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Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

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Les Raisons de la Candidature de Marion MADZIMBA

Les Raisons de ma Candidature

Chers invités, camarades et chers amis,

Vous venez de prendre connaissance des déclarations qui sous-tendent ma candidature à l’élection présidentielle.

Il me faut à présent justifier la démarche qui nous a imposé cette candidature ; car me direz-vous, puisque je suis et je me revendique fermement comme membre du Parti Congolais du Travail, et puisque le principal soutien de ma candidature, le camarade Justin LEKOUNDZOU dont on vous a également distribué la déclaration est membre du Bureau Politique du PCT et que son histoire personnelle est intimement liée à ce parti, pourquoi poser cet acte qui pour certains pourrait être interprété comme une "bravade" vis-à-vis  du pouvoir en place qui a son candidat dit "naturel" déjà choisi et "élu" ?

Mes chers amis,  

Se présenter devant le peuple pour lui demander son suffrage est une décision qui ne peut reposer sur un simple coup de tête. Ma candidature pensée par le camarade LEKOUNDZOU, confirmée par le Bureau Exécutif et la base de l’Association Marien NGOUABI & Éthique a une signification dans ce combat pour la restauration de l’éthique au sein du Parti Congolais du Travail, puis dans la gouvernance de notre pays tel que nous l’avons soutenu des années durant avec les camarades que vous, la presse, vous avez nommé les "conservateurs du PCT".

Vous vous souviendrez des péripéties qui ont conduit au congrès dit "unitaire" du PCT puis à la création "sui generis" du RMP.

  • Je vous rappelle la lettre que le Camarade LEKOUNDZOU avait adressée aux "médiateurs" du PCT dans laquelle il promettait de prendre ses responsabilités dans l’intérêt bien compris des militants encore attachés aux valeurs du Parti Congolais du Travail et à la mémoire de l’Immortel camarade Marien NGOUABI.
  • Souvenez-vous de la récente déclaration du Camarade LEKOUNDZOU et du mémorandum du "Front Républicain pour la Restauration de la Démocratie" (F2RD), qu’il a adressé au Président actuel de la République, l’exhortant, compte tenu de l’état de délabrement du pays et de la déliquescence du sentiment national, de convoquer une Concertation Nationale Inclusive qui déboucherait sur une commission "vérité et réconciliation" afin que notre pays retrouve une gouvernance apaisée.

Puisque tout cela a été dédaigneusement rejeté, alors notre candidature a été mûrement réfléchie, soupesée et ses conséquence immédiates et à venir largement évaluées.

 Faute de pouvoir influer sur le cours des choses au sein de notre parti et devant les divergences de plus en plus accentuées en ce qui concerne tant la conception de l’activité politique elle même que le projet de société à présenter dans l’intérêt du peuple Congolais, il faut se rendre à l’évidence et laisser le peuple trancher.

Notre candidature à cette élection présidentielle est pertinente parce que nous avons vécu ce régime tant du "dedans " que du "dehors". Nous avons donc le bon angle de vue pour comprendre ce qui ne va pas dans ce pays et pourquoi ce régime a atteint un tel degré d’incompétence et d’irresponsabilité.

Le problème actuel du Congo n’est pas une simple question de construction de routes, d’hôpitaux, d’aéroport et de ponts. Toutes ces initiatives sont normales et n’ont pas besoins de tintamarre particulier. Quel est ce Congolais normalement constitué qui ne sait pas qu’il faut des infrastructures pour ce pays ?

La question est de savoir comment se fait-il qu’après 25 ans à la tête de la Nation, que l’on ne s’en aperçoive que maintenant. N’importe quel Congolais se gênerait du manque d’infrastructures dans ce pays et, tenter corriger cet état de chose ne saurait être présenté comme "un cadeau".

Le grand défit qui s’impose à nous à l’occasion de cette fin de mandat c’est la construction de l’État….

Je suis candidat à l’élection présidentielle, je veux donc être le Chef de l’État, mais quel État ?

  • Avez-vous le sentiment que l’État existe vraiment dans ce pays ?
  • Quand bien même qu’en regardant bien, on trouverait un rudiment d’État ; cet État est-il viable ?
  • Le bonheur des Congolais est-il possible sans la prise en compte des problèmes qui nous font douter de l’existence même de cet État ?
  • Quel héritage cette génération des "petits frères" des pères fondateurs de notre République nous lèguent-ils après 50 ans, même si sans honte, ils estiment qu’ils ont encore à "donner" en terme d’amour de la patrie alors qu’ils ont complètement dilapidé l’héritage commun de leurs aînés ?

Et cette fracture sociale….Nous avons connu des guerres récurrentes, les Congolais ont perdu familles et biens…

  • Peut-on pardonner sans discuter ? Sans chercher à comprendre comment on en est arrivé là ?
  • Suffit-il de griffonner… "Plus jamais ça", quelque part, pour que la paix s’installe ?
  • Peut-on impunément effacer, comme si de rien n’était le bénéfice de la Conférence Nationale Souveraine et toutes les valeurs que nous avons tous saluées et adoptées à l’occasion de ce moment fondateur de notre jeune démocratie ?

Voila autant de questions qui devraient interpeller ceux qui veulent le bonheur du peuple Congolais, et je suis candidat pour répondre à tous ces problèmes.

Oui, l’État est en déliquescence, mais nous pouvons le construire. C’est une question politique, mais aussi technique et nous avons des gens et des compétences capables de penser et construire un État du 21 è siècle. Nous ne voulons pas de cet État paresseux qui repose sur l’économie de rentes.

Nous ne voulons pas de cette politique de développement de l’État par des compagnies concessionnaires ; nous avons largement les moyens de faire mieux ; nous ne sommes plus en 1880 mais en 2009 en plein 21 è siècle, et ce constat nous impose un autre type de leadership !

Nous ne voulons pas de cette politique d’infantilisation de nos collectivités locales à cause de cette "municipalisation" dite " accélérée" qui décide de notre "bonheur" sans tenir compte de nos besoins réels. Il est vrai qu’avec cette Constitution de 20 janvier 2002, qui concentre tous les pouvoirs entre les mains d’une seule personne, la tentation est bien grande de se prendre pour "Dieu" le père. C’est pourquoi nous proposons le retour à la Constitution du 15 mars 1992.

En tout cas, si je suis élu, je demanderai immédiatement un référendum constitutionnel qui restaurera cet héritage de la Conférence Nationale Souveraine que nous avions tous plébiscité en 1992, et qui a été pourtant promulgué par le président sortant actuel.

Oui, la réconciliation des Congolais est possible. Mais la paix ne se décrète pas. Elle se construit sur des bases sûres. Et il n’est pas de base plus sûre que la discussion. C’est pourquoi avec le camarade LEKOUNDZOU, nous avons soutenu la convocation d’une Concertation Nationale Inclusive réclamée par nos compatriotes de la Diaspora, et que le pouvoir actuel refuse d’assumer.

Si le peuple Congolais nous accorde sa confiance, Je convoquerai cette Concertation Nationale Inclusive qui sera dotée d’une "commission vérité et réconciliation" qui décidera du sort des agresseurs et indemnisera les victimes.

Nous sommes convaincus que seule une démarche de cette nature permettra au peuple Congolais de se comprendre, de pardonner et de tourner la page de ce régime qui a si mal commencé et qui malheureusement, dans une attitude autiste s’enfonce dans une fuite en avant en croyant que la paix se gagne par la peur de la guerre.

Voila pour ce que nous considérons comme problèmes politiques majeurs auxquels il faut s’attaquer sans détours.

Pour ce qui est de notre projet politique sur 5 ans (car c’est le terme du mandat dans la Constitution que nous réhabilitons)  notre programme politique repose sur 5 axes que je me réserverai de vous développer ici dans le détail.

Nous allons initier :

  1. Une réelle décentralisation de l’État : Cette décentralisation dotera nos régions de structures exécutives et délibérantes aux pouvoirs réels (observez ce que l’on est entrain d’expérimenter en RDC). Les infrastructures locales seront assurées par les institutions locales (ce n’est pas au Chef de l’État de faire "cadeau" de dispensaires et des points de distribution d’eau potable aux collectivités locales). Avec la lutte anticorruption, c’est cette politique de décentralisation et la réhabilitation de l’Administration publique qui fondera les réformes essentielles de l’État.
  2. L’armée verra son rôle et ses fonctions redéfinies. Elle sera reformatée et très largement orientée vers des activités de développement national. Nous corrigerons progressivement son déséquilibre ethnique par une politique de conscription de 1 an et demi pour les jeunes Congolais âgés de 17 à 20 ans qui n’ont pas d’occupation. Ils pourront y apprendre des métiers. Ainsi nous pourrons priver les politiciens faiseurs de guerre, de leurs milices. La police et la gendarmerie conserveront leurs fonctions classiques mais dans la stricte observance du droit et des libertés publiques.
  3. L’agriculture et le développement minier formeront l’ossature de notre activité économique pendant ces cinq premières années. Dans ces conditions une politique d’encadrement et d’encouragement fiscal accompagnera ces secteurs. Naturellement la politique énergétique du pays sera orientée vers la réalisation de ces objectifs car on ne peut pas se développer sans électricité.
  4. Les connexions routières interrégionales : Il faut cesser de penser que pour quitter la Cuvette Ouest, par exemple, et se rendre dans la Lékoumou, on doit forcément passer par Brazzaville. C’est une mauvaise conception de l’intégration nationale. C’est ici le lieu de préciser que le pouvoir central s’occupera des infrastructures interrégionales  tandis que, du fait d’une décentralisation bien pensée, celles des collectivités relèveront des compétences locales
  5. L’éducation : il n’est de richesse que d’hommes. La difficulté de changer les choses dans ce pays s’explique pour une large part dans les mentalités et le manque d’expertise. Après 25 ans d’activité dans l’enseignement universitaire je n’aurais aucune excuse, si je ne prends aucune disposition pour stopper net cette politique "d’abêtissement" de notre jeunesse. Je veillerai à ce que les collectivités locales construisent des écoles selon un rapport à déterminer, de deux cycles complets pour un pourcentage donné d’habitant par collectivité locale. Elles auront les moyens matériels, financiers et humains pour cela car il est impérieux de réhabiliter l’enseignement public ; c’est le gage de l’égalité entre les citoyens. En dehors de l’Université Marien NGOUABI qu’il faut reconstruire, nous veillerons à ce que le pouvoir central érige, selon des critères à définir par l’État, les universitaires et les opérateurs économiques, au moins 3 autres universités régionales mais dont les spécificités tiendront compte des nécessités de l’emploi et des caractéristiques régionales.

Voila chers camarades, chers amis journalistes ce que je devais vous présenter, en accompagnement de ma déclaration officielle de candidature.

Notre programme politique sera à votre disposition dès l’ouverture officielle de la campagne électorale.

Je vous remercie

Marion Michel MADZIMBA EHOUANGO

Candidat à l’élection présidentielle de 2009
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L
Pouvons-nous faire une opposition sérieuse sans une Radio?Merci
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