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Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

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Dans la Situation que Traverse notre Pays, Avoir Peur c’est être Egoïste !

Dans la situation que traverse notre pays, avoir peur c’est être égoïste !

Auteur: Michael MBENZE

"Le prince ne peut jamais s’assurer du peuple quand il l’a pour ennemi, par ce qu’il a trop de monde contre lui; un prince ne doit craindre du peuple que d’être abandonné; je conclus seulement qu’il est nécessaire à un prince de posséder l’amitié du peuple, car sans cela il n’a aucune ressource dans l’adversité"

(Le prince de Machiavel Chap. IX, page 97, 98, 100)

Pour un Général d’armée digne de ce nom ces phrases qui résonnent comme des gongs devraient inspirer une grande prudence, mieux encore, une prise de conscience sur la situation chaotique vers laquelle notre pays le Congo est en train de s’engouffrer. Le "chef" du village ne voit jamais le diable dit un dicton de chez nous, mais un autre plus approprié se presse d’ajouter que : un homme sage voit le mal de loin.

Le mal dont il s’agit ici n’est pas la simple résultante des circonstances naturelles selon lesquelles les mêmes causes produisent les mêmes effets, ce n’est malheureusement pas non plus la faute des conjonctures ni l’effet du hasard comme certains s’amusent à l’affirmer, mais bien pire, car il s’agit d’une manipulation du pouvoir consistant à déstabiliser la vie des populations, la vie des citoyens Congolais. Et dans ce cas de figure, ne rien voir de près ou de loin des mécontentements causés au sein d’une population Congolaise aux abois serait suicidaire, pour celui qui veut incarner un chef digne de ce nom.

Le peuple Congolais souffre d’un malaise économique et financier qui pousse des jeunes filles dans la fleur de l’âge à se prostituer sous l’œil statique et impuissant des parents, tout se négocie à coup de Francs CFA et par des privilèges de natures sexuelles ; le pays est en décomposition totale, tandis que les autorités actuelles n’arrêtent pas de se construire des villas de rêve de par le monde ; bref, le peuple est pris en otage.

Et, dans cette situation que traverse notre pays, avoir peur de lutter contre l’"ennemi", c’est être égoïste vis-à-vis de la nation.

Et l’ennemi du peuple, nous le connaissons parfaitement bien aujourd’hui, c’est le Général Dénis SASSOU NGUESSO
Cette prise en otage de la population et de l’État requière une intervention ou du moins une assistance de l’armée auprès des populations "endeuillées". L’armée à une responsabilité à prendre face à ce chaos grandissant.

"Il est beau qu’un soldat désobéisse à des ordres criminels", disait Anatole France. Ainsi, gloire à ce soldat qui jettera son fusil en signe de protestation, plutôt que d’achever l’otage à sa merci, le peuple triomphera de ses bourreaux d’aujourd’hui et portera haut l’étendard de la démocratie Africaine.

L’esprit militaire et l’art des soldats doivent être préservés dans notre pays, leurs vertus font parties intégrantes de l’équilibre social de la nation. La responsabilité de l’armée Congolaise dans la crise larvée que traverse le Congo se situe à plusieurs niveaux, dont le plus important reste la protection des populations et du patrimoine national.
A ce titre, le soldat, le vrai fils de la République, se distingue du politique par sa démarche impérieuse et son uniforme rassurant, puis sa proximité avec la population. Elle doit se rebeller face à une autorité destructive du peuple et de l’État car il ne saurait y avoir un État sans peuple, tout comme l’existence de l’armée serait illusoire sans lui.

C’est pour sauver l’État et la nation Congolaise que l’armée doit créer les conditions d’un dialogue national qui nous évitera un nouveau crache politique et civil. Il faut que nos vaillants soldats s’affranchissent de l’autorité d’un Général corrompu.

Le soldat qui n’est pas en état de soutenir l’éclat des yeux de son Général ne soutiendra jamais l’éclat des armes de l’ennemi.

Le soldat doit défendre la volonté du peuple en période de crise majeure et non être au service d’un seul homme : ce qui n’est pas loin d’être le cas aujourd’hui.
A travers nos Généraux, nos hommes d’État, nos hommes politiques d’envergure – ceux qui n’ont plus rien à démontrer de l’amour qu’ils ont donné à notre pays – le Congo doit retrouver sa dignité et sa place dans le concert des nations.

Et si vous soldats qui me lisez, vous doutez encore de la nécessité de rompre avec le pouvoir actuel, je vous lirai volontiers ces phrases du Maître KAUTILYA qui disent, je cite, "les raisons de quitter le souverain sont l’échec de ce qu’il a entrepris, l’amenuisement de son pouvoir, son mépris du savoir, sa passion de voyager, l’absence de confiance, le conflit avec les puissants…". (KAULTIYA : traité du politique, Chap.VI, page 47)
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