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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 23:31

Par Dr Séraphin PRAO

CFA"On ne détruit pas un système en abattant seulement les murs" : disait le professeur Pierre KIPPRE lors de la cérémonie d’ouverture du cinquantenaire de la Côte d’Ivoire. Cette déclaration est belle car elle met à nue l’échec des africains dans le combat pour le développement.

Longtemps, on a cru qu’il fallait dire "NON" aux impérialistes pour se venter d’être indépendant. Bien sûr que non, cela ne suffit pas : il faut briser toutes les chaînes qui fondent cette domination.

Dans le cas des pays africains de la zone franc(PAZF), une des batailles qu’il faut impérativement gagné pour sortir victorieux de la guerre contre le sous-développement, c’est celle du franc CFA.

En effet, s’il est un sujet dont tout le monde veut s’en saisir actuellement, c’est celui du franc CFA. Le sujet est apparu d’autant plus brûlant que le chef de l’Etat sénégalais, maître Abdoulaye WADE n’a pas hésité à tirer à boulet rouge sur cette monnaie qui retarde notre développement.

Depuis la création de cette monnaie, une certaine élite, la plus courageuse et digne, n’a eu de cesse de tenter de débouter cette soumission monétaire, qui aliène structurellement nos économies. Et c’est dans cette optique que s’inscrit notre présent article. Il ambitionne encore une fois, de lever les équivoques, d’infirmer certaines affirmations simplistes, d’éclairer les populations de la zone franc, sur l’épineuse question du franc CFA.

Une telle œuvre mérite, pour une bonne compréhension, une démarche méthodique et claire.

Dans un premier temps, nous montrerons que le franc CFA est une camisole de force que les pays africains acceptent de la France. Les africains continuent d’accepter cette monnaie parce qu’on leur a fait savoir qu’ils étaient incapables d’avoir une "bonne monnaie" sans la garantie de la France. C’est pourquoi dans un deuxième temps, nous nous attarderons sur ce qui détermine la valeur d’une monnaie.

Une fois qu’on aura démontré que la valeur du franc CFA ne dépend pas de la France, il faudra également dire à ceux qui rêvent d’une indépendance politique que celle-ci reste impossible si les chaînes monétaires ne sont pas rompues. Ce sera donc l’objet de notre discussion dans un troisième temps.

Faisant immédiatement suite à cette démonstration, nous aborderons dans un quatrième temps,  la sempiternelle question de structure des économies africaines. Là encore, nous verrons comment le franc CFA pérennise l’économie de traite au détriment d’une économie de production.

Au bout de cet article, un choix s’impose : abandonner le franc CFA. C’est de cela qu’il s’agira dans un cinquième temps.

LE FRANC CFA EST UNE CAMISOLE DE FORCE POUR LES AFRICAINS

C’est pour contrôler nos économies que la France magouille pour que la monnaie esclavagiste, le franc CFA, demeure la monnaie des pays de la zone franc. Cette monnaie qui, dans sa gestion, dépouille les africains de tous les leviers qui permettent un développement autocentré.

On oblige les africains à compromettre leur développement par le respect scrupuleux de certaines règles orthodoxes. Et pourtant, les pays réunis au sommet du G20 de Londres du 2 avril 2009 ont décidé de mettre entre parenthèses les règles orthodoxes de l’équilibre budgétaire, afin d’atténuer les effets de la crise financière, économique et sociale. 

La baisse de l’activité, les difficultés des entreprises et des ménages ont fait fondre les recettes fiscales sans oublier les coûts des plans de relance qui ont creusé un trou de 5000 milliards d’euros dans les budgets 2009 et 2010 des vingt principaux pays de la planète. Ces pays ne se sont pas encombrés de règles inutiles alors que leurs économies tanguaient.

Puisque la France fait partie intégrante de la zone franc, en termes d’optimalité de la zone, il faut que les profils d’inflation soient similaires. En clair, les niveaux de vie doivent être très proches or la France et les pays de la zone franc n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes moyens de le résoudre. La gestion du franc CFA impose aux pays africains une orthodoxie monétaire qui les oblige à ne pas tolérer un taux d’inflation supérieur à 3%. Il y a une certaine contradiction entre les besoins des pays africains de la zone franc et ceux de l’économie française, ou à tout le moins une absence de convergence (des européens, si l’on considère l’euro).

Au Botswana, par exemple, la fourchette est de 3% à 6%, ce qui leur laisse une marge dans la lutte contre la pauvreté. D’ailleurs, Il nous semble que, pour leur développement, les pays africains doivent tolérer un taux d’inflation qui avoisine les 10%.

Pendant les trente années de prospérité économique qui ont succédé à la seconde guerre mondiale, que  l'économiste Jean FOURASTIÉ (1907-1990, auteur de : Les Trente Glorieuses ou la Révolution invisible, 1979), a appelé les trente glorieuses, les taux d’inflation étaient élevés et avoisinaient les 10%. Ce n’est pas en contraignant son économie que sa monnaie prend de la valeur.

LA VALEUR DU FRANC CFA NE DEPEND PAS DE LA FRANCE

Il est communément admis dans l’esprit des populations africaines que le noir est congénitalement incapable de créer et de gérer sa propre monnaie. S’il arrive à le faire, cette monnaie n’aura aucune valeur, c’est la raison pour laquelle, il faut que son colonisateur d’hier garantisse sa monnaie pour qu’elle soit acceptée. Il est donc utile, dans un souci de clarification d’apporter des éclaircissements sur la valeur d’une monnaie.

Dans une première approximation, pour faire simple, nous dirons que la valeur d’une monnaie se détermine à partir de sa fonction d’échange, par sa capacité à s’échanger contre tous les biens et services disponibles au sein d’une économie.

La valeur d’une unité monétaire provient donc de son pouvoir d’achat au regard du panier de consommation moyen parmi la population, soit l’inverse des prix à la consommation.

Cette définition purement technique n’est pas révolutionnaire car occulte la dimension sociale de la monnaie. Il y a une autre dimension de la monnaie, la confiance dans son acceptation unanime, à la fois dans le présent et dans le futur. Une belle illustration est donnée par P. SAMUELSON lorsqu’il écrit : "si, pour une raison quelconque, une substance donnée (bétail, alcool, coquillage) commence à être utilisée en tant que monnaie, le public, y compris les végétariens ou les abstinents ou ceux qui mettent en doute son utilité intrinsèque, commence à lui attribuer une valeur. Aussi longtemps que des biens peuvent être achetés ou vendus contre cette substance, le public consentira à s’en servir pour ses achats et ses ventes. Que ce soit paradoxal ou non, la monnaie est acceptée parce qu’elle est acceptée" (P. SAMUELSON, L’Economique, édition de 1982, tome 1, p. 384).

Pour qu’une économie monétaire de production fonctionne parfaitement, il faut un pari global sur l’avenir concernant l’acceptabilité infinie de la monnaie de génération en génération.

En effet, la monnaie possède un pouvoir libératoire universel à la fois au sein d’une population à un moment donnée, mais aussi au sein de générations différentes sur plusieurs périodes successives.

Pour autant, cette unanimité est spéciale car elle porte sur la validité qualitative et non sur une valeur quantitative de la monnaie car le pouvoir d’achat d’une unité monétaire ne peut pas demeurer constant dans le temps.

Cette confiance dont nous parlons met en scène trois logiques étroitement articulées : la confiance hiérarchique, la confiance méthodologique et la confiance éthique. (Aglietta et Orléan, La monnaie souveraine, 1998, p.24).

Entendons par confiance hiérarchique, celle qui repose sur un rapport accepté de subordination qui permet de surmonter les aléas du quotidien. Pour ce faire, une instance supérieure (le seigneur, l’Etat, la banque centrale) va énoncer les règles d’usage de la monnaie, garantir les moyens de paiement, protéger les créanciers et également représenter une voie de recours en cas de non-respect des règles monétaires.

En ce qui concerne la confiance méthodologique, elle opère sur la sécurité des relations de paiements au quotidien, tant entre agents économiques de "base" (entreprises, ménages) qu’entre agents financiers. Par exemple, lors d’une transaction entre agents économiques, le vendeur recourt le plus souvent à une procédure permettant de conjecturer la sécurité du paiement proposé. En fait il n’acceptera une pièce qu’après l’avoir mordue et pesée, un billet, qu’après l’avoir passé au détecteur de faux, un cheque qu’après avoir demandé auprès de la banque si le compte est approvisionné.

Enfin, la confiance éthique renvoie au lien qui existe entre la permanence des valeurs sociales et la confiance en la monnaie. Dans les faits, le point de vue éthique varie selon les sociétés : respect des traditions ancestrales, respect de la loi de Dieu, respect des castes ou des ordres ou, dans la majorité des sociétés occidentales actuelles, respect des droits de la personne humaine.

Dans tout ce qui vient d’être dit et démontré, il apparait qu’un pays tiers ne peut garantir la monnaie d’un autre. Cette supposée garantie accordée par la France au franc CFA qui fait croire aux africains qu’ils sont incapables d’avoir leur propre monnaie n’est qu’illusoire et factice.

La peur des africains est basée en fait sur rien du tout car la valeur d’une monnaie ne dépend pas d’une quelconque garantie qu’un pays tiers doit fournir si tant est que cela soit possible. La valeur d’une monnaie dépend du dynamisme de l’économie.

Si les pays de la sous-région comptent économiquement dans l’économie mondiale, leur monnaie sera demandée et contribuera ainsi à sa hausse. Ce qu’il faut c’est la chaîne de création de valeur à l’échelle régionale, pour soutenir notre monnaie, pas le soutien de la France.

La monnaie revêt d’autres dimensions plus importantes : Elle repose sur le principe de souveraineté.

LA MONNAIE ET LA POLITIQUE SONT LIEES

Il serait bien réducteur comme l’a fait Aristote, de vouloir limiter le pouvoir de la monnaie aux seules fonctions d’unité de compte, de moyen de transaction et de réserve de valeur. La monnaie va au-delà, même très loin. 

La monnaie est un puissant instrument et son fonctionnement peut être un outil de domination. On sait aujourd’hui par exemple, que la société romaine, face aux nations "barbares", dangereuses pour sa souveraineté exaltait son unité et sa cohésion. Et le pouvoir et les symboles qui lui sont attachés donnent à la communauté civique romaine, les moyens d’exprimer, sur la monnaie en particulier, mais aussi sur tous les autres supports du discours figuratif, sa puissance, sa personnalité. Les contenus des messages monétaires, frappés à des milliers d'exemplaires, s'imposent peu à peu à l'esprit des populations parmi lesquelles ces monnaies circulent. Le discours monétaire laisse transparaître comment la conquête de I’ Orient détermine l'universalité de l'Empire romain et fonde la supériorité de Rome.

Aujourd’hui encore, ces dimensions religieuses, politiques et anthropologiques de la monnaie ne sont pas usées. On sait encore que l’évolution du billet vert, c’est-à-dire le dollar en 2009, a ramené le thème de la trop grande dépendance du monde à la devise américaine sur le devant de la scène. Les chinois ont donc lancé l’idée de faire émerger une "monnaie de réserve supra-souveraine" qui  serait "déconnectée des nations individuelles" et de leurs enjeux intérieurs, suggérant que les droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du Fonds monétaire international (FMI), pouvaient jouer ce rôle. Les chinois ont été rejoints par Dimitri MADVEDEV, le président russe, qui a tenté de mener une fronde anti dollar avec ses homologues brésilien, indien et chinois. De leur coté, les américains critiquent la sous-évaluation de la monnaie chinoise, le yuan, face au dollar et à l’euro, ce qui développe leurs exportations.

Pendant que les monnaies dessinent les structures de l’économie mondiale, le franc CFA déstructure les économies des PAZF.

LE FRANC CFA ET LA PERENNISATION DE L’ECONOMIE COMMERCIALE

Le franc CFA devrait, selon certains économistes, en tout cas, grâce à la garantie accordée par le Trésor français, donner aux pays de la zone franc une position privilégiée en matière d’investissement international. De la sorte, cela pallierait la faiblesse de leurs ressources financières internes.

La convertibilité externe du franc CFA était supposée favoriser la mobilité des capitaux au profit de la zone franc. Les populations africaines sont bien placées pour reconnaitre que la zone franc n’a pas connu ce boom des investissements étrangers. En lieu et place, c’est bien la pérennisation de l’économie de traite qu’on observe sans oublier la fuite massive des capitaux.

L’activité économique repose essentiellement sur des productions de produits primaires agricoles, forestiers ou miniers. Les structures de production sont insuffisamment diversifiées et, en tout état de cause, manquent d’élasticité : elles ne peuvent pas bien répondre à une croissance rapide de la demande provoquée par le développement du crédit.

Tandis que les autres pays : Brésil, Russie, Inde et Chine, tentent de construire un système économique de production, les pays de la zone franc consolide le système économique commercial, que favorise le franc CFA.

Dans le creuset de la crise, on a vu que certains pays s’en tiraient mieux que d’autres. Les puissances émergentes : Chine, Brésil, Inde, pour ne citer que les plus importants se sont tirées d’affaire. Ces pays sont maintenant dotés de classes moyennes dont la consommation a servi de relais à des exportations minées par la crise en occident. La chine, en dépit de sa monnaie sous-évaluée a engagé un plan de relance de 4000 milliards de yuans (400 milliards d’euros) sur deux années, ce que les pays de la zone franc sont incapables de réaliser.

Les pays d’Afrique subsaharienne sont très vulnérables et fragiles avec une dette qui absorbe plus de 40% de leur revenu national en moyenne. Dans les pays en développement, et c’est le cas des pays africains de la zone franc, ces relations avec l’extérieur sont très importantes, en partie du fait que leur appareil de production n’assure pas la satisfaction de l’ensemble des besoins des économies et notamment en biens d’équipement. Cela a des conséquences directes sur la distribution de crédit et l’évolution des avoirs extérieurs.

En effet, une distribution abondante du crédit entraîne une augmentation des exportations, donc une consommation des réserves. En revanche, une baisse ou une augmentation modérée des crédits attenue les tensions exercées sur les avoirs extérieurs.

Vu que la monnaie est un instrument d’échange, le développement des activités requiert une immobilisation des moyens monétaires. Pour autant, la distribution du crédit ne profite pas à des investissements à moyen et long terme, mais au développement des activités commerciales (import-export, en général).

Le franc CFA est devenue une monnaie bourgeoise qui profite à une bourgeoisie compradore, c’est-à-dire, ces africains qui acceptent de lier leur sort au capitalisme mondial en profitant de ce système pour s’enrichir illicitement.

Si le franc CFA pouvait permettre le développement, comment comprendre qu’un pays comme la Côte d’ivoire, soit classé 163e sur 182, selon l’indice de développement humain en 2009 alors que le Maroc qui frappe sa monnaie, se classe au 9e rang des économies arabes et en 61e position sur le plan mondial ?

La monnaie CFA est créatrice d’inégalité très fortes : en Côte d’ivoire, les 10% des ivoiriens les plus riches détiennent 32,8% du revenu total contre 30,4% pour les 60% les plus pauvres.

La question se pose pour les africains de savoir si le franc CFA "joue" contre son développement. Mais la réponse ne fait pas de doute : le franc CFA déforme et tue les économies des PAZF au profit des européens.

IL FAUT EN FINIR AVEC LE FRANC CFA

On entend souvent dire que ceux qui luttent pour la décolonisation du franc CFA oublient que les questions monétaires se résument à un problème de bonne gouvernance monétaire. Certains experts, comme on les appelle en Afrique, parfois travaillant à BAD ou à la Banque mondiale, voir même au FMI, pensent que le franc CFA ne dérange pas le processus de développement des pays de la zone franc.

Le comble c’est que nos gouvernants écoutent ce genre d’hérésie liée un manque d’effort de réflexion. Ces partisans du moindre effort ont une vision exclusivement économique de la monnaie. Or si les apports d’autres sciences sociales, telles que l’anthropologie, la psychologie, la sociologie et l’histoire sont d’un intérêt certain pour la Science économique en général, cela est sans doute plus vrai pour l’analyse monétaire.

L’indépendance n’est plus une question de statut mais une question de maitrise de sa pensée dont l’un des fruits est la monnaie. Les occidentaux nous ont volé les feuilles, les branches et mêmes les tiges de l’arbre, il est temps que les africains se battent pour garder les racines, c’est-à-dire, conquérir la souveraineté monétaire.

La  décolonisation du franc CFA signifie simplement que les pays qui constituent aujourd’hui la zone franc, resteront dans leurs unions monétaires respectives, par souci de solidarité mais briseront le lien vertical entre elles et la France, dans la gestion de leur monnaie.

Il s’agit tout simplement de ne plus déposer une partie de leurs réserves de change auprès du Trésor Français. Ce n’est pas le fait de centraliser les réserves de change qui gène, mais son dépôt dans un compte courant dénommé : compte d’opérations. La centralisation des devises permet par exemple, d’éviter le relèvement des taux d’intérêt dans le pays frappé par un choc exogène.

Jusqu’en 1973, il fallait verser toutes nos réserves sur ce compte afin que la France les utilise à nouveau pour faire des prêts à ces mêmes pays qui ont créé cette richesse. Après la convention monétaire de 1973, qui voulait assouplir cette contrainte, les pays de la zone franc étaient tenus de verser désormais au moins 65% de leurs réserves de change auprès du Trésor Français. Depuis le 26 septembre 2005, pressé par une vigoureuse et digne élite africaine, ce taux est passé de 65% à 50%, pour ce qui concerne les pays de l’UEMOA.

Il est temps que les gouvernants africains ou du moins ceux de la zone franc décident de sortir de la tutelle française dans la gestion de leur monnaie.

Il est moralement et intellectuellement inacceptable que cinquante années après leur accession à la souveraineté nationale et internationale, le cri de colère des "anti-CFA" ne soit pas intégré comme si on pourrait en rester au débat entre les pro-CFA et ceux comme nous qui pensons que notre développement ne se fera pas dans le giron français.

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Published by PatrickEric - dans Culture
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