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Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

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Au Congo aussi ? La nouvelle mode des "Gouvernements d’Union National"

Si le coup d’État (armé ou constitutionnel) peut-être un moyen pour débloquer une situation politique, il n’en demeure pas moins que les concertations nationale (dialogues, ou conférence nationale), et la formation des gouvernements de large union nationale peuvent aboutir à la résolution des crises politiques à condition que les acteurs soient des hommes de conviction ayant une éthique.

La composition des gouvernements d’union ou d’unité nationale semble être une nouvelle mode dans la gestion ou la résolution des crises politiques et des conflits en Afrique.

Il suffit que le pouvoir accepte de céder des strapontins à des opposants pour que ceux-ci renoncent à leur combat, même s’ils ont marché sur les cadavres de leurs partisans qui se sont faits martyrs pour eux et même quand ils ont été eux-mêmes victimes du pouvoir.
On peut dans une certaine mesure comprendre leur attitude parce que dans beaucoup de nos pays, les contestataires des régimes manquent de moyens financiers. Donc participer à ces gouvernements est l’occasion pour eux de constituer un trésor de guerre pour mener les futures batailles quand ils ne répondent pas tout simplement à l’appel du ventre c'est-à-dire à l’Alimentaire.

Il arrive souvent que cette opposition conviée au repas du seigneur se transforme en mouvance présidentielle et finisse de convaincre qu’elle faisait tout ce bruit pour avoir des postes politiques.

En gouvernant avec les opposants, les dictateurs cherchent à dépolitiser des situations socioéconomiques difficiles et à museler les contestataires pour conserver leurs privilèges et ainsi pérenniser leur pouvoir

Un gouvernement de large union nationale, rassemblant les leaders et les membres de l'opposition sous la direction d’un dictateur qui conserve les postes clés du pouvoir ne peut que fragiliser l'opposition et conduire à son implosion ; ce genre de bricolage ou d’arrangement ne peut pas permettre aux membres de l'opposition d'appliquer leurs projets dans les différents ministères qui leurs seront accordés


En réalité, la formation d’un gouvernement d’union nationale, même si elle  peut mettre fin aux violences ou à l’instabilité ne résoud par les problèmes qui constituent le fondement même de la crise sociopolitique ou du conflit. Dans son fonctionnement, les couacs ne peuvent pas manquer. On peut assister à des blocages récurrents dans la conduite des affaires avec une telle cohabitation, qui est difficile même dans les démocraties avancées.
La solution à tous ces malheurs que vit l’Afrique réside dans un véritable dialogue avec l’opposition pour mettre en place les outils et les règles équitables respectés par tous et à l’instauration d’une vraie démocratie avec des élections claires et transparentes. Le Président élu serait légitime et gouvernerait tranquillement. Et l’opposition s’opposerait dans le respect des règles Républicaines.

 - Au Kenya, il a fallu la dextérité et les talents de négociateur de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi ANNAN, pour amener les deux parties à des négociations, qui ont abouti à la formation d’un gouvernement d’union nationale avec un poste de Premier ministre, occupé par l’opposant Raila ODINGA

 - Au Tchad, après la récente menace de février 2008, n’eût été le secours de la France, Idriss DEBY serait soit mort soit chef d’État en exil. Deux mois après le séisme, l’homme fort de N’Djamena limoge son Premier ministre pour le remplacer par Youssef SALEH ABBAS. Celui-ci forme un nouveau gouvernement, dans lequel des ministères de souveraineté sont confiés à des opposants

 - Au Zimbabwe, depuis les élections générales, dont la présidentielle, le monde entier suit et attend avec inquiétude les résultats d’un compromis avec la formation d’un gouvernement d’union nationale

 - Au Centrafrique, après la réussite du Dialogue Nationale inclusif, les autorités mènent des tractations pour former un Gouvernement de très large Union. A travers ce "Dialogue Politique Inclusif" qui s’est tenu pendant deux semaines, le pouvoir en place, l’opposition, les rébellions et la société civile Centrafricaine ont mis fin à la crise qui secouait le pays depuis 2005. La rencontre s’était déroulée sous les auspices de l’ancien chef d’État Burundais Pierre BUYOYA et du mollah Omar BONGO, médiateur pour la paix en Centrafrique.

 - Au Gabon, le mollah Omar BONGO ONDIMBA au pouvoir depuis 41 ans, a annoncé mercredi 31 Décembre 2008 la formation d'un gouvernement de large ouverture, dans son message à la nation à l'occasion de la fin de l'année 2008

 - Au Congo Brazzaville, "le Cobra Royal", au pouvoir depuis plus d’un quart de siècle ne manquera pas de suivre la mode des gouvernements de très large union  avant ou après la mascarade électorale pour essayer de désamorcer une crise latente ainsi qu’une situation sociale et politique explosive ; or tous les Congolais savent qu’il faut lui faire complètement allégeance (lui cirer les pompes) pour travailler de prêt ou de loin dans son administration

Dieu merci, le Ghana vient de donner à toute l’Afrique une véritable leçon de maturité politique et démocratique en privilégiant l’option des élections claires et transparentes.

Comme quoi il ne faut jamais désespérer même du noir Africain ; le pire n’est jamais certain….
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