DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION Marien NGOUABI & Éthique, RELATIVE
A LA RENCONTRE CITOYENNE GOUVERNEMENT / OPPOSITION

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Bien qu’ayant refusé de participer à la "Concertation citoyenne" convoquée par le Premier Ministre Chargé de la Coordination de l’Action Gouvernementale, pour des questions de principe largement expliquées lors de la conférence de presse du 03 avril 2009, de son Président Exécutif, le camarade Marion Michel MADZIMBA EHOUANGO, candidat à l’élection présidentielle de juillet prochain.
L’Association "Marien NGOUABI & Éthique" suit avec une attention particulière le déroulement des travaux qui se poursuivent au Palais du Parlement à Brazzaville. C’est ainsi que, profitant de la présence du RFD et de son Président Joseph MIOKONO (un des partis du Front Républicain pour la Relance de la Démocratie- F2RD), à ces travaux, l’Association Marien NGOUABI & Éthique a proposé une déclaration au RFD qui l’a acceptée.
Mais devant la pertinence des raisons évoquées par le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (F.P.O.C.) pour justifier leur retrait de cette "concertation", l’Association "Marien NGOUABI & Éthique" s’étonne du comportement du RFD qui continue de briller d’un activisme particulier à ces travaux.
Par conséquent :
1- L’Association "Marien NGOUABI & Éthique" félicite les forces politiques regroupés dans le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (F.P.O.C.), pour la justesse de leur position et les exhorte à conserver cette attitude patriotique de fermeté.
2- L’Association "Marien NGOUABI & Ethique" dénonce tous les accords qui la liait au RFD du président Joseph MIOKONO et recommande aux autres forces politiques signataires du Mémorandum des F2RD de retirer leur
confiance à ce partenaire indélicat.
L’Association "Marien NGOUABI & Éthique" confirme sa position concernant cette "concertation" simulée. Car cette rencontre n’est pas le cadre idéal pour régler les questions qui hypothèquent l’avenir de notre Nation. En effet, ce qui obère notre avenir commun ne saurait être limité aux trois points soumis par le Gouvernement.
A savoir:
Le rappel du cadre institutionnel régissant les élections, la maîtrise du corps électoral et le financement des partis politiques ; et même si l’on devait s’en contenter, on est obligé de constater que par leur nature, les sujets qui composent l’offre de concertation présentée par le gouvernement, ne peuvent pas être débattus au niveau de l’instance formée par les parties en présence.
En effet, quelle valeur accorder à cette rencontre qui a tout de l’informel en dépit de la solennité qui caractérise sa convocation ? Il s’agit de traiter des questions relatives à l’élection présidentielle, donc d’une activité commandée par la Constitution.
L’Association "Marien NGOUABI & Éthique" aurait souscrit à cette démarche si la rencontre reposait sur un texte qui lui conférait outre son caractère solennel, la rigueur qui revient à la nature des décisions qui en découleront.
L’Association "Marien NGOUABI & Éthique" confirme q’une telle rencontre devrait être soutenue par un décret du Président de la République.
La difficulté du Gouvernement à respecter tant la forme que le fond des questions qui commandent une telle rencontre illustre bien la nature du régime politique régi par la Constitution du 20 janvier 2002, et donne raison à ceux qui pensent que cette Constitution est entrain de montrer ses limites tant en terme de légitimité que dans son fonctionnement.
C’est pourquoi l’Association "Marien NGOUABI & Éthique" demande avec force la restauration de la Constitution du 15 mars 1992 héritée de la Conférence Nationale Souveraine.
Le Gouvernement pourra accéder à cette démarche salutaire pour la démocratie dans notre pays en organisant en lieu et place de la prochaine élection, un référendum constitutionnel. Ainsi le peuple Congolais devra choisir la nature du régime politique du pays avant de désigner le citoyen le plus apte à le diriger.
Ce retour à la Constitution du 15 mars 1992 rétablira "ipso facto" les conditions idoines d’une élection responsable et respectée par tous car les textes découlant de cette Constitution et les aménagements dont ils ont fait l’objet à cause du processus électoral de 1997, adopté par la "Mouvance Présidentielle" et l’Opposition de l’époque devant la communauté internationale. Mémorandum sur l’élection présidentielle de février 1997, engagement solennel pour l’élection présidentielle du 27 juillet devant Fréderico MAYOR, Secrétaire Général de l’UNESCO, restent encore d’actualité à ce jour.
Quelque soit l’issue de cette "Concertation citoyenne", l’Association "Marien NGOUABI & Éthique" espère qu’une telle rencontre sera suivie de la convocation par le Président de la République, Chef du Gouvernement, d’une véritable Concertation Nationale qui inclura toutes les forces politiques et de la société civile nationale ainsi que celles de la diaspora Congolaise.
Fait à Brazzaville, le 16 avril 2009
Pour le Bureau Exécutif National,
Le Secrétaire Général
Professeur Joseph- Franky MOUTOU-KANGO