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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 00:58

La ville de Pointe-Noire, objet de toutes les convoitises

crash 1 10 mai 2007On l'a vu, Pointe-Noire est une sorte d'aboutissement incontournable pour la République du Congo, empêtrée comme on vient de le voit par les détournements d'Etats aux profits de l'entourage de la famille gouvernementale. Le syndrome de la Guinée Equatoriale n'est pas loin.

En réalité, le pays a servi de plaque tournante (et sert encore) à divers trafics, dont celui qui nous intéresse en priorité depuis plusieurs épisodes. Jusqu'ici, il s'agissait plutôt de prévarications diverses, mais la présence régulière d'avions liées à la sphère de Viktor BOUT oriente les débats vers d'autres possibilités d'enrichissement.

Et c'est là que survient la mise en garde de la DEA américaine, à propos d'une entreprise qui a pignon sur rue dans le pays au point de participer à la rénovation de lycées ou d'offrir des voitures à la police. Des cadeaux... de trafiquants !

Nous avons vu que le gros handicap du pays est entre autres son infrastructure de transports. Sur place, il y a pourtant d'autres compagnies aériennes, au Congo Brazzaville, pour suppléer aux insuffisances des voies ferrées du pays.

crash 2 10 mai 2007Ainsi Aéro-Service, basé à Pointe-Noire, qui utilise trois Antonov An-12. Le 25 janvier 2008, son appareil An-12BP immatriculé EK-11660 a vu ses freins se casser, et emboutir (et découper avec ses hélices !) le Boeing 727-247 9L-LEF de Canadian Airways Congo (alias Canair Cargo, créée en 2004, et ici en train d'atterrir à Pointe Noire avec son unique Antonov 24- à noter le survol de la ville). Les deux appareils étant ce jour-là complètement détruits.

CCC, qui exploite par ailleurs un Antonov 24PB, Aéro Service exploitant deux Britten-Norman BN2A Islander, deux Cessna et un CASA C212-300 Aviocar. Cet appareil, immatriculé TN-AFA se crashera le 20 Juin 2010 à Yangadou, tuant un grand patron d'entreprise, l'un des hommes les plus riches d'Australie, et une bonne partie de son staff

L’appareil qui avait décollé de Yaoundé, transportait Ken TALBOT, un Australien richissime et responsable de la compagnie minière australienne Sundance Resources, ainsi que cinq Australiens, deux Français, deux Britanniques et un Américain.

En juin 2010, onze personnes étaient mortes dans le crash d’un avion à environ 30 km de la ville minière de Yangadou (nord-ouest du Congo).

crash 3 10 mai 2007Les accidents sont-ils aussi fréquents que cela au Congo ? Oui, sans nul doute, car certains ne passent pas dans les médias, n'ayant pas commis de victime. Un avion-cargo de type Antonov, exploité par la compagnie Aéro-service, a frôlé la catastrophe, samedi 24 octobre 2009, à l’aéroport international Maya-Maya, à Brazzaville.

Il venait de se poser sur la piste de l’aéroport, quand, soudain, il en est ressorti, on ne sait par quelles manœuvres, et de se retrouver dans les herbes. Mais, plus de peur que de mal, le pire avait été évité ; l’équipage et le chargement, tous en sont sortis indemnes. "Certainement, les causes de ce dérapage sont à rechercher au niveau du pilotage..." pouvait-on lire dans la "lasemaineafricaine.com"

L'avion crashé le 21 mars dernier de la TAC (ou Trans Air Congo), posait davantage problème que ceux défaillants d'Aéro Service. C'est en effet un Antonov bien connu du spécialiste belge RUUDLEEUW, celui qui a répertorié tous les avions de Viktor BOUT.

L’A6-ZYB de Dolphin Air a été acheté à une entreprise appelée Congo Air Trans à Kinshasa. Où avons-nous entendu parler d’eux avant ? Eh bien, vous souvenez peut-être d’une photo d’un Antonov 12, immatriculé 9L-LEC, n° 4341803, sur le terrain à Bagdad en Janvier 2004 portant le nom de "Skylink".

Plus tard, l’information a révélé qu’il avait été celui qui avait livré la nouvelle monnaie irakienne - un emploi, dans lequel Tim SPICER d’AEGIS avait eu quelque chose à voir. Cet avion a ensuite été photographié avec le logo TAC, à Kinshasa, avant d’être détruit dans un accident quelque part dans l’est de la RDC.

Et d’où TAC avait donc obtenu un autre An-12, au numéro de série 4342404 ? De Santa Cruz Imperial de Dubaï. Et où a-t-il fini ? Quelque chose comme "Inter Transavia", une société enregistrée au Kirghizstan.

L'avion crashé avait le numéro d'origine 402006 et avait auparavant porté les numéros LZ-ASY et TN-AGK. LZ étant l'indicatif de la Bulgarie, pays fabriquant d'armes légères comme on le sait. Les avions de BOUT sont donc très présents au Congo Brazzaville. La TAC possédant aussi un Gulfstream 1, venu de Lanseria.

E37 Crash Pte-Noire 2011t le chargement habituel du TN-AGK fait dans le plus pur style de l'improvisation africaine. "C'est l'Afrique... tout est en pagaille !" note l'auteur du blog, qui nous gratifie d'un chargement en pleine piste de terre à Ouesso, du S9-PSM, pas loin du Gulfstream.

L'engin, datant de 1965 avait été vendu par AéroAsia, qui n'était autre qu'un énième bureau de Viktor BOUT situé à au Kazakhstan, à Almaty ! Dans ces données techniques, son numéro : le 5343006.

En décembre 2007, il était au Burkina Faso. Ce vétéran avait eu plusieurs couches de peinture superposées. Le 14 juin 2005, il se faisait photographier sous le numéro 4K-AZ32, au nom d'Azal Avia Cargo à Kandahar, en Afghanistan ; le 22 du même mois, il filait sur Dubaï.

L'auteur nous gratifiait juste après d'une belle épave en prime. Celle provenant du crash du 15 septembre 2007, de l'UR-CEN de Veteran Airline. Son TG-16, sa génératrice auxiliaire, avait pris feu en vol, incendiant une bonne partie de l'avion.

L’avion avait commencé à brûler à 80 km de l’aéroport, avait réussi à se poser mais avait été entièrement détruit. L’appareil n’était pas de première fraîcheur, à en voir quelques mois auparavant les photos en Ukraine, sous le logo de "Humanitarian Air Services", le 3 crash 4 10 mai 2007août 2007.

Un véritable avion poubelle !"Humanitarian Air Services", une société pourtant, dépendant de l’ONU. Veteran Airlines étant, elle, un énième paravent de Viktor BOUT, sous la direction de son ami Andrey PETRENKO ! En résumé, les avions de Viktor BOUT ont fait de nombreux séjours à Pointe Noire. Le tout est de savoir pourquoi.

"Pointe-Noire, qui est aussi un port, et la capitale économique du Congo Brazzaville participe pour 90% aux recettes douanières congolaises" pouvait-on lire sur le compte rendu d'une réunion des douanes.

Une activité économique prépondérante pour le pays qui a enrichi certains commerçants dont certains peu recommandables, mais ayant fricoté avec le pouvoir selon diverses méthodes, dont l'habituel graissage de patte.

Dans le genre, une firme s'est illustrée. Et ce n'est pas n'importe laquelle, puisque son dossier était sur le bureau de la DEA américaine depuis un bon nombre d'années.

À Pointe-Noire, comme partout ailleurs au Congo Brazzaville, "Elissa Groupe" est vu34 Crash Pte-Noire 2011 (1) comme un grand donateur qui fait des dons importants aux institutions de la République. En 2009, "Elissa Groupe" réhabilite le complexe sportif (handball, basketball et gymnastique, etc.) du lycée technique POATY Bernard. Sans oublier l'érection la même année, d'une salle multimédia dans ce même établissement sous Pierre Michel NGUIMBI, ancien ministre de l'enseignement technique et professionnel. 

En outre, comme une institution spécialisée dans l'humanitaire, "Elissa Groupe", selon les indiscrets, a livré à crédit (40 millions de francs Cfa) des véhicules 4x4 aux différentes unités de la police nationale du Kouilou. Ce qui pourrait être vrai, car chacun des quatre commissariats de police de Pointe-Noire est désormais doté d'une Toyota Land Cruiser.

D'autres médisants de la République parient qu'"Elissa Groupe" remet souvent gratuitement des voitures de luxe (Hummer, Infinity, Prado, Lincoln, ML, etc.) aux enfants des "Napoléon". Lesquels d'ailleurs les exhibent dans toutes artères comme les fils de Ben ALI ou MOUBARAK explique un bloggeur.

Un autre le fait remarquer également (et amèrement) : "Le lendemain, dès 8h, nous retrouvons "notre" sommité. L’homme nous fait monter dans son 4x4. A partir du stade Eboué, nous désirons nous rendre à l’école de peinture de Poto-Poto. Mais la circulation est difficile, pour ne pas dire impossible. Une longue file de 4x4, de foulas-foulas et de taxis roulent à pas d’escargot.

De mon siège, je mate uniquement les 4x4, ces automobiles dont le luxe tranche avec la misère ambiante. En deux minutes, je n’en dénombre pas moins de 25. Des Rav4, des Prado et des Hummer, tous flambants neufs. Le Congo est-il réellement un PPTE (pays pauvre très endetté) "? Je me le demande.

Plus tard, notre sommité dit : "Oui, le Congo est pauvre ! Mais certains Congolais sont riches, très riches, et chacun d’eux compte dans son parking au moins trois 4x4".

En France, il m’est difficile de voir autant de 4x4 en une minute. A Brazzaville, sans 4x4, on n’est rien. Tous les ministres ou presque ont délaissé leur 607 pour les 4x4. Bonjour la pollution !"

Des véhicules, donc, offerts par la firme qui a bel et bien été l'objet d'une surveillance intense pour trafic de drogue et blanchiment d'argent. L'affaire ayant été révélée au grand jour que récemment : "Au Bénin, la nouvelle est au centre des conversations dans plusieurs quartiers de Cotonou. Ce, depuis le 31 janvier 2011. Ce lundi-là, le quotidien privé "Le Béninois" publiait dans son numéro 1226 et à la page 3, une nouvelle qui, en réalité continue de monter comme la moutarde, au nez de Mohammed KARROUBI, responsable d'"Elissa-Groupe".

Le surtitre de notre confrère Jean KINGLA est aussi bien informatif qu'attractif : "Elissa-Groupe sur la liste noire de l'agence anti-drogue américaine DEA".

Et Jean KINGLA attaque vivement : "Un vaste réseau libanais de trafic de drogue et de blanchiment d’argent avec ramifications en Afrique, serait dans le collimateur des Etats-Unis".

Le 26 janvier 2011, confirmation était en effet arrivée de la DEA accusant nommément AYMAN JOUMAA, l'Assan Ayash Exchange Company, l' Ellissa Exchange Company, et la New Line Exchange Trust Co.

Le frère de JOURNNAA AKRAM SAIED JOUMAA étant le directeur du Caesar’s Park Hotel (de Beyrouth). Au Liban, c'est Phenicia Shipping Offshore SARL, des compagnies basées au Panama comme Goldi Electronics S.A. et Zona Libre International Market S.A., mais aussi directement en Colombie telles qu'Almacen Junior, Almacen Junior No. 2 et Commercial Planeta qui sont toutes accusées de trafic de cocaïne.

Un journaliste de RFI avait donc levé un gros lapin ! Les libanais avaient été dénoncés en même temps que le chef d'état-major de l'armée de l'air de Guinée Bissau, Ibrahima PAPA CAMARA, et Jose AMÉRICO BUBO NA TCHUTO, l'ancien chef d’état-major de la Marine, tous deux présentés comme les grands responsables du trafic de drogue ; le lien entre la Guinée Bissau et le port de Pointe Noire existe, pour sûr.

Il s'agit donc des ressortissants libanais impliqués dans un trafic de drogue et de blanchiment d'argent. Parmi eux, le très multi milliardaire, Mohammed KARROUBI, Béninois d'origine libanaise dont les sociétés existant dans beaucoup de pays du monde, ont été inscrites sur la liste noire de US DEA.

Selon Le Béninois, en guise des mesures conservatoires, toutes les marchandises de Mohammed KARROUBI notamment les voitures, auraient été saisies par les douanes du pays de l'Oncle Sam. Le Béninois n'est pas le seul organe de presse à avoir abordé ce sujet qui défraie la chronique.

D'ailleurs, la question a été soulevée le 28 janvier par Christophe CHAMPIN, journaliste de Rfi dans le blog de la "radio mondiale".

A en croire Christophe CHAMPIN, le bureau américain de contrôle des avoirs étrangers (Office of Foreign Assets Control en sigle OFAC) aurait dénombré neuf personnes et dix-neuf structures impliquées dans le trafic de drogue et blanchiment d'argent. Et le "gourou" de ce trafic s'appellerait AYMAN JOUMAA.

Lui qui selon OFAC, "a coordonné le transport, la distribution et la vente de cargaisons de plusieurs tonnes de cocaïne à partir de l'Amérique du sud et a blanchi les bénéfices de ce trafic en Europe et au Moyen-Orient".

Evidemment, la contre-attaque n'avait pas tardée, un site (celui de "rochereau") venant mettre en cause la thèse du journaliste de RFI, Christophe CHAMPIN, à l'origine des accusations. Mais les faits étaient bien là et l'activité aurait déjà procuré à JOUMAA et sa bande une richesse de plus de 200 millions de dollars américains (environ 1 milliard de francs Cfa, au cas où un dollar vaut 500 francs Cfa, Ndlr).

Une fortune qui sans doute permet à Mohammed KARROUBI de faire "des grands signes de générosité à l'endroit du gouvernement du Bénin", selon l'expression du quotidien béninois.

Dons ou pas, il n'empêche : le transport, la distribution et la vente de cargaisons de plusieurs tonnes de cocaïne à partir de l'Amérique du sud et le blanchiment de l'argent passait bien par... Pointe Noire ! ET impliquait des personnes très en vue !

"Pas de drogue dans le port", continuent à clamer les autorités ? Ce n'est pas ce qui est dit le site Talassa, qui laisse entrevoir bien des "trafics" : "Il se passe des choses très louches au Port Autonome de Pointe-Noire : trafic d’influence, conflit de compétence, réseaux maffieux et vol ou détournement des voitures et bien d’autres marchandises de valeur prennent des directions inconnues, etc. Depuis quelques mois, le Port Autonome de Pointe-Noire est devenu la plaque tournante des trafics illicites, au regard de l’ouverture maritime du Congo aux transactions internationales incontrôlées par les services spécialisés du Port, des douanes, de la police et autres transitaires impliqués dans la gestion administrative des installations portuaires de Pointe-Noire.

En effet, la Direction départementale des douanes est constamment victime des injonctions faites dans les différents services spécialisés du port de Pointe-Noire par un groupe de citoyens appartenant semble-t-il à la famille présidentielle ou au pouvoir diabolique de Mpila.

Sans honte, ces opportunistes qui ont pignon sur rue, se présentent très souvent au Port Autonome de Pointe-Noire sous le label "protégé et déposé" du couple présidentiel SASSOU NGUESSO, enfants, envoyé de tels ministres ou tels généraux dans le but d’intimider et de bénéficier des facilités douanières.

Voilà une clique de mafieux impénitents qui ternit l’image de SASSOU NGUESSO et de Maman Anto ! Très remarqués au Port Autonome de Pointe-Noire où ils affichent un air très hautain, ces truands "tribalistes et intégristes" qui se disent originaires d’Oyo tout en se réclamant de la famille présidentielle ou du pouvoir, perturbent sans cesse la bonne marche du travail, mettant ainsi en difficulté les services de douanes, de la police, des impôts en service au Port Autonome de Pointe-Noire".

Alors que vient donc y faire le Groupe Bolloré, chassé il est vrai du port de Dakar (Sénégal) par Dubaï Ports World ? Car ses ambitions sont immenses.

"Regardez l’état des quais", soupire le directeur de l’exploitation, Laurent PALAYER, en montrant le lent ballet des engins de manutention. "L’infrastructure date du Front populaire", ajoute le directeur général de Bolloré Africa Logistics, Dominique LAFONT.

Faute d’équipements à terre, le premier port congolais ne peut accueillir que les navires avec grues intégrées, déchargeant eux-mêmes leur cargaison. C'est la même chose que pour les voies ferrées, visiblement ! C'est tout le pays qui est à l'abandon ! Car comme le dit l'attaché de presse du groupe "Pour Pointe-Noire, Bolloré voit grand".

Il veut multiplier par six le trafic du port (200 000 conteneurs par an) d’ici à 2036 et en faire un hub régional. Le port d’attache des plus gros navires, dont la cargaison sera ensuite acheminée vers les pays voisins par petits bateaux. Le groupe a promis d’investir 570 millions d’euros, dont 70% au cours des huit prochaines années. "Pour mener un tel projet en pleine crise, il faut des tripes", sourit Dominique LAFONT.

BOLLORÉ va construire un quai de quinze mètres de profondeur, le premier d’Afrique de l’Ouest capable d’accueillir les porte-conteneurs de cinquième génération, ces géants des mers transportant 7 000 "boîtes" d’un coup. D’ici à la fin du mois, deux grues géantes doubleront la vitesse de déchargement des navires. Faudra aussi penser à s'équiper d'une équipe de surveillance de quais possédant des chiens renifleurs !

Bizarrement, le même groupe avait aussi remporté mi-août l’appel d’offres du port de Cotonou (Bénin) face au danois Maersk pour l'instant, les travaux à Pointe Noire avancent dans ce port démuni au départ de grues. Il devrait y en avoir 14 à quai, et 38 en parc pour gérer les containers. Et 27 ans de travaux, la durée de la concession accordée.

Un pouvoir congolais mouillé dans de sombres combines mêlant prévarication ou liens avec les mafias libanaises locales, voilà qui devient clair. Mais pour faire fonctionner tout ça, il faut des banques, on l'a vu, et c'est ce que va dénoncer quelqu'un qui va payer de sa vie de l'avoir fait. Bruno OSSÉBI, né en France (il s'appelait Bruno JACQUET !) qui n'en n'échappera pas.

Après des années d'activisme, à dénoncer les errements du pouvoir, sa famille commence à être "inquiétée" et surtout menacée. Malgré tout Bruno OSSÉBI persévère. Il révèle le 17 janvier 2009 sur son site que la Société Nationale des Pétroles du Congo aurait négocié un prêt gagé de 100 millions de dollars sur le pétrole via la banque française BNP Paribas, "préfinancement" interdit par la loi ; que la BNP Paribas aurait ensuite refusé à cause de cette révélation.

Bruno OSSÉBI était aussi actif au sein du Programme StAR de la Banque mondiale et du United Nations Office on Drugs and Crime, programme ayant pour but affiché de récupérer les avoirs africains détournés (en anglais STolen Asset Recovery).

C'en est trop, déjà, pour le pouvoir en place. On incendiera sa maison, tuant en même temps sa femme et ses deux filles de 9 et 11 ans. Bruno OSSÉBI sera admis à l'hôpital militaire de Brazzaville, après avoir été brûlé à 30 % où il décédera dans la nuit du 1er au 2 février 2009, dans l'indifférence générale, ici, en France.

Française, comme l'arrestation de deux béninois qui n'a pas fait le moindre effet ici en France, et pourtant : Deux émissaires du PDG de "Ellissa Group" croupissent actuellement dans les prisons de la France pour fausse déclaration de devises. Les intéressés ont été interpellés dans la semaine du 22 au 26 décembre 2010 à Paris en provenance de Cotonou. Ils étaient en possession de plus de 5 millions de dollars US, en espèces sonnantes et trébuchantes, plus de 2 milliards de nos francs, alors qu’ils avaient déclaré la moitié.

Il s’agit de Hussein SLIM, oncle de Mahmoud SLIM, le PDG adjoint de "Ellissa" et d’une dame au nom de TAMOUS SAAD. Comment ont-ils pu franchir les barrières de sécurité de l’aéroport de Cotonou avec une fausse déclaration ? Et pourquoi donc aucun journaliste français ne s'est intéressé à l'affaire ? On a bien su détecter l'émissaire de KADHAFI, mais pas ceux-là ?

Pourtant cernés, avec d'autres, qui ont décrit les magouilles et les contrats truqués : "référence absolue de M. Pacifique ISSOÏBEKA : l’ancien ministre des Finances avait en effet lui-même déclaré à l'Assemblée nationale que "65% des marchés sont bidon" ! Sinon "comment un individu normal, encore plus un Congolais, dont la famille n'avait pas de fortune notoire, peut-il s'offrir à l'année une suite dans un palace parisien à 7 millions de FCFA par jour ?" poursuit ce dernier. "Seuls les individus liés à nombre de trafics peuvent se permettre pareille dépense. A moins de détenir, mais cela nous l'aurions su, une entreprise industrielle ou commerciale internationalement et honorablement connue" tranche-t-il raconte sans mollir Moléki Nzéla.

Le pays est soit pillé, soit est l'objet de trafics inavouables. Dans le genre grotesque le coup du Yacht pour le cinquantenaire est une opération grandiose ! "A l’occasion du cinquantenaire (de l'indépendance du pays), Mpila (c'est le nom de la résidence de NGUESSO) attend un bateau.

Ces "politiciens en eau trouble" ont fait fabriquer ce bateau à Dubai pour Naviguer dans les eaux saumâtres du fleuve Congo à Brazzaville. 20m de long sur 7,50m de large, le yacht doit arriver dans la capitale congolaise avant le 15 août 2010 et il a été livré à Pointe-Noire. Problème : personne ne sait comment le faire monter à Brazzaville note le commentateur hilare.

Le port vendu aux Français, et les aéroports aux allemands, le gouvernement de la République du Congo a signé à Brazzaville, pour vingt-cinq ans, un contrat de concession des aéroports de Brazzaville, Pointe-Noire et d’Ollombo avec le groupe Egis Segap composé de Lufthansa consulting, Aerco et Egif Avia. 

La convention de concession, signée entre le représentant du groupe allemand, Christian ROGNONE, et le gouvernement congolais représenté par les ministre des Transports, des Finances et le conseiller au transport du chef de l’Etat, donne mission à ce groupe de gérer avec efficacité ces trois plates-formes aéroportuaires, en vue de leur pérennisation.

Il s’agit de distinguer les organes de régulation qui sont l’Etat et ceux de gestion qui sont les concessionnaires. "Nous avons lancé un appel international pendant un an pour chercher le concessionnaire type qui a l’expérience requise et l’habilité qu’il faut pour gérer ces plates-formes", a expliqué le conseiller spécial aux transports du président congolais, Jean Jacques BOUYA. Toujours le même signataire de la gigantesque braderie du pays.

Une banque soutenant un pouvoir prêt à tout pour s'enrichir personnellement. Prêt à vendre son port principal à Vincent BOLLORÉ, par exemple. Une concession accordée au Groupe Bolloré Africa Logistique dès le 15 septembre 2008 par Jean-Jacques BOUYA, président du conseil d’administration du PAPN et du CFCO, Délégué General aux grands travaux, et conseiller du Chef de l’Etat dans les domaines du transport, aviation civil, travaux publics, aménagement, urbanisme et habitat.

Jean-Jacques BOUYA, et son château d'Oyo, à 71 ouvertures, pas une pareille, le tout livré bien sûr par avion de Chateauroux bien sûr ! Le tout-puissant patron de la Délégation générale des grands travaux (DGGT) ne peut rien se refuser. Encore un nouveau riche congolais... bien qu'il s'en défende sur Arte. BOUYA, le neveu de SASSOU NGUESSO la privatisation du pays à au moins un effet sur le bâtiment des portes blindées de garage en okoumé, ç'est plutôt rare, non ?

Dans le crash du 21 mars 2011, comme le rappel notre ami "Ya Sanza" sur son site http://congo-dechaine.info/, nous n’avons que peu d’éléments avérés mais à partir d’eux d’innombrables questions se posent auxquelles il faut absolument des réponses pour atténuer la douleur des familles éprouvées.

On sait que l’appareil a été construit en 1964 et qu’il a été déclaré impropre à la navigation par son constructeur en 2006. L’Etat ne pouvait pas l’ignorer

-        Qui lui a accordé l’autorisation de poursuivre les vols ?

-        Pourquoi le Préfet de Pointe-Noire Alexandre Honoré PAKA affirme-t-il que "l’appareil a été mis en service il y a quelques années"?

-        Pourquoi alors que les fiches de tous les aéronefs sont librement consultables sur internet, la version officielle dit-elle que l’Antonov était apte à la navigation ?

-        Qui cherche-t-on à couvrir ?

-        Quel est le rôle d’Isidore MVOUBA dans la TAC ?

-        Le même Alexandre Honoré PAKA affirme que l’appareil était assuré. Quelle est donc la compagnie d’assurance qui accepterait de perdre ses propres assurances en couvrant, autrement que par ses fonds propres, un appareil inapte à la navigation ?

-        Comment se fait-il qu’hier encore on ait vu voler au-dessus de Pointe-Noire un appareil du même type ?

L’approche de Pointe-Noire se fait selon un cap plus ou moins perpendiculaire à la côte, la piste étant au 17 il doit être environs au 26. L’appareil doit donc opérer un virage d’environ 90° à gauche.

Il se retrouve alors à peu près dans l’axe de la piste en ayant assez de marge pour se réaligner. Il survole les impressionnantes ravines d’érosion de Tchiniambi, passe peu ou prou au-dessus de l’hôpital de Loandjili, laisse à sa droite le stade municipal en survolant Mvoumvou puis Foucks, laisse à sa gauche l’église Saint François et le marché de Tiétié, survole le quartier OCH passe au-dessus de l’Avenue Charles de Gaulle de l’OCH puis encore des maisons, l’avenue Marien Ngouabi la Boulangerie la Gerbe d’Or est à gauche on pourrait presque y compter les pains, traverse le chemin de fer, deux ou trois centaines de mètres et on est sur la piste. Hallucinant.

Les témoignages et le très bref film de l’accident laissent supposer que :

-        l’avion ait eu ses deux moteurs gauche arrêtés ;

-        le pilote ait tenté une approche du stade municipal ;

-        trouvant celui-ci occupé par un match il ait tenté une manœuvre pour faire demi-tour à gauche, peut-être pour essayer de se crasher sur le stade Kokolo Kopa / Enrico Matei ;

-        l’appareil ait alors décroché et soit passé sur le dos avant de percuter le sol avec un angle fort heureusement très obtus évitant les dégâts considérables qu’un impact tangentiel aurait occasionnés.

La version officielle nous dit que l’avion avait obtenu de la tour de contrôle l’autorisation d’atterrir.

-        A quel moment cette autorisation est-elle demandée ?

-        N’y a-t-il pas eu d’autres conversations avec la tour avant l’atterrissage ?

-        A quel moment les pilotes se sont-ils rendu compte qu’ils avaient des ennuis moteurs ?

-        A quel moment ont-ils su que la situation était désespérée ?

En tout cas assez tôt pour qu’ils se dévient sur le stade municipal puis qu’ils tournent vers Mvoumvou.

-        N’ont-ils pas lancé de mayday ?

-        Si oui et s’il a été entendu, pourquoi ne nous en a-t-on pas parlé ?

-        Si non, comment expliquer qu’aucun des quatre membres d’équipage, très expérimentés selon le même le Préfet Alexander Honoré PAKA, n’ait songé à le faire ?

-        Y avait-il seulement quelqu’un à l’écoute à cet instant précis ?

-        A-t-on retrouvé les boites noires ?

-        Quel est l’organisme qui va les analyser ?

-        Que nous en dira-t-on ?

-        Pourquoi la fouille des décombres a-t-elle été arrêtée ?

-        Qui a donné l’ordre d’évacuer les débris ?

-        Qui a autorisé la vente de ces débris comme remblai ?

En moins d’un an c’est le second accident suspect qui frappe le secteur des transports

-        Pourquoi le ministre en charge n’a-t-il pas été convoqué pour répondre aux questions de l’Assemblée Nationale ?

-        Pourquoi le bilan officiel fait-il abstraction des corps découverts dans les gravats vendus ?

-        Pourquoi Isidore MVOUBA a-t-il été choisi pour présider aux obsèques alors que son rôle semble trouble dans l’affaire ?

A toutes ces questions et à bien d’autres encore les citoyens sont en droit d’obtenir des réponses, pourtant il est probable que l’enquête conclura à la responsabilité de la fatalité et qu’aucun personnage de haut niveau ne sera désigné sauf, peut-être, Michel AMBENDÉ le jeune directeur de l’ANAC qui pourrait faire un parfait fusible.

Interpellé par l’Assemblée nationale, le ministre d’Etat, coordonnateur du pôle des infrastructures de base, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Isidore MVOUBA a déclaré le 30 mars à Brazzaville que cet accident était dû à une erreur humaine et non à un problème technique.

Selon Isidore MVOUBA, aucune défaillance technique n’a été signalée deux minutes avant l’accident qui a causé 23 décès, 16 blessés dont 2 graves évacués l’un en Afrique du Sud et l’autre au Gabon.

"La nature de la défaillance n’a pas été signalée. Deux minutes avant l’atterrissage, l’équipage était en contact avec l’ASECNA. Il n’y a pas eu de message de détresse ou signifiant une difficulté à la tour de contrôle. On a comme l’impression qu’il y a une erreur humaine parce que cet appareil possède quand même quatre réacteurs", a-t-il affirmé.

Sur la qualité technique de cet Antonov mise en doute par les députés, le ministre en charge des transports a assuré que l’appareil de TAC détenait une licence et remplissait les critères pour voler dans le ciel congolais.

"TAC opère dans notre pays depuis 18 ans ; c’est une compagnie qui gère au mieux la partie technique de la sécurité aérienne. C’est pour la première fois que cette compagnie connaît un incident. L’avion avait un certificat adéquat et est assuré par une société à Londres (Angleterre) et qui doit assurer tous les ayant-droit", a-t-il dit.

Le Gouvernement congolais a procédé au retrait des licences et agréments à plus de 12 compagnies qui ne remplissent pas les conditions de sécurité. Cette décision entre dans le cadre des mesures d’assainissement du secteur des transports aérien.

En République du Congo, les statistiques des catastrophes enregistrées dans l’espace aérien entre 2006 et 2011 relèvent 4 accidents aériens, tuant au total 49 personnes, dont 1 en 2007 (Antonov Aéro Service), 1 en 2009 (Aéro Fret Business), 1 en 2010 (Aéro Service) et 1 en 2011 (Antonov TAC).

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Published by PatrickEric - dans Culture
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