Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 02:40

Jean-Claude KAVUMBAGULe Directeur de l’agence Net Press, Jean-Claude KAVUMBAGU, est à son 145ème jour d’incarcération arbitraire à Mpimba, accusé de "trahison", une infraction exclusivement possible en période de guerre, selon l’article 570 du code pénal burundais. Le Burundi est-il en guerre ?

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé le 09 décembre 2010 à la libération du journaliste Jean-Claude KAVUMBAGU, après lui avoir rendu visite à la prison de Bujumbura, la capitale burundaise. Le CPJ a lancé cet appel lors d'une conférence de presse marquant la fin d'une mission de quatre jours au Burundi.

Robert MAHONEY et Tom RHODES, respectivement directeur adjoint et consultant pour l’Afrique de l'Est du CPJ, se sont entretenus mercredi 08 Décembre 2010 pendant plus d’une heure avec M. KAVUMBAGU, directeur de publication du site Web d’informations http://www.netpress.bi/, à la prison de Mpimba.

Le même jour, la délégation du CPJ a plaidé pour la libération immédiate du journaliste lors de ses rencontres avec le premier vice-président de la République du Burundi, Thérence SINUNGURUZA, et le ministre de l'Information, Concilie NIBIGIRA.

M. KAVUMBAGU, le seul journaliste en ligne emprisonné en Afrique sub-saharienne, a raconté à la délégation du CPJ son calvaire en prison, depuis son arrestation par la police le 17 juillet 2010 et son inculpation pour trahison pour un article sans signature qui a mis en doute la capacité des forces armées burundaises à assurer la sécurité nationale. Il avait l'air maigre et avait les traits tirés.

"L'affaire Jean-Claude KAVUMBAGU est mal traitée depuis le début", a déclaré M. MAHONEY. "Il a été accusé de ‘trahison en temps de guerre’, cependant, même le procureur a reconnu devant la cour que le Burundi n'est pas en guerre. Il devrait être libéré immédiatement et cette fausse accusation levée", a-t-il martelé.

L'article de Net Press est paru le lendemain d’un double attentat à la bombe meurtrière dans l'Ouganda voisin, revendiqué par les islamistes radicaux somaliens shebab. Les insurgés ont menacé que d'autres attaques seraient perpétrées contre l'Ouganda et le Burundi si ces États ne retirent pas leurs troupes de maintien de la paix déployées à Mogadiscio, selon des médias. L'article en question a mis en doute la capacité des forces de sécurité burundaises à empêcher des attentats similaires dans leur pays.

L'accusation de trahison en vertu de l'article 570 du code pénal burundais prévoit la réclusion à perpétuité, mais elle n'est applicable qu’en temps guerre.
"Les accusations sont complètement politisées", a déclaré M. KAVUMBAGU au CPJ, soulignant qu'il est puni pour plus d'une décennie de reportages et de commentaires critiques à l’égard des anciens rebelles, qui forment maintenant la majorité du gouvernement. "C’est leur vengeance", a-t-il ajouté.

M. KAVUMBAGU a déclaré que cinq gouvernements successifs l’avaient arrêté pour ses reportages. "Les arrestations arbitraires doivent cesser. C'est ma cinquième arrestation, mais je n'ai jamais été condamné", a-t-il ajouté, soulignant qu’il est détenu avec des criminels de droit commun dans une prison conçue pour 800 détenus mais qui en abrite 3.500 actuellement.

L’avocat de la défense, Gabriel SINARINZI, a déclaré au CPJ que la procédure contre son client est irrégulière et que la liberté sous caution lui a été refusée à plusieurs reprises, même si son dossier d'arrestations antérieures montre qu'il ne représente aucun risque de fuite.

Lors de ses rencontres avec les autorités burundaises, le CPJ a demandé l’abandon des charges retenues contre ce journaliste, soulignant qu’il devrait au moins être libéré sous caution pendant que son affaire est en instance.

Quant au premier vice-président burundais, il a refusé tout commentaire sur les détails de l'affaire KAVUMBAGU, mais il a reconnu que certaines affaires trainaient en longueur inutilement. "Il y a beaucoup d'abus commis dans le système judiciaire", a déclaré M. SINUNGURUZA au CPJ, ajoutant : "j'ai dit, lors d’une réunion à huis clos avec les hauts fonctionnaires (de la justice), qu’ils doivent s’occuper de ces cas, accélérer les procédures judiciaires et éviter la corruption, car elle ruine notre image".

L'Iran et la Chine portent le nombre de journalistes en prison à un total jamais atteint depuis 14 ans

Sous des accusations vagues de menées antiétatiques, 145 journalistes sont actuellement emprisonnés à travers le monde. L'Érythrée, la Birmanie et l'Ouzbékistan sont toujours parmi les pays qui emprisonnent le plus de journalistes au monde, selon un rapport spécial du CPJ.

La répression soutenue de l'Iran des contre les voix indépendantes et les mesures brutales de la Chine contre les journalistes issus des minorités ethniques ont porté le nombre de journalistes emprisonnés au monde à un total jamais atteint depuis 1996,  selon un recensement annuel publié par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) sur les journalistes emprisonnés pour leur travail en date du 1er décembre courant.

Le CPJ a identifié 145 personnes, notamment des reporters, des directeurs de publication et des photojournalistes, derrière les barreaux en date du 1er décembre 2010, soit neuf de plus qu'en 2009.
L'Iran et la Chine, avec 34 journalistes emprisonnés chacun, sont les pays qui emprisonnent le plus de journalistes au monde, constituant ensemble près de la moitié du recensement total. L'Érythrée, la Birmanie et l'Ouzbékistan complètent la liste des cinq nations en tête de cette liste qui comprend 28 pays.

"L'augmentation du nombre de journalistes emprisonnés à travers le monde est un développement choquant", a déclaré le directeur exécutif du CPJ, Joël SIMON. "Cela est en grande partie dû à une petite poignée de pays qui emprisonnent systématiquement les journalistes, des pays qui sont en guerre contre l'information elle-même", a-t-il déclaré.
Les données de l'Iran sont étonnantes dans la mesure où elles reflètent des emprisonnements qui ne résultent pas simplement de la répression postélectorale de 2009, mais aussi d'une répression soutenue contre les voix indépendantes qui se poursuit à ce jour. Au cours des deux derniers mois seulement, les autorités iraniennes ont arrêté quatre journalistes, selon les enquêtes du CPJ.

Parmi les détenus iraniens, figurent des rédacteurs de renommée internationale, comme le journaliste chevronné Issa SAHARKHIZ, un chroniqueur devenu militant réformiste, et des journalistes en ligne, tel que NAVID MOHEBBI, 18 ans, un  blogueur militant des droits de la femme qui est le plus jeune dans le recensement du CPJ.
Le nombre d'emprisonnements en Chine a augmenté de façon significative à partir de 2009, année où le CPJ a documenté 24 journalistes incarcérés dans ce pays. Cette hausse est liée à une vague d'emprisonnements de journalistes ouïghours et tibétains qui a commencé dans la seconde moitié de 2009 et s'est poursuivie en 2010, et dont les détails n'ont apparu que récemment dans les comptes rendus de leurs procès.

Les journalistes ouïghours et tibétains ont traité de questions ethniques et de violent troubles qui sévissent dans la région ces dernières années, des sujets qui sont officiellement interdits. Ces journalistes sont également vulnérables parce qu'ils ne sont pas reconnus par l'État ni par le Parti communiste, qui agréent tous les organes de presse en Chine.

Parmi les journalistes détenus, figure un rédacteur tibétain connu sous le nom de BOUDDHA, qui a soulevé des interrogations sur les disparités économiques entre le Tibet et le reste du pays dans un magazine aujourd'hui interdit, et GHEYRAT NIYAZ, directeur de publication d'un site Web ouïghour qui a commenté la violence ethnique dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang à l'extrême-ouest de la Chine.
La Chine et l'Iran recourent fortement à des accusations vagues de menées antiétatiques pour incarcérer les journalistes. Cependant, le CPJ a constaté que l'application abusive des telles charges, comme la trahison, la subversion, ou l'agissement contre les intérêts nationaux, est récurrente dans le monde et constitue la principale cause d'emprisonnement des journalistes. Au moins 72 journalistes sont détenus à travers le monde sous de telles accusations.

Parmi eux, figure RAMAZAN YESERGEPOV, directeur de publication du journal Kazakhstan, emprisonné sous des charges de divulgation de "secrets d'État" après qu'il a embarrassé le service de sécurité en divulguant des mémos indiquant que ledit service avait exercé une influence politique dans une affaire fiscale locale. FAHEM BOUKADOUS, journaliste de télévision tunisien, est détenu sous des accusations de "troubles à l'ordre public" pour sa couverture des manifestations syndicales dans une région minière du pays. Au Vietnam, le bloggeur Pham THANH NGHIEN, a été emprisonné sous des charges de menées antiétatiques après qu'il a critiqué la gestion par les agents publics d'un fonds d'indemnisation pour les familles de pêcheurs décédés.
"La justification légale des journalistes de l'emprisonnement varie selon les pays", a déclaré M. SIMON. "Mais la motivation est presque toujours la même : écraser ceux qui défient l'autorité de l'Etat", a-t-il martelé.
Le recensement de 2010 reflète une hausse inquiétante, malgré la libération des 17 journalistes cubains qui avaient été détenus sous des accusations de menées antiétatiques depuis la vague de répression gouvernementale contre le mouvement dissident en 2003.

L'Eglise catholique romaine, avec le concours du gouvernement espagnol, a conclu un accord en juillet avec le gouvernement du président Raúl CASTRO RUZ qui a appelé à la libération de tous les prisonniers politiques encore détenus depuis la répression de 2003. Bien que les autorités cubaines n'aient pas explicitement libéré les détenus sous condition de leur départ en exil, il est clair que c'est le souhait du gouvernement. Toutes les personnes libérées à ce jour ont été immédiatement acheminées en Espagne. Trois journalistes arrêtés en 2003, ayant refusé l'offre de Cuba de quitter le pays en échange de leur liberté, étaient encore en prison en date du 1er décembre. Un quatrième journaliste cubain, arrêté en 2009, était également en prison.
L'Érythrée est classée troisième sur la liste de 2010, avec 17 journalistes détenus en date du 1er décembre. Onze des journalistes érythréens en prison sont détenus dans des lieux secrets sans inculpation depuis une décennie. Le gouvernement érythréen a refusé de divulguer toute information au sujet de ces 11 détenus, qui ont été arrêtés dans le cadre d'une fermeture brutale des organes de presse indépendants.

Des informations non confirmées ont indiqué que quatre des journalistes emprisonnés en Erythrée auraient succombé à la suite de mauvais traitements en prison. Le CPJ cherche à corroborer ces informations et continue d'inclure ces journalistes dans son recensement de 2010 afin de tenir le gouvernement responsable de leur sort.
Avec 13 journalistes derrière les barreaux, la Birmanie est quatrième sur la liste. Parmi les personnes incarcérées, figure HLA-HLA WIN, une journaliste de la Voix démocratique de Birmanie, une organisation basée à Oslo gérée par des exilés birmans, et connue pour son journalisme sans complaisance.

HLA-HLA WIN a été arrêtée après qu'elle a interviewé des moines bouddhistes au sujet d'une affaire reliée à l'anniversaire de la Révolution safran de 2007, au cours de laquelle une série de manifestations dirigées par les moines avait été brutalement réprimées par la junte militaire.
L'Ouzbékistan s'est classé cinquième sur la liste de déshonneur du CPJ, avec six journalistes emprisonnés au 1er décembre. Parmi ces détenus, figure DZHAMSHID KARIMOV, neveu du président, qui est détenu contre son gré dans un établissement psychiatrique en représailles contre sa couverture critique des politiques sociales et économiques du gouvernement.
Au moins un journaliste est mort en prison en 2010. Le journaliste camerounais Germain Cyrille NGOTA a été emprisonné après que lui et d'autres confrères ont interpellé un conseiller du président sur un prétendu détournement de fonds à la société nationale des hydrocarbures. Le certificat de décès de M NGOTA stipule qu'il serait mort des suites d'une négligence des responsables de la prison, même si le gouvernement a par la suite nié toute responsabilité.
Pour la première fois depuis 2004, les États-Unis ne figurent pas sur le recensement en tant que nation qui emprisonne des journalistes. Pendant des années, les forces militaires américaines ont détenu pour une durée indéterminée des journalistes en Irak, en Afghanistan et à Guantanamo, sans inculpation ni procès équitable.

Tous ces journalistes ont finalement été relâchés faute d'inculpation, mais au moins 14 d'entre eux ont passé des mois, voire des années en détention. Le dernier de ces détenus, Ibrahim JASSAM, un photographe indépendant ayant travaillé pour le compte de l'agence de presse britannique, Reuters, a été libéré sans inculpation en février. Il a passé 17 mois en prison. Pendant plusieurs années, le CPJ a fait des plaidoyers intensifs pour inciter les responsables militaires américains à modifier leurs pratiques en matière de détention.
Voici d'autres tendances et détails qui ressortent de l'analyse du CPJ :

-        Le total des journalistes emprisonnées à travers le monde en 2010 est le plus élevé depuis 1996, année où le CPJ avait enregistré 185 journalistes derrière les barreaux, du fait de la répression contre les journalistes d'origine kurde en Turquie. Au total, la Turquie a emprisonné 78 journalistes cette année.

-        Le nombre de journalistes en ligne emprisonnés s'est stabilisé en 2010 après plusieurs années consécutives de hausses significatives. Soixante-neuf journalistes dont le travail apparaissait principalement en ligne était emprisonnés au 1er décembre, constituant près de la moitié du recensement total. Les journalistes de la presse écrite, les directeurs de publication et les photographes constituent la seconde plus grande catégorie professionnelle, avec 57 cas en 2009. Les journalistes de télévision et de radio et les documentaristes constituent le reste.

-        Au moins 64 journalistes indépendants sont derrière les barreaux à travers le monde, un chiffre conforme avec le recensement de 2009. Les journalistes indépendants peuvent être vulnérables à l'emprisonnement parce qu'ils ne disposent souvent pas de l'appui juridique et financier que les organes de presse peuvent fournir aux employés.

-        Les accusations de menées antiétatiques sont de loin le chef d'accusation le plus couramment utilisé pour emprisonner des journalistes. Les violations des règles de la censure, le deuxième chef d'accusation le plus courant, ont été appliquées dans 12 cas.

-        Dans 11 cas, les gouvernements ont eu recours à diverses accusations n'ayant aucun lien avec le journalisme pour exercer des représailles contre des rédacteurs, des éditeurs et des photojournalistes contestataires. Ces accusations vont des infractions réglementaires à la possession de drogues. Dans les cas inclus dans ce recensement, le CPJ a déterminé que les accusations étaient plus vraisemblablement formulées en guise de représailles pour le travail des journalistes.

-        Les accusations de diffamation criminelle, de publication de "fausses" nouvelles et d' "insulte" à caractère ethnique ou religieuse constituent les autres charges formulées contre les journalistes dans le recensement.

-        Dans 34 cas, les gouvernements violent totalement les procédures régulières et ne formulent aucune accusation.

-        Quatre lauréats du prix international de liberté de la presse du CPJ figurent sur le recensement de 2010. Le lauréat Hector MASEDA GUTIERREZ, un journaliste cubain détenu depuis la répression de 2003, a refusé de quitter l'île en échange de sa liberté. "Il ne laissera personne le jeter hors de son pays", a déclaré au CPJ son épouse, Laura POLLAN.

-        L'éditeur azerbaïdjanais, EYNULLA FATULLAYEV, un autre lauréat du CPJ emprisonné, est resté derrière les barreaux malgré les décisions de la Cour européenne des Droits de l'Homme ordonnant sa libération. Les recherches du CPJ montrent que les autorités ont fabriqué une série d'accusations contre FATULLAYEV après que dernier a accusé le gouvernement d'avoir étouffé l'affaire concernant le meurtre non élucidé d'un autre éditeur azerbaïdjanais, ELMAR HUSEYNOV.

-        Les lauréats SHI TAO et Mohammad DAVARI figurent également sur le recensement, ils sont tous les deux détenus sous des accusations de menées antiétatiques. SHI TAO purge une peine de 10 ans de prison en Chine pour avoir divulgué un arrêté du service de la propagande qui a été déclaré rétroactivement secret d'État. Mohammad DAVARI est détenu en Iran pour plusieurs chefs d'accusation dont  l' "atteinte à la sécurité nationale", après qu'il a documenté des abus et viols de détenus au Centre de détention de Kahrizak. Sa couverture a suscité un tollé si fort que les autorités iraniennes se sont senties obligées de fermer l'établissement.

Le CPJ estime que les journalistes ne devraient pas être emprisonnés pour le simple exercice de leur métier. Il a adressé des lettres exprimant ses vives inquiétudes à chacun des pays ayant emprisonné un journaliste. L'année dernière, le plaidoyer du CPJ a permis d'aboutir à la libération d'au moins 46 journalistes emprisonnés.

La liste du CPJ constitue un cliché instantané des journalistes incarcérés en date du 1er décembre 2010 à minuit. Elle ne comprend pas les nombreux journalistes emprisonnés et libérés au cours de l'année : vous trouverez des récits sur ces cas sur le site www.cpj.org.

Les journalistes restent sur la liste du CPJ jusqu'à ce que l'organisation détermine avec une certitude raisonnable qu'ils ont été libérés ou qu'ils sont morts en captivité.

Les journalistes qui ont disparu ou qui ont été enlevés par des entités non gouvernementales, tels que des gangs criminels ou des groupes militants, ne sont pas inclus dans la liste des journalistes emprisonnés. Ils sont classés parmi les journalistes "disparus" ou "enlevés".

Partager cet article

Repost 0
Published by PatrickEric - dans Culture
commenter cet article

commentaires

  • : Mampouya.com
  • Mampouya.com
  • : Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
  • Contact

  • Patrick Eric Mampouya
  • Patrick Éric Mampouya
  • Patrick Éric Mampouya

Recherche

Mes Héros : Mort Pour un Autre Congo

bruno-ossébighislin_simplice_ongouya.jpg

Congo : Textes Divers

2306_Bourses_etudes.pdf 2306_Bourses_etudes.pdf bilan matondo congo bilan matondo congo Bruno-OSSEBI.doc Bruno-OSSEBI.doc Budget-de-l-Etat-Exercice-2007.pdf Budget-de-l-Etat-Exercice-2007.pdf Budget-de-l-Etat_Exercice-2008.pdf Budget-de-l-Etat_Exercice-2008.pdf Code-des-Investissements-Miniers-du-Congo.pdf Code-des-Investissements-Miniers-du-Congo.pdf Code-Forestier-du-Congo.pdf Code-Forestier-du-Congo.pdf Constitution-du-15-mars-1992 Constitution-du-15-mars-1992 Constitution du 29 novembre 2001 Constitution du 29 novembre 2001

Contrat-Consulting-Longbeach-Bermuda-Elenga-LTD.jpg Contrat-Consulting-Longbeach-Bermuda-Elenga-LTD.jpg Contrat-Consulting2.jpg Contrat-Consulting2.jpg Contrat-Consulting3.jpg Contrat-Consulting3.jpg Contrat-Consulting4.jpg Contrat-Consulting4.jpg Contrat-Partage-HM-NKOSSA-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-HM-NKOSSA-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-Kouakouala.pdf Contrat-Partage-Kouakouala.pdf Contrat-Partage-Kouilou.pdf Contrat-Partage-Kouilou.pdf Contrat-Partage-Madingo.pdf Contrat-Partage-Madingo.pdf Contrat-Partage-MarineVI-VII-KITINA.pdf Contrat-Partage-MarineVI-VII-KITINA.pdf Contrat-Partage-MarineX.pdf Contrat-Partage-MarineX.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Nord.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Nord.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Sud.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Sud.pdf Contrat-Partage-PEX.pdf Contrat-Partage-PEX.pdf Contrat-Partage-PNGF-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-PNGF-Contrat-PP.pdf D-cret-n--2004-30-du-18-f-vrier-2004.doc D-cret-n--2004-30-du-18-f-vrier-2004.doc  D-cret-n--2008---5-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---5-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---56-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---56-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---58-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---58-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---60-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---60-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---64-du-3i-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---64-du-3i-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---t5-du-n-f-vrier-2008.pdf D-cret-n--2008---t5-du-n-f-vrier-2008.pdf D-cret-n--2008--3-du-11-janvier-2008.pdf D-cret-n--2008--3-du-11-janvier-2008.pdf D-cret-n--2008-84--.-du-15-avril-2008.pdf D-cret-n--2008-84--.-du-15-avril-2008.pdf D-cret-sur-la-transparence.pdf D-cret-sur-la-transparence.pdf D-cret-sur-les-op-rations-des-services-de-l--tat.pdf D-cret-sur-les-op-rations-des-services-de-l--tat.pdf decret-election-presidentielle.jpg decret-election-presidentielle.jpg decret_du_09_10_2008.pdf decret_du_09_10_2008.pdf Enl-vement-des-Stocks-de-P-trole-2005.pdf Enl-vement-des-Stocks-de-P-trole-2005.pdf Facture-d-Hotel-de-Sassou---N-Y.pdf Facture-d-Hotel-de-Sassou---N-Y.pdf

Feuilledecomptabilit-1.pdf Feuilledecomptabilit-1.pdf Guide du journalisme indépendant Guide du journalisme indépendant Le Plan Mouébara au CMAS 1 Le Plan Mouébara au CMAS 1 Le Plan Mouébara au CMAS 2 Le Plan Mouébara au CMAS 2 Le Plan Mouébara au CMAS 3 Le Plan Mouébara au CMAS 3

Les-Sages-Mbochis.pdf Les-Sages-Mbochis.pdf Les-factures-du-fils-de-Sassou.pdf Les-factures-du-fils-de-Sassou.pdf Statuts de T. I. France Statuts de T. I. France LISTEOP_C2G-EY.pdf LISTEOP_C2G-EY.pdf Loi-Electorale-du-Congo.pdf Loi-Electorale-du-Congo.pdf Loi-du-24-novembre-2001.doc Loi-du-24-novembre-2001.doc Loi-176-2003-du-18-janvier-2003.doc Loi-176-2003-du-18-janvier-2003.doc LISTEOP_KPMG.pdf LISTEOP_KPMG.pdf Note-Circulaire-AdministrateurSNPC.pdf Note-Circulaire-AdministrateurSNPC.pdf okouna-petro jugement&plaidoirie okouna-petro jugement&plaidoirie PID-2006.pdf PID-2006.pdf Pland-actionBonneGouvernancePool2.pdf Pland-actionBonneGouvernancePool2.pdf R-echelonnement-de-la-Dette-du-Congo-par-le-Club-de-Paris.pdf R-echelonnement-de-la-Dette-du-Congo-par-le-Club-de-Paris.pdf Rapport-Cofipa.pdf Rapport-Cofipa.pdf Rapport-de-la-Cour-des-Comptes.pdf Rapport-de-la-Cour-des-Comptes.pdf Rapport-KPMG-09-2006.pdf Rapport-KPMG-09-2006.pdf Rapport-KPMG-12-2006.pdf Rapport-KPMG-12-2006.pdf Rapport-KPMG-du-16-avril-2007.pdf Rapport-KPMG-du-16-avril-2007.pdf Rapport-TOFE-2005.pdf Rapport-TOFE-2005.pdf RECOURNSo-0-132008-du-O3J-uin-2008.PDF RECOURNSo-0-132008-du-O3J-uin-2008.PDF Redevance-2006.pdf Redevance-2006.pdf Requ-te-en-annulation.PDF Requ-te-en-annulation.PDF Service-de-S-curit-.pdf Service-de-S-curit-.pdf SOCAPALM Exposé de la Situation SOCAPALM Exposé de la Situation Suivi-Bonus-2005.pdf Suivi-Bonus-2005.pdf