Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Le Congo Brazzaville, pays à faible population autochtone et dont la tradition d'accueil ne s'est jamais démentie a vu arriver, au cours de ces dernières années de nombreux étrangers. Nous avons affaire à une immigration de masse qui est en train de profondément changer le visage du Congo Brazzaville.
Pour son développement le Congo a certes besoin d'étrangers qualifiés. Peut-on satisfaire cette exigence sans laisser libre cours à une immigration de masse ? Le Congo Brazzaville doit-il fermer ses frontières ?
Faute de traiter ce problème à la source et de définir une grande politique d’immigration, nous continuerons d'accueillir des milliers d'immigrés qui, peu à peu, vont finalement submerger le Congo Brazzaville, pays d’à peine 3 800 000 habitants et nous retrouver minoritaires dans notre propre pays. Un comble !
La question des flux migratoires est la grande absente des débats Congolais. Et pourtant, il n’y a qu’à tendre l’oreille dans les quartiers populaires notamment de Brazzaville comme dans ceux de Pointe-Noire pour constater le mécontentement de nos compatriotes. L’ampleur du phénomène est plus qu’inquiétant. Il convient de rappeler quelques chiffres :
L’immigration est aujourd’hui massive. Elle peuple le Congo Brazzaville de personnes pour dont, la seule affinité avec notre pays se limite aux avantages financiers qu’il leur procure. Cette immigration est rendue possible par le laxisme de notre État.
Aujourd’hui, les Congolais se retrouvent en concurrence, et parfois même exclus dans bien de domaines de l’économie nationale, contrairement à ce que prévoient nos lois. Il n’y a qu’à voir par exemple le commerce de détail, le nettoyage à sec (les pressings) ou encore les opérations de manutention au port de Pointe-Noire.
A ce sujet d’ailleurs le ministre des Transports Maritimes, monsieur COUSSOUD MAVOUNGOU, observant le fait que des ressortissants étrangers, notamment originaires des pays d’Afrique de l’ouest, soient employés en grand nombre à la gare de fret du port autonome de Pointe-Noire (PAPN), au détriment des nationaux (cf. Congo-site) déclarait le 01 Décembre dernier : "Je pense que ce n’est pas normal que les Congolais ne puissent pas avoir droit au travail dans le secteur maritime à Pointe-Noire, même en ce qui concerne la manutention"
Si l’on peut aisément comprendre que pour redresser certaines entreprises d’État moribondes, avant leur privatisation, il faille recourir à l’expertise de cadres expatriés d'expérience, il est en revanche surprenant qu’à la SNPC par exemple, établissement public à caractère industriel et commercial on ait engagé comme secrétaire générale une Camerounaise ! Pour contourner la loi, le PDG de cette société lui a créé un statut de consultante, avec un contrat "à durée indéterminée"
Par ailleurs, lors de différends ou des conflits opposant des Congolais à des non- nationaux, il n’est plus rare de voir la force publique et le système judiciaire se ranger, moyennant finances du côté des étrangers. C’est notamment le cas dans l’affaire du Chinois qui a tué il y a quelques semaines un Congolais à Brazzaville. La plupart des commerçants étrangers ont leur Général ou leur Colonel qu’ils entretiennent, en cas de "coup dur"
La mise en œuvre d’une politique protectrice des intérêts des Congolais devrait être plus que jamais une priorité nationale. La charité bien ordonnée commence par soi-même
Avec la crise économique qui va s’installer en 2009, les experts économiques de MPILA n’ont pas encore compris que le "Patriotisme Économique" est en passe de devenir l’idéologie dominante tous les pays du Monde sauf au Congo Brazzaville…
Mettre en œuvre une politique de contrôle des frontières comme dans tous les autres pays du Monde
Mettre en œuvre une politique de "Préférence Nationale" comme dans tous les autres pays du Monde
Ce débat se situe au-delà des clivages idéologiques et de nos petites querelles entre le nord et le sud dans le pays. Il est au cœur de la problématique non seulement du chômage au Congo Brazzaville mais aussi, et même avant tout, de l’identité Congolaise. En faire l’économie ne pourra qu’aggraver la situation et obérer les chances d’une réconciliation nationale et d’un véritable développement durable.
Mwana Leconghot