Il disait: "Nous ne soutiendrons ni les dictateurs ni les pays dirigés par des régimes corrompus". Et pourtant, Nicolas SARKOZY sera accueilli en ami au Congo Brazzaville par un Président, Denis SASSOU NGUESSO, qui fait l'objet, comme son gendre le Gabonais Omar BONGO ODIMBA de plaintes de plusieurs ONG.
Candidat Présidentiel, Nicolas SARKOZY ajoutait: "Je veux être partout le Président des droits de l'Homme".
Or, il n'emmènera pas, dans sa brève tournée qui devrait s'achever au Niger (l’autre pays de l’Uranium), sa secrétaire d'État aux droits de l'Homme, Rama YADE : celle-ci se contentera de participer, à Paris, à une soirée de mobilisation contre les violences sexuelles infligées aux femmes Africaines.
Pour apaiser le feu en RDC, la France a annoncé, en collaboration avec l'Europe et la Banque Mondiale, qu’elle contribuerait à la reconstruction de l'Est du pays, une aubaine pour Joseph KABILA qui peine à mettre en œuvre ses "cinq chantiers" pour redresser le pays.
La ministre Française de l'Économie, Christine LAGARDE, devrait suivre les pas de Nicolas SARKOZY en RDC, accompagnée d'industriels Français, pour étudier les opportunités d’investissement.
La France espère ainsi récupérer une partie du marché sur lequel la Chine devient un partenaire privilégié, alors que les relations entre la RDC et la Chine battent de l'aile.
Le même jour, Nicolas SARKOZY se rendra à Brazzaville, où il s’entretiendra avec son homologue Congolais Denis SASSOU NGUESSO. Après une nuit dans la capitale Congolaise, le chef de l’État Français fera une dernière étape le 27 mars au Niger, où le numéro un mondial du nucléaire civil, le groupe Français Areva, a signé en janvier dernier un contrat pour l'exploitation de la mine d'uranium d'Imouraren, la plus importante du continent Africain.