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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 19:23

Au Sujet du Génocide RWANDAIS

militaires français afriquePar François SPIRLET ancien fonctionnaire colonial, muté dans la Province du KIVU et RWANDA - URUNDI (1959 - 1960 ) pour manque de respect de l'éthique coloniale.

Document sur : Colonisation et décolonisation brutale un devoir de Mémoire EUROPEEN, sur simple demande à : fspirlet@free.fr

Voici ce que que je n'ai jamais entendu (j'espère me tromper) et qui permet de mieux comprendre la tragédie rwandaise, en évitant toutefois d'en tirer des conclusions hâtives, voire préconçues, au sujet de l'implication éventuelle du colonialisme belge.

AVERTISSEMENT IMPORTANT :

Occupé par les Allemands (de même que le Cameroun) après le découpage de l'Afrique et sa redistribution aux puissances coloniales de l'époque, le Ruanda-Urundi fut occupé par la Belgique, qui en avait chassé les Allemands en 1916.

La Belgique fut donc placée devant le même problème que celui de l'occupation du CONGO (RDC), lors du don du roi Léopold II à son pays.

Comment organiser un territoire 70 fois plus grand que la Belgique comptant à peine 8 millions d'habitants ?

Je reconnais, malgré mon mépris pour le système colonial, dont j'ai amplement parlé, que la Belgique a parfaitement réussi son pari.

Mais en insistant sur les véritables buts de cette occupation coloniale qui furent les suivants :

Procéder au pillage systématique des ressources immenses de ce fabuleux pays afin de développer, non seulement les exportations de ces richesses, mais également le développement des industries belges dont le besoin en minerai était primordial pour faire démarrer son économie, notamment dans deux périodes critiques : après les guerres de 1914-18 et 1940-45.

À ce sujet, un fait peu connu : après mon retour des Camps, j'ai fait le voyage de Bruxelles à Cachan, pour apporter à ma famille française, ce qui leur manquait encore terriblement à cette époque.

Il s'agissait surtout de café, de sucre, de farine blanche, en bref le ravitaillement en Belgique était meilleur qu'en France, voici pourquoi :

Pendant toute la guerre 1939-45 le Congo belge (RDC) a mis à la disposition des Américains toutes ses ressources, principalement minières, voire agricole (coton notamment) et plus particulièrement l'uranium destiné à la future bombe atomique, mais aussi des métaux devenus plus précieux que l'or, le tungstène, sans oublier le cuivre, jamais il n'en est fait mention dans les documents relatant la 2de Guerre Mondiale, même au sujet de la 1ère bombe atomique, ou alors très rarement.

La Belgique avait, grâce aux énormes ressources du Congo belge (RDC), mises à la disposition des Etats Unis, amassé un trésor de Guerre important, qui lui a permis (en plus du Fonds Marshall) de commander directement des matières de premières nécessité !

Il serait bon de rappeler également que lors de la libération de la Belgique en 1944, la Banque Nationale de Belgique n'avait plus la moindre réserve d'or !

Celle-ci avait été mise à l'abri (sic) à la Banque de France, pour la soustraire aux envahisseurs nazis, et ne fut restituée à la Belgique que 4 ans après la fin de la guerre .... 

Concernant ce terrible conflit, on évoque avec juste raison, les ouvriers américains (sans oublier les femmes !) qui ont œuvré sans relâche dans les usines d'armement. 

Jamais je n'ai entendu parler du travail exténuant des mineurs congolais, dont la tâche mal rémunérée était fort peu considérée et dont beaucoup y ont laissé la vie.

Bien que j'aie vivement regretté les aberrations du système colonial dans son ensemble, il serait excessif d'impliquer directement l'administration belge dans le processus du génocide rwandais.

Pour la bonne raison, que tout système colonial avait intérêt à ce que le pillage des ressources africaines se fasse dans les meilleures conditions de travail possibles, le rendement est à ce prix.

D'où l'intérêt d'éviter les conflits interethniques, et d'organiser la colonie le mieux possible, en la dotant d'équipements variés tels que routes, chemins de fer, voies navigables et une administration cohérente et centralisée où l'occupant blanc aurait naturellement tous les pouvoirs.

Mais aussi, et on l'oublie trop souvent, de limiter la formation des indigènes au niveau du primaire, d'où la quasi-inexistence d'enseignement secondaire au profit des Congolais.

Au 30 juin 1960, jour de l'indépendance du Congo Belge, le pays ne comptait que 17 universitaires congolais, mais il est vrai qu'en Algérie, lors du départ des Français, seuls 7 % de la population avait eu accès à cet enseignement, qui devait préparer à l'université et dont de multiples exemples ont montrés la remarquable réussite des Africains qui avaient eu, ou qui ont aujourd'hui, la possibilité de suivre des enseignements de très haut niveau.

La raison de cette castration éducative était simple, conserver tous les emplois de direction ou de décision aux seuls blancs, et limiter l'évolution des indigènes aux seuls besoins d'une main d'œuvre capable de comprendre les ordres reçus, établir éventuellement un rapport et de faire des calculs simples, d'où la qualité de l'enseignement primaire, organisés exclusivement par les missions catholiques jusqu'en 1955, soit 5 ans avant une indépendance brutale, vouée à l'échec, par manque de préparation des indigènes à prendre en mains leur propre destinée, comme l'avait prédit fort justement DUMONT : L'AFRIQUE NOIRE EST MAL PARTIE...

Ces conditions de ségrégation éducative furent remarquablement remplies au Congo belge et appliquées à l'ancien Protectorat (le fut-il vraiment un jour ?) du RWANDA — URUNDI dès la déroute des occupants allemands en 1916, et mis sous mandat confirmé par la SDN en 1922.

Déjà occupée à part entière par l'organisation et le développement du CONGO BELGE, la Belgique disposait que de très peu de moyens en homme et matériel, pour l'occupation de sa nouvelle province.

J'ai pu constater à BUKAVU en 1959, bien que remarquablement organisée et administrée (voir les raisons ci-devant), tout ce qui la concernait était rattaché à la direction territoriale de la Province du KIVU et du RWANDA — URUNDI, dont le Gouverneur Provincial en avait la responsabilité et s'en acquittait fort bien (colonialement parlant).  

À ma connaissance, cette province ne fut jamais le théâtre de tueries entre tribus, ni de famines, et l'organisation de la région fut remarquable, comme dans tout le Congo d'ailleurs.

De là à en conclure abusivement que tout y était pour le mieux dans le meilleur des mondes est un pas à ne pas franchir, jamais à ma connaissance la Belgique n'a parlé d'ACTE POSITIF

Mais je serais reconnaissant aux lecteurs de me faire part de l'existence éventuelle de tels propos et bien sûr des erreurs qui pourraient m'être imputées à condition de m'en donner les preuves. 

D'autant plus qu'à ma connaissance, la Belgique n'a jamais revendiqué le rôle positif dès sa colonisation au RWANDA.

La controverse aurait été difficile, car le Rwanda — Urundi comme aujourd'hui, n'est guère riche en minerais ou ressources naturelles et donc peu convoité.

Mais le Rwanda — Urundi lui apportait une augmentation notable de son territoire et une présence non négligeable sur le plan international (voir à ce sujet la déclaration de Thomas KANZA - voir en fin de texte).

Arrivons-en maintenant au fond de la question : comment a été administré ce territoire avec un personnel colonial aussi réduit ? 

Le hasard a voulu que le Rwanda, avant l'arrivée des Belges, coulait des jours paisibles.

Seules deux ethnies se partageaient le pays : la plus nombreuse celle des HUTUS et l'autre, celle des TUTSIS.

Ces ethnies étaient complémentaires et leurs rapports en étaient favorisés.

Les HUTUS étaient traditionnellement agriculteurs et chasseurs donc sédentaires, quant aux TUTSIS, ils étaient éleveurs de bétail, habitués aux déplacements avec leurs troupeaux.

Mais le fait capital pour comprendre ce qui s'est passé ensuite et qui a favorisé considérablement le travail des colonisateurs fut l'organisation tribale de chacune des ethnies. 

Les HUTUS attachés à leur terre formaient des villages isolés, certes remarquablement organisés comme tous les villages africains d'ailleurs, mais isolés, sans chef commun à tous les villages.

Ce qui n'était pas le cas des TUTSIS, organisés de façon centralisée, avec à leur tête un chef suprême le MWAMI du RWANDA URUNDI qui avait juridiction sur la totalité des villages tutsis.

Dès lors, les autorités belges, à la recherche d'une ethnie susceptible de lui déléguer des fonctions de responsabilité administratives mineures, sous leur autorité, n'eurent aucune difficulté à choisir les TUTSIS pour une raison évidente : les Tutsis bien que minoritaires, étaient répartis sur la totalité du Rwanda et de l'Urundi et chaque village dépendait de l'autorité du MWAMI.

Dont l'allégeance à l'autorité Royale belge via celle du Gouvernement Général du Congo belge à Léopoldville fut relativement facile à obtenir.

C'est ainsi que l'administration du Rwanda-Urundi fut confiée aux Tutsis et non, comme l'ont prétendu certains, parce que leur évolution intellectuelle était supérieure à celle des Hutus.

J'ai connu les deux ethnies, et chacune possédait ses caractéristiques propres et également respectables. Mais, au fil des ans, la sujétion des Hutus à celle des administrateurs Tutsis a du certainement, devenir de plus en plus pesante. A-t-elle été déterminante dans la préparation du génocide ? 

Ce seraient aux historiens d'en établir la preuve. Mais la question primordiale, celle qui a mis si longtemps à être posée, est bien sûr, de savoir si le génocide aurait pu être évité, et alors qu'il s'accomplissait devant nos yeux, grâce à nos moyens de communication modernes, tenter de l'arrêter suffisamment tôt ?

À ce moment précis c'est toute la communauté internationale qui devient coupable de non-assistance d'un peuple en danger de mort.

Enfin, dans cette optique, le crime le plus odieux fut que la France qui savait parfaitement ce qui se passait, aurait dû dans les délais les plus brefs, démonter toutes les installations (offertes par la FRANCE !) de la radio des Milles Collines qui, inlassablement, a pu continuer à encourager le massacre.

Mon expérience de la guerre 1939-45 et du rôle des "collaborateurs" (un euphémisme intolérable) parmi lesquels figurait l'IGNOBLE Céline me permet d'affirmer que les paroles comme les écrits, peuvent tuer aussi sûrement que les balles. 

Devant un tel abandon où le sentiment religieux fut terriblement absent, et dont le Rwanda étant pourtant la région la plus catholicisée du Congo belge, sans bien sûr l'excuser, la loi du talion était inévitable.  

Car j'ai connu le KIVU et je sais parfaitement que la radio, dont chaque village possédait, au moment des faits, au moins un exemplaire, était le seul moyen de communication globale du pays ! Et les chefs HUTUS le savaient aussi.

C'était une arme à double tranchant, soit transmettre des programmes éducatifs, de distraction et des nouvelles, et elle avait alors un rôle positif, ou inciter au meurtre, ce qui fut malheureusement le cas. Il va de soi que ce don, fait par la France, était bien destiné à l'éducation populaire et à renforcer les liens entre communautés.

Mais pourquoi ne pas s'être rendu compte de son utilisation criminelle et de la nécessité de mettre fin aux appels aux meurtres ?

D'autant plus que par la suite elle a su envoyer l'élite de son armée pour protéger les génocidaires ?

Je me refuse à terminer ce témoignage sur de simples constats aussi vrais, terribles et consternants.

Aussi, tous mes espoirs vont vers cette jeune fille TUTSI qui ayant vécu le génocide a eu le courage de se lancer dans le rapprochement entre les deux communautés.

Elle n'est certainement pas la seule, et je souhaiterais que ce genre d'initiatives soient mieux connues, afin d'en tirer la leçon et de leur apporter le maximum d'aide d'encouragements et de moyens.

Peu importe les regrets toujours tardifs (quand ils existent !) de ceux qui n'ont pas empêché cette tragédie, le plus important serait d'apporter enfin, tous les moyens nécessaires pour que ces peuples vivent enfin en paix.

Ce qui a été possible entre la France et l'Allemagne (et qu'il faudrait encore amplifier) serait certainement réalisable au RWANDA et au BURUNDI. C'est en tout cas, mon vœu le plus cher.

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Published by PatrickEric - dans Politique
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