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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 05:54

Vidéos : Joe Washington EBINA Répond à Toutes les Questions

1.     http://www.youtube.com/watch?v=MgaL8fok-_Q

2.    http://www.youtube.com/watch?v=lvMmP0P8rhM

3.    http://www.youtube.com/watch?v=broaGKZmF7U

4.    http://www.youtube.com/watch?v=P2oRumfOm4o

5.    http://www.youtube.com/watch?v=EFw7oHp2wE0

6.    http://www.youtube.com/watch?v=EcEBRbS5Jyw

7.    http://www.youtube.com/watch?v=YmqqrYgIViQ

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La Famille, Pire Ennemi de l’Africain

Par Georges YANG

famille-africaineN’en déplaise à Nicolas Sarkozy et au "nègre" qui écrit ses discours, l’homme africain est bel et bien entré dans l’histoire. C’est une erreur grossière de penser que parce qu’il n’existe aucun document d’époque précoloniale écrit en langue locale (en dehors de l’amharique) relatant les faits, que ceux-ci ne sont pas historiques.

Les victoires des Zulus sur les Anglais, les généalogies des Royaumes de Mopti, Kongo ou Zimbabwe étaient connues des populations par la transmission orale et les hauts faits de chaque peuple étaient relatés dans le détail et connus de tous jusqu’à une acculturation urbaine récente datant de moins de vingt ou trente ans maximum.

Par contre l’homme et la femme africaine, dans l’immense majorité des cas ne sont pas encore entrés dans l’aire de l’individualisme. Ils sont prisonniers et souvent victimes de la famille dans le sens le plus vil et le plus détestable que celle-ci peut prendre.

-        Sans l’omniprésence de la famille en Afrique, la corruption serait du même niveau qu’en Europe ou en Asie, car il existe de véritables corrompus partout sur la planète.

-        Sans la famille, le tribalisme ne serait que le prolongement du folklore et le désir de préserver les coutumes.

-        Sans la famille enfin, la sorcellerie serait un accessoire folklorique, une réminiscence du passé au même titre que la superstition en France.

Bien sûr, l’Afrique n’est pas monolithique, mono ethnique et mono culturelle. Il existe autant, si ce n’est plus de différences, entre un Bambara, un Zulu et un Masaï, pour ne citer que ces trois groupes, qu’entre un Suédois, un Portugais et un Moldave.
Cependant, ceux qui ont vécu en Afrique, au contact quotidien avec les populations de diverses ethnies, catégories sociales et professions ont pu constater les ravages dus au parasitisme social, à la rapacité des cousins et de ceux que l’on appelle des frères ; et cela à tous les niveaux de la société, du pouvoir et de la hiérarchie sociale.

Cette famille élargie, que l’on connait à peine avant qu’elle ne vienne s’abattre sur vos économies, ou tout simplement votre moyen de subsistance, comme un vol de sauterelles ou de criquets pèlerins, l’Africain la subit au quotidien, s’en plaint en permanence mais n’ose agir contre par peur de l’opprobre.

La famille africaine prise dans sa dimension négative peut s’avérer pire par ses effets toxiques que le FMI, la Banque Mondiale, le néocolonialisme, les multinationales réunis sur le vécu quotidien des individus productifs, courageux et entreprenants.

Afin de rendre la démonstration plus claire il sera donné priorité à l’exemple dans cet article. Une tentative de théorisation sera abordée en fin de présentation.

Avoir un appartement de fonction assez vaste, ou pire une villa à sa disposition quand on est un ou pire une jeune salariée célibataire bien payé, est une véritable malédiction. L’Africain est censé être solidaire et partageur, il est en fait rançonné, pressuré, sucé jusqu’à la moelle par les membres de sa famille dès qu’il gagne un minimum d’argent.

Ce que l’on appelle communément entraide est en réalité une extorsion permanente de fonds sous le regard bienveillant de la communauté.

Et impossible de dire non, on se doit de "respecter la coutume" c’est-à-dire de se laisser envahir par une bande de bouches inutiles qui ne feront même pas la vaisselle, n’achèteront jamais un litre d’huile et s’ils le peuvent, face à un timide, arriveront à lui soutirer de l’argent de poche.
Dans un tel environnement, on comprend aisément que toute la paie du salarié va passer en nourriture pour quelquefois dix personnes alors qu’il n’a encore lui-même aucun enfant.

S’il n’arrive pas à tenir financièrement, il va être obligé d’exercer un second métier au détriment de son employeur et de son temps libre. Si ce patron est un étranger ou un membre d’une autre tribu, les scrupules concernant l’honnêteté, la ponctualité et le sérieux au travail seront vite balayés par la pression quotidienne du groupe. Et même au sein d’une même ethnie, les mauvais coups sont envisageables surtout si l’on a trouvé un emploi chez un vague cousin ou un soi-disant oncle qui aura du mal à appeler la police (souvent corrompue elle aussi), pour faire incarcérer un membre de la famille.
Les vieux missionnaires qui disaient jadis d’un ton péremptoire "les noirs sont voleurs" bien avant de dénoncer leur lubricité atavique, n’avaient pas idée de ce que pouvaient être les pressions psychologiques qui régnaient sur ceux qui travaillaient à la mission.

Car en plus du chantage affectif "tu es des nôtres" ou "voler le blanc, ce n’est pas vraiment voler", ces bons chrétiens croyaient aussi au mauvais sort, à la sorcellerie et ne pas aider quelqu’un de la famille, du clan, puis par extension de la tribu, c’était et c’est encore, prendre le risque de s’exposer à des représailles, voire à un mauvais sort. Chez les musulmans, le syncrétisme existe aussi et la peur des sorciers et du poison est aussi forte que chez les chrétiens.
Or si les vieux curés et religieuses issus de l’époque coloniale et ayant perduré après les indépendances se plaignaient des méfaits de leurs ouailles cela se passait avant l’arrivée en force de l’urbanisation, de la société de consommation et de l’offre de produits attractifs comme les postes radios, les téléphones et autres petits plaisirs occidentaux importés de Chine.
Avec l’explosion de l’offre de produits de consommation, de l’émergence de l’anonymat des grandes métropoles, toutes les conditions sont réunies pour une explosion de la corruption, du trafic d’influence et des passe-droits.

Un proverbe bantou de l’Est du Congo dit en ces termes : "La générosité tue !". Car il s’agit d’une générosité obligatoire, non volontaire souvent la main forcée.

La solidarité contrainte est le lot d’une immense majorité d’Africains. Et quand tout est épuisé et que les parasites sont là demandeurs et pressants, la tentation est grande de passer à l’acte délictueux qui expose au renvoi, à la prison ou à des représailles physique des victimes.

Certains profiteurs, voyant que la source de profit se tarit, iront sans vergogne s’installer chez un autre cousin, quand la première sœur aura été essorée. Et puis, il y a les "sœurs", les cousines qui empruntent un chemisier, des bijoux pour sortir et qui oublient de les rendre, qui utilisent le maquillage et les produits de beauté de celle qui fréquente un riche et qui ne remplacent rien. Et quand le mari se plaint trop des dépenses, on "perd" son téléphone ou on s’est "fait voler" son porte-monnaie au marché pour dissimuler l’argent donné au petit frère quémandeur qui en est à son énième mauvais coup, ne s’amende jamais et ne cesse de réclamer !
Le président renversé Du Burkina Faso, OUEDRAOGO, risquant sa tête pour détournement de fonds publics, a choisi comme argument à sa défense qu’en tant qu’Africain, tout le monde dans la salle du tribunal étant aussi Africain, les jurés se devaient de le comprendre, si ce n’est de lui pardonner ses incartades.
"En tant que premier citoyen du pays, j’étais aussi le premier rançonné. Je voyais des gens se disant de ma famille, dont j’ignorais l’existence jusqu’au jour de la première entrevue et qui me demandaient un poste, un privilège, de l’argent, une signature. Je donnais, je signais, vous en auriez tous fait autant !" Tel était retranscrit dans l’esprit les termes de son plaidoyer.

Il a sauvé sa tête toute comme l’une de ses ministre qui expliquait qu’il y avait beaucoup de casse de vaisselle lors des réceptions officielles et que quelquefois les assiettes et les couverts disparaissaient tous seuls, alors que certaines pièces du mobilier national avaient été retrouvées chez des nièces et des belles-sœurs.


Si un dirigeant africain n’est pas à l’abri de pressions, alors qu’en est-il d’un citoyen lambda ?

Au bas de l’échelle sociale, une prostituée est victime en permanence des quolibets et des lazzis, la famille en a honte, mais elle peut se racheter en revenant au village, ou même en ville de nos jours, une valise pleine de cadeaux pour faire pardonner sa vie dissolue. Un poste de télévision fait vite oublier la méconduite d’une fille.
Et en Europe, le travailleur sénégalais émigré qui vit dans un foyer type SONACOTRA, et qui revenait jadis chez lui avec des cadeaux pour tous et une distribution de billets de banque pour monter qu’il avait réussi, de nos jours, n’a plus besoin de revenir au pays pour dépenser son argent. Western Union a été inventé spécialement pour le délester quasiment en temps réel de ce qu’il gagne à la sueur de son front qu’il soit balayeur, ouvrier, cadre ou travailleur indépendant. Car au-delà des mers la pression existe pour soutirer de l’argent à celui qui travaille, dur le plus souvent.
Ces comportements peuvent s’expliquer par l’absence de sécurité sociale généralisée dans les pays africains, en dehors de quelques mutuelles. Le sous-emploi, les mauvaises rémunérations, la précarité de l’emploi, l’exode rural sont souvent mis en avant pour justifier le parasitisme social. Mais cela ne suffit pas, car si l’emploi salarié est rare, si les gros et moyens entrepreneurs ne sont pas assez nombreux, le secteur informel permet à chacun de trouver une activité de subsistance.

En dehors des cas de guerre civile avec déplacement de population, de famine consécutive à une sécheresse ou autre catastrophe, on peut vivre, chichement certes, de son travail en Afrique, en dehors des mendiants et des infirmes. Mais le parasitisme social vient avant tout d’une imprégnation culturelle distillée depuis l’enfance, où l’on apprend l’interdépendance et où la place de l’individu en tant qu’entité sociale est mise au second plan.

On n’existe pas pour soi-même, mais on fait partie d’un groupe ayant sa cohésion, au cours de son existence l’Africain intègre de nouveau groupes, seul il n’est rien. L’individu isolé est comme un électron libre errant de noyau en noyau cherchant à se placer sur orbite autour d’un nouvel atome en guise de structure.

La modernité occidentale qui prévaut peu à peu économiquement est encore trop récente pour s’imposer psychologiquement. L’individu seul est menacé dans son psychisme, au pire la folie le guette et la guérison ne peut passer que par la réintégration dans le groupe et ainsi par l’acception de ses diktats.

Celui qui a profité pendant des années de la manne dispensée par un oncle, une sœur, un cousin, offrira "généreusement" une chèvre pour le mariage de son bienfaiteur et se sentira quitte de toute dette tant financière que morale et sans le moindre sentiment de culpabilité car il a été élevé comme ça.

Dans le même ordre d’idée, le jeune cadre qui gagne bien sa vie ne pourra payer lui-même la dot de sa future épouse, même s’il en a financièrement les moyens. Le père et les oncles insisteront pour payer au nom de la coutume, et une fois marié, au nom de la même coutume, ils viendront se goberger et récupérer au centuple le prix du malingre bestiau qu’ils auront acquitté pour le mariage. Le but essentiel étant de maintenir le lien de dépendance entre les membres d’une famille, pour faire cracher au bassinet celui ou celle qui donne l’impression d’avoir les moyens.

Avec deux milliards d’Africains prévus pour 2050, ils ne seront peut-être qu’un milliard et demi mais peu importe, le continent devra faire le choix de l’individualisme pour survivre. Car si les mentalités n’évoluent pas, le développement économique réel qui s’installe en ce moment (tous les Africains ne crèvent pas de faim, loin de là et la croissance atteint les 6% dans certains pays), sera mis à mal par des obstacles culturels.

Ce qui était déjà pénible au village avec une économie de troc est totalement incompatible avec une société mondialisé, à moins de vouloir faire vivre les Africains dans des réserves comme les Amérindiens, ce qui n’est pas ce que l’on puisse leur souhaiter de meilleur. L’Afrique a droit tout comme les autres continents au progrès, à l’industrialisation et au luxe.
Certains verront dans cet article une vision ethnocentrique européenne. C’est faire fi des plaintes que de nombreux Africains dynamiques et travailleurs émettent à longueur de journée. Car si les coutumes sont encore respectées, si l’on ne peut encore chasser de chez soi un pique-assiette éhonté, cela n’empêche que tous les Africains supportent ce genre de situation avec amertume et de plus en plus mal. Car ce n’est pas la compassion qui les anime mais la crainte des représailles, de la sorcellerie et au mieux des qu’en-dira-t-on.
La France était quasiment rurale il y a un siècle, il n’y plus que 5% d’exploitants agricoles qui ne sont même plus des paysans. Le pays a fait un choix de société et les mentalités ont changé. C’était le prix de la croissance.

L’Afrique devra elle aussi en passer par là. L’ère de l’individualisme et de la famille nucléaire n’est peut-être pas la seule option qui s’offre au continent, mais la moins couteuse et la plus facile à mettre en application.

Apprendre l’égoïsme et le chacun pour soi est une option de développement. Le traitement social de la précarité de type européen n’est probablement pas la solution, mais son absence quasi-totale, pénalise ceux qui produisent en Afrique. La pyramide des âges se modifie dans de nombreux pays. La prise en charge de vieillards de plus en plus nombreux, va aussi créer un déséquilibre social. Car jusqu’à présent, seul le faible nombre de vieux autorisait la solidarité familiale.

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Published by PatrickEric - dans Culture
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Wahid 17/06/2010 23:53



Monsieur,


Je vous remercie de votre article que j'ai eu plaisir à lire sur "Les Afriques". Mais je demeure étonné de votre point de vue. Vivant en France, cette notion de famille que vous décrivez comme un
poids social est parfaitement inexistante ici et dans tout le monde occidental. Lr racket familial est ici perpétré par les Etats. La différence? L'Etat ne vous soutiendra pas. vous êtes SEUL
face au système. Certes il y a un système de protection sociale: mais c'est un miroir aux alouettes. Plus vous vous individualisez (coupure avec la famille), plus vous êtes fragile. Et la crise
actuelle accentue cet état de fait avec paradoxalement un retour vers un rapprochement de la famille ou des amies pour l'entraide. Doit-on en conclure que l'individualisme est synonyme de
richesse et de progrès alors que la famille est synonyme de rackets, d'attardement et de stagnation? NON. Si l'Afrique (et l'Asie et l'Amérique du Sud) garde cet aspect social qu'est la famille,
ce n'est pas simplement une tradition ou une culture: c'est le fondement d'individus vivant en communauté. Le problème n'est pas la famille et pour ce faire, l'Europe est le parfait contre
exemple de l'Afrique: riche certes mais à quels prix? Comparez l'alcoolisme, le suicide, la bandistisme, les trafics, les pots de vins, la prostitution... c'est effarant. Tous les records du
monde se trouvent dans les pays dits développés.


Ce qui fait le malheur de l'Afrique, ce n'est surtout pas la notion de famille mais plutôt le suivi d'un model de civilisation qui n'a rien d'Africain (model occidental). Tout est fait pour
suivre les traces de l'Occident, model cristallisé à tel point qu'on oublie le chemin par lequel a dû passé cette civilisation pour en arriver là (et qui est le pire de toute l'Histoire de
l'Humanité)...


Et tant qe l'Afrique tend vers ce model, elle sera toujours la dernière de la classe: il n'y a de place que pour les riches, pour ceux qui décident du sort du monde. Et personne d'autre ne
viendra prendre place, sauf en vendant son âme au dieu ARGENT. Aujourd'hui en France, une minorité vit et la majorité survit. Jusqu'à quand. La révolte est impossible dans une démocratie et nos
dirigeants décident en toute impunité.


Vous voulez le model occidental? Coupez vos liens familiaux, oubliez Dieu, et vendez votre âme avec toute son Humanité. Résultat: individualiste, égoîste, prétentieux, et surtout: vous ne
réfléchirez plus par vous-même: vous avez troqué votre famille conte le système d'Etat. En quelque sorte, vous vous robotisez car le temps n'est plus aux loisirs: il faut produire. Produire
pourquoi? Pour consommer. Un consommateur, un simple matricule... voilà ce qui attend celle ou celui qui désire ce model.


 


La solution? Un model africain non basé sur le capitalisme mais plutôt le social. Social: non pas un model soviétique ou tout autre: ce social qu'entretient toute communauté digne de ce nom.
Avançons mais ensemble. Pleurons mais ensemble. Rions mais ensemble. Un idéal? Remontez l'histoire de l'Afrique avant la colonisation et ce model qui pourra sauver l'Afrique.


Est-ce réaliste. J'en doute beaucoup. Non que la tâche soit difficile mais il me semble qu'il est déjà trop tard: le seul désir d'un africain est une vie à l'occidentale. C'est-à-dire tronquez le
peu d'humanité qui nous reste pour le matériel: TV, voiture,.... C'est une course sans fin vers le matérialise qui est devenu la seule valeur de référence. On vous définit d'après votre
portefeuille, vos habits, votre maison,... Votre personnalité? Elle n'a pas de place? Votre humanité? Vous n'êtes plus sur la bonne piste et c'est déjà trop tard.


 


Pardonnez moi tout ceci mais croyez moi: dépassez simplement les apparences de l'occident et vous serez éffaré de savoir à quel point l'homme est devenu un animal pour son frère. S'en sortent
ceux qui trichent, ou déjà riches. Etre honnête? Vous avez perdu d'avance. .... Et pire: si l'Afrique continue sur cette voie, l'Africain ne saluera plus l'africain. Il le méprisera, le jalousera
au mieux.


 


Si les occidentaux aiment le tourisme en Afrique, c'est pour ce qu'il n'ont plus ici: l'Humanité, la Fraternité, la Joie malgré la difficulté, l'Entraide, l'Accueil, .... Et si par malheur cette
voie (capitalisme) est suivie par l'Afrique, elle deviendra certes riches, mais sera toujours la réserve des pays dits développés et tout sera fait pour que ça le reste. Joueriez vous à un jeu oû
j'établirai les règles qui seront toujours en ma faveur? En gros, êtes vous prêts (les africains) à rester toujours perdants? C'est ce model dont rêvent les africains au détriment de ce qu'ils
ont de plus cher: LA FAMILLE.


Pour finir, et concrètement parlant: êtes vous prêt à parquer votre mère dans une maison de retraite? Cette même mère qui a essuyé votre derrière? Quel humain est capable de cela si ce n'est
celui qui a troqué son âme conte l'Amour de l'Argent et une vie d'Illusion? 


L'Afrique a plus à gagner en améliorant ses acquis culturels et en leur adaptant une économie qui ne les détruit pas que tout sacrifier pour la richesse que vous ne pourrez jamais étancher. Et la
richesse est avant tout humaine et non matérielle.


 


Marci pour votre article et daignez excuser mes propos qui peuvent semblez idéaliste, légers ou autre mais croyez: l'Afrique doit tracer son propre chemin sinon c'est les autres qui le feront à
sa place. 


 


La famille est un poids lourd à supporter. Mais c'est votre racine. Coupez la et vous dépérirez comme une vielle branche, à l'exemple de l'occident qui maquille cela avec du l'illusion matérielle
mais l'occident est déjà de l'histoire ancienne....


 


Mes salutations les plus cordiales



Ganzob 15/06/2010 19:40



Superbe écrit,vous soulevez içi une critique très pertinente.Si nous, noir, voulons vraiment progresser sans ce boulet(la famille),nous devons savoir qu'on ne peut  faire des omelettes
sans casser les oeufs.


Toutes mes félécitations.



Michel Morin 15/06/2010 11:12



Bonjour, je viens de lire votre article sur la famille. Vous êtes dans le vrai à (au moins) 1000 %. C'est ce que j'ai moi même observé dans les 15 à 20 pays d'Afrique dans lesquels j'ai été
appelé à travailler / effectuer des missions.


Dans un (très beau) livre sur l'Afrique -"Origines"-, une des 365 photos est légendée ainsi: "Occident = être et produire ; Afrique = paraître et distribuer". C'est exactement cela, et comme
vous, je suis convaincu qu'il s'agit là du premier, et du plus important, frein au développement. D'ailleurs ce type de "neutralisation" de l'individu par le groupe peut être observé également là
où l'Africain a été transféré (contre son gré, bien sûr), par la traite et par le système esclavagiste: il suffit de se rendre en Haïti pour s'en convaincre. Et malheureusement, la conséquence
est très simple: un Africain qui veut "réussir" n'a pratiquement pas d'autre choix que d'émigrer - ce qui est à la fois  dramatique (pour l'individu), désastreux (pour le pays et pour
l'Afrique) - mais aussi exemplaire: une fois expatrié, l'Africain (ou l'ex-Africain) peut réussir tout aussi bien que n'importe qui, à la Banque Mondiale, comme chauffeur de taxi à Quebec, ou
comme médecin en France !


Reste à savoir pourquoi le succès d'un seul (passage obligé du développement) est considéré par le groupe comme une menace. Ma théorie: face à un environnement hostile, et à un milieu non
maîtrisé, cette solidarité constituait la clé même de la survie. Mais j'aimerais bien échanger avec vous sur ce sujet.


Bien amicalement.


MM


 


 



Line 14/06/2010 10:14



Très bonne analyse, merci pour cet article, qui nous montre que nous ne sommes pas seuls à nous battre pour que les choses changent.



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