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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 21:54

PROPOSITIONS POUR LA PAIX EN CÔTE d’IVOIRE

 Par Dr Séraphin PRAO YAO

seraphinpraoDepuis la mort du président Félix HOUPHOUËT BOIGNY, la Côte d’Ivoire, notre pays, n’est plus cette "terre de rêve" qui faisait pâlir le monde entier. Deux événements majeurs sont passés par là : il s’agit du coup d’État militaire de décembre 1999 et la rébellion de 2002.

Depuis cette date la Côte d’Ivoire s’est engluée dans une crise militaro-politique, détruisant au passage son économie et la cohésion sociale. Les ivoiriens espéraient sortir de cette crise politique et sociale au soir du 28 Novembre 2010 mais finalement c’est à un spectacle ridicule auquel ils ont été gratifiés.  

En effet, la commission électorale indépendante (CEI) n’est pas arrivée à départager le candidat de la LMP (Laurent GBAGBO) et celui du RHDP (Alassane OUATTARA) dans les délais.

C’est finalement au Golf Hôtel que le président de la CEI proclame Alassane OUATTARA, vainqueur des élections tandis que le Conseil Constitutionnel, pour sa part, proclame Laurent GBAGBO, président de la république. Quelle situation ubuesque !

Cette situation a donné lieu à des violations graves des droits de l’homme dont les faits saillants sont les suivants : des déplacements massifs des populations, des populations intimidées ou contraintes dans leurs mouvements et de nombreuses pertes en vie humaine dans plusieurs localités du pays. A cela se sont ajoutés la paupérisation inquiétante des ivoiriens et les fermetures des banques et les salaires impayés.

On avait pensé que la diplomatie pouvait résoudre la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. Les divers appels du Président de l’Assemblée Nationale, le professeur Mamadou KOULIBALY, en faveur d’une solution concertée n’ont pas été entendus. Mais finalement, ce sont les armes qui ont eu raison des ivoiriens avec pour fait majeur, la capture du président Laurent GBAGBO, le 11 avril 2011.

Aujourd’hui le maître du palais présidentiel est le Dr Alassane OUATTARA. C’est ainsi qu’on pourrait résumer le "film" dont les acteurs principaux étaient les dirigeants de la classe politique. Cependant, pour les ivoiriens, tout est à recommencer, surtout la construction de notre unité nationale puisque le pays reconnaissons-le, est divisé.

Notre ambition dans la présente contribution n’est pas de dire qui a raison et qui a tort dans cette crise post-électorale, car nous n’avons pas l’étoffe pour porter un tel jugement. Notre objet est simplement de rappeler aux ivoiriens qu’on a manqué à un important rendez-vous de notre histoire et qu’il est urgent et vital pour nous de reconstruire une nouvelle Côte d’Ivoire, sur de nouvelles bases.

LE RENDEZ-VOUS MANQUÉ DE LA CÔTE D’IVOIRE

Depuis 1993, la Côte d’Ivoire post-HOUPHOUËT peine à régler ses problèmes d’héritage plongeant de la sorte le pays dans un chaos indescriptible. A dater donc de la mort de FHB, le monde entier s’est mis à parler de la Côte d’Ivoire comme d’un être fragile, atteint au cœur d’une maladie sérieuse.

La guerre de succession a fini par plonger cette vitrine de l’Afrique de l’ouest, dans une crise inutile et coûteuse. Pour leur gloire personnelle, la classe politique a tourné le dos aux préoccupations des populations, optant pour le partage du pouvoir et des richesses du pays puisque les deux vont de paire sous les tropiques.

Nous avons tous péché et sommes coupables de ce qui est arrivé à notre pays. Sur le banc des accusés, les hommes politiques sont au premier rang.

Citons à titre d’exemple, le concept "d’ivoirité" qui visait intuitu personae Alassane OUATTARA, ancien Premier ministre d’HOUPHOUËT-BOIGNY et qui a fini par constituer un verglas politique dans lequel était plongé le pays.  

Le général GUEÏ Robert a également des choses à se reprocher. Il n’a pas été intègre et juste comme promis. Lorsqu’il s’est agi de rédiger une Constitution et un code électoral, hommes politiques et, plus inquiétant, membres de la société civile se sont livrés à une véritable foire d’empoigne pendant de longues semaines. Pinaillant à satiété sur des conjonctions de coordination au lieu de chercher à s’entendre sur un texte conciliateur.

Avec la Refondation, le rêve était permis au regard de la noblesse des idées mais finalement on a assisté à un "safari de corruption" et les jeunes sont devenus simplement des forçats. La corruption, le népotisme, le favoritisme, l’impunité, la tricherie, l’enrichissement rapide et illicite, sont devenus la règle en Côte d’Ivoire. Là encore, les mises en garde du professeur Mamadou KOULIBALY n’ont jamais ébranlé certains. 

La crise post-électorale a jeté un discrédit sur des élections qui devraient permettre à la Côte d’ivoire de rentrer dans l’histoire des nations démocratiques. Le rendez-vous a été manqué ! La Côte d’Ivoire comme presque tous les pays africains ont encore des efforts à faire pour être des États véritablement démocratiques.

Tout ce gâchis est en réalité notre mauvaise interprétation que nous faisons de la démocratie. Elle ne se confond pas au multipartisme, elle n’est pas la liberté d’expression. Elle ne s’impose pas, elle ne s’improvise pas également. La démocratie est ici entendue comme "le règne du nombre dans le respect du droit" au travers d’élections disputées et honnêtes au suffrage universel, permettant l’alternance au pouvoir, et au moyen d’institutions plurielles judicieusement agencées, assurant l’exercice équilibré du pouvoir.

Or en Afrique, la démocratie a été importée de la France depuis la conférence de La Baule. "La France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté ".

Par cette petite phrase, prononcée au sommet franco-africain de La Baule, le 20 juin 1990, François MITTERRAND a ouvert une brèche dans la politique africaine de la France, caractérisée, depuis le général de GAULLE, par un soutien dispendieux à "un développement sans démocratie" garantissant sa présence politique, militaire et économique dans ses anciennes colonies.

En effet, avec la fin de la guerre froide, la dimension politique de ces conditionnalités s’est affirmée, en complément des exigences de bonne gestion. Les donateurs ont graduellement affiché leur foi nouvelle dans le cercle vertueux démocratie-développement. La Banque Mondiale, dans son fameux rapport de 1989, a lié libéralisation économique et légitimité du pouvoir, en vantant les mérites du "meilleur gouvernement (qui) exige un renouveau politique".

C’est une grave erreur l’idée selon laquelle ce qui a marché ailleurs peut fonctionner chez nous sans un minimum de réaménagement. A Brazzaville, le 18 juillet 1996, Jacques CHIRAC déclare que la France doit "repenser, dans un esprit de tolérance et d’humilité" son accompagnement de l’Afrique sur le "chemin difficile de la démocratie". Il va plus loin en disant ceci : "Nous n’avons pas à lui donner de leçon … La démocratie c’est un état d’esprit … c’est le fruit d’un long apprentissage".

Six ans après La Baule, le cadre tracé par la France apparaît d’autant plus lâche que Jacques CHIRAC dresse à juste titre le constat sévère de l’inanité d’une conditionnalité qui a servi de caution à une "démocratie de façade".

Aujourd’hui, il faut avoir le courage de le dire, une démocratie "n’est pas du prêt-à-porter", elle est un changement qui s’opère en harmonie avec le contexte historique et culturelle mais le tout, sous le règne du droit.

LA CÔTE D’IVOIRE DOIT RENAÎTRE DE SES CENDRES

Les grandes nations, on le dit très souvent se construisent dans la douleur et les pleurs. La Côte d’Ivoire, c’est certain, sera une grande nation par la volonté de Dieu. Mais elle le sera par la capacité des ivoiriens à se regarder et à se pardonner.

Commettre des erreurs est certes une mauvaise chose mais on peut s’en servir pour avancer. Au fond du puits, on ne voit que le ciel bleu, selon le proverbe chinois. Avec l’aide de Dieu, les ivoiriens iront chercher la paix à l’intérieur d’eux-mêmes, c’est la seule bouée de sauvetage pour nous.  

La tâche ne sera pas aisée mais l’amour des ivoiriens pour leur patrie sera au-dessus des frustrations individuelles. Comment sortir de l’ornière dans laquelle se trouve la Côte d’Ivoire aujourd’hui ? Quelles sont les étapes à franchir pour retrouver la cohésion sociale d’antan ?

C’est à l’examen de ces différentes questions que sont consacrées les lignes qui suivent. Trois étapes au moins, sont nécessaires dans la recherche d’une relative stabilité en Côte d’Ivoire.

Premièrement, il faut mettre fin le plus vite possible à la dépossession des ivoiriens de leurs biens. Les pillages gratuits et violents des biens par des individus armés doivent s’arrêter.

En effet, depuis la chute du régime de Laurent GBAGBO, les ivoiriens se trouvent dépossédés de leurs biens qu’ils ont acquis, pour certains, durant toute une vie. Cette situation est tout simplement intolérable en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’interdire que le pays soit un Etat de nature où les plus forts (les hommes en armes) briment les plus faibles (le simple citoyen sans armes). Dans un pays moderne, les lois ont pour but d’établir la justice, il ne revient nullement aux armes de la faire.

Deuxièmement, il faudra que toutes les institutions de la Côte d’Ivoire fonctionnent à nouveau.

La première exigence du contrat social que dépeint Jean Jacques ROUSSEAU est la suivante : pour que la justice soit assurée, nul ne doit être au-dessus des lois et celles-ci doivent garantir la liberté et l’intégrité de chaque citoyen. ARISTOTE met l’accent sur l’importance de l’équité : "l’équitable est un ajustement de ce qui est légal", un correctif de la loi garantissant l’établissement d’une justice supérieure à celle que prétend incarner d’elle-même la loi.

Les institutions ici doivent s’entendre comme les lois fondamentales régissant la vie politique et sociale d’un pays. Faire fonctionner les institutions revient simplement à affirmer la souveraineté de la Côte d’Ivoire car pour amorcer un véritable développement, il faut avoir un Etat, c’est-à-dire une légitimité, une  souveraineté et une autorité politique.

Troisièmement, un Forum Social Républicain (FSR) est nécessaire pour que les ivoiriens se retrouvent pour non seulement dissiper leurs malentendus mais poser ensemble les jalons d’une nouvelle Côte d’Ivoire.

Le président OUATTARA a promis une commission "vérité et réconciliation" en Côte d’Ivoire. Trouver une tribune pour que les ivoiriens se parlent reste une voie nécessaire pour la reconstruction de la Côte d’Ivoire. Tout simplement parce que la cohésion sociale est une des conditions à tout développement et elle  nous a été retirée dans la passivité indifférente du grand plus grand nombre, avec la complicité active de quelques-uns.

Entre L’HOUPHOUËT des "trente glorieuses" et les présidents qui l’ont succédé, le point faible a été la recherche de l’unité nationale. La seule bonne nouvelle pour les ivoiriens après ces élections serait que les âmes de la République sachent se réunir sur l’essentiel de la Côte d’Ivoire : notre projet commun.

Nul ne peut contester que l’unité des ivoiriens redorera l’image de notre pays et constitue une condition de notre développement. L’unité nationale suppose qu’on cherche partout la justice sociale, ne pas exclure certains du partage des richesses du pays.

Le Forum Social Républicain (FSR) que nous proposons doit rechercher la vérité sur tout ce qui s’est passé dans notre pays depuis le coup d’État de 1999. Pour le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN), les raisons qui ont poussé une partie du peuple à revendiquer leur droit par les armes n’ont jamais été connues.

Les uns parlent de stratification de l’identité ivoirienne, les autres d’abandon d’une partie du peuple par l’État. Le succès de la réconciliation doit passer par des avancées, certes lentes, mais sûres. Il ne sert à rien d’avancer vite si les ivoiriens ne se parlent pas, car les mêmes causes produiront les mêmes effets. Mieux vaut méditer sur les leçons de l’histoire.

Déjà bien avant le coup d’Etat de 1999, le personnel politique était frappé d’une cécité. Dans leur stratégie de conquête du pouvoir, les hommes politiques n’ont pas été avares en déclarations à l’emporte-pièce, tranchant très souvent avec les attentes de la majorité des ivoiriens.

A propos du coup d’Etat de 1999, certains ont parlé d’une "révolution des œillets" et de "coup d’État salutaire". Les ivoiriens ont fauté dans leur ensemble lorsqu’il s’agissait d’écrire la Constitution de 2000.  Au lieu de réfléchir à l’écriture d’une constitution reflétant l’histoire et le "projet ivoirien", on a pinaillé sur les conjonctions "et/ou".

C’est ainsi que l’on a vu la plupart des intellectuels ivoiriens se ranger sans trop barguigner derrière des positions partisanes, quitte à trahir la fonction première qui leur est dévolue et qui est censée faire d’eux des vigies, voire des éveilleurs de conscience.

Après l’arrivée de Laurent GBAGBO au pouvoir, le Forum de la Réconciliation n’a pas eu les effets escomptés. Il a été un simple instrument politique au lieu d’être un vecteur d’union. Le forum de la réconciliation a tout simplement été un échec.

Comme l’ascension de Laurent GBAGBO au pouvoir en 2000, celle de OUATTARA Alassane est également calamiteuse. La Commission Vérité et Réconciliation doit impérativement réussir à unifier la Côte d’Ivoire et les ivoiriens en se servant des erreurs du passé. Les exemples de réussite ne manquent pas : on cite la conférence nationale au Benin et la commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud. Pour autant, ne faisons pas du mimétisme.

Il ne faut pas penser comme la France que les conférences nationales sont des "cérémonies d’initiation à la démocratie" comme ce fut le cas au Gabon, au Congo Brazzaville, au Togo, au Mali, … sur le modèle jamais dupliqué du Bénin. Méfions-nous des schémas "prêt-à-porter". 

François MITTERRAND déclarait : "J’ai naturellement un schéma tout prêt : système représentatif, élections libres, liberté de la presse, indépendance de la magistrature, refus de la censure".

C’est donc bien l’apprentissage électoral de la démocratie pluraliste à l’occidentale qui doit désormais conditionner l’aide aux pays africains.

Il ne faut donc pas tomber dans un mimétisme sauvage pour importer en Côte d’Ivoire, des recettes qui ne collent pas avec la réalité sociologique. Par exemple, en Côte d’ivoire, compte tenu de la mixité culturelle, le jeu des "alliances" peut aider à la réconciliation contrairement à d’autres pays.

Pour réussir la réconciliation prônée par tous les ivoiriens, il faudra se méfier de l’expérience : elle est peu fiable, changeante et contingente. La vérité est le résultat d’un dialogue de l’esprit et de la nature, et l’expérience seule ne suffit ni à l’élaborer ni à l’établir.

Le Forum Social Républicain (FSR) que le MLAN propose, permettra à toutes les couches sociales, aux différentes régions du pays, aux différents partis politiques, à la société civile, bref, à toutes les forces vives de la nation de liquider les contentieux du passé et de proposer un catalogue de mesure allant dans le sens du vivre ensemble. Il permettra de mettre en place un code du vivre ensemble.

Nous devons éviter de succomber à l’empressement pour mal dénouer les nœuds. C’est justement après ce forum que des "comités de suivi" ou "comités de paix" pourront avoir une sorte de légitimité et d’efficacité.

Ce sera l’occasion pour les ivoiriens d’aborder tous les sujets sans tabou et sans complexe, dans une sorte de sociométrie. Le Forum Social Républicain, que nous proposons au chef de l’Etat n’est pas une foire des comiques politiciens mais un rendez-vous entre les ivoiriens et l’histoire.

La paix est un bien vide dont les effets sont perceptibles dans les comportements des hommes, c’est pourquoi, les mesures adoptées à l’issu de ce forum régiront la vie sociale de la nouvelle côte d’ivoire. C’est ainsi les ivoiriens bâtiront ensemble une Côte d’Ivoire prospère sur les ruines de la division et de la guerre.

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Published by PatrickEric - dans Culture
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commentaires

TSANA 05/05/2011 16:02



A Séraphin PRAO YAO


Vous êtes soit un intelectuel complexé ou un ignorant. Oui, Monsieur GBAGBO est bien comparabe à LUMUMBA, qu'est que vou croyez mais Ouattara est une autre marionnette comme SASSOU NGUESSO,
Compaoré, ali Bono, vous n'êtes qu'n pantin.


Tsan, je sui du ongo zzaville


 



Elbueno 05/05/2011 02:11



Monsieur Parao Yao.........je tiens a clarifier  que certains congolais de brazzaville en majorite sont nee sous le regime socialiste du PCT  d'ideologie socialiste loin d'etre meme
communiste comme il le pretendait.    donc de ce fait , ces congolais dont tu te refere a l'africanisme , sont bien des nationalistes inspires du sentiment d'independantiste.........La
france nous a impose Sassou Hguesso par des armes chose que les congolais refutent et lutent encore pour se liberer de ce dictateur......meme chose au Bourkinafaso ailleur et aujordhui  en
cote d'ivoire.......Nous les panafricanismes dont je fais parti, nous voulons une democratie independante sans ingerance exterieure.  .... et nous ne voulons pas l'imposition d'un dirigeant
 pour français, d'ou le soutien a Monsieur Gbagbo.


Congolais de tout origines de ces regions a le droit de devenir president par le choix democratique des congolais et non par la reconaissance internationale. 


je ne sais pas ce que tu soutiens en cote d'ivoire....L'intervention de la france sous couvert de l'onu ?????????   les masacres des ivoiriens par les français ???


la violation de souverenite et les institutions ivoirienes ?????


Chez nous au congo Brazzaville le debat est claire , le depart de sassou......mais nous ne voulons non plus sont depart par l'intervention militaire française car c'est une autre masacre de notre
peuple. la france ne viens jamais aider les africains .....jamais , c'et nous detruire et s'enservir de nous..........la lute contre le neocolonialisme doit se poursuivre jusqu'a victoire ( le
respect mutuele de nos etats)........



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