencé ses études primaires dans son village natal qu’il quitte à l’âge de 10 ans pour Fort-Rousset (Owando), pour y poursuivre ses études primaires. Il restera à Fort-Rousset qu’il quitte à l’âge de 13 ans, admis en classe de sixième. La même source officielle nous indique que SASSOU NGUESSO est admis à l’Armée en 1960, puis, de 1961 à 1968 il suit une formation militaire au Centrafrique, puis en Algérie et en France où il sort de l'Ecole Interarmes avec le grade de sous-lieutenant. Sur la base de ces indications officielles, raisonnons simplement :

Supposons que Monsieur le Président de la République, fait rare dans nos villages lointains, surtout dans un coin perdu comme Edou, ait commencé ses études au plus tard à six ans autrement dit en 1949. S’il a 10 ans au moment où il quitte son village natal comme l’indique sa biographie très officielle, pour poursuivre ses études primaires à Fort-Rousset, c’est donc en classe de Cours Elémentaire deuxième année (CE2) que l’homme de la dictature apaisée arrive au Chef lieu de la Cuvette car, pour demeurer courtois mais aussi l’honneur du pays exige de supposer et d’admettre que l’homme n’a jamais repris aucune classe.

Nous sommes arithmétiquement parlant en 1953. S’il a treize ans au moment où il est admis au concours d’entrée en sixième à Dolisie, mais ici ni la courtoisie ni l’honneur du pays ne peuvent nous empêcher de le constater, le chef aura donc répété une classe soit le Cours Moyen première année (CM1) soit le Cours moyen deuxième année (CM2), car autrement, ce serait à l’âge de 12 ans qu’il aurait été admis au concours d’entée en sixième, donc en 1955. Mais nous sommes donc en 1956.

Notre futur Président qui arrive au Collège à Dolisie en 1956 à l’âge de 13 ans, en sort titulaire du Brevet Elémentaire (BE) au terme de quatre années passées en classes de sixième, cinquième, quatrième et troisième.

Jusqu’ici le scénario semble tenir. Nous sommes bien en 1960 et le futur Président premier Général d’Armée de nos Forces Armées, a donc 17 ans d’après l’Arithmétique dépolitisée accessible à tous.

C’est alors que, génie de son temps, doué d’une intelligence exceptionnelle, le petit Denis SASSOU qui n’est pas encore NGUESSO, est engagé dans l’Armée qui, pour la première fois recrute un mineur, car SASSOU n’a que 17 ans en 1960 au moment où il s’engage dans l’Armée. Nous savons en effet que l’Armée n’a jamais recruté avant 18 ans révolus et la majorité à cette époque est à 21 ans.

Or, c’est de notoriété publique, notre futur Chef a été Elève de l’Ecole normale de Mbounda où il aura passé un an. Autrement dit, il en serait sorti à l’âge de 18 ans en 1961. S’il est vraiment né en 1943, et il est encore à l’Ecole normale de Mbounda jusqu’en 1961, par quelle alchimie Dieu d’Abraham il se serait engagé dans l’armée en 1960 ?

De sources concordantes, tant il est vrai que ceux de la promotion de SASSOU à Mbounda sont légion, c’est au mois de mars 1961 que SASSOU, encore présent à Mbounda aurait passé le test pour entrer à l’Armée. Les candidats à ce test venaient de divers Etablissements scolaires du pays notamment le Lycée Savorgnan de Brazza et l’Ecole normale de Mbounda.

En juin 1961, au terme de sa formation à l’Ecole normale de Mbounda, SASSOU admis Instituteur Adjoint, est affecté comme Enseignant à Fort-Rousset.

Mais les résultats du test militaire sont proclamés au même moment, deux candidats sont retenus : un candidat venu du lycée Savorgnan de Brazza puis SASSOU venu de Mbounda. Le candidat du lycée arrivé en tête ayant par la suite renoncé au service militaire, un autre candidat de Mbounda venu en troisième position, Innocent MBOUNGOU NGOMA, sera alors repêché.

Ainsi, SASSOU et son collègue Innocent MBOUNGOU NGOMA qui renoncent à la carrière d’Enseignant, sont admis à servir dans l’Armée. Ils sont envoyés à Bouar dans l’Oubangui Chari pour la Formation commune de Base qui à cette époque dure six mois. Au terme de cette Formation du soldat, les deux collègues sont admis à l’Ecole Militaire de Cherchell en Algérie pour suivre la Formation d’Officier de réserve. Ils sont rejoints par Barthélemy KIKADIDI.

Après une année en Algérie, de retour au pays, SASSOU est envoyé en France à l’Ecole d’Application d’Infanterie de Saint-Maixent. Il poursuit donc sa carrière militaire depuis, et son collègue est le Colonel à la retraite Innocent MBOUNGOU NGOMA que j’ai eu l’honneur d’avoir comme Chef de Corps au Premier Groupement d’Artillerie, avant mon admission dans la Marine Nationale par la voie de changement d’Armée.

C’est donc bien en 1961 que SASSOU entre à l’Armée et non pas en 1960 comme l’insinue sa biographie corrigée. Sur ce point donc la biographie du Chef de l’Etat a été truquée, et l’on serait dans un Etat de droit, notre Président de la République se serait rendu coupable de faux et usage de faux.

Un autre fait troublant, SASSOU NGUESSO a comme compagnon à l’Ecole normale de Mbounda, Placide LENGA, le Premier Président de la Cour Suprême.

On sait que ce dernier est l’aîné du premier, et ce serait dans le meilleur des cas en dernière année qu’ils se rencontrent, lorsque SASSOU NGUESSO arrive au Collège. Nous savons que Placide LENGA qui bénéficie des largesses illégales de son ami, aurait dû cesser ses fonctions de Magistrat à l’âge de 65 ans depuis plus de cinq ans ; autrement dit, il aurait très largement dépassé les 70 ans et ne serait pas bien loin d’être octogénaire.

Or, dans la réalité officielle actuelle, Placide LENGA serait ainsi vieux de six ans par rapport à SASSOU NGUESSO. Je ne ferai pas injure à ce haut personnage de la République en suggérant que notre plus haut magistrat n’aurait pas été un élève très intelligent, pour être arrivé si tard au Collège, pour un enfant qui naquit il faut le dire à Mabaya à quelques minutes de la capitale Brazzaville, et dans une région truffée d’écoles déjà à cette époque, je sais de quoi je parle ; c’est mon terroir. Avant les années 50, Mabaya dispose même déjà d’un dispensaire, mon frère cadet y est né quelques années plus tard.

Un mensonge n’est jamais parfait. Il faut se demander alors quel est l’âge réel de notre Président de la République. Nous serions dans un Etat de Droit, que nous aurions souhaité la réunion d’une Commission parlementaire pour procéder à cette vérification, car la déclaration de naissance de notre Président me paraît sujette à caution.

On ne peut s’autoriser à écarter les autres de la course à l’élection présidentielle sous le fondement de leur âge, en ayant soi-même tronqué sa date de naissance. Une Commission parlementaire mixte, autrement dit composée à la fois des parlementaires de la Majorité et de l’opposition à nombre égal, élargie à des représentants des Partis et quelques membres de la société civile, aurait été nécessaire pour interroger tous sachants, les témoignages ne manqueront certainement pas.

Savoir quel sera l’âge réel du Président de la République au terme de son mandat actuel pour savoir s’il est alors encore éligible est une nécessité nationale, une obligation constitutionnelle...

REVEILLONS-NOUS !

 

 

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Published by PatrickEric - dans Politique
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