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Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

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Communiqué de la Coordination Congolaise de la Société Civile

COORDINATION CONGOLAISE DE LA SOCIETE CIVILE

(CCSC)

Groupe de Réflexion de Paris

(GRP)

__________o0o________  

COMMUNIQUE SPECIAL 

La mort brutale et suspecte du journaliste franco-congolais - Bruno OSSEBI, 43 ans dans la nuit du dimanche 1er février 2009 à l’hôpital militaire de Brazzaville où il était admis en soins intensifs le 21 janvier dernier - a suscité beaucoup d’émotion et de colère au sein de la Diaspora congolaise qui avait pris l’habitude de lire ses articles pertinents sur la situation politique et économique du Congo-B. Ses articles appelaient souvent au sens de responsabilité de tous face à la dégradation sans précédent des conditions de vie dans le pays.

Malheureusement, ses multiples appels à la « raison » et ses interpellations « moralistes » envers le pouvoir politique en place, agaçaient et dérangeaient très sérieusement certains membres du gouvernement congolais ainsi que l’entourage du président de la République pour leur responsabilité dans la mauvaise gestion des ressources pétrolières du pays.

Comme pour conjurer son propre sort, il avait annoncé son souhait d’intégrer la plainte des organisations Transparency international et Sherpa, demandant des éclaircissements à la Justice sur les conditions d’accumulation d’importants patrimoines immobiliers et mobiliers acquis en France par les présidents Omar BONGO (Gabon), Denis SASSOU-NGUESSO (Congo Brazzaville) et Teodoro OBIANG-NGUEMA (Guinée équatoriale).

Cette décision lui a certainement été fatale. Car, en voulant apporter son précieux témoignage sur les souffrances et le martyr des populations congolaises victimes de ces présumés détournements et abus de biens sociaux - lui qui est sur le terrain - il a soulevé le « courroux » c’est-à-dire la colère aigue de certains dignitaires du régime de Brazzaville, qui auraient décidé sa disparition physique afin de le faire taire à jamais.

Cette hypothèse est très probable lorsqu’on sait qu’en sa qualité de correspondant de l’un des journaux critiques en ligne les plus consultés par la Diaspora congolaise (Mwinda.org), il était victime de nombreuses intimidations pendant les derniers jours qui ont précédé l’incendie mystérieux qui a dévasté entièrement sa maison en entrainant la mort de sa compagne et de ses deux filles.

 

Nous avons appris que la maison d’un autre membre de la coalition des associations instigatrices de la plainte qu’il voulait rejoindre, a été aussi victime d’un incendie à Orléans en France dont les raisons ne sont pas élucidées, une plainte a été déposée.

Les circonstances de la mort de Bruno OSSEBI suscitent donc de nombreuses interrogations parce qu’il était brûlé au deuxième degré et avait demandé une évacuation en France ; mais, sur instruction d’un substitut du procureur du Tribunal de grande instance de Brazzaville, il a été interdit de sortir du territoire national pour des besoins de l’enquête de l’incendie, a affirmé Roger BOUKA le directeur exécutif de l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH). Celui-ci a qualifié de « floues », les causes du décès, pouvons nous lire dans la dépêche de l’AFP reprise par le journal Le Monde (3/02).

Considérant que de sérieux doutes subsistent sur les causes de cet incendie et que la mort de Bruno OSSEBI suscite encore beaucoup d’inquiétudes sur la sécurité des journalistes, des défenseurs des droits de l’Homme et des opposants politiques, les membres de la Coordination Congolaise de la Société Civile (CCSC) :

  1. Adressant des vives condoléances à la famille de la victime en exigeant que toute la vérité soit faite sur les circonstances de la mort de Bruno OSSEBI afin de permettre aux parents et amis d’entamer véritablement leur deuil ;
  2. Recommandant au Gouvernement congolais d’accepter l’ouverture d’une « Enquête indépendante » conduite par les représentants de la Société civile, des Eglises, des syndicats de la presse et des Organisations internationales de défense de droits de l’Hommes (FIDH, Amnisty international et Reporter sans frontière) ;
  3. Dénonçant avec amertume le silence coupable des partis politiques de l’Opposition face aux violations répétées des droits de l’Homme du régime de Brazzaville, notamment suite à la mort de Bruno OSSEBI et aux arrestations arbitraires des 35 raflés de Pointe-Noire (le 07 juillet 2008) et de Gilbert SONGUISSA-MOULANGOU (le 29 novembre 2008) ;
  4. Demandant au Gouvernement congolais de prendre toutes les mesures qui s’imposent afin de garantir la sécurité des journalistes des médias, des partis politiques et des citoyens congolais avant, pendant et après l’élection présidentielle de juillet 2009 ;
  5. Renouvelant notre Appel à l’organisation immédiate et sans condition de la « Concertation Nationale Inclusive » afin que le peuple congolais, à travers ces assises nationales, se saisisse et résolve lui-même les maux qui continuent de tuer ses propres enfants.

Que Dieu bénisse le Congo Brazzaville !

Vive la République !

Fait à Paris, le 5 février 2009

Pour le GRP / CCSC

Prince KITEMO, porte parole

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Marcel KIDJAFOURI (06.88.62.57.08) ; Prince KITEMO, porte parole (06.12.26.18.54)

bissila_map@yahoo.fr; raphael.goma@numericable.com ; jpmoulangou@yahoo.fr; kid.koffi@wanadoo.fr; kprince@hotmail.fr;
 
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