Pour ne pas taire la volonté populaire d’Alternance Politique au Congo Au titre de la constitution, le général incendiaire, monsieur le Cobra Royal n’est plus le Président de la République depuis le mois de Mars 2009.
Le Gouvernement et à fortiori son pseudo Premier Ministre n’ont plus la légitimité d’organiser un quelconque dialogue national.
C’est désormais au peuple, seul dépositaire du pouvoir, et donc aux institutions qui expriment sa volonté souveraine à qu’il faut réclamer la tenue d’un dialogue national.
A cette réalité constitutionnelle s’ajoute la réalité du fiasco des 14, 15, 16, 17, et 18 avril 2009
En effet, par ce simulacre de Concertation Citoyenne, le pouvoir désormais illégitime de Brazzaville vient de prouver une fois de plus qu’elle a peur d’une élection présidentielle libre et transparente à tout point de vue. Sinon comment comprendre cet entêtement imbécile de poursuivre une Concertation mort-née avec la frange la plus illégitime et non représentative de l’opposition nationale, alors que la frange la plus nombreuse avait claqué la porte ?
Comment peut-il prétendre rechercher un consensus national au tour de la présidentielle, en discutant avec MIOKONO et BOKAMBA YA NGUMA qui, du fait de l'insuccès leur parti respectif lors des deux dernières élections intermédiaires, sont logiquement privés du crédit de parler au nom de l’opposition, et encore moins au nom du peuple dont ils n’ont pu obtenir le moindre suffrage ?
Mais pourquoi diable cette équipe a-t-elle donc peur d’une présidentielle véritablement démocratique ?
N’est-ce pas là l’aveu qu’elle craint que la volonté populaire d’alternance, si palpable, s’exprime clairement et massivement dans les urnes ?
Provocation supplémentaire ! Le griot officiel de ce pouvoir illégitime vient d’annoncer que l'élection présidentielle au Congo aura lieu pendant "la première quinzaine" du mois de juillet 2009. Ce qui prouve bien qu’il n’est même pas nécessaire de connaître les conclusions de ce simulacre de Concertation, pour démontrer son inutilité et son caractère farfelu. D’ailleurs, l’Union Européenne ne s’y est pas trompée puisqu’elle a fait savoir au quatrième jour de cette rencontre de l’infortune que dans "la perspective des présidentielles 2009, il conviendra de relancer le dialogue au Congo".
C’est à ce titre qu’il faut saluer le meeting réussi du front des Partis de l’Opposition au stade MASSAMBA DEBAT, qui a dénoncé la tragi-comédie des cinq journées honteuses et marqué le début de la résistance citoyenne.
Oui, Congolais ! Mettons nous debout comme un seul homme, pour bomber le torse et imposer la volonté populaire à ces fossoyeurs qui souhaitent confisquer le pouvoir, par des manifestations, des grèves, des set in, une grève générale… et l’organisation de la ville morte sur tout le territoire national.
- C’est désormais dans la rue qu’il faut descendre chercher le salut.
- C’est à l’intellectuel d’en faire la pédagogie, par l’exemple et la démonstration ;
- C’est à la Diaspora Congolaise de mobiliser l’opinion internationale ;
- C’est à la société civile d’alimenter la révolte sociale et d’en amplifier l’écho ;
- C’est au Front Uni des Partis de l’Opposition de prendre sa responsabilité historique, en apportant un franc soutien et en donnant un sens politique à cette révolte sociale.
Ce pays est le nôtre, il deviendra ce que nous en ferons. Quand la maison brûle on ne demande pas qui a mis le feu ni comment; on éteint d'abord le feu puis ensuite on se pose des questions.
Le Congo Brazzaville est la croisé des chemins; le temps des discours et des stratégie est désormais révolus; c'est maintenant que le Congo Brazzaville a besoin de tous ses enfants pour le sortir du chaos