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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 00:31

France-Afrique : "la zone franc doit devenir une vraie zone économique régionale"

fran-Afrique.jpgLes pays africains de la zone franc, qui se réunissent mardi 20 avril 2010 à N'Djamena, doivent transformer leur zone monétaire en une "zone économique régionale avec de véritables échanges", affirme la ministre française de l'Economie Christine LAGARDE dans l'hebdomadaire Jeune Afrique.
Christine LAGARDE, qui participera à la réunion avec ses homologues africains dont les pays ont le franc CFA en commun, explique vouloir "encourager l'intégration régionale".
"Une zone monétaire, c'est bien. Une zone économique régionale avec de véritables échanges, c'est encore mieux", ajoute-t-elle dans l'édition du journal à paraître lundi.
"Je soutiendrai les initiatives dans ce domaine."
La ministre française estime en outre qu'en cette "période de rareté sur certaines matières premières", "les pays d'Afrique et les pays à zone monétaire stabilisée ont une carte à jouer s'ils trouvent ensemble la capacité de juguler les risques de volatilité et d'instabilité".
Réagissant au débat récurrent sur l'arrimage du franc CFA à l'euro, elle déclare que "ce n'est pas à la France de déterminer si le système actuel est approprié ou non, s'il faut en sortir ou pas". "C'est aux Etats concernés de prendre leurs responsabilités", tranche Christine LAGARDE, tout en soulignant que, pendant la crise, "cela n'a pas été nuisible aux pays de la zone franc d'être dans un système accroché à l'euro".
Par ailleurs, la ministre revient sur l'affaire des détournements présumés de fonds au sein du bureau parisien de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC): "Je le dis en conscience, je n'étais pas informée de ces agissements. Je l'ai été par notre administrateur à la BEAC début août 2008. A partir de là, nous avons pris toutes les dispositions."
"J'attends de comprendre comment 24 millions d'euros ont été détournés",
ajoute-t-elle, alors que la justice du Gabon est saisie de cette affaire. Selon Christine LAGARDE, les réformes annoncées de la BEAC doivent être bouclées "d'ici à la fin de l'année 2010".

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Des Travailleurs et de l'investissement en capital (public ou privé), plus un environnement adéquat.

La monnaie, dans le schéma initial du Franc CFA, n'était qu'une variable de régulation dont l'arme la plus forte était la dévaluation compétitive.

Rien qu'à ce niveau, il est évident que la parité fixe du CFA avec un euro ultra fort défavorise les pays de la zone franc en matière tant d'exportations que d'importations avec leurs voisins africains (le Nigeria notamment qui sait dévaluer à merveille, à 0,01% près de ses besoins)
Mais de variable de régulation, la monnaie est devenue 4e facteurs de production, créant sa propre croissance sur des créations monétaires "dingues" (produits dérivés notamment). Seul l'Occident a profité en fait de cette croissance imaginaire ou presque, les autres pays se contentant d'une croissance à la Schumpeter.

Et à ce niveau encore, le CFA est merdique pour les pays membres de la zone parce que l'euro est confronté aujourd'hui à des soubresauts qui n'ont plus rien à voir avec la croissance réelle tandis que les pays CFA n'y peuvent mais : ils n'ont aucun moyen d'ajuster leur monnaie en fonction de leurs besoins réels...
Le CFA ne devrait plus exister et les membres de la zone CFA devraient réfléchir à une monnaie (ou deux) unique(s) en fonction des marchés ou du marché unique(s) qu'ils envisagent de pérenniser.

C'est pas aisé quand les petits pays redoutent l'impérialisme des plus puissants. Faut faire comme les Européens du début et accepter de mettre pas mal de choses en commun...

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Les entreprises, invitées surprises du sommet France-Afrique

Par Benjamin Neumann

Le sommet France-Afrique qui se tiendra à Nice le 31 mai et 1er juin 2010 à Nice aura une tonalité très business, avec la présence de près de 230 entreprises françaises et africaines.

Pas de révolution dans la grand-messe qui réunit régulièrement la France et l'Afrique, mais une petite nouveauté quand même. Première pour ce type de sommet, qui se tiendra à Nice le 31 mai et 1er juin 2010, la participation des entreprises, officiellement invitées.  

Au palais des congrès et des expositions Acropolis de Nice, dans l'après midi du 31 mai 2010, juste après la séance d'ouverture, tandis que les chefs d'Etat évoqueront notamment la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale, 80 entreprises françaises (les 40 plus importantes et 40 grosses PME) parleront gros sous avec 150 entreprises africaines. En toile de fonds, la volonté de faire des entreprises africaines la clef de la croissance du développement et de l'emploi en Afrique.

Parmi les autres invités surprises, des organisations syndicales africaines et françaises... en plus petit nombre : environ une dizaine, mais rien n'est encore définitivement fixé.

Les échanges se feront à travers cinq ateliers thématiques : l'environnement des affaires, le financement des PME africaines, la formation professionnelle, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et les énergies durables.

En préparation de ces réunions, un groupe de travail, réunissant des sociétés françaises, travaillent d'ores et déjà à l'élaboration d'une charte des entreprises tricolores en Afrique, afin qu'elles s'engagent en matière de formation, de sous-traitance et de recrutements locaux.

Deux rapporteurs rendront compte des conclusions de ces ateliers économiques à Nicolas SARKOZY,  dont c'est le premier sommet, ainsi qu'au président égyptien Hosni MOUBARAK, qui co-présidera le sommet.

51 pays, sur les 53 que compte le continent ont été invités par la France. Les deux pays qui n'ont pas reçu de carton d'invitation sont le Niger et Madagascar, dont les situations politiques restent instables. Par ailleurs, deux chefs d'Etat se sont vu demander par la France de désigner un représentant pour le sommet.

Les deux exclus sont Omar el-BÉCHIR, le président du Soudan, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité, et Robert MUGABE, président du Zimbabwe, interdit de visas par l'Union européenne.

En revanche, le président de transition de la Guinée a été invité, car la situation politique locale répond aux deux critères jugés nécessaires : une transition consensuelle et un calendrier électorale crédible. Quatre chefs d'Etat ont déjà décliné l'invitation : ceux de Côte d'Ivoire, du Botswana, du Cap Vert et du Kenya.

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Les Mauvais élèves de l'aide au développement

Par Francesco FONTEMAGGI

Mauvais élèves de l'aide au développement, la France, l'Allemagne et le Japon n'ont pas honoré, selon l'OCDE, les promesses faites aux pays les plus pauvres, notamment en Afrique, au moment où la crise rend cette assistance d'autant plus nécessaire.

En dressant à Paris un état des lieux de l'aide publique au développement (APD), l'Organisation de coopération et de développement économiques a décrit une double tendance - les "bonnes" et les "mauvaises" nouvelles, comme l'a résumé son secrétaire général Angel GURRIA.

D'une part, "malgré la crise", l'assistance apportée par les 22 Etats membres du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE devrait avoir augmenté de 35% entre 2004 et 2010, atteignant des "niveaux record", soit environ 107,4 milliards de dollars.

Plusieurs pays ont même fait mieux que promis, comme la Suède, numéro un de la classe, dont l'APD représente désormais 1,03% du produit national brut (PNB) - alors que le Graal de l'aide au développement, dont la quête est sans cesse repoussée par la plupart des Etats, se situe à 0,7% du PNB.

Etats-Unis et Canada ont aussi tenu parole. Le hic, c'est que le résultat atteint reste 21 milliards en deçà des promesses faites par les pays riches en 2005. Et la contraction des économies liée à la crise n'est qu'une maigre explication, évaluée à environ 4 milliards de dollars.

Le principal problème, a déploré Angel GURRIA, c'est que "sept pays n'ont pas honoré leurs engagements, et certains d'entre eux sont de très gros bailleurs de fonds". Dans l'ordre l'Allemagne, la France, le Japon et l'Italie.

"Des pays tels que la Belgique, l'Espagne et le Royaume-Uni démontrent qu'il est possible, malgré les contraintes budgétaires, de tenir ses engagements de solidarité internationale", fait valoir l'organisation non gouvernementale Oxfam, stigmatisant la contre-performance de la France, "censée être un pays moteur en matière d'aide au développement".

L'APD française aura quasiment stagné en 2010 à 0,46% du PNB, contre 0,41% en 2004. Dans le même temps, le Royaume-Uni, dont le déficit public a pourtant explosé encore davantage que celui de la France avec la crise, aura porté son aide de 0,36% à 0,56% de son PNB.

L'identité des mauvais élèves a une conséquence directe : s'agissant de pays qui sont d'importants bailleurs pour l'Afrique, c'est le continent noir, déjà le plus pauvre de la planète, qui paye les pots cassés.

Les Africains ne recevront donc "que 12 milliards de dollars sur les 25 milliards supplémentaires prévus", regrette l'OCDE.

Du coup, les "objectifs du millénaire pour le développement" fixés par les Nations unies pour réduire, à l'horizon 2015, l'extrême pauvreté, "ne seront pas atteints", constate Philippe HUGON, de l'université Paris X. "On le savait dès le départ, mais voilà la confirmation", ironise-t-il.

C'est d'autant plus inquiétant que la crise s'est entre-temps abattue sur le continent africain.

"L'Afrique a souffert d'une baisse des exportations, les pays riches en récession important moins de matières premières, mais aussi d'une diminution des transferts effectués par les migrants, qui occupent une place considérable dans les économies de pays comme le Mali, le Lesotho ou les Comores", souligne Philippe HUGON.

"Pour l'instant, le continent fait face en creusant ses déficits et grâce au soutien d'institutions régionales ou internationales", ajoute cet économiste.

"Mais il reste très vulnérable, on n'a mis que des sparadraps après les crises alimentaires de 2008 qui risquent donc de se reproduire tant que la spéculation continuera sur les marchés des matières premières".

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Published by PatrickEric - dans Politique
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