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Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

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Les Préfinancements : Le FMI est Contre ; au Congo on aime

Les Préfinancements Continuent : A qui le tour …

 

Bruno OSSEBI vient d’y laisser sa vie : http://www.youtube.com/watch?v=xNSbEQyypvI

230 millions d'euros d'ENI pour réhabiliter des lignes électriques au Congo Brazzaville 

Le Congo Brazzaville a signé Samedi 07 février 2009 une convention avec le groupe pétrolier italien ENI qui va débourser 230 millions d'euros pour réhabiliter des lignes de transport d'électricité entre Pointe-Noire et Brazzaville

Les travaux, qui seront lancés cette année pour s'achever en 2011, "concernent la réhabilitation des lignes très haute tension (THT) et les transformateurs, pour un coût estimé à 230 millions d'euros".

D'après M. Jérôme KOKO, qui a signé la convention, ce montant représente un préfinancement devant être remboursé par le Congo selon des modalités qui n'ont pas été dévoilées.

Deuxième opérateur du secteur pétrolier au Congo Brazzaville, ENI finance depuis 2008 la construction d'une centrale à gaz qui sera dotée d'une puissance de 450 mégawatts (MW) pour un coût global de 400 millions de dollars.

Le Congo a à peine une puissance installée de 150 MW pour des besoins nationaux estimés à 600 MW

Qu’est ce qu’un Préfinancement ??

Les préfinancements sont des emprunts d’État gagés. Il s'agit d'une pratique de pays pauvres riches en ressources naturelles, encouragés par des pays riches pauvres en ressources naturelles.

Leur mise en place repose sur des intermédiaires comme des banques et des sociétés de courtage. EnFrance, la société Trafigura et la banque BNP Paribas ont développé une importante activité de ce type vers certains pays de l’Afrique Subsaharienne, comme le Congo Brazzaville, l'Angola ou la Cote d’Ivoire.

Ces emprunts instaurent un environnement propice aux trafics en tout genre, à la corruption et à la mauvaise gestion des fonds publics.

Ils sont coûteux, ne contraignent pas les gouvernements de ces pays de quelle manière ils ont été contractés, ni à opérer un suivi de l'utilisation de ces fonds. Le FMI et le Banque Mondiale se sont prononcés contre ce mécanisme.

Plusieurs ONG luttent activement contre ce procédé comme l'ONG Global Witness ou le consortium Publiez ce que vous payez (Publish what you pay) ect…

Le Congo Brazzaville a contracté sur la période 1999 - 2003 des prêts d'une valeur de 650 millions de dollars remboursés avec 1,4 milliard de dollars de pétrole. Le gouvernement Congolais a promis en 2001, 2002 puis 2003, au titre du programme du FMI, de stopper cette pratique mais n'a pas respecté son engagement comme d’ailleurs tous les engagements internationaux que prennent les autorités du Congo Brazzaville. La liste des enquêtes non effectuées est impressionnante les fortunes apparemment mal acquises des présidents Africains placées en France ; le rôle supposé de la BNP Paribas dans les montages corrupteurs au Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa

Illustration d’un Préfinancement par l’Affaire GOKANA

L'affaire GOKANA est une affaire politico-financière qui agite toujours le Congo Brazzaville et dans laquelle 300 millions de dollars auraient été détournés en 2004. Elle constitue une excellente illustration des effets pervers du système des préfinancements.

Le 28 novembre 2005, un jugement d'un tribunal britannique a révélé que des officiels Congolais avaient participé à la vente du pétrole de l'État Congolais, à travers un réseau de sociétés offshore, destiné à tenir les revenus pétroliers hors de portée des créanciers qui tentent de saisir les actifs de la Société Nationale de Pétrole du Congo (SNPC).

Le tribunal britannique a identifié un trafic d'au moins 472 millions de dollars, qui ont transité à travers deux sociétés, Sphynx Bermuda et Africa Oil and Gas Corporation. Africa Oil and Gas Corporation a récupéré la majeure partie des bénéfices dégagés par les ventes. (Source: Global Witness)

Le système de sociétés écran est entièrement contrôlé par Dénis GOKANA, conseiller spécial du Président Dénis SASSOU NGUESSO et dirigeant de la SNPC.

Le Premier ministre Congolais Isidore MVOUBA a expliqué que le but de ces pratiques était uniquement d'échapper aux créanciers, Global Witness a estimé les sociétés écran appartenant aux proches de Dénis SASSOU NGUESSO, parmi lesquels Dénis GOKANA ont ainsi dégagé des profits considérables.

Selon les ONG de la campagne "Publiez ce que vous payez", lancée en 2002, l'écart entre la somme perçue en 2004 par la SNPC et les revenus pétroliers reçus par le Trésor était de 300 millions de dollars, soit un tiers des revenus pétroliers Congolais.

Une action en justice intentée aux États-Unis, contre la SNPC, a ainsi identifié sur la période 1999-2003 des prêts d'une valeur de 650 millions de dollars remboursés avec 1,4 milliard de dollars de pétrole.

Cet écart est en partie dû à la pratique des Préfinancements Pétroliers.

Le gouvernement Congolais a promis en 2001, 2002 puis 2003, au titre du programme du FMI, de stopper cette pratique mais n'a pas respecté son engagement comme d’ailleurs tous les engagements internationaux que prennent les autorités du Congo Brazzaville.
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