Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
210 diplômés de l'ENMA demandent leur intégration à la fonction publique en 2009
Les 210 étudiants diplômés de l'École Nationale Moyenne d'Administration (ENMA) des promotions allant de 2003 à 2007, se sont retrouvés en assemblée générale à Brazzaville le 14 mars 2009. Leur prise en charge par la fonction publique au titre de l'année 2009 a été le point focal de leur réunion.
Cette situation selon eux n'a que trop perduré et ils demandent aux autorités compétentes de diligenter le processus de traitement de leurs dossiers d'intégration, estimant bénéficier d'un quota raisonnable. "A compter de la date du 24 mars prochain, s'il n'y a aucun écho favorable, les étudiants finalistes procéderont à des mouvements de seet-in devant des administrations publiques telles que : la fonction publique, le ministère de l'Économie des finances et du budget, la Primature avant de terminer devant la présidence de la République", a souligné Ferdinand PENET, Président des étudiants finalistes de l'ENMA.
C'est après moult négociations menées auprès des autorités compétentes, que ces anciens étudiants de l'ENMA ont décidé de cette option, n'ayant plus d'autres issues de recours. Ces négociations ont été engagées il y a longtemps avec le ministère de la Fonction publique, qui les avait renvoyées au ministère des Finances et du budget, où devrait être fixé un quota de recrutement. "Quand nous sommes arrivés au ministère des Finances et du budget, nous avons été renvoyés à nouveau à la fonction publique. C'est ainsi que nous nous sommes rendus compte des difficultés du gouvernement à solutionner notre situation", a-t-il poursuivi.
Aussi demandent-ils au gouvernement qu'un quota de recrutement spécial soit accordé cette année à l'ensemble des écoles d'administration et plus singulièrement à l'ENMA. Ces anciens étudiants déplorent la lassitude avec laquelle leur situation est traitée par les responsables au niveau des deux ministères, ceux-ci ne tiennent nullement compte d'eux alors qu'ils ont été formés pour servir l'État.