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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 22:52

Une Vision Française

Présentation Par Henri de RAINCOURT

raincourt henriHenri de RAINCOURT, ministre chargé de la Coopération, a présenté le document cadre "Coopération au développement : une vision française" à l’occasion de sa publication, mardi 12 avril à 8h30, au Centre de Conférence Ministériel Convention à Paris.

Ce petit déjeuner-débat était l’occasion pour le ministre d’exposer les orientations stratégiques de la France en matière de coopération et de politique de développement, synthétisées pour la première fois en un seul Document cadre.

Fruit d’une intense concertation avec les acteurs du développement, le Document sur la politique de développement française présente les enjeux, les priorités et les modes d’intervention de la Coopération française sur les dix prochaines années.

Le petit déjeuner avait réuni tous les partenaires ayant contribué à l’élaboration du Document : parlementaires, opérateurs de la Coopération (Agence Française de Développement, Institut de Recherche pour le Développement, Cités Unies France, France Coopération Internationale), ONG, représentants des entreprises, universitaires, chercheurs, acteurs de la coopération décentralisée... Il avait été l’occasion d’un débat ouvert et transparent autour de la vision française du développement.

Le ministre avait commenté à cette occasion les chiffres de l’effort français consacré au développement en 2010, publiés par l’OCDE.

Discours d’Henri de RAINCOURT à l’occasion de la publication du document "Coopération au développement : une vision française" (12 avril 2011)

 

Madame Le Ministre, Monsieur le Ministre,

Madame le Député, Messieurs les Sénateurs,

Messieurs les Présidents, Messieurs les Directeurs,

Mesdames les Conseillères,

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de vous présenter aujourd’hui le document cadre de coopération au développement de la France qui propose notre vision de la Coopération pour la prochaine décennie.

Pour la première fois, le gouvernement dote la France d’une stratégie globale en matière de coopération au développement. Elle rassemble l’ensemble des acteurs de l’aide française autour d’une feuille de route commune.

Ce travail répond notamment à un certain nombre de critiques formulées à l’égard de la coopération française, parfois accusée de d’être dispersée, de manquer de clarté sur les objectifs et de vision stratégique à long terme.

Il s’agissait donc de répondre à des questions simples auxquelles il était devenu impératif de répondre : Où allons-nous ? Que cherchons-nous ? Par quels moyens ? Il convenait en somme, d’injecter une dose de lisibilité et de visibilité pour tous.

Il importait aussi de redonner du sens politique à notre coopération, de la resituer dans le contexte d’aujourd’hui avec une vision globale et à long terme des défis de notre siècle.

Il s’agissait plus spécifiquement de mieux définir les priorités de l’aide française, notamment géographiques : d’expliquer en quoi et comment l’action de la France peut s’entendre sur tous les continents sans pour autant rogner sur sa priorité qui reste l’Afrique.

Il était enfin fondamental pour nous d’avoir une stratégie établie et stable pour préparer notre présidence du G20 et du G8 et avant que le débat ne soit officiellement lancé sur une révision de la politique européenne de développement.

La réunion de ce matin me permet aussi de commenter avec vous les résultats publiés mercredi par l’OCDE sur l’aide publique au développement mondiale en 2010. Certes, ils ont l’aridité des chiffres, mais ils témoignent de la détermination et de l’engagement continu de la France en faveur du développement et de la solidarité internationale, malgré un contexte budgétaire difficile et une crise économique sévère.

Vous le savez, notre aide publique au développement a atteint en 2010 un niveau historique avec près de 10milliards d’euros. Nous continuons notre progression en 2011 (+ 8% environ).

Nous sommes aujourd’hui le troisième contributeur mondial en volume derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni : notre aide représente 10% de l’aide mondiale alors que notre PIB n’atteint pas 5%.

Grâce à cet effort qui représente 0,50% de notre Revenu National Brut, nous avons pratiquement atteint l’objectif de 0,51% du RNB en 2010 pris lors du G8 de Gleneagles en 2005. Notre effort national de 0,5% est également supérieur à la moyenne des pays européens membres du CAD de l’OCDE (0,46 %).

J’entends parfois des critiques sur la composition de notre aide et sur les critères de calcul de l’OCDE. Rappelons tout de même que le thermomètre est le même pour tous. Nous ne fabriquons pas nous-mêmes les critères de mesure !

Concernant la part de l’aide bilatérale liée aux traitements de dette, elle a largement décru par rapport aux années précédentes, pour ne plus représenter que 10% environ de l’aide totale en 2010 (par rapport à 35% en 2005).

D’autre part, l’intégralité de la progression de l’Aide Public au Développement entre 2009 et 2010 est due à l’augmentation de l’aide bilatérale qui représente presque 60% du total de l’aide française en 2010.

Enfin, je suis intimement persuadé que l’OCDE a raison d’inclure les prêts concessionnels accordés en complément des dons. La France prend des risques et prête à ceux qui seraient sinon sans accès aux crédits pour se développer. Cela fait partie de la mission que nous avons confiée à l’Agence Française de Développement, nous sommes un des principaux pays à le faire, avec l’Allemagne et le Japon, et nous en sommes fiers.

Il s’agit enfin de sortir la politique de développement d’un agenda compassionnel et marginal, pour l’inscrire résolument dans l’agenda économique mondial, en faire un instrument de régulation de la mondialisation - d’où notre détermination à en faire une priorité de notre présidence du G 20.

Mais revenons au contenu de ce document. Je voudrais d’abord souligner la méthode participative qui a permis son élaboration, qui s’est voulue exemplaire pour l’élaboration d’une politique publique :

-        Nous avons écouté les conseils de nos pairs et capitalisé sur les grands travaux menés ces dernières années sur notre politique extérieure.

-        Nous avons pris le temps d’une réflexion approfondie : le document que je vous présente aujourd’hui est le fruit de près d’un an de travail piloté par la nouvelle Direction générale de la mondialisation, des partenariats et du développement (la « DGM », que je salue tout spécialement ce matin pour son immense travail mais aussi pour sa compétence qui force mon admiration quotidiennement), sous la présidence du ministère des Affaires européennes et étrangères, du ministère de l’Economie et des finances, du ministère de l’Intérieur et de l’AFD.

-        Nous nous sommes ouverts à la société civile et appuyés sur les réflexions d’un groupe consultatif rassemblant de brillants esprits : chercheurs spécialisés, opérateurs de notre coopération, syndicats professionnels, représentants du monde de l’entreprise et de la coopération décentralisée, administrateurs du Sénat et de l’Assemblée, et bien entendu ONG. Beaucoup d’entre vous sont d’ailleurs dans cette salle ce matin.

-        Nous nous sommes nourris des idées issues de plusieurs tables rondes organisées autour de personnalités internationalement reconnues comme les professeurs Paul COLLIER, François BOURGUIGNON ou Michel AGLIETTA.

-        Nous avons également été spécialement soucieux d’être à l’écoute du Parlement, de recueillir ses avis et conseils. Les débats autour de la politique française au développement ont suscité un fort intérêt au Sénat et à l’Assemblée Nationale tout au long de l’année dernière, qui s’est traduit par de nombreuses rencontres avec les Parlementaires.

Ce document porte la marque de l’ensemble de ces échanges.

Je vous disais qu’il importait de redonner du sens politique à notre politique de développement, de l’adapter aux enjeux nouveaux avec une vision globale et à long terme.

Cette vision nouvelle de notre Coopération procède d’un constat : un nouveau monde émerge depuis la fin du XXème siècle.

-        Je ne vous apprends rien : nous avons connu depuis une quinzaine d’années de profonds bouleversements au niveau international. Le monde est devenu interdépendant. Les défis sont devenus globaux, qu’ils soient économiques, démographiques ou écologiques.

-        De nouveaux équilibres de pouvoirs s’affirment, et la théorie classique du développement semble révolue. Cette théorie enseignait que les pays en développement souffraient d’un déficit d’épargne qui devait être compensé par les pays donateurs. Or, aujourd’hui, ce sont des pays en développement et les pays émergents qui accumulent des capacités d’épargne, donc des réserves de change. Nous avons des économies avancées qui au contraire, elles, accumulent des déficits internes et externes. Nous sommes en situation de front renversé à l’échelle mondiale.

-        Ces crises ont révélé aussi de profonds déséquilibres, nés des écarts de développement. La Corée du Sud par exemple, qui présentait un revenu par habitant inférieur celui du Ghana en 1960, aujourd’hui co-préside le G20, est membre de l’OCDE et figure au 15ème rang mondial en termes de puissance économique. Entre les pays qui ont émergé et les pays les plus pauvres, force est de constater que les écarts de revenus se sont beaucoup creusés ces vingt dernières années.

-        Mais ces écarts de peuvent aussi être porteurs de mouvements d’espoir. Ils ont nourri le printemps des peuples arabes et secouent aussi ceux du Sud du Sahara. C’est une aspiration profonde à la croissance et à la démocratie qui s’éveille et qui peut-être ne fait que commencer.

La conséquence de ce nouveau monde est un changement de modèle pour notre Coopération.

Nous devons revoir nos schémas et nos approches des politiques de développement pour mieux anticiper le monde de demain :

-        La politique de solidarité internationale se pense de manière globale et inclusive de tous les pays du globe.

-        La politique de coopération procède d’une approche positive et optimiste du rôle des pays en développement - c’est une de mes convictions intimes. Les pays du Sud sont devenus les nouveaux réservoirs de croissance du monde. Les pays en développement ne sont plus un problème, bien au contraire.

-        La politique de coopération s’inscrit dans une dynamique partenariale avec les pays du Sud, d’égal à égal et fondée sur le respect mutuel.

-        Elle nous impose de revisiter les modalités de la coopération en associant tous les acteurs du développement et toutes les sources de financements.

-        L’aide classique qui vise à réduire la pauvreté doit être absolument poursuivie. Mais elle doit également aller au-delà de cet agenda traditionnel du développement et se conjuguer à une coopération au service d’une croissance juste et durable pour notre planète.

-        La coopération "à la française" se doit également de défendre des valeurs universelles : la démocratie, les Droits de l’homme et l’Etat de droit.

C’est tout cela que la France prend en compte dans sa vision de la coopération : des valeurs universelles mais aussi le constat de trajectoires et besoins particuliers. C’est tout cela qui nous a poussé à mettre en place des "partenariats stratégiques différenciés".

Fondée sur cette analyse des grands bouleversements contemporains et des nouveaux schémas pour le développement, notre stratégie de Coopération reconnaît quatre objectifs concrets majeurs :

1.     La lutte contre la pauvreté et les inégalités, et la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, qui reste au centre de nos préoccupations, notamment la santé et l’éducation.

2.    La gestion des Biens publics mondiaux (comme la protection de la biodiversité ou la maîtrise du changement climatique), n’étant pas correctement prise en charge par les Etats ou les marchés, constitue de nouveaux champs d’action de la politique de coopération française.

3.    La stimulation de la croissance économique, dans ses trois dimensions : son rythme, sa qualité et sa durabilité.

4.    La stabilité, la démocratie, le respect des Droits de l’Homme et de l’Etat de droit comme facteurs de développement.

La France a déterminé 2 régions prioritaires pour sa politique de coopération, l’Afrique subsaharienne et le Bassin méditerranéen, complétées par des interventions dans les pays émergents et les pays en crise :

L’Afrique d’abord constitue notre priorité absolue.

Il est proposé de lui consacrer au moins 60 % de notre effort financier, selon deux axes prioritaires :

1.     Les Objectifs du millénaire pour le développement bien sûr, dans un continent qui rassemble les deux tiers des Pays les moins avancés.

2.    Mais aussi la croissance, pour un continent qui va faire face notamment à un défi important en termes d’emplois. La population en âge de travailler devrait augmenter de plus de 400 millions de personnes dans les 20 prochaines années et l’Afrique comptera en 2050 près de 2 milliards d’individus, soit 20% de la population mondiale ; plus que la Chine et plus que l’Inde.

En Afrique, nous mobiliserons tous nos instruments, subventions d’abord, mais aussi les prêts de l’AFD et ses instruments de marché. L’Afrique est la priorité au regard de nos subventions : 50 % d’entre elles seront concentrés sur 14 pays prioritaires, tous africains, dont 13 sont dans la catégorie des Pays les moins avancés (PMA).

Le Bassin méditerranéen constitue notre deuxième axe prioritaire.

Nous prévoyons d’y mobiliser 20 % de notre effort financier.

Il faut souligner que c’est la première fois que nous faisons de cette région une priorité de la coopération française.

Il faut souligner également que ce choix est antérieur aux évènements qui se déroulent depuis le mois de décembre dans le monde arabe puisque le document de stratégie a été finalisé à l’été 2010. L’analyse que nous portions à l’époque sur cette région se révèle donc aujourd’hui particulièrement pertinente au regard des évènements du "printemps arabe".

La volonté de faire du bassin méditerranéen une de nos zones de concentration de coopération s’appuyait sur le constat que cette région se heurte à des problèmes structurels, concentrant un nombre élevé de risques de fractures à la fois politiques, économiques, sociaux et écologiques.

Dans cette deuxième géographie prioritaire, nous viserons à appuyer le développement économique et la création d’emplois, le développement urbain, la protection de l’environnement et enfin la coopération culturelle, tant nécessaire au dialogue des civilisations.

La France veut également être présente dans la coopération avec les pays émergents

Je sais les interrogations que suscitent parfois les interventions dans les pays émergents, aussi vais-je m’attarder un peu sur notre coopération avec ces pays, qui, pour un coût budgétaire limité, me semble incontournable.

Nous proposons pour ces interventions d’y consacrer 10% de nos moyens.

Il s’agit là d’accompagner le décollage économique en promouvant une "croissance verte et solidaire".

Nous devons dialoguer avec les grandes puissances de demain, utiliser nos moyens pour favoriser la mise en œuvre de stratégies de croissance plus coopératives. Car cela conditionne aussi notre avenir et la protection des grands équilibres mondiaux.

Car une partie des déséquilibres internationaux prennent leurs racines dans les stratégies de croissance parfois musclées de certains pays, alors même que leurs populations sont laissées à l’écart de cette croissance.

La Chine offre aujourd’hui le paradoxe de cumuler des réserves de change gigantesques et de rester un pays classé parmi les Pays à revenus intermédiaires. L’évolution de son modèle de croissance nous concerne et détermine en partie les conditions de vie de notre population, par son impact possible sur le changement climatique ou l’emploi en Europe.

Nous devons être présents pour pouvoir peser sur les choix de ce pays-continent amené à influer de façon conséquente sur l’équilibre de notre planète.

De même, l’intervention de l’AFD en Indonésie, 4e émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, est fondamentale pour notre avenir. En aidant à l’élaboration et au financement d’un plan de lutte contre le changement climatique, nous avons aidé ce pays à prendre un engagement de réduire de 26 % ses émissions de gaz d’ici 2020.

Enfin, nous prévoyons de déployer 10% de nos moyens pour les pays en sortie de crise, afin de les aider à se relever et à construire un avenir stable et prospère.

Car la politique de coopération "à la française" se pose aussi comme un moyen de prévenir et résoudre les crises, qu’elles soient politiques, institutionnelles, économiques, sociales, environnementales ou sanitaires. Là encore, l’actualité ne nous dément pas.

Pour conclure, je dirais que la France a l’ambition, via sa politique de coopération, de contribuer à une mondialisation mieux maîtrisée, plus juste, ouverte vers l’avenir, porteuse de valeurs, par devoir de solidarité mais aussi dans l’intérêt de tous.

Je crois qu’il est important de saisir que la coopération est devenue une irrémédiable nécessité de ce siècle. Le développement nous oblige et nous concerne tous.

Assurer une croissance durable, équilibrée et partagée est un objectif intermédiaire.

L’objectif final est le développement humain et la paix.

Mais nous ne sommes pas naïfs pour autant. L’aide publique au développement ne peut pas tout.

La recherche de solutions globales nécessite une approche globale du financement du développement et la mobilisation de ressources quantitatives bien plus importantes, telles que les ressources fiscales propres des pays en développement, les instruments de marché, l’investissement privé, local et international, ou les financements innovants.

Pour autant, l’aide reste aujourd’hui irremplaçable. La France veut poursuivre ses efforts, avec enthousiasme et détermination, sans angélisme. Avec tous les partenaires, notamment nos partenaires européens et nos partenaires du G20. C’est pourquoi la présidence française en a fait une des priorités de son agenda international.

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Published by PatrickEric - dans Politique
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