Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Chassé le mal qui ronge le Congo Brazzaville
Devant la misère rampante et la pauvreté quotidienne de plus en plus endémique, que dois-je faire moi, opposant intérieur ou opposant extérieur, leader politique ou militant, pasteur, religieux ou chrétien, franc-maçon, jeunes ou étudiants, femmes, travailleurs, paysans … pour recouvrer ma dignité et ma liberté confisquée par le Général Dénis SASSOU NGUESSO et son clan ?
Une seule réponse :
Tout mettre en œuvre pour chasser les tenants du pouvoir par la désobéissance civile.
Une solution unique dont l’exécution passe par une prise de conscience individuelle et collective aiguë
L’hégémonie politique des anciennes puissances coloniales sur les pays Africains reste indéniable. Souvent considérés comme simple banlieue de leur grande métropole, rares sont les changements politiques qui s’opèrent en Afrique sans leur aval. Dès lors il est incontestable que le succès du mouvement radical pour la déchéance du régime de Brazzaville dépendra de la capacité de l’opposition extérieure à mobiliser et à convaincre la communauté internationale de la nécessité d’un changement pacifique au Congo et de donner les gages de la sauvegarde de leurs intérêts. Une communauté internationale appelée à soutenir le peuple Congolais en obligeant le Général Dénis SASSOU NGUESSO à quitter le pouvoir démocratiquement et donc pacifiquement grâce à des élections transparentes et équitables expurgées de tout germe conflictuel.
La majorité des candidats : SASSOU, AMANI TOUMANI TOURE, OBANSANJO, MAMADOU TANJA sont tous parvenus à présider aux destinées de leur pays en suivant cet itinéraire. La conquête du pouvoir politique est une affaire de réseaux ou de lobbies. Tous nos discours, quelles que soient leur virulence, leurs formes, leurs contenus manifestes ou latents ressembleront à des pétards mouillés ou à de l’eau chaude qui ne brûle pas le linge. Pour convaincre cette communauté internationale, l’opposition extérieure se devrait de préparer un argumentaire destiné à rassurer nos partenaires, les lobbies pétroliers et particulièrement la France, pays, ayant la "tutelle politique" du Congo Brazzaville.
Ce travail avait pris près de deux ans au Général Dénis SASSOU NGUESSO pour être adoubé par les réseaux officiels et mafieux du monde pétrolier à Paris où tout avait été soigneusement ficelé avant son retour de l’exil doré.
Cependant, quels que soient les talents de l’opposition extérieure, si elle manque de cohésion avec l’opposition intérieure, rien ne bougera et le Général Dénis SASSOU NGUESSO apparaîtra toujours fort et inébranlable.
C’est là, un argument essentiel qui milite en faveur d’une opposition intérieure et extérieure recomposées et unies pour écraser le Général Dénis SASSOU NGUESSO et sa dictature dans les urnes en 2009. La création d’un lien structurel et stratégique entre l’opposition intérieure et l’opposition extérieure devient plus qu’impératif
Si l’opposition intérieure et l’opposition en exil travaillaient ensemble, la conquête du pouvoir s’en trouvera incontestablement plus efficace et plus facile. Il n’est point nécessaire de démontrer ici à quel point les deux oppositions sont d’importance égale et ne sauraient mutuellement s’exclure, encore moins prétendre gagner l’une sans l’autre.
Dans cette optique : l’opposition intérieure doit préparer le peuple au sursaut positif ou à la désobéissance civile.
Préparer le peuple à la désobéissance civile. C’est à dire réfléchir comment : résister, défier, revendiquer, combattre, agir, se libérer contre le régime autocratique. Un combat politique qui se mène de l’intérieur car "ce sont les masses qui font l’histoire". En effet si le peuple ne prend conscience, ne revendique sa souveraineté, ne réfléchit, ne s’organise, ne résiste et n’agit avec l’opposition intérieure, rien ne bougera et quelle que soit la force du lobbying extérieure.
Si la cohésion et la complicité entre l’opposition intérieure et l’opposition extérieure venait à manquer, le régime en place continuera à asphyxier notre peuple indéfiniment. Déraciner une dictature ou liquider un régime nécessite des stratégies subtiles et sûres. Cela explique combien de nombreux pays ploient sous le poids de la dictature et de l’incurie des régimes et des gouvernements impopulaires mais inamovibles qui narguent ouvertement le peuple souverain devant des Généraux impuissants, des leaders politiques dits "charismatiques" mais qui brillent d’incohérence, d’inconstance et d’intolérance politique.
Le combat pour la reconquête de la démocratie dépasse les politiques et devient de plus en plus une affaire de l’ensemble des forces vives du Congo Brazzaville qui, tous mobilisées, déterminées, convaincues, dressées comme un seul homme doivent coûte que coûte revendiquer leur souveraineté et tout mettre en œuvre pour chasser pacifiquement le Général Dénis SASSOU NGUESSO du pouvoir sans que de nouveau, aucune goutte de sang d’une Congolaise et d’un Congolais ne soit inutilement de versée.
"Paraît-il" qu’en 1963, Fulbert YOULOU avait "tout volé" : au nom de la liberté, il a été chassé comme un malfrat et promesse fût donnée de bâtir de nouveau.
En 1968, Alphonse MASSAMBA DEBAT avait créé une insécurité insupportable qui étouffait le citoyen à tel point que le simple fait de discuter avec sa femme pouvait coûter à son auteur la présence des redoutables MABOUAKA ou de "Fidel Castro" qui écumaient les rues et les quartiers à la recherche de "contre révolutionnaires" à exterminer : Il fut chassé du pouvoir.
En 1997, Pascal LISSOUBA démocratiquement élu, au lieu de construire une armée républicaine créa plutôt des milices. Il fût chassé du pouvoir par un coup d’Etat ouvertement cautionné par le président Français et les lobbies pétroliers.
Pourquoi donc faire de deux poids deux mesures ? Qu’attendez-vous, qu’attendons-nous pour chasser le Général Dénis SASSOU NGUESSO, son gouvernement et son clan du pouvoir ? Mais comment ?
Par un sursaut national, par désobéissance civile ou par putsch ? Je crois avoir déjà répondu à cette question dans un de mes précédents articles intitulé "comment faire partir le Général Dénis SASSOU NGUESSO du pouvoir"
En effet, il faudrait que chaque citoyen se pose une question simple. Que dois-je faire moi, leader, militant, religieux ou chrétien, franc-maçon, jeunes et étudiants, femmes, travailleurs, paysans pour chasser le Général Dénis SASSOU NGUESSO du pouvoir et recouvrer ma dignité et notre liberté ?
Il faudrait que :
• Les Leaders politiques, (inspirées par l’histoire de la déchéance des dictatures) à travers le monde et le continent Africain aient le devoir de comprendre et la fonction de faire comprendre qu’en face d’une dictature ou d’un pouvoir fasciste qui martyrise son peuple et le prive de sa liberté, le chemin de la libération ne passe pas par le droit et le respect des institutions. Et encore moins par la brutalité politique aveugle, mais par le pouvoir
• Les religieux, inspirés de la Bible et de l’histoire de la libération des enfants d’Israël de la tyrannie de Pharaon (qui, malgré ses chars, ses canons et ses troupes super équipées ne sût et ne put vaincre le peuple d’Israël) aiguisent leurs armes de la foi et de la prière, rejettent le mensonge, la corruption, le vol, l’injustice. Qu’ils supplient Dieu, se lamentent comme les colons d’Israël qui ont expédié Ariel SHARON, ancien Premier ministre, dans un long coma irréversible voici plus de deux ans.
• Les différentes loges philosophiques, devraient s’investir pour prouver aux yeux de l’opinion que par sa dictature, sa barbarie d’état, sa corruption endémique, son manque de respect de la vie, manifesté par ses assassinats, ses exécutions sommaires, l’épuration ethnique ("disparus du Beach"), ses pratiques avilissantes, les tenants du pouvoir s’écartent de la logique, des principes ou des fondements maçonniques. Et que tout frangin qui foule au pied ses principes doit être purement et simplement désavoué et démis
• La jeunesse, élèves et étudiants sacrifiés à l’autel de la drogue, de la prostitution, du pillage économique, moral et physique (viol), du chômage chronique et endémique, du dénuement total, du sida, de la misère, de la pauvreté, par les différents pouvoirs qui ce sont dernièrement succédés - s’arment de courage et de témérité pour briser les murs de la peur et de la mort pour défier ce pouvoir impopulaire car : le présent doit être résolument à la lutte pour que l’avenir soit à vous.
• Les femmes : fortes de leur slogan du mono "seule la lutte libère", la femme intellectuelle, paysanne, travailleuse, commerçante, ou simple femme au foyer doit traduire dans les faits et au quotidien ce qui peut bousculer les mœurs politiques, ce qui sèment la désolation en nous et autour de nous
"Bolé bantu, Bukaka nsongo" (le sectarisme est une calamité, seule l’union fait la force) Persuadé que pour gagner et gouverner ensemble, l’opposition a besoin de la résistance légendaire du Pasteur NTUMI, de la vérité du Général Emmanuel NGOUELONDELE, du patriotisme de Maître MOUDILENO MASSENGO, de l’ingéniosité de Samuel BADINGA, de la technicité de Mathias DZON, de la sagacité de Ange Edouard POUNGUI, de la ténacité de MOUNGOUNGA, du savoir-faire de Benoît KOUKEBENE, de la fermeté de TSATI MABIALA, du charisme de Marcel GUITOUKOULOU, de l’expérience de BOKAMBA, de l’esprit républicain de J.M. MOKOKO. Comme les dix doigts de la main, chaque membre de l’opposition, chaque citoyen Congolais doit faire son "petit métier".
Les uns en amont (opposition extérieure), faisant du lobbying, les autres en aval (opposition intérieure) préparant le peuple à une désobéissance civile inédite et historique et le peuple souverain primaire appliquant les consignes qui lui seront donnés au jour J.
Wilfrid BOUTSIELEKA