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Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

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Est ce la Fin de la démarche Solitaire du Candidat de l'UPADS

L’EJECTION DU CANDIDAT DE L’UPADS : MISSION ACCOMPLIE ?

Le Cercle de Réflexion de Lille
La candidature à l’élection présidentielle du candidat de l’UPADS a été invalidée par le pouvoir de Brazzaville. Cette décision d’une extrême gravité, qui frappe injustement le plus grand parti d’opposition, est  inacceptable.
Au regard des arguments développés par la cour constitutionnelle, nous cadres de l’UPADS réunis au sein du cercle de réflexion qui s’est constitué à Lille, condamnons avec virulence ces pratiques anti démocratiques instituées et perpétrées par le pouvoir de Brazzaville.

Cependant, cette décision doit être analysée froidement par les acteurs politiques de notre parti. Nous laisserons le débat de fond s’organiser au sein des instances compétentes. Néanmoins, à travers ce texte, nous nous faisons le devoir de nous interroger sur une concordance  troublante des faits qui nous amènent à émettre l’hypothèse d’une mission  accomplie par certains candidats.
Est-il besoin de rappeler que nous ne pouvons nous contenter de l’explication ubuesque,  avancée par notre candidat malheureux, lue sur la toile, qui nous explique que cette invalidation serait  tout simplement le fait d’un concours de circonstances ou celui d’une succession d’erreurs ou d’oublis. Si c’est la seule explication, alors l’UPADS court le risque d’être qualifié de parti de godillots.
Bien que la déconvenue que vient de subir notre candidat soit également celle de tout le parti, puisqu’il a été désigné par les instances de celui-ci, il n’en demeure pas moins que la responsabilité élémentaire en pareilles circonstances est portée par l’exécutif du parti d’où émane l’essentiel des membres de son équipe de campagne, qui n’a pas su guider les pas du candidat.
N’oublions pas  que son dossier a, en toute logique, été préalablement contrôlé par les personnes habilitées à le faire au sein de l’exécutif. Si ceci n’a pas été le cas, alors nous mesurons aujourd’hui, à nos dépens, l’ampleur du dysfonctionnement de l’exécutif de notre parti.
En effet,  cet exécutif, qui a souvent fait preuve d’incurie, de fumisterie et d’insouciance sur cette question majeure, s’était livré depuis plusieurs mois à des tripatouillages de toutes natures pour faire triompher coûte que coûte la candidature de quelqu’un dont l’invalidation était prévisible et attendue par tout le monde sauf par quelques fanatiques. L’on est en droit de se demander à quelle fin ?
Cette décision est-elle vraiment dramatique pour tout le monde ?
Rappelons la succession des faits.
Au préalable, nous attirons votre attention sur le fait que le candidat du parti est juriste de formation et doté d’une grande expérience en politique ; par conséquent, ces nombreux atouts lui prédisposent à une connaissance parfaite de la constitution.
Pourquoi alors s’être fait fourvoyer comme un débutant ? Pourquoi avoir orchestré ce suicide collectif ?
Lors du bureau politique de Novembre 2008, des voies s’étaient élevées sur le caractère prématuré et non prioritaire d’une procédure de désignation du candidat. Car, nous savions  que la priorité était d’abord la sauvegarde de l’unité du parti et que l’urgence était la restructuration totale du parti et  la structuration de l’union de l’opposition, seule force capable de faire reculer le pouvoir de Brazzaville (l’union faisant la force). Le permanent des vices présidents, le Secrétaire Général et le candidat n’ont voulu écouté personne.
Nous précisons que la probabilité très élevée de voir cette candidature invalidée par le conseil constitutionnel était connue de tout le monde. Mais, diantre, pourquoi être passé en force, alors que l’on savait tous que ce risque potentiel était présent ?
Pourquoi le Bureau Politique et le Conseil National ont-ils investi un candidat qui avait 99% de chance d’être invalidé ?
L’on est en droit de se demander si, de la part de certains de nos membres, ce n’était pas une attitude délibérée de priver le Parti d’une participation effective à l’élection majeure qu’est l’élection présidentielle.
De plus, lors du dernier Bureau Politique, comment peut-on comprendre l’attitude du candidat élu qui a persévéré à conduire sa candidature jusqu’au bout du processus alors que plusieurs signaux lui annonçaient sa non validation ?
Cette démarche suicidaire qui s’apparente de plus en plus à une candidature de "blocage" du Parti est extrêmement grave. Ceci ne traduirait –il pas ni plus, ni moins qu’un complot bien ficelé avec le pouvoir ! Ce n’est peut-être qu’une vue de l’esprit !
Nous ne pouvons terminer notre propos non sans insister sur le caractère délibéré de la démarche du candidat de l’UPADS.
En effet, le candidat savait pertinemment, qu’en passant par d’autres pays avant d’atteindre le Congo, il se mettait a porte-à-faux par rapport à cette dite constitution.
Mieux, dans un article paru dans ‘’Afrique éducation’’, Mr SASSOU NGUESSO avait clairement dénoncé certains opposants qui transitaient par Kinshasa avant d’atteindre Brazzaville.
Lors des sessions de désignation du candidat du parti, nous le lui avons clairement explicité. Nous lui avons signifié que c’était un risque que le parti ne pouvait prendre.
Aussi, en date du 27 décembre 2008 à Paris, lors d’une assemblée générale, le candidat fraîchement élu avait balayé d’un revers de la main, la question qui lui a été posée par rapport à un article paru dans la lettre du continent n°555 du 25 décembre 2008 dans laquelle les membres de la Cour suprême du Congo, réunis le 5 décembre, avaient rappelé, nous citons : selon l’article 58 alinéa 6 de la constitution "nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il ne réside de façon ininterrompue sur le territoire de la République au moment du dépôt de sa candidature depuis au moins vingt-quatre mois”. A ce titre, "le réfugié politique qui, selon la définition qui en a été donnée, est installé à l’étranger, aurait quelque peine à faire valablement acte de candidature à l’élection à la fonction de président de la République”, ont-ils précisé. L’auteur poursuit son raisonnement en se demandant, Nous citons : Comment Ange-Edouard POUNGUI va-t-il contourner cet avis qui le plombe dès le départ de la course? Mystère et boule de gomme.
Dès cet instant des idées éclairées pouvaient se douter de quelque chose !
Pour aller jusqu’au bout de son idée macabre, le candidat aidé par sa cour s’est entêté  à déposer et à maintenir sa candidature jusqu’à la fin du délai constitutionnel afin que le parti ne puisse pas avoir un autre candidat. Un jusqu’au-boutisme acharné qui pourrait bien justifié que cette candidature était une candidature de blocage du Parti. Pour le compte de qui ? Dites-le nous, ceux qui savent tout et qui ont réponse à tout.
Le comble de l’absurde est que, dans les dossiers de candidatures de certains postulants, dont le nôtre, ont a mis des adresses de Paris ou pas du tout d’adresse, alors qu’il fallait tout simplement ne mettre qu’une seule adresse, celle du Congo ! Simple oubli, simple ignorance ou complicité implicite ?
Notre hypothèse du complot pourrait être validée par l’attitude de Mr MOUKOUEKE, homme politique de longue date, qui a eu l’argent de SASSOU NGUESSO pour faire son ridicule petit congrès. En effet, comment expliquer que ce camarade atteint par la limite d’âge (il a fêté son anniversaire avec faste, quelques semaines avant) a-t-il déposé son dossier de candidature à l’élection présidentielle ?
La seule raison valable était de barrer la route à un autre candidat de l’UPADS.
Ainsi, nous constatons curieusement que les deux candidats des deux UPADS recalés savaient ou se doutaient bien qu’ils allaient être disqualifiés. L’essentiel, pour eux, n’était-il pas de tenir bon jusqu’à la clôture officielle des inscriptions, afin qu’aucun candidat estampillé UPADS ne soit présent à l’élection présidentielle ? Alors était-ce cela, leur mission principale ? Ou alors, une simple coïncidence ?
On comprend mieux le peu d’alacrité que ces personnes mettaient pour soutenir le F.P.O.C. afin d’obtenir, du pouvoir en place, des conditions permissives à l’élection présidentielle. Car comme vous le constater nous cherchons toujours les raisons objectives, en dehors des incantations bibliques, qui auraient poussés Mr Ange Edouard POUNGUI à se présenter en connaissant son statut.
Dans un parti politique comme l’UPADS, où la démocratie est la règle, nous attendons que les Responsables politiques qui ont soutenu, contre vents et marées, cette démarche en tirent toutes les conséquences qui s’imposent en pareille circonstance. Toute démarche contraire ne sera pas comprise par les militants qui ont été manipulés, floués et pris en otages par des ambitions irrationnelles de quelques individus.
Nous reconnaissons que l’UPADS a fait preuve d’un amateurisme sans précédent ; Cependant notre parti  dont le slogan est "le défi d’un continent, l’espoir d’une génération” croit en la capacité d’une autre génération pour pouvoir relever les nombreux défis qui s’imposent à elle.

L’UPADS, dont la capacité de mobilisation n’est plus à démontrer, doit œuvrer pour la reconquête du pouvoir par des moyens légaux.

A cet effet, remettons en mouvement toutes celles et tous ceux qui aspirent au changement dans toutes ses formes. Pour cela, l’unité et la cohésion au sein du parti s’imposent à tous les niveaux pour traduire dans les faits et actes toute la vision du président fondateur de notre parti, le professeur Pascal LISSOUBA.

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