Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Le pouvoir de Brazzaville issu des armes a tenté récemment de rappeler sa cruauté en menaçant de guerre quiconque le contesterait. Lorsqu’on dit "dialogue", il répond "guerre", convaincu que ça marche toujours devant ce peuple traumatisé et peu informé. En réalité, le Général Dénis SASSOU NGUESSO est dans l’impossibilité totale de tirer la moindre cartouche sur le peuple en 2009. Il faut que tous les congolais sachent que les temps ont changé. La Cour Pénale Internationale (CPI), juridiction permanente pour juger les crimes de guerre et autres massacres sur des civils, est opérationnelle depuis juillet 2001. Elle ne reconnaît aucune immunité à aucun auteur, organisateur, incitateur, financier, ou exécutant de tels forfaits. Elle a fait ses preuves en arrêtant un puissant chef de l'opposition en la personne de Jean Pierre BEMBA
Mieux, son bouillant procureur, Luis MORENO‑OCAMPO tombeur judiciaires des juntes militaires qui ont ensanglantés l’Argentine lorsqu’il n’était qu’un petit juge de Buenos Aires, n’a pas hésité a lancer un mandat d'arrêt international contre un chef d'État en exercice, en l'occurrence Omar al BECHIR du Soudan. Ce dernier ne peut plus quitter son pays sans risquer d'être arrêté comme un vulgaire passeur de drogue. Il est pourtant plus puissant que le Général Dénis SASSOU NGUESSO : chef d’un État pétrolier, arabe, qui a combattu les États-Unis et s’est targué de soutenir Al Qaïda, et aujourd’hui quasiment assigné à résidence, gibier traqué par le tribunal de La Haye.
Le "Cobra Royal" du Congo Brazzaville sait que le même sort l’attend. Lui et ses sbires si jamais il se croyait comme en 1997, en 98 et 99. Déjà, les DABIRA, NSOUROUS et autres NDENGEUET ne peuvent plus bouger du pays à cause de l'affaire du Beach. Pourtant, cette affaire vieille de 1999, donc [hélas] hors juridiction de la CPI n’est que sur la table de la justice Française, un pays ami qui le protège, mais il n’arrive pas à s’en défaire. Combien de fois si jamais, MORENO-OCAMPO lui trouvait des poux ?
Aucun de ses Généraux de pacotille ne veut risquer un mandat d’arrêt international les condamnant à s’enfermer dans ce pays "qu’ils aiment tant". Ce n’est pas le "Cobra Royal" lui-même va s’exposer au risque de devenir un rat de l’intérieur et se passer des bons docteurs de Marbella, pour se contenter du CHU. On le sait malade : il aurait alors signé son arrêt de mort aussi facilement que le commun des Congolais à qui il inflige le manque de soin.
Voilà le véritable talon d'Achille de ce régime. Il espérait que les cartouches désigneront toujours "les élus" au lieu des bulletins de vote et voilà qu’il ne peut en tirer aucune. La moindre balle se retournant contre lui immédiatement.
Et ce n’est pas tout. En effet, les cartouches de Mpila peuvent encore trembler de froid longtemps. La CPI vient de faire sa plus belle démonstration d’efficacité dans le règlement des violences électorales qui ont endeuillés le Kenya au début de l’année 2008. Les politiciens kenyans avaient réglé le conflit à l’Africaine: l’inévitable accord de paix donnant la primature au chef de l’opposition, accordant au président qui s’accroche de poursuivre son aventure et, comme cela était l’habitude, les morts ont été passés par pertes et profits des dommages collatéraux. Une amnistie, un faux procès et le tour est joué. C’était en ignorant la pugnacité de la CPI pour qui, plus aucun crime ne peut plus rester impuni.
Dès Mars 2008, un juge international, avait remis aux Nations Unies une liste de responsables kenyans, du pouvoir comme de l’opposition, qu’il tenait pour suspect dans l’organisation de ces violences électorales qui avaient fait plus de 1000 morts. Parmi eux des Ministres, Députés, Généraux, parents du Président et autres courtisans zélés et volontaristes comme nos présidences Africaines savent les fabriquer.
L’injonction accompagnant la liste était sans ambiguïté : "si le Kenya ne met pas en place sans délai une justice totalement irréprochable et impartiale pour juger ces faits, la CPI s’en chargera directement et sans ménagement"
Les pressions et injonctions internationales de la Cour n’ont mis que quelques mois à faire fléchir les radicaux kenyans. Ils acceptent, forcés, un tribunal spécial composé de magistrats qui ne seront pas kenyans. Le parlement doit dans les jours qui viennent, modifier la constitution pour donner un cadre légal à ce tribunal dont le statut final devrait être adopté au plus tard le 30 janvier 2009.
Les deux protagonistes en chef de ces conflits, "le Président MWAI KIBAKI et le Premier ministre RAILA ONDINGA ne sont couverts d’aucune immunité stipule l'accord qui a produit ce tribunal".
S’ils sont accusés d'avoir conçu, ordonné ou financé les troubles, ils seront arrêtés, écroués, et jugés. En cas d’entrave au fonctionnement de ce tribunal, ils s’exposent à des poursuites pénales internationales directes de la CPI. Donc interpellation potentielle du Président de la République et du Premier Ministre à La Haye, comparaissant avec des bracelets argentés.
Démocratiquement élus ou démocratiquement opposant le crime ne paix plus. Au 1er mars suivant, l’instance ouvrira ses travaux avec enquêtes, interpellations, arrestations, procès et condamnations.
Le Tribunal Spécial sur le Kenya ouvrira ses travaux le 1er mars prochain. 14 mois seulement après les tueries. Qui dit mieux ?
VOILA CE QUI A CHANGÉ DANS LE MONDE ET LE GENERAL SASSOU LE SAIT
Le tank "Plus jamais ça !" de Mpila devrait désormais être retourné du côté du peuple. La preuve, lors de l’humiliation du dictateur à Pointe-Noire aux obsèques de Jean Pierre TCHYSTERE TCHICAYA sous les cris de "TCHYSTERE me kuenda, SASSOU ke landa" l’expert en déversement du sang Congolais aurait pu faire tirer au moins une rafale. Et pourtant il n’en fut rien : C’est queue basse qu’il avait déguerpi de Pointe-Noire, honteux et désavoué.
Alors, les achats d’armes, les formations de milices ethniques, la reprise de service de certains tueurs qui pourtant avaient troqués leur veste de "Cobra" pour celui de ministre, ne sont qu’une campagne d’intimidation pour entretenir une terreur qui a jusque là si bien marché.
C’est le rugissement désespéré d’un lion qui n’a plus dent.
Qu’à cela ne tienne, la tentative de génocide, la préparation de guerre civile ou l’orchestration des crimes massifs font partie du champ répressible par la CPI qui n’est pas obligé d’attendre le premier mort. Nous avons les éléments pour croire que ces faits se préparent, le Président en menace comme d’autres promettent des hausses de salaires, sans sourciller. Cela s’appelle désormais des preuves.
Quiconque peut avoir une preuve d’une guerre sur des civils en préparation, qu’il écrive au bureau des témoignages de la Cour Pénale Internationale dont voici le mail dédié: opcv@icc-cpi.int Mettez comme titre à vos mails "DOSSIER ELECTION CONGO 2009 ".
Ainsi le procureur de la CPI aura assez d'éléments pour intervenir ou ouvrir une enquête préliminaire. Ne négligez rien, même pas un détail qui vous parait anodin, comme cette fille du pouvoir qui a acheté des cartons de masques à gaz embarqués par avion privé au Bourget en direction d’Ollombo. Ce témoignage a été ajouté.
Si nous obtenions ne serait-ce qu’une mise en garde ou un rappel de la loi internationale de la part de la CPI envers le Congo Brazzaville, ça sera la débandade pour les armées du tyran. Car il y’a encore trop d’illettrés armés et manipulables qui ignorent ce qui les attend s’ils arrachent une vie civile au non de la politique.
Si l'opposition était intelligente elle pousserait même le "Cobra Royal" à la faute. Un petit débordement, quelques coups de feu, et le courroux de la CPI s'abattra sur le régime de Mpila immédiatement et il serait définitivement cuit.
Alors mes chers frères, que finisse la peur, qui est le meilleur allié de SASSOU. Il n’avait que les armes pour s’imposer, il ne les a plus. Nous avons les idées, l’intelligence, le peuple avec nous et sans doute Dieu. Comment voulez vous que 2009 ne soit pas à nous ? SASSOU NGUESSO tombera en 2009 ; la peur à enfin changé de camp