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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 21:50

L'Afrique est-elle capable de mutation sociétale dans le sens du progrès social ?

Par Georges Goma-GAKISSA

goma-gakissa georgesLe progrès social est consubstantiel de la dynamique économique qui elle-même dépend de la clarté de l'agenda politique et surtout de la volonté politique. La globalisation de l'économie, fait marquant de l'entre-siècle, n'est que la cristallisation d'un paradigme préexistant à savoir une économie mondiale dominée par la primauté des superpuissances occidentales.

La nécessaire régulation de l'ordre mondial par le truchement des institutions internationales majeures pour la plupart nés au lendemain de la Dernière Grande Guerre et ayant vocation à répandre le progrès social ne cesse de montrer ses limites. Les vagues de démocratisation en Afrique, consécutives à la fin de la guerre froide symbolisée par la chute du mur de Berlin, sont sujet à questionnement.

Cette présentation se propose d'esquisser une critique radicale de l'idée d'une Afrique qui refuse le progrès économique, social et démocratique et puis la démocratie partant n'est absolument pas "un luxe pour l'africain" [dixit Jacques CHIRAC, Président de la France de 1995 a 2007].

Elle s'efforcera de montrer combien les anciennes théories du centre et de la périphérie restent d'actualité en dépit, toutefois, des oripeaux d'une dynamique internationale soit disant branchée sur et préoccupée par le développement de l'Afrique.

Pour comprendre en profondeur, cette présentation s'efforcera de montrer et de faire saisir les fondamentaux de ce qui se trouve au creux de la dynamique du commerce transactionnel entre l'Afrique et le reste du monde pour travailler l'hypothèse d'un pacte de non progrès en Afrique : le progrès de l'occident parait ainsi être inversement proportionnel au progrès de l'Afrique Sub-Saharienne. Tel est mon postulat de départ.

LA DÉMARCHE DE RÉFLEXION

Ce texte écrit dans la perspective d'une pensée libre, se voudrait d'abord et avant tout essentiellement une ébauche de réflexion. Une réflexion en profondeur et une réflexion décomplexée sur le continent noir ; notamment sur son droit supposé ou réel au progrès social, économique et démocratique.

Ce texte se propose aussi, dans sa structuration progressive et son élan d'achèvement, un projet articulé à une ambition de caractère théorisant. Non pas une théorisation spécifique mais plutôt une théorisation, disons-le, ouverte fondée sur des concepts susceptibles de rendre pertinemment compte de la complexité même des déterminants majeurs qui constituent le substrat réel du continent noir aussi bien dans son éthos que dans sa praxis.

L'ethos c'est le caractère intrinsèque de l'homme africain ; ce qu'il fut, ce qu'il est devenu et certainement aussi ce qu'il préfigure dans un contexte fluctuant de changement de mentalité. Il y aurait-il une mentalité africaine ou des mentalités africaines ; et d'ailleurs, ces mots ont-ils réellement un sens ?

Je voudrais d'emblée par ces mots, réaffirmer la démarche critique qui caractérise cet essai. Et donc, le caractère de l'africain, cet ethos existentiel, tiendra bien aussi de la culture africaine ou des cultures africaines. La culture est certainement l'une des dimensions fondamentales qui impact la reconnaissance tangible ou non du continent noir dans ses relations internationales. La praxis, quant à elle, c'est l'Afrique en pratique. L'Afrique pratiquée par les africains eux-mêmes dans leur géographie propre mais aussi l'Afrique pratiquée par des africains hors de l'Afrique dans une mesure mais encore et surtout aussi l'Afrique pratiquée par les non-africains en Afrique et l'Afrique pratiquée par ces non- africains dans les périmètres de leurs propres sphères géographiques.

Conceptualiser le progrès social en Afrique suppose, dans cette perspective, de bien articuler les corrélats de l'ethos et de la praxis. Mais mon ambition d'une théorisation pertinente demeurera partielle et partant non-opératoire sans prendre en compte une troisième dimension de l'être africain ou de l'être tout court : l'éthique.

Toute pensée et toute pratique de et/ou sur l'être devrait s'articuler à des principes éthiques, à une culture de l'éthique qui protège l'être africains plutôt que de le détruire. Ces principes éthiques ont un impact sur les fondamentaux de l'économie - et la globalisation nous offre aujourd'hui un modèle presqu'achevé de l'interdépendance des économies au niveau supra national - et sur les enjeux politiques qui, en dernière instance, ont vocation à maintenir, soutenir et entretenir les enjeux économiques.

Après ces quelques préalables sur la filiation de ma pensée, commençons donc cette ébauche de réflexion par des questions très simples.

Qu'est-ce que le progrès social aussi bien à l'échelle des nations dites souveraines qu'à l'échelle des grands ensembles étatiques ? (Dans la suite de cet exposé, j'utiliserai progrès social dans un sens plus global englobant aussi bien le progrès démocratique que le progrès démocratique. Je soulignerai les spécificités liées aussi bien au progrès social, au progrès économique et au progrès démocratique si nécessaire).

Et quels sont les facteurs explicatifs des états perçus comme en situation de réel progrès et d'autres définis comme en absence de progrès voire même en situation de régression ? (Certaines comparaisons historiques montrent le recul dans beaucoup de domaines depuis la fin de l'ère coloniale).

La notion même de progrès social, est-ce un fait de culture ou un trait universel ?

Qu'est ce qui est à l'entrelacs des liens transactionnels entre les peuples, les nations et les états au fondé de ce même principe du progrès social ?

La première question est de nature définitionnelle quand la deuxième est d'ordre conceptuel et la troisième d'ordre interactionnel.

INSTABILITÉ SOCIOPOLITIQUE ET POTENTIALITÉS ÉCONOMIQUES DE LA RÉGION

L'instabilité sociopolitique est assurément un construit social. Les forces qui construisent l'instabilité sont bidimensionnelles. Elles sont endogènes et exogènes. Peu d'instabilité sous les ordres esclavagiste et colonial. Les vagues d'instabilité apparaissent comme étant des construits sociopolitiques tirant leur sève d'un travail structurel sur le clivage interethnique voir même intra ethnique.

Les forces exogènes sont structurées et structurantes. Elles sont jalonnées sur une vision et un champ historiques eux aussi structurés. Les premiers contacts avec l'Afrique au quinzième siècle, la mise en œuvre des traites négrières, les conquêtes et les exploitations coloniales, la gestion des ères postcoloniales obéissent à un principe rationnel de domination et son corrélat le plus puissant qui est l'exploitation des matières premières incontournables au progrès social du monde occidental.

Cette vision des choses, sous l'œil occidental, s'érige à la dimension d'un paradigme qui traverse les siècles et les générations. Le progrès de l'humanité dont il se réclame peine aujourd'hui à dissimuler son vrai visage.

Certains peuples semblent, aujourd'hui, plus humains que d'autres quand ces autres se sont, à l' origine, ingénieusement vus se denier la qualité d'êtres humains. Cette question tarauda longtemps la philosophie, la théologie et la biologie européennes des siècles fondateurs.

LA GLOBALISATION DE L'ÉCONOMIE

La globalisation de l'économie reste le grand enjeu du vingt et unième siècle. Disons-le une fois de plus, c'est juste la cristallisation d'un paradigme ancien. L'idée du progrès est au cœur de la pensée occidentale depuis plus de deux siècles. Toute l'histoire des rapports entre peuples différents puis, par la suite, entre états différents s'était fondée sur le paradigme originel du progrès du monde occidental.

Mais cette vision, si elle a été travaillée et pratiquée tout au long de l'histoire, n'est guère absolue par détermination. Le maintien et la survivance d'une telle perspective n'a été possible que par l'exercice d'un rapport de force qui, jusque-là, ne s'est établi qu'au profit de l'occident conquérant. Ceci s'est historiquement fait et continue à se faire par le truchement d'une avance prise par ce monde occidental dans la maitrise d'un certain nombre de marqueurs de temporalités cristallisantes, des idées fondatrices et des environnements matériels définis.

Les outils concrets de cette maitrise ayant permis la consolidation de la suprématie occidentale sur le reste du monde et l'Afrique en particulier sont de quatre ordres principaux. Le pouvoir scientifique, le pouvoir économique, le pouvoir socioculturel, le pouvoir théologique et religieux ; le tout encadré et couronné par le pouvoir militaire. Ce sont là les ingrédients qui rentrent dans l'ordonnancement et le maintien de la suprématie de l'occident.

La question de fond dans cette élaboration devient : quid du monde africain dès lors que l'on connait désormais les fondamentaux qui constituèrent et qui continuent à faire, de nos jours, le progrès social du monde occidental mutatis mutandis.

L'Afrique est-elle capable de mutation sociétale dans le sens du progrès social? Est-elle capable, elle aussi, de puissance hégémonique? Une négative à cette question fondamentale est assurément une impertinence bien que d'apparence irréaliste.

L'histoire de l'humanité regorge pourtant d'exemples qui montrent combien des modèles de suprématie attribués à des temps précis à certains ensembles politiques organisés tels que les royaumes, les empires et les états modernes dans le cours de l'histoire n'ont guère jamais été que des formations relatives. Elles ont eu leurs conditions d'émergence, ont eu leur temps d'apogée et finalement ont soit péri soit se sont transformées. C'est la logique même du changement social. Il en fut de l'empire romain et de l'ancienne Grèce aux temps antiques ; du puissant empire Byzantin au temps de Justinien au 6e siècle ; du puissant empire du Mali en pays mandingue au 13e siècle avec des personnages légendaires tel que Soundiata Keïta; des puissances ibériques espagnole et portugaise autour aux 15e et 16e siècles ; des empires coloniaux britannique et français des 19e et 20e siècles ; de la montée en puissance des Etats Unis au lendemain de la dernière Grande Guerre ; de l'essor des puissances asiatiques entre le Japon d'abord ; la Chine et l'Inde aujourd'hui sans oublier la marche forcenée de l'Iran vers la puissance nucléaire pour ne retenir que ces cas.

Ici et là sont mises en exergue les velléités de puissance et de domination. Et ces attentions velléitaires pour ces nations qui osent ont en commun la grandeur de la nation concernée et donc son progrès d'une manière générale. Et, je garde le concept de progrès social fortement corrélé à l'amélioration des conditions existentielles des personnes pour lesquelles la nation tire son essence c'est-à-dire les populations.

Les états modernes du continent noir d'une manière globale semblent bien, partant d'un regard synoptique, s'inscrire en étrangers à ces patterns de dynamique sociétale. Ici est donc une invite à re- contextualiser pour ainsi re-conceptualiser le continent noir dans la dynamique de la globalisation devenu substrat de la pratique du monde au vingt et unième siècle.

Cette re-conceptualisation qui se voudra critique devra se vouloir tout aussi décomplexée. Décomplexée face à l'occident et aux institutions internationales majeures que je pose, par hypothèse, être au profit structurel des nations occidentales ; mais décomplexée également face à une certaine élite politique africaine et pas des moindres responsable et coupable d'apostasie du progrès social qui, sous d'autres cieux, constitue la valeur centrale de l'engagement politique.

LES DÉTERMINANTS CONCRETS DU NON-PROGRÈS

Les déterminants politiques

Je poserai comme centrale la réflexion sur la démocratie en tant que valeur philosophique préfigurant un certain mode de vie, une culture mais aussi la démocratie comme attribut concret du progrès social de par sa pratique principielle. Sans chercher à définir de façon pédante le concept de démocratie, je vais simplement rappeler deux de ses principes très essentiels à mon entendement : les deux libertés d'expression et d'entreprise.

Le premier principe consacre au citoyen souverain la libération de la parole : dire sa vision du monde par l'observation de la pratique politique de ceux à qui ledit souverain premier aura consacré une légitimité d'action politique à servir ses intérêts.

Je dis ce que je vois et dans ce que je vois, je conserve ma liberté de critiquer ce qui, à mon entendement, relève de l'imposture car c'est parce que je pense que je crois pouvoir exister en tant que Être pensant ; un petit clin d'œil au Cogito Ergo Sum de Descartes et ses Méditations métaphysiques.

Bien entendu, ici on n'est pas dans la sphère métaphysique mais bien dans la réalité sociopolitique. Le second principe de la démocratie est au fondement de l'essor économique qui consacre le bien-être individuel et aussi collectif. Il est organiquement corrélé au principe d'expression de la parole.

Être libre d'entreprendre c'est être libre de créer de la richesse en termes de produits financiers et de produits matériels. Ces deux principes sont plus ou moins problématiques selon le degré d'acceptation du jeu démocratique stricto sensu.

Cependant et d'emblée, il sied aussi de reconnaitre le péril et la souffrance de l'enjeu démocratique dans le monde tout entier y compris d'ailleurs dans les nations qui proclament l'avoir jamais engendrée. Le recul de la démocratie n'est, cependant, pas imputable à son contenu mais plutôt à la perspective des attendus spécifiques de sa pratique réelle ou supposée réelle.

Les enjeux économiques beaucoup plus que les enjeux socioculturels dictent l'emphase ou la rhétorique démocratique. La pratique de la démocratie semble être en péril en Amérique jadis plébiscitée par Alexis de Tocqueville comme elle l'est dans beaucoup de contrées européennes en dépit des apparences et de l'apparat qui entourent ses réalisations.

Elle se cherche ou se trouve imposée dans les anciens états du Pacte de Varsovie aujourd'hui divisés entre l'occidentalisation et le maintien dans le système de la démocratie dite sociale modelée sur ces anciens pays de l'Est européen. Elle semble incompatible à l'Orientalisme qui la pratique cependant d'une certaine manière. La Grande Murail de Chine s'y frotte sans s'y imprégner et pourtant s'engage dans un big-bang économique sans précédent déjouant les calculs géostratégiques des anciens maitres de l'économie capitaliste classique et moderne.

L'Afrique quant à elle, joue de la controverse et de l'intrigue. Elle la veut sans la vouloir en vérité. En tout cas une certaine Afrique disons-le. Les années quatre-vingt-dix la consacre à la faveur des changements sociétaux rendus possible par la chute du mur de Berlin et le désormais imprudent discours de la Baule.

Discours imprudent pour le système politique et socioéconomique qui le proclamât bien évidemment et pas imprudent pour le continent noir. Pour le continent noir, ce fut pourtant l'instant critique précis, le moment opportun, le kaïros. L'opportunité d'une gouvernance rectifiée, jalonnée sur les principes d'un progrès politique, économique et social débarrassé des apories d'un mode de gouvernement encore solidement enraciné dans le paternalisme occidental.

Les débuts des années quatre-vingt-dix constituèrent donc un puissant marqueur de temporalité cristallisante dans leur vertu à cristalliser l'attention sur l'Afrique et le monde ; à cristalliser la réflexion politique sur l'avenir du continent noir ; à cristalliser les énergies de jeunes africains surtout instruits ou diplômés à penser affaires et management ; bref à cristalliser tous les espoirs permis d'un renouveau continental marqué dans certains pays par des conférences nationales plus ou moins réussies. Mais cette effervescence, ce mouvement social historique, ce momentum s'est vite vu constituer en un puissant facteur structurel de changement sociétal risquant de bouleverser de façon inattendu tout le dispositif du système postcolonial institué pour pérenniser le rapport d'exploitation originel dûment hérité des ères esclavagiste et coloniale toujours au grand profit de l'occident.

Ainsi, à cette forte détermination du changement s'est vue opposer une féroce résistance au changement drainée de l'intérieur par des forces politiques au pouvoir et de l'extérieur par des puissances politiques et diplomatiques et par des lobbies économiques et maçonniques accommodés aux systèmes dictatoriaux en réalité encensés par eux-mêmes.

Les lectures de Franz FANON sont particulièrement éclairantes pour comprendre la complexité des liens quasi organiques entre les anciennes puissances coloniales et les élites politiques africaines accommodantes des intérêts occidentaux unidimensionnels.

Le cas des anciennes colonies françaises est à cet égard parfaitement illustrant dans sa faculté à annihiler le progrès social du continent noir. Non seulement la démocratie y est perçue au plus haut sommet de l'Etat français comme un luxe pour les africains, elle est, plus grave encore, établie et consacrée par certains africains eux- mêmes comme une occurrence, une irruption prématurée.

On n'est pas prêt pour la démocratie s'est-on souvent laisser entendre. Mais prématurée par rapport à quoi ? Là est une question importante qui laisse un champ à débat dans la mesure où certains pays comme le Sénégal, le Bénin et le Ghana pour ne citer que ces trois modèles prennent le contre-pied des deux postulats impliqués.

Un autre aspect illustrant le pacte de non progrès de l'Afrique et renforçant par conséquent le trait analytique du maintien transfiguré du lien colonial est l'incroyable et éternelle attente de la politique française de l'Afrique.

Vue l'importance et la fluctuation des liens entre la France et l'Afrique, il est marquant de constater l'inertie des politiques africaines attentistes et quasiment incapables d'élaborer selon les principes d'intérêts mutuels une valeureuse politique africaine de la France et par extension de l'Occident et autre. Cette espèce d'apostasie est tout particulièrement préjudiciable à l'idée du progrès social de l'Afrique. Tout aussi dommageable est l'absence d'une géopolitique et d'une géostratégie au profit des états africains.

Dans un contexte marqué par une idéologie d'obédience ultralibérale portée par une globalisation arborant un visage moins humain, une réplique toute aussi défensive qu'offensive est nécessaire pour exister sur les plans culturel, économique et politique. Une vision qui réduirait pour ensuite la faire disparaitre toute la rhétorique autour de la notion d'aide au développement en Afrique.

Une aide définie comme telle, impliquant uniquement les concepts de philanthropie ou de charité et ignorant l'apport réel de l'Afrique au progrès de l'occident depuis le quinzième siècle est une imposture, un simulacre et donc un scandale. Car, il apparaitra incongru que la notion d'aide, très marginale dans l'ethos même de ceux auprès de qui l'africain est sensé quémander apparaisse comme substantielle dans leur rapport aux africains.

Ces contradictions de base constituent la source essentielle des maux qui gangrènent le substrat existentiel de l'Être africain. Et ces contradictions sont dans une large mesure suscitées et nourries par des élites politiques disqualifiées par leur incapacité structurelle à inspirer et déclencher le progrès socioéconomique.

L'éradication pure et simple de la notion d'aide est donc une alternative sérieuse et vitale dans la mesure où l'Afrique en tant qu'ensemble capable d'organisation détient naturellement les ingrédients nécessaires d'une autodétermination dans le cadre strict des coopérations entre nations situées à des degrés différents de développement.

Les Déterminants économiques du progrès social

"Des responsables politiques ne cachent même plus leur fierté bien immorale d'avoir mis toute leur intelligence en branle pour atteindre le fameux point d'achèvement à l'initiative PPTE".

L'économie est la pièce maitresse du progrès social et reste essentiellement assujettie à la volonté politique qui, elle-même, devrait tenir compte de l'instance culturelle authentique du pays ou du continent pour espérer un progrès cohérent.

Déroger ou escamoter cette assertion c'est s'exposer à l'impertinence des réflexions et des pratiques inhérentes à l'état et au devenir du continent. Une question lancinante est alors de chercher à comprendre les fondements d'un paradoxe insoutenable : le contraste entre les notions de Richesse et de Pauvreté.

La richesse réellement vécue est le sentiment de prospérité résultant de la transformation de la richesse potentielle liée aux ressources naturelles en denrées directement utilisables dans la vie concrète. Ces denrées prennent des formes diverses. Elles sont monétaires, résultat des transactions marchandes aussi bien à l'échelle locale qu'internationale. Elles sont matérielles, résultat de la transformation des ressources brutes en produits nets prêts à la consommation. Elles sont culturelles, résultat de deux phénomènes connexes que sont l'affirmation identitaire et l'acculturation ; sans toutefois confondre ce dernier terme à l'assimilation qui marqua sur une longue période de l'histoire africaine la politique coloniale de la France et à la différence de la logique du protectorat britannique.

L'Afrique serait alors le continent le plus pauvre cependant avec d'énormes ressources humaines, naturelles, monétaires, culturelles et climatiques. Telles sont les données du paradoxe insoutenable mais pourtant historiquement soutenu par les stratèges de l'économie globale avec l'appui de leurs agents locaux encouragés à bâtir des politiques de gestion et de gouvernance susceptibles de leur faire accéder aux initiatives aujourd'hui connues sous les vocables de pays pauvres très endettes en sigle PPTE.

Quels sont les mécanismes de cette endettement, quels sont les circuits de circulation des produits de l'endettement, quels sont les agents locaux et globaux dudit endettement, quels sont les vrais bénéficiaires de l'endettement, etc. La réponse soutenue basée sur des données non dissimulées suffirait à démontrer l'immoralité de la situation.

Des responsables politiques ne cachent même plus leur fierté bien immorale d'avoir mis toute leur intelligence en branle pour atteindre le fameux point d'achèvement à l'initiative. C'est au fond, la course vers la pauvreté qui est gagnée.

Tout dans tout, plane le spectre d'une Afrique interdite de progrès social sous le diktat sournois des anciennes puissances conquérantes à travers un processus vieux de plus de cinq siècles à nos jours. Et plus proche de nous, l'amplification des vieilles théories du centre et de la périphérie avec le centre prospère et développé représentant le monde occidental et la vision de la périphérie archaïque, éternel chantier et sous développée représentant le tiers monde en référence au tiers état de l'ancien régime en France.

Le centre est jouissant d'un monopole sur trois types de contrôle :

1.     le contrôle du processus d'innovation technologique, ce qui suppose des formes d'organisation capitaliste dans lesquelles le pouvoir financier se matérialise ;

2.    le contrôle international de la monnaie et de la finance

3.    le pouvoir politico-militaire et, avec lui, le contrôle des armes. J'y reviendrai plus loin notamment sur la dynamique des armes et l'ambition de destruction de l'Afrique.

Le point nœudal dans une telle perspective c'est de comprendre comment une stratégie est fondée sur la concentration sous un même commandement de l'espace industriel, du pouvoir financier et du pouvoir marchand. Quant à la périphérie sous-développée, elle est le résultat d'une forme particulière d'expansion du centre capitaliste, c'est-à-dire de la rencontre du centre avec des sociétés où prédominaient des relations sociales et de production archaïques.

Économiquement, il est possible de caractériser la périphérie sous- développée par trois éléments également :

1.     la dynamique de dépendance de son système productif et administratif hérité de la colonisation ;

2.    la dépendance monétaire et financière externe avec l'exemple de la problématique du franc CFA qui regagne un intérêt critique ;

3.    la subordination politico-militaire avec les fameux accords de défense et la saga des évacuations des occidentaux pendant des crises parfois perfidement provoquées par ces mêmes occidentaux pour des motifs bassement économiques et stratégiques.

Ces trois éléments caractérisent la périphérie capitaliste, et pas seulement de la production d'aliments et de matières premières. Cette production est une forme particulière de subordination, qui correspondait à la division du travail imposée par l'Angleterre des colonies.

Socialement, la périphérie sous- développée est caractérisée par l'hétérogénéité de la société. Une petite partie de cette société partage la qualité de vie du centre, mais la majeure partie en est complètement exclue. C'est cette petite partie de la population africaine que nous avons mentionnée plus haut et tenue, par assomption, co-responsable d’hypothétique pacte de non progrès de l'Afrique.

Plus concrètement, des faits rapportées par les média occidentaux d'ailleurs ; média dotés de moyens fiables d'investigation démontrent la pertinence de cette logique de démontage du continent noir avec la complicité structurante des dirigeants noirs soutenus et protégés selon des méthodes plus ou moins dissimulées par les tenants des pouvoirs majeurs au centre.

Un soutien ou, à contrario, un déni de soutien qui reste différentiel selon le caractère du régime aux abois. Pour des régimes élus, pas au sens démocratique, c'est-à-dire des régimes amis protégeant les intérêts des puissances occidentales, un soutien total à leur pérennité au pouvoir et une cécité exemplaire sur leurs pratiques répréhensibles de l'économie qu'ils dilapident et neutralisent, du pouvoir qu'ils poussent dans des cas avérés jusqu'à l'action génocidaire.

Le cas précis de ce que je pense désigner sous les termes de génocide économique est non seulement pathétique mais aussi et surtout fondamentalement déstructurant de l'économie du continent au profit des institutions financières et politiques de l'Occident et de la France en particulier architecte bien aguerrie à la pratique.

Des ensembles économiques et financiers comme Elf Aquitaine de l'époque transmutée en Total-Fina-Elf d'abord, puis finalement en juste Total pour extirper à jamais le vocable Elf un peu trop chargé et encombrant ; BNP-Paris Bas, Bolloré, Bouygues, et bien d'autres encore sont connus et reconnus dans cette impérialisme économiques à tout crin allant jusqu'à' à assujettir l'action politique de ces nations dites développées et démocratiques.

De toute cette dynamique feutrée qui en fin de compte amoindrit les chances du continent à expérimenter le progrès social dans des conditions appropriées et optimales, se renforce avec plus d'inclinaison le sens unidimensionnel de déplacement des biens financiers, matériels, humains et culturels vers ce même centre.

Les moyens financiers détournés en très grande quantité sont destinés aux banques et au financement des partis politiques sans distinction de couleur ni d'idéologie dans certains pays du monde occidental. Ces derniers en retour promettent protection sans faille quel que soit ce qui pourrait éventuellement arriver. Le pacte est scellé à moins qu'il y ait donc d'événement contingent.

Des pouvoirs africains incompétents et non crédibles se trouvent ainsi protégés et perpétués sous des formes quasi monarchiques comme au Togo, en RDC, fraichement au Gabon, et certainement demain au Congo-Brazzaville, au Tchad ou ailleurs en Afrique. Au remplacement ou à la succession des élites en occident s'oppose la vision des élites stabilisées au pouvoir. C'est la résultante d'une certaine terreur de l'occident à avoir à dealer avec des élites clairvoyantes soucieuses de rompre la logique dissimulée d'un transfert immoral et cruellement inégal des échanges entre l'Afrique et le reste du monde.

Des cas extrêmes d'une telle vision sont allés jusqu'à' à la réduction physique de ces facteurs clairvoyants du progrès en Afrique et le modèle le plus raffiné d'une telle réduction restera l'élimination physique de Thomas SANKARA, Président assassiné au Pays des Hommes Intègres anciennement Haute Volta.

Donc, aux usages des stocks et des flux financiers, le travail sur les institutions et sur les hommes. Ces attributs monétaires et financiers rentrent dans la circularité de l'économie du monde occidental travaillant ainsi sa reproduction et sa prospérité. Les hommes et les institutions sont à pieds d'œuvre pour assurer le bien-être du citoyen. Le citoyen le leur rend bien en manifestant son agrément ou son mécontentement dans les différentes sphères du suffrage universel. Ce qui met l'acteur politique en demeure de démontrer sa moralité politique et ses compétences en termes de meneur d'hommes en prévision d'un renouvellement de confiance éventuel.

Ces mêmes attributs monétaires et financiers en Afrique semblent avoir une toute autre signification. L'argent difficile et rare dans la masse citoyenne y est abondant et sans signification dans l'élite au pouvoir. La rareté crée le sens et le respect quand l'abondance cède le pas à l'ivresse et à la cécité au monde réel.

L'attribut financier ici rentre plutôt dans l'ordre de la consumérisation, de la carbonisation c'est-à-dire de la jouissance que les classes sociales au pouvoir font de ces attributs sans qu'ils ne rentrent vraiment dans le cycle productif concret ayant vocation à développer et épanouir le tissus social à travers santé, culture, éducation et emplois de qualité.

Les moyens financiers sont dédiés aux actions et aux réalisations fragiles qui disparaissent à jamais comme les propriétés individuelles indues et les festoiements abusifs parfois outranciers plutôt que l'érection des ouvrages en béton armé tels que des institutions fortes, crédibles et sacralisées ; des routes et des ouvrages d'art solides résistant à l'épreuve du temps et de la nature sauvage guettant l'instant propice pour reprendre ses droits, etc.

Les propriétés individuelles indues restent dans l'ordre du fragiles car elles ne conservent leur solidité relative que par rapport au temps précis de l'exercice du pouvoir par les titulaires. Hors de cette bulle du pouvoir et hors d'un contexte politique protégeant, il est souvent difficile que les biens mal acquis continuent à demeurer propriété de l'impétrant.

Les belles acquisitions de MOBUTU à Gbadolite sont ruines après sa chute du pouvoir. Belle illustration. Sous l'effet de la mémoire collective, ces biens, dans les cas les plus soft et détendus de la dévolution du pouvoir, peuvent être redéployés dans le domaine public ; mais dans les cas les plus tendus de la dévolution du pouvoir, ces biens sont généralement détruits par ceux qui ont pendant longtemps subi l'oppression de l'élite dictatoriale.

Les armes qui rentrent dans la circularité de l'économie des grandes puissances

"La seule finalité des armes envoyées en Afrique est, au fond, de détruire l'Afrique dans ses acquis humains, matériels et culturels"

La fin du vingtième siècle et le début du vingt-et-unième siècle auront vu se dérouler en Afrique une douloureuse et tragique expérience de socialisation à la culture de la guerre. Non pas pour se protéger d'éventuels menaces extérieures dans le cadre d'une guerre étrangère telle que définie par le théoricien prussien Carl Von Clausewitz, mais plutôt pour s'entretuer et donc s'auto éliminer en tant qu'africains dans ce qu'on a souvent établi un peu trop rapidement comme étant des guerres civiles.

La qualification de la guerre en guerre étrangère et en guerre civile a un impact différentiel par rapport à la conduite de la communauté dite internationale face au fait. Les guerres civiles préviennent l'implication de cette communauté internationale tandis que les guerres étrangères sont souvent sujettes à son arbitrage.

La question à se poser ici c'est de savoir si réellement Afrique a-t-elle besoin d'armes quand les problèmes fondamentaux à règle semblent être ailleurs ? Quels ont été les grands conflits panafricains ?

La seule finalité des armes envoyées en Afrique est, au fond, de détruire l'Afrique dans ses acquis humains, matériels et culturels. Le déversement des armes qui s'y effectue est une invite à leur utilisation potentielle. L'économie de l'armement qui fit la gloire de l'économie occidentale cherche d'autres exutoires pour maintenir à flot la circulation des capitaux dans ce champ surtout après la fin de la guerre froide. La guerre devient ainsi un fait impropre aux nations civilisées d'Europe.

L'entretien des foyers de tension en Afrique et ailleurs en jouant de la fibre ethnique aboutit à deux types de destructions majeures : destruction matérielle et destruction du tissu socioculturel.

Si la destruction matérielle est souvent perçue par les belligérants en présence et ceux en absence de fait mineur dans le sens d'une reconstruction rapide une fois la guerre terminée si toutefois elle se terminait, les destructions socioculturelles quant à elles sont d'une tout autre nature.

Elles détruisent l'être africain dans son caractère intrinsèque en engendrant une adversité profonde entre les protagonistes surtout quand ils sont de groupes ethniques différents.

Développer la belligérance apparait désormais comme un fait socioéconomique et politique. Les armes des stocks des grandes puissances militaires sont ventilées insidieusement dans ces zones de tension construites.

Les anciens militaires se reconvertissent dans le mercenariat pour accompagner les armes vendues dans leur utilisation. Le célèbre français Bob DENARD, les agents de sécurité du Front National en France, les anciens de l'armée ukrainienne et beaucoup d'autres encore ont trouvé en Afrique un terrain fécond de l'économie de la destruction et de la négation du progrès social.

Ici, pas moins que dans la sphère de l'économie classique, le sens des capitaux impliqués suit la même tendance décrite plus haut : de la périphérie vers le centre.

Les groupements belligérants investissent dans l'achat des armes et des munitions ; Les mercenaires exigent d'être payés avant d'aller sur les terrains des opérations ; une fois la guerre civile terminée et toutes les infrastructures touchées et brisées, vient la fatidique période de reconstruction où les marchés de la reconstruction sont généralement remportés par les mêmes fournisseurs d'armes.

A cette autodestruction de l'Africain par les armes de guerre avec son corolaire le plus en vue désormais conceptualisé en termes d'enfants soldats, s'ajoute le spectre de la maladie sexuellement transmissible tel que le SIDA-VIH.

Les modes et les patterns de transmission à grande échelle de la pandémie, l'absence d'éducation à la santé sexuelle, les médications très limitées, etc. s'ajoutent aux facteurs mentionnés plus haut pour présenter une image et une perspective bien problématique du continent noir.

EN GUISE D'OUVERTURE

Comme je l'ai souligné tout au début de cette tentative, ceci n'est qu'une ébauche d'une problématique qui se propose de jeter les bases d'une pensée renouvelée sur le continent noir à l'aube du nouveau millénaire. Ce qui veut dire qu'une conclusion est tout à fait prématurée et inopportune.

Les champs mentionnés à savoir le politique, l'économique, le culturel, le militaire et leur savante articulation constituent les éléments fondamentaux de la recherche des facteurs essentiels qui expliquent et justifient l'état actuel du continent noir dans ses différentes manifestations du progrès ou de l'absence de progrès social.

L'attitude ambiguë du monde occidental par rapport aux principes démocratiques et au développement du continent continuera à constituer une entrée analytique essentielle pour comprendre en profondeur.

A ce niveau embryonnaire de la réflexion, nous ne savons pas encore les termes de l'hypothétique pacte du non progrès de l'Afrique, ni les vrais acteurs concepteurs et porteurs du pacte. Mais nous avons des éléments d'appréciation pertinents pour aboutir à une modélisation et une parfaite théorisation du concept de pacte de non progrès du continent noir.

 

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Published by PatrickEric - dans Politique
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