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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 21:07

Déclaration sur la journée du 15 août 2010

clement_mierassa.jpgLe 15 août 2010, l’indépendance du Congo a 50 ans. Dressant le bilan de cette période au cours de la 3e session ordinaire de sa Coordination Nationale, tenue à Brazzaville le 10 avril 2010, notre groupement politique, l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) avait résumé sa position  en ces termes :

"(…) Au Congo Brazzaville, les 50 ans d’indépendance sont marqués du sceau de l’échec. D’une part, ils sont maculés de sang (…), d’autre part, au cours de ces 50 années, les pouvoirs successifs n’ont pas pu et n’ont pas su apporter des réponses appropriées aux besoins fondamentaux des populations qui attendaient de l’indépendance un changement profond dans leurs conditions de vie et de travail. Le bilan des 50 ans de l’’indépendance est très largement négatif (…)".

Par ailleurs, avant, pendant et après l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, l’Opposition a demandé, à plusieurs reprises l’ouverture d’un vrai dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition. Le président de la République s’est systématiquement opposé à cette sage proposition.

Voilà qu’à l’occasion du cinquantenaire, il invite l’Opposition aux festivités et certains responsables du Front à des entretiens clandestins dans le dessein de diviser le Front de l’Opposition Congolaise (FPOC). En invitant les partis de l’Opposition à participer aux festivités du cinquantenaire, le président de la République tente de faire croire à l’opinion nationale et internationale, qu’au Congo la classe politique est unie.

Pour toutes  ces raisons, les militants et sympathisants de l’ARD ne participeront pas, sous quelque forme que ce soit, aux différentes cérémonies organisées par le pouvoir dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance du Congo. Ils mettront à profit cette journée pour se souvenir, se recueillir et réfléchir sur l’avenir du Congo. En effet, en s’appuyant sur ce bilan largement négatif, l’ARD proclame une fois de plus, que le 15 août 2010 devra être pour le peuple congolais, une journée de souvenir, de recueillement et de réflexion.

Le souvenir

Le 15 août 2010 sera pour l’ARD, l’occasion de se souvenir de cette date historique qui marque assurément l’aboutissement de la longue lutte du peuple congolais pour recouvrer sa liberté et prendre son destin en main.

Ce jour, le monde entier a reconnu enfin l’existence d’une nation et d’un peuple. Une journée, une date à dédier à tous ceux qui, comme les BAFOUROUS de l’Alima, BOUETAMBONGO, André MATSOUA, MABIALA MANGANGA ELO Ier, roi des tékés et bien d’autres ont osé, dans un engagement total, braver le système colonial, contraint ainsi à accepter l’ordre normal du cours de l’histoire qui a conduit inexorablement au 15 août 1960.

Ce jour, André MALRAUX, représentant le Général De GAULLE et l’Abbé Fulbert YOULOU, au nom du peuple souverain, debout pour sa liberté  et sa prospérité, ont proclamé l’indépendance du Congo.

Souvenons-nous, souvenons-nous de cette date du 15 août 1960, pour qu’elle soit et demeure à jamais le stimulus du peuple congolais, le ciment qui efface les divisions, le clairon qui appelle au sursaut national et au devoir.

Le recueillement parce que le sentier parcouru du 15 août 1960 au 15 août 2010 a été plutôt un sentier de la discorde, de la mort et des espoirs trahis. Que de vies perdues, que de promesses non tenues !

L’indépendance postulait et postule toujours, la construction du bien-être politique, économique, social et culturel de tous les congolais et la participation de tous, cadres politiques, cadres administratifs et techniques, simples gens, au-delà des différences, mus par l’idéal de construire une nation véritablement indépendante et prospère.

Malheureusement, tout au long de cette période, l’intolérance politique a engendré de multiples drames :

-        1963, les premiers martyrs tombent au champ d’honneur lors de la libération des prisonniers à la maison d’arrêt de Brazzaville, sous la poussée du vaste mouvement populaire des 13, 14 et 15 août ;

-        1965, trois (3) hauts fonctionnaires – MASSOUEME, POUABOU et MATSOCOTA – paient de leur vie, le prix  de l’intolérance politique portée au plus haut niveau. Un acte odieux programmé et annoncé à la télévision Congolaise par les hautes autorités de l’époque ;

-        1970, la tentative de coup d’Etat de KINGANGA occasionne aussi des pertes en vies humaines. Kinganga et certains de ses compagnons sont tués ;

-        1972, le mouvement du 22 février éclate sous la houlette de Ange DIAWARA et IKOKO. Les principaux acteurs sont arrêtés, certains sont exécutés, parmi eux, le célèbre chanteur Franklin BOUKAKA ; d’autres sont jetés en prison.  DIAWARA, IKOKO et leurs compagnons du maquis de Goma Tsé-Tsé reposent dans une fosse commune à Brazzaville ;

-        1977, le président Marien NGOUABI est assassiné. De nombreux autres Congolais innocents en paient le prix : l’ancien président MASSAMBA-Débat, le cardinal Emile BIAYENDA, des jeunes soldats dont ONTSOU, NKOMO, ELOUO, MBORO de la garde présidentielle.

-        1978, NDOUDI GANGA, KIANGUILA Daniel, MISELE Germain, KANZA Daniel, Samba Dia-NKOUMBI, KIKOUBA Etienne, DIANDZEZA Pierre, KONDA Pierre, KOUBA Grégoire, SISSOULOU Simon tous des condamnés du "petit matin" intègrent la chaîne ensanglantée. KIKADIDI Barthélémy qui avait pris la fuite depuis le 18 mars 1977 sera rattrapé et abattu. L’ancien président Alphonse MASSAMBA-Débat demeure à présent sans sépulture.

-        1992, la marche pacifique du 3 novembre, effectuée par l’Opposition de l’époque, se termine par trois (3) morts au rond-point du Centre Culturel Français (CCF).

-        1993, la guerre civile dite de Diata-Bacongo, oppose les partisans de Pascal LISSOUBA à ceux de Bernard KOLELAS. De nombreux Congolais perdent la vie ;

-        1997, l’autre guerre civile, dite guerre du 5 juin 1997, à la suite des événements d’Owando et d’Oyo fait des milliers de morts. Tous ces faits qui ont conduit le pays au bord de l’éclatement.

-        1998 et 1999, la guerre civile se poursuit dans les quartiers Sud de Brazzaville, dans le Pool, la Bouendza, le Niari, la Lekoumou et les Congolais continuent de compter leurs morts ;

-        2000, la guerre civile est pourtant finie. Mais, une catastrophe frappe la nation. De nombreux compatriotes, (d’aucuns parlent de 350) rapatriés de Kinshasa (RDC), à la suite d’un accord tripartite – République du Congo, RDC et HCR, disparaissent à leur arrivée au Beach de Brazzaville. La mort de plusieurs d’entre eux a été attestée, car, le tribunal de Brazzaville, réuni en audience criminelle, a reconnu le fait en condamnant l’Etat à la réparation. Dans la même veine, de nombreuses autres personnalités congolaises ont perdu la vie dans des conditions qui n’honorent nullement le pays et ses dirigeants.

Le 15 juillet 2009, la liste macabre des morts politiques aurait pu s’allonger, car lors de la marche spontanée et pacifique effectuée par les militants et sympathisants de l’opposition congolaise, un élément de la Direction générale de la police nationale a tiré à balles réelles sur le cortège, blessant un manifestant.

En souvenir et en mémoire de toutes ces victimes de l’intolérance politique, martyrs des cinquante ans de l’indépendance congolaise, recueillons-nous et observons, dans l’interrogation profonde, une minute de silence.

Que cet instant soit le symbole de notre attachement à la paix et à la concorde nationale. Qu’il devienne le guide de notre action et l’interpellation pour le Devoir. Notre pays va à la dérive avec le système Sassou. Il faut arrêter cette marche vers l’abîme et préparer demain.

La réflexion

Le devoir interpelle tous les Congolais, particulièrement les acteurs de la scène politique. Il faut arrêter la mauvaise roue de l’histoire pour préparer le cinquantenaire de l’espoir et de l’espérance. C’est le point nodal de notre réflexion de ce jour.

Réfléchissons et osons croire pour nous engager bien fermement.

Le rêve des Congolais : construire une nation démocratique et prospère, respectueuse de ses citoyens, de ses lois et de ses règlements.

La Conférence Nationale Souveraine avait indiqué la voie, une voie foulée au pied au cours des dernières décennies.  A cause de cela, le peuple dans son ensemble a continué à vivre la misère, la faim, la maladie, la mort et la désolation, faute du minimum vital nécessaire.

Alors il faut en finir, et la seule voie est celle de la rupture et du changement par une nouvelle politique avec des hommes nouveaux. Le gage, ce sont les élections véritablement démocratiques, transparentes, justes et équitables qui feront oublier aux Congolais les cinquante ans de malheurs qui s’achèvent.

Dans le dialogue nécessaire, franc et sincère, les acteurs politiques doivent prendre le Pari d’agir ainsi, le Devoir le commande et l’exige. L’année 2012, année des élections législatives devra être considérée comme la date objectif, le point de mire où convergeront nos préoccupations essentielles. Cette échéance commande de bannir dès à présent :

-        les entraves à la liberté de choix, d’expression et de mouvement ;

-        les interdictions de réunion des acteurs qui ne partagent pas la politique de Denis Sassou Nguesso ;

-        toutes les procédures policières et judiciaires montées de toutes pièces contre les responsables de l’opposition ;

-        les écoutes téléphoniques généralisées et illégales des citoyens et des acteurs politiques ;

-        la caporalisation des médias publics ;

-        les violations de la Constitution, des lois et règlements de la République, ainsi que celles des droits humains.

-        les milices privées, les polices parallèles, les écuries attachées à certains officiers supérieurs et les caches d’armes dans les domiciles privés.

Dès lors, la politique vraie, la démocratie et l’Etat reprenant leurs droits sous l’œil vigilant du peuple, l’œuvre de reconstruction nationale démarrera dans la confiance et le soutien de tous. Les objectifs visés étant, dans un temps raisonnable :

-        d’organiser de façon consensuelle par tous les acteurs politiques des élections législatives libres, transparentes et crédibles en 2012 ;

-        de rendre le Congo aux Congolais ;

-        de réconcilier les Congolais avec eux-mêmes et entre eux afin de refaire l’unité et la concorde nationales ;

-        de reformer l’Etat et ses démembrements ;

-        de promouvoir l’école de l’excellence et la santé de qualité pour tous ;

-        d’offrir aux Congolais des services de base de qualité (la route, le rail, l’électricité et l’eau, etc…) ;

-        de promouvoir une économie prospère, créatrice de richesses et d’emplois pour tous ;

-        d’engager le Congo sur la voie du développement effectif.

Mais tout cela n’est pas possible sans la paix et la démocratie. Or, ces derniers temps, Brazzaville bruit de rumeurs de coups d’Etat de palais imputés à certains clans du pouvoir. Dans  ce cadre, des journaux étrangers en ligne citent nommément des personnalités de la famille présidentielle qui seraient impliquées dans ces projets de coups d’Etat. Qu’en est-il ?

L’ARD est d’autant plus interpellée par cette situation que son président, Mathias DZON et ses principaux dirigeants figureraient sur la liste noire des personnalités à enlever ou à assassiner à l’issue du coup d’Etat.

Profondément préoccupée par cette menace grave contre la démocratie congolaise, l’ARD invite le Haut commandement des Forces armées congolaises (FAC) à suivre de près les va-t’en guerre qui cherchent à replonger le Congo dans le cycle infernal des guerres civiles et leurs cortèges de morts et de destructions massives des biens, et à stopper net leurs desseins criminels.

Dans la même perspective, l’ARD prend à témoin l’opinion nationale et l’opinion internationale et les interpelle afin que l’une et l’autre dénoncent vigoureusement les fossoyeurs de la paix acquise au prix de mille et un sacrifices des populations congolaises.

Depuis la Conférence Nationale Souveraine, le Congo a opté pour la démocratie. Celle-ci implique le rejet de la prise du pouvoir par la force au moyen des coups d’Etat ou d’assassinats politiques. Que ceux qui veulent accéder au pouvoir d’Etat, créent des partis politiques et participent ainsi à la libre et saine concurrence entre les acteurs politiques en vue de la conquête du pouvoir par la voie des élections libres et transparentes et dans le respect de la Constitution. Ce à quoi aspire l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD).

Le peuple congolais a trop pâti des guerres civiles à répétition. Épargnons-lui de nouveaux drames.

Vive le Congo !

Fait à Brazzaville, le 5 août 2010

Pour l’ARD,

La Conférence des présidents

 

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Published by PatrickEric - dans Politique
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