Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Le pouvoir autocrate de Brazzaville a convoqué le corps électoral le 12 juillet 2009 pour ce qui sera vraisemblablement l'unique tour du scrutin présidentiel.
Cette élection intervient dans un climat de grand désordre social et politique; car outre la misère qui est sans cesse croissante dans le pays, les conditions minimales d'une élection libre et équitable ne sont pas réunies pour garantir sa bonne tenue.
Aussi, la coalition des dix huit partis de l'opposition à laquelle appartient l'UPADS continue à réclamer, sans succès, la mise en place des conditions d'une vraie élection démocratique.
Par ailleurs, la décision (réunion de son Bureau Politique du 31 mai 2009 à Brazzaville) de l'UPADS de participer à ce simulacre d'élection est en rupture flagrante avec les engagements antérieurs du parti (sessions du Bureau politique et du Conseil National de novembre 2008 de Brazzaville) qui voulaient que l'UPADS serve pas de "lièvre électoral" à M. SASSOU NGUESSO si les conditions d'une élection libre n'étaient pas mises en place par ce dernier.
Force est de constater que cette décision déplorable, égoïste de l'UPADS ressemble tout simplement à une fuite en avant, au reniement des engagements pris dans le cadre du Front Uni de l'Opposition. Nous sommes certains que dans ce contexte particulier, celui d'une élection présidentielle, une action concertée de l'ensemble de l'opposition serait la meilleure réponse au hold-up électoral programmé.
Nous, cadres de l'UPADS, réunis autour d'un groupe de travail sur la vie de notre parti, condamnons avec vigueur la capitulation de la majorité des membres du collège des vice-présidents, du Secrétaire Général de l'UPADS et du candidat élu face au pouvoir de Brazzaville. En réalité, cette réunion du 31 mai 2009 convoquée en catimini n'aurait pas dû se tenir faute de quorum (seulement 67 sur 186 membres du Bureau Politique étaient présents à cette réunion). De surcroît, le résultat n'aurait pas été celui de la participation à l’élection, sans conditions si un vote sur ce sujet majeur avait été organisé ! Car la majorité des intervenants ont condamné sans détour cette participation honteuse qui n'est rien d'autre qu'un coup de pouce de certains dirigeants de l’UPADS au pouvoir de Brazzaville.
Confortés par cette machination et ce déni de démocratie à l'intérieur de notre parti, nous disons "NON" à cette candidature de la honte, de la compromission qui n'honore pas l'idéal d'intégrité incarné par le Président de notre parti. Ne nous y trompons pas, les tenants de cette démarche solitaire ont un seul objectif : la satisfaction des intérêts particuliers de subsistance. Pour cela, nous demandons aux militants de l'UPADS, à tous les Congolais où qu'ils soient :
de faire échec à cette manœuvre funeste de ces "hommes politiques" en fin de cycle, plus soucieux de finir en beauté leurs derniers jours que de se soucier du quotidien de plus en plus difficile de leurs compatriotes ;
de soutenir la seule démarche consensuelle du Front qui demande aux candidats déclarés ou élus de l’opposition de s’inscrire sur la liste des participants, ceci pour se mouvoir facilement sur le territoire national et pour avoir accès aux médias ; mais aussi de ne participer à cette élection que si certaines conditions étaient remplies.
Nous en appelons au bon sens de certains dirigeants de l’UPADS afin que notre participation effective à l’élection présidentielle puisse se faire dans le cadre du Front Uni des 18 partis, seul cadre à même de nous garantir une victoire certaine si les conditions minimales de transparence sont acquises.
En définitive, nous prenons date avec l'histoire pour que ceux qui pour des raisons inavouées sont en train d'engager notre parti, notre patrimoine national, notre seul bien commun dans cette aventure périlleuse, doivent tirer toutes les conséquences qui s'imposeront à eux au lendemain de la victoire programmée de M. SASSOU NGUESSO parce qu'ils ne seront plus dignes de nous représenter.
Nous précisons par ailleurs que, quel que soit le candidat du Front qui participerait sans conditions à la mascarade d’élection, il rencontrerait notre vigoureuse désapprobation.
Nous nous réjouissons, qu’à la dernière réunion des représentants du Front (le mercredi 3 juin 2009), l’UPADS ait réaffirmé sa volonté de respecter ses engagements auprès de cette organisation ! Mais jusqu’à quand ? Seul l’avenir nous le dira !