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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 02:52

Congolaises, Congolais, chers compatriotes

mathias_dzon.jpgSur le plan politique, l’année 2009 se sera caractérisé par l’obstination du pouvoir à rejeter l’organisation consensuelle des élections libres et transparentes notamment en refusant de ternir un véritable dialogue, en interdisant l’accès des forces politiques de l’opposition aux médias d’Etat, en violant la Constitution, en ne finançant pas de façon équitable les partis, en ne respectant pas les engagements pris.

Après les tensions nées de l’élection présidentielle, scrutin du 12 juillet 2009, le temps est venu d’en finir avec le climat politique actuel, où la relation entre le pouvoir et l’opposition est marquée du sceau de la méfiance et de la suspension, bref, par une crise de confiance.

Le moment est plus que jamais venu de tisser une nouvelle relation, fondée sur un vrai dialogue, la reconnaissance des droits de l’opposition, la tolérance réciproque, à l’effet d’impulser une dynamique nouvelle qui ouvre la voie à l’exercice d’une véritable démocratie plurielle, respectueuse des libertés, des droits humains, de la différence et de l’alternance.

Aujourd’hui, la tâche primordiale du président de la République est de renouer le dialogue et restaurer la confiance entre tous les Congolais. Il y va de son rôle constitutionnel de garant de l’unité nationale et de son serment solennel de respecter et de défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat.

Sur le plan économique, la situation reste marquée par le règne d’un seul produit, le pétrole dont l’évolution donne l’illusion d’un pays en croissance, pendant que de nombreux secteurs qui ont constitué hier la base de l’économie congolaise se meurent. Le café, le cacao ont disparu. La forêt, principale source du budget de l’Etat il y a encore quelques années, ne contribue plus que très facilement au revenu national. Aucune industrie, aucune manufacture, aucun service de bonne facture, susceptible de générer des emplois n’a vu le jour.

Pourtant, les énormes ressources tirées du pétrole auraient pu permettre de réaliser de bons investissements, fondateurs d’un bon tissu économique, créateur d’emplois et de richesses additionnels pour le pays et pour les Congolais.

Comme nous le savons tous, la production pétrolière atteint dans notre pays un niveau appréciable de plus de cent (100) millions de barils par an. Au prix actuel du baril et avec un dollar à plus de 450 FCFA, notre pays engrange des ressources importantes qui auraient pu permettre la réalisation des infrastructures de développement dans les secteurs porteurs comme l’agriculture, l’élevage, la pêche, les énergies renouvelables, les PME et PMI, le bâtiment, les routes, les communications, les télécommunications, l’agro-alimentaire, les industries culturelles, les  industries touristiques, etc.

Il n’est plus un secret pour les Congolais, que l’Etat a tiré du pétrole depuis 2003, plus de 11.000 milliards de FCFA au titre du budget et plus de 2.500 milliards de FCFA au titre des excédents budgétaires.

Notre préoccupation légitime est celle de savoir ce que le gouvernement a fait de ces revenus considérables, qui circulent entre la SNPC, la COTRADE et le Trésor. Dans un souci de transparence, il est de bonne politique que le gouvernement réalise un audit dont-il publiera les résultats, de la SNPC, de la COTRADE et du compte de stabilisation des excédents budgétaires ouvert dans les écritures de la BEAC.

Cet audit est plus que jamais nécessaire en ce moment où les prévisions de ressources pour l’année 2010 apparaissent alléchantes avec les revenus budgétaires estimés à 2814 milliards 900 millions de FCFA, et 1360 milliards de FCFA d’excédents.

Comme l’avait dit le président de la République dans son discours sur l’état de la nation en 2008, nous demandons au gouvernement de publier le relevé du compte de stabilisation avec son solde au jour de la publication, en indiquant par ailleurs le traitement en fin de chaque année de la réserve de précaution opérée à la fois sur le prix du baril (5 à 10 dollar US par baril) et sur  le volume de la production totale (environ 10%).

Notre pays a besoin d’une véritable politique économique à tous les niveaux et d’une bonne gouvernement qui assure la transparence parce que les Congolais veulent savoir comment sont gérées leurs ressources et sentir de façon concrète, l’impact de la croissance économique et de l’embellie financière sur leur vécu quotidien.

Sur le plan social, le gouvernement a entre autres obligations, la satisfaction des besoins fondamentaux des populations qui passe par la répartition rationnelle et équitable du revenu national.

Toute personne, en sa qualité de membre de la société, a droit à la sécurité sociale. Par ailleurs, la Déclaration Universelle des Droits de l’homme de 1948 indique en son article 23 alinéa 3 que "quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’a sa famille une existence conforme à la dignité et complétée. S’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale".

Au Congo, le traitement des travailleurs n’obéit nullement aux stipulations de l’article sus-cité malgré les énormes ressources financières dont le pays dispose depuis 2003. Les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités et les bourses des étudiants ne suivent pas l’évolution des prix sur le marché, au point où 70% des Congolais n’ont pas droit à une existence conforme à la dignité et vivent en dessous du seuil de pauvreté.

L’on se rappelle que l’année 1994 a été marquée sur le plan économique par deux évènements majeurs : la chute drastique du prix du baril du pétrole à 9 dollars US et la dévaluation du franc CFA à hauteur de 50%. Face à cette situation catastrophique, le Gouvernement de l’époque avait pris les décrets n°94-769 du 18 décembre 1994 portant suspension des effets financiers à la suite d’une titularisation, d’un reclassement, d’un avancement, d’une révision de situation administrative ou de toute autre promotion et n°94-770 du 28 décembre 1994 portant réduction des indemnités et primes des fonctionnaires, tout ceci en dépit de l’érosion des revenus due à l’accroissement des coûts et à la dépréciation monétaire. Ainsi, la chute drastique du pouvoir d’achat dans notre pays est l’une des causes essentielles de l’élargissement de la pauvreté et de la misère.

Au sortir des guerres à répétition que le Congo a connues de 1993 à 1999 ; non seulement les Congolais ont tout perdu, mais le Gouvernement, par des moyens divers (intimidations, corruption) impose depuis dix ans, une trêve sociale injustifiée pendant que le pétrole coule à flot, apportant à l’Etat, des revenus considérables.

Comme il a été indiqué plus haut, depuis 2003, le budget de l’Etat a dégagé des excédents importants logés dans un compte de stabilisation ouvert dans les écritures de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Ces excédents sont estimés à plus de 2000 milliards de francs CFA à la fin décembre 2008, somme à laquelle il faudra ajouter à la fois l’excédent prévisible de 2009, au moins 150 milliards de francs CFA et celui prévisible de 2010, estimés à 1360 milliards de francs CFA.

Par ailleurs, à l’issue du Conseil des ministres du vendredi 06 novembre 2009, le porte-parole du Gouvernement a indiqué que la croissance économique congolaise sera de 12,1% en 2010 et que le budget de l’Etat, exercice 2010 était évalué à 2814 milliards 900 millions de francs CFA. Il a ajouté que ce budget était le plus important depuis que le Congo est indépendant.

-        Comment donc comprendre qu’avec une situation financière aussi florissante, le gouvernement n’ait pas pensé à inclure dans le budget 2010, la moindre petite mesure en faveur des travailleurs et qu’il s’évertue au contraire à contraindre les organisations syndicales à signer une nouvelle trêve sociale ?

-        Comment comprendre qu’avec une telle embellie financière, le gouvernement refuse d’appliquer l’accord signé avec les organisations syndicales le 23 septembre 2008, accord consacré par le communiqué final sanctionnant les travaux de la quatrième session ordinaire de la Commission Ad hoc sur la trêve sociale ?

Pour justifier le non respect des engagements pris vis-à-vis des travailleurs auxquels il avait promis la levée des mesures de blocage des effets financiers des avancements et d’abattement des indemnités pour le 1er janvier 2010, le Gouvernement invoque la crise économique mondiale et les négociations en cours avec le Fonds Monétaire International (FMI) en vue de l’atteinte du pont d’achèvement de l’initiative PPTE.

L’embellie financière sans précédent que notre pays connaît aujourd’hui apporte un cinglant démenti aux allégations du Gouvernement. Le pouvoir dispose de moyens financiers suffisants pour respecter les engagements qu’il a pris à l’endroit des travailleurs. Il lui suffit pour cela de manifester dans les faits, la volonté politique de respecter la parole donnée. En tout état de cause, toutes les centrales syndicales sont déterminées à refuser une énième trêve sociale. Dans toutes ces centrales, la base met en garde les directions contre toute velléité de corruption et se mobilise pour faire échec au nouveau plan du pouvoir visant à imposer aux travailleurs une nouvelle trêve sociale.

Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) dénonce le comportement inhumain du Gouvernement à l’égard des retraités qui, deux ou trois ans après leur départ à la retraite, n’ont toujours pas touché pour la plupart, un seul mois de pension, alors qu’en 2007, le président de la République avait pris l’engagement dans son discours sur l’état de la Nation, que le traitement des dossiers de retraite serait désormais automatique.

-        Comment comprendre que des gens qui ont cotisé chaque mois pour leur retraite du temps où ils étaient en activité, soient à ce point humiliés par le Gouvernement, comme s’ils quémandaient une aumône ?

-        Comme comprendre l’attitude du Gouvernement à l’endroit des retraités de la CNSS dont les minima de pensions demeurent les plus bas de la sous-région et dont les arriérés de paiement ne font pas l’objet d’un plan d’apurement et ce, en dépit de la lourde dette de l’Etat à l’égard de la CNSS d’une part, et de l’embellie financière que connaît le pays actuellement d’autre part.

-        Que dire du manque quotidien d’eau potable et d’électricité dans les foyers, de la vie chère, des salaires de misère dans la Fonction publique, du chômage massif des jeunes, de la dégradation continue des formations scolaires et sanitaires, de l’intégration frauduleuse de certains non enseignants en lieu et place des finalistes des écoles professionnelles (ENS, ENI, ENBA), bref de l’insécurité sociale galopante qui est le lot commun de plus de 70% des Congolais ?

Au-delà de la propagande sur le "Chemin d’Avenir", le Gouvernement actuel continue de mener une politique foncièrement anti-sociale et anti-populaire. Uniquement préoccupés par leurs intérêts personnels, les dignitaires du pouvoir affichent une indifférence hautaine vis-à-vis des problèmes des populations et détournent à leur seul profit la manne pétrolière. Il y a un véritable divorce entre les discours du pouvoir et ses actes. Le peuple qui l’a appris à ses dépens ne se fait plus aucune illusion e ne croit plus aux promesses mielleuses.

Il appelle ardemment de ses vœux, un changement de politique et d’hommes. Le mécontentement profond qui se manifeste aujourd’hui en milieu des travailleurs atteste de ce besoin de changement.

 

Congolaise, Congolais, chers compatriotes

Tel est le sombre tableau de la situation économique et sociale du Congo aujourd’hui. Le 12 juillet 2009, en boycottant massivement l’élection présidentielle à travers une abstention record de plus de 95%, vous avez dit non à la politique d’hier qui demeure malheureusement la même aujourd’hui.

Pour amplifier ce rejet et contribuer à la promotion d’une alternance démocratique au Congo, il est nécessaire que tous les déçus du pouvoir actuel, par delà leurs différences, voire leurs divergences, se rassemblent, aux fins de construire ensemble, les conditions d’un changement réel et d’une rupture d’avec les conceptions, les mentalités, les pratiques politiques et sociales d’hier et d’aujourd’hui.

Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) ne doute pas que chacun de vous se mobilisera et apportera sa pierre à la réalisation de cette œuvre de salut national.

Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) qui compatit à vos souffrances actuelles saisit l’occasion du nouvel an, pour vous souhaiter à chacun et à tous, une bonne et heureuse année 2010.

 

Fait à Brazzaville, le 30 décembre 2009

Pour le FPOC,

Le  président

Mathias DZON

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Published by PatrickEric - dans Politique
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