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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 17:55

moudilou-tony.jpgC’ETAIT IL Y’A 33 ANS, UN CRIME POUR HAUTE TRAHISON

L’ASSASSINAT DU PRESIDENT MARIEN NGOUABI LORS D’UN COUP D’ETAT PERPETRE PAR Dénis SASSOU NGUESSO

Par Maître Tony Gilbert MOUDILOU (Extrait)                   

"Il faut faire de sorte que notre mémoire nationale reste en éveil et se souvienne, ceci pour nos générations futures et que rien ne soit tronqué, dépravé, trafiqué, manipulé, falsifié et émasculé"
Il y a trente trois (33) ans un jeune homme que l’on prenait pour un agneau et une eau douce, s’était transformé en un loup dangereux pour le moins qu’on puisse dire. Il est nommé Denis SASSOU NGUESSO. Il s’introduisit par infraction dans notre basse cour (le Congo) assassinant et tuant tout sur son passage : brebis, agneaux, moutons, chèvres, vaches, bœufs. Et depuis, il a fait carrière.

Loin de là, il n’a pas arrêté son ascension fulgurante, effrénée et sulfureuse dans le crime. En décapitant la tête du Président Marien NGOUABI qui fit de lui ce qu’il est devenu, il décida de signer là, son plus gros crime. L’homme, jadis appelé "femmelette", considéré comme "eau trouble" dont on ne sait s’il y a des sangsues, des serpents d’eau, des boas, des crocodiles, rentrait par la grande porte dans la cour des grands criminels qui ont marqué l’histoire de la criminologie dans toute la splendeur de sa forme féerique. Et l’homme venait de frapper fort.

Mais cet homme ne peut  réaliser une telle prouesse car il n’a pas les talents, il n’a pas le don de la magie, et non plus du destin. Je dirais pour paraphraser notre frère Ernest Claude NDALLA, "qu’il n’a pas les couilles bien suspendues" pour atteindre cette excellence dans le macabre. Il est comme l’homme qui ne pisse pas loin. Et c’est là la vraie question. 

Qui est-il alors ? Qui est-il Denis SASSOU NGUESSO ?

Il reste de très loin l’automate par excellence dressé par la France d’où il tient toute sa virilité et sa force de frappe. Il a besoin de son expertise. Il tue et assassine au nom de la France, cette France qui reste le bourreau de la francophonie, d’elle-même, un pays qui scie la chaise sur laquelle il est assis et qui pratique un véritable parricide.

Ce qui est interprété au niveau du Commonwealth comme une véritable trahison, une forfaiture. Pendant qu’au sein de celle-ci, il règne une atmosphère des plus apaisantes, des plus calmes parce que les Anglais y sont souvent plus civilisés et respectent l’homme autant ou plus que les intérêts.

Tenez ! Nous venions d’apprendre de la bouche même de l’un des plus grands Conseillers de Jacques CHIRAC, ami de Jacques FOCCART, de Dominique DEVILLEPIN, que contrairement à ce que SASSOU NGUESSO nous avait fait boire par les narines ; à savoir qu’il aurait riposté parce que son sommeil fut troublé par les Forces du Président démocratiquement élu, Pascal LISSOUBA qui avaient encerclé sa résidence. Bien évidemment ce fut un faux prétexte qui s’avéra un alibi de très mauvais goût. "Il n’avait jamais été question d’encerclement de sa résidence", écrit Jean François PROBST (une des têtes pensantes du coup d’État du 5 juin 1997 et) qui avait agi au nom de la France. Oui, cette même France, Terre des Droits de l’Homme.

C’était une fois de plus, une ignominieuse manipulation comme l’a toujours fait le machiavélique SASSOU NGUESSO. En effet, Jean François PROBST persiste et signe : "C’était bien les Cobras de SASSOU NGUESSO qui avaient simulé, qui avaient encerclé la résidence et lui-même SASSOU NGUESSO avait sagement été retiré de la capitale pour se retrouver de l’autre côté du fleuve Congo, au Zaïre où, muni des jumelles, il suivait toutes les péripéties, tout le déroulement des événements". C’est ce qu’on appelle : "Noyer son chien pour l’accuser de rage" ou "chercher des poux sur une tête rasée".

 Hervé VILLARD grand musicien français a dit : "Chacun d’entre nous, devrait se servir de sa propre douleur, s’y inspirer pour enrichir la connaissance". Cette France qui a tant souffert, qui a brillamment été défaite pour  toutes les guerres qu’elle a menées, devrait servir de modèle en prônant la paix dans le monde. Malheureusement, c’est cette  France là qui est et reste le bourreau des pays pauvres où elle a choisi d’aller bomber son petit torse à l’instar du Congo Brazzaville, de la Cote d’ Ivoire, du Rwanda qui sont victimes de son arrogance et bientôt, du Gabon, du Cameroun où la paix ne tient que sur un deal et où les deux Présidents qui y règnent allègrement depuis 47 ans sous la protection rapprochée de cette même France ont curieusement connu le même parcours politique : Directeurs de Cabinet de leurs prédécesseurs, puis Premiers ministres et aujourd’hui Présidents à vie pour les deux strapontins et despotes qui ont remplacé leurs prédécesseurs sous la dictée de la France.

Ils sont tenus en laisse depuis 47, depuis 1960, année des indépendances, par elle, cette France qui ne connaît sa gloire que parce qu’il y a l’Afrique pour laquelle elle s’est autoproclamée défenderesse, protectrice et interlocutrice au sein des Institutions internationales ; notamment l’ONU où elle jouie d’un droit de veto qu’elle doit par usurpation grâce à nos parents qui sont venus la libérer. Sinon comment allait-elle se retrouver dans la cour des grands, des vainqueurs puisqu’elle était défaite ?

Rappelons que ne sont permanents au Conseil de sécurité de l’O.N.U. que ceux qui ont gagné la guerre. Et la France était défaite n’eut été la pitié des Anglais, Américains et Russes qui avaient admis le Général De Gaulle qui fit tout pour s’insérer et revendiquer une certaine reconnaissance des résistants.

Devenue forte et permanente au Conseil de sécurité par nous, et grâce à nous qui lui avions restitué sa virilité ; les Africains dans leur ensemble, mais surtout francophones, voilà que pour nous remercier, cette même France organise les déstabilisations et l’instabilité de tous nos gouvernements. Car au lieu de chercher à se développer mutuellement, dans la solidarité autour de l’espace francophonie, non, la France a préféré pratiquer le parricide en usant de son outil le plus assassin et barbare : la FrançAfrique. Quelle honte d’avoir eu comme colonisateur, cette France amnésique et arrogante ! 

L’assassinat des Présidents Marien NGOUABI, Alphonse MASSAMBA-Débat, du Cardinal Émile BIAYENDA, et du Capitaine KIMBOUALA NKAYA, Chef des renseignements militaires à l’État Major Général de nos Forces Armées.

Quatre phrases tirées d’une allocution avaient déclenché cet exutoire, cette furie barbare. Quatre  phrases sont à l’origine de ce 18 mars 1977. "L’assassinat du Président Marien NGOUABI"

En effet, trois (3) ans auparavant, le Président Marien NGOUABI, embourbé dans des coups d’États presque permanents auxquels il devrait faire face : Conformément aux déclarations du Colonel IBARA Denis alors, Directeur Général de la Sécurité à la Conférence Nationale Souveraine ; lesquels coups d’État étaient commandités, gérés, planifiés et financés par la France pour le compte de son robot, j’ai cité SASSOU NGUESSO Denis.

Dans un meeting improvisé et tenu à la Place de l’Hôtel de Ville de Brazzaville ce 17 avril 1974, le Président Marien NGOUABI tenait un discours renversant et désobligeant, d’une extrême et rare intensité suscitant du côté de la France une si rare répercussion au point d’en provoquer une suspension de la coopération bilatérale.

Il déversa tout le concentré de sa haine et de colère sur cette France qui n’avait tiré aucune leçon de la grande implication des Africains et plus particulièrement de notre pays d’où partirent toutes les Forces vives Africaines à la deuxième guerre mondiale puisque, c’est depuis Brazzaville que le Général De Gaulle lança son appel de mobilisation. C’est d’ailleurs ce qui poussa le Président Marien NGOUABI à lâcher ces phrases fatales, sûrement et mûrement réfléchies : "Cette France arrogante qui fait le fanfaron et l’arrogance, si nos parents n’étaient pas partis la sauver, elle resterait ensevelie sous les gravats des bombes allemandes" et Il ajoutait puisque le contentieux part de notre richesse : le Pétrole qu’elle voulait à tous prix : "Notre pétrole ne sera pas exploité par l’impérialiste et d’ailleurs, il peut rester là où il est, il ne pourrira pas"

Ce matin, je me rappelle encore J’étais à l’Hôtel de ville à 11 h 30, puisque le Président Marien NGOUABI s’exprima à la suite de la grève des étudiants (grève que nous avions déclenchée). L’Ambassadeur de France qui se trouvait à la tribune d’honneur rentrait en hystérie, emportée par une furie pas digne d’un diplomate venant d’un pays dit "Civilisé". Aucune maîtrise de ses émotions. Bousculé, il se leva le cœur rongé par ce qu’il venait d’entendre. En effet, il y a certaines vérités qui blessent le cœur d’une langueur si monotone qu’on n’aimerait rien entendre. Ce que nos sages Africains interprètent aussi raisonnablement quand ils disent : "Ce que tu refuses d’apprendre ou de comprendre dans le calme, la vie te l’apprendra et te le fera savoir dans les larmes et la douleur"

Il y a des vérités que la France n’aime et ne veut ouïr; elle n’a jamais voulu entendre et faire savoir à ses enfants surtout quand celles-ci émanent des "sauvages" qui, effectivement et fort heureusement s’étaient levés comme un seul homme pour venir en aide à un pays qui leur est crapuleusement resté très ingrat. Mais la vérité est comme une cicatrice sur le corps : elle ne vous quitte jamais du regard.

La vérité qui donne la preuve de notre propos, c’est que cette partie de l’histoire Française est occultée et n’est nul part enseignée dans les écoles Françaises parce que ne figurant nullement dans les manuels français pourtant écrits avec intelligence par les historiens Français.

Comment peut-on appeler un tel comportement : une ignorance, un mépris ou une couardise politiquement et historiquement entretenus ?

Non les Français sont trop intelligents pour ne pas savoir ce qui s’est passé sur leur territoire à fortiori, à une date marquante de leur histoire. La France a seulement honte de regarder en face sa propre histoire, la vérité qui déchire l’entendement. Elle a honte des reflets de son histoire.

Elle a peur de se mirer pour apercevoir sa laideur et comme on ne peut se mirer avec ses propres yeux, comme on est en face d’un bossu qui ne voit pas sa bosse, on est obligé de le lui rappeler chaque fois. Alors elle se met en boule et pète les plombs. 

L’Ambassadeur  de France descendit alors de la Tribune d’honneur où il se trouvait et partit à pied à son Ambassade qui se situe et fort heureusement à quelques 1500 mètres de là. Il était comme sonné et ne connaît pas le langage peu diplomatique et discourtois mais qui n’était que la vérité des mots crus prononcés par un Chef d’État sorti de sa lie. Le fleuve Congo qui coule à quelques mètres de là, venait de déborder. C’est la seule faute du comportement de la France restée trop agaçante et néocolonialiste aux yeux du Président Marien NGOUABI, qui subissait là les affres de sa perfidie. Il arrive des moments où la goutte d’eau fait déborder le vase, des moments où les civilités ne payent plus, où il faut appeler les choses par leur propre nom : le "i" par "i" et "o" par "o", des moments où  il faut pouvoir remonter les bretelles à certains individus, certains pays tant ils le méritent. Sur cette terre, il y a des gens, des groupes de personnes des États, qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas. Ces imposteurs par essence, des escrocs patentés, ils présentent des signes de dédoublement de la personnalité, ceux là, il faut chaque fois les ramener à l’ordre, les ramener sur terre pour qu’ils arrêtent de rêver et de faire trop de vagues et de cauchemars. Mais il faut les pardonner, ils ont la nostalgie d’un ordre ancien, désuet et archaïque. Ils n’ont jamais su ressentir la brûlure de l’histoire et de la honte sur leur visage et feignent d’ignorer ce qui n’est point "ignorable"

Enfin, il y a des moments où il faut : "quand vous dansez avec un, lui marcher sur ses pieds pour qu’il sache qu’il n’est pas seul sur la piste dont il a tendance à s’en approprier" Ahmed SEKOU TOURE. Ou "quand vous battez le tam-tam pour un sourd muet, il faut de temps en temps lui taper sur son crâne pour qu’il comprenne que vous ne faites pas des grimaces mais que, vraiment, vous battez du tam-tam" proverbe kongo.

Les mêmes Kongos d’ajouter : "Quand vous jouez le tam-tam, il ne faut pas avoir des tendances arrogantes à vouloir rebondir ses arrières comme pour vouloir prouver que vous êtes le seul à savoir le jouer. Non il y en a d’autres qui certainement jouent mieux"

Le Président Marien NGOUABI sérieusement remonté vient de se rendre compte que son discours fera date et provoquera certainement un incident diplomatique. Voyant partir l’Ambassadeur de France, il enfonce le clou. "D’ailleurs, nous n’avions pas invité des diplomates ici". C’en était de trop. Et à partir de cet instant, la vie du vaillant Commandant devait être scellée. La France était blessée dans son amour-propre car elle n’avait jamais imaginé qu’on pouvait lui rappeler son histoire, si sanglante et peu glorieuse.

Le Congo était blessé et injurier par un pays resté depuis ingrat.

Faut-il rappeler ici que c’est Brazzaville qui fut la capitale de la France "libre" quand Paris fut occupé par les Allemands ? Pourtant deux pays liés par une histoire commune mais hélas, "le singe a toujours horreur du miroir" dit un proverbe Bantou. Il a peur d’apercevoir sa laideur, ses immondices, ses difformes. Il a peur des reflets qu’il lui renvoie.

DE LA CONSPIRATION AU MEURTRE.

Dès le lendemain, le décor de la terreur et la barbarie fut planté. Et l’année académique suivante, (1974-1975) sera fatale pour le Congo. La France coupait le cordon ombilical de la coopération. Plus d’enseignants, plus de médecins, plus de techniciens. Tout ceci se faisant dans l’indignation par une diplomatie mortifère et dangereuse. Et le débat qui suivit fut d’une telle expressivité, la paranoïa avait atteint un tel degré, c’était comme deux miroirs qui se renvoyaient les reflets, se rejetant la responsabilité et qui s’empoisonnaient mutuellement comme pour un suicide collectif.

On était au bord de la rupture des relations diplomatiques. Croyant mettre le Congo à genoux, la France se fourvoyait et se trompait de pays et de peuple comme elle s’est, aujourd’hui trompée avec la Côte d’ivoire. Encore une fois, elle venait de tirer par terre. Le mythe de la démocratie venait d’exploser, le verbe avait épouvanté l’atmosphère avec une telle violence et rien ne fut fait pour arrêter le saignement ; pas de garrot, pas de zone d’interposition ou tampon bien au contraire.

Le défi était grand comme dans un sursaut d’orgueil patriotique. Il y avait d’un côté l’honneur d’un pays aigri, arrogant qui voulut montrer ses dents en cherchant à bafouer et à rapetisser son partenaire et de l’autre, un grand défi d’honneur et le sursaut d’orgueil d’un grand peuple, défendant son histoire en disant non à la soumission et la servitude. Et pour ça, le Président Marien NGOUABI ne lésinait pas pour sa défense, ne transigeant et ne marchandant pas pour notre souveraineté. Et l’honneur, le drapeau, c’est ce qui reste à défendre quand tout est détruit.

Le Président Alphonse MASSAMBA-Débat disait : "Un peuple mûr  est celui qui défend sa cause, sa démocratie, sa souveraineté coûte que coûte jusqu’au bout et quel qu’en soit le prix".

Nous étions devant une guerre dont les moyens utilisés par les deux parties étaient inégaux. D’un côté David et de l’autre Goliath. Comme dans une dernière convulsion; quand on défend des valeurs sûres, des idéaux, des convictions, la grandeur des armes comme telles ne prévaut pas. Seule compte et pèse la force et la noblesse de la conscience et de l’esprit.  

Comme ce fut pour le Président Ahmed SEKOU TOURE en 1958, qui avait déjà tracé les sillons et montré la voie à suivre quand, confronté au même dilemme lors qu’il fallait choisir entre l’indépendance et la soumission, il réaffirmait de façon très solennelle, la tête haute, sans détour et d’une netteté absolue et absolutoire au Président Charles De GAULLE qui croyait venir encore endormir là, un Président et un peuple acquis.

C’était mal connaître l’homme, le grand combattant de la liberté et de la justice qui ; compte tenu de l’évolution et de la grandeur de l’homme noir, de sa bravoure, de son courage et la pertinence de sa combativité à la deuxième guerre mondiale et d’ailleurs de toutes les guerres que ce pays a livrées depuis 1900, les moments n’étaient plus comme avant, où il fallait nous endormir au chloroforme et nous traiter des bambins.

Le moment avait une valeur historique, engageant l’avenir du peuple Guinéen et par transitivité celui de toute l’Afrique. Comme la France singeait à ne pas tenir compte de cette évolution du monde notamment au rôle ô combien glorieux, joué par les Africains pour la libération de cette France amnésique, arrogante et fanfaronne. Au regard de ce nouvel ordre, le Président Ahmed SEKOU TOURE tenait à la lui rappeler à travers le Général De GAULLE, le regardant sans sourciller, les yeux dans les yeux et déclarant que: "La Guinée préférait la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage".

La formulation avait provoqué un tel choc au Président De GAULLE et à la France. Une nouvelle attitude et un discours auxquelles elle n’était pas habituée : véritable onde de choc, l’incandescence du verbe et de l’expression aux tendances convulsives, suicidaires, aux goûts sulfureux, un langage peu courtois et moins flatteur de la part des "Nègres", les laissaient sans voix. L’audace, le courage et l’abnégation donnaient un autre regard à la façon d’appréhender la problématique.

Les Présidents Ahmed SEKOU TOURE, Alphonse MASSAMBA-Débat, Marien NGOUABI, BOGANDA, Nasser, KWAME NKRUMAH, Thomas SANKARA, aujourd’hui Laurent GBAGBO font partie de cette caste en voie de disparition en Afrique.

Ici le mythe de la démocratie avait explosé, la guerre d’usure venait d’éventrer une atmosphère avec une telle violence que les conséquences resteront longtemps gravées dans la mémoire de tout Africain sur ses 30 millions de kilomètres carrés. Le courage et l’autosacrifice faisaient école. Ici toutes les stratégies militaires apprises dans les Grandes Écoles Françaises, étaient nulles et de nul effet. Et l’option choisie était : écraser toutes les maisons, tous les immeubles, tous les villages, toutes les villes, tous les pays pour avancer dans la terreur préméditée et qui suit allègrement son processus avec une violence et d’une rareté expressive et inhumainement inouïe.

Nous sommes comme devant cette histoire que raconte HEMINGWAY dans son  roman : "Le Vieil homme et la mer". Le vieux pêcheur arrive à attraper un très gros poisson, tellement énorme qu’il doit l’attacher sur le flanc du bateau pour le ramener à terre. Mais le temps qu’il arrive sur la côte, le poisson a été complètement mangé par les requins. Et il ne lui reste plus que le squelette.

Conclusion : la fin justifie toujours les moyens et ici la guerre se joue sur deux fronts : nous devrons prouver devant les tribunaux qu’il y a une large conspiration meurtrière échafaudée par la France et devant l’opinion publique faire jaillir la vérité et ça, ça prendra du temps. Mais nous finirons par triompher car nous avons le vent en pourpre. 

LE BRAS DE FER ET LE LONG CONTENTIEUX

Et pendant trois ans, c’était le bras de fer entre les Présidents Marien NGOUABI et Valérie Giscard D’ESTAING ; entre le Congo et la France. Cette atmosphère délétère, pernicieuse et conspiratrice nous amena à ce fatidique 18 mars 1977 où le notre pays devrait connaître le premier coup d’État meurtrier.

Vendredi, il est 7 heures, ce 18 mars 1977 tout parait calme, très calme même, qu’on ne peut rien percevoir même à partir du microscope le plus performant. Tout le monde vaque à ses occupations.

Aucun incident majeur n’était venu perturber l’atmosphère prévalant ce matin là. Moi-même, Étudiant Professeur, comme nous l’étions devenus pour la plupart à la demande de notre Président Marien NGOUABI, puisqu’il fallait relever le défi et prouver à la France que les Congolais pouvaient se passer de ces Coopérants. 

J’étais parti surveiller les épreuves de physique et chimie aux compositions du deuxième trimestre des classes de 3ème au Collège Mafoua Virgile. L’avenir du pays se jouait sur trois lieux différents ……

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Published by PatrickEric - dans Politique
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