Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Tout le monde en parle dans la ville et la désolation est à son comble au sein des agents de la SGE-C qui attendent impatiemment et dans le désespoir total le paiement correct et convenable de leurs droits. Ce genre de situation ne peut pas honorer la société DORSI-I qui est indexé dans cette affaire.
En effet, la société DORSI-I qui appartiendrait à la famille NDENGUET et qui serait gérée, semble-t-il par le fils du Général, M. Lilian NDENGUET, serait-elle impliqué dans la minoration des droits ayant été payés récemment à ces agents. Comme quoi le gangstérisme et la loi de la jungle continuent toujours de devenir des modes de gestion tant au niveau des affaires qu’au plan politique.
Au Congo Brazzaville, les droits fondamentaux, même ceux qui sont liés au travail, ne sont plus respectés. Les autorités nationales qui ont corrompu toutes les centrales syndicales évoluant dans le pays, gardent les yeux fermés sur certaines violations dont sont victimes la plupart des travailleurs, mêmes ceux qui relèvent du secteur privé, ne sont pas épargnés par ces phénomènes purement négatifs et dégradants pour les Congolais. La cacophonie observée dans ce cadre depuis belle lurette, est devenue légion.
Des jeunes gens qui sont embauchés vaille que vaille et parfois sans aucune qualification par certains opérateurs économiques véreux, peinent à se faire payer correctement par leurs patrons qui empochent gaillardement tout l’argent des marchés qui leur sont attribués
Pourquoi donc l’entreprise DORSI-I qui est la pourvoyeuse d’une main-d’œuvre bon marché pour la SGE-C devrait-elle agir de la sorte ? Est-ce parce que cette société est la propriété de la famille NDENGUET, elle qui peut bénéficier de certaines largesses de la part du pouvoir ?
Pourquoi, certains opérateurs économiques Congolais ont-ils souvent tendance à oublier que, comme eux, les travailleurs qu’ils emploient dans leurs sociétés ont aussi besoin d’argent ?
Pourquoi, certains Congolais, surtout les nouveaux riches, font-il montre d’une dureté de cœur vis-à-vis de leurs frères qui gagnent moyennement leur vie ou qui sont confrontés à la misère, la pauvreté, la précarité et la mendicité ?
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Roman à lire Absolument : VOUS ÊTES BIEN DE CE PAYS ? De MATONDO KUBU TURE
C'est l'aventure tragique d'un psychiatre, brillant thérapeute et doux indocile, soupçonné d'activisme Républicain. Ce personnage insaisissable entretient une relation subtile avec une de ses malades.
Au-delà de cette union étrange qui offusque les gardiens de l'ordre établi, se projette la fresque d'un univers de vie dominé par un arbitraire toujours aux aguets par les inquisitions et intrigues policières, par l'escroquerie politique.
Un conte fou, écrit par MATONDO KUBU TURE, Professeur de sociologie à l’Université Marien NGOUABI de Brazzaville et édité chez l’Harmattan.
Une chronique psycho-politique jubilante d’un humour corrosif qui tue. Quelques morceaux choisis :
1960 : l’indépendance Cha-Cha. On nous donna des armoiries et une Marianne noire. On fit la fête. On apprit à serrer les noeuds de cravates.
1963 : l’Abbé-Président signa sa démission, la première de l’histoire. Un samedi, à l’heure du déjeuner. FOCCART était à la pêche. Et le Général ? A Colombey avec tante Yvonne...
1968 : le premier coup d’Etat militaire. L’ethnie entrait dans l’ordre du jour (...) Nous sommes un pays de disparus. Les morts ne nous font pas peur (...) Dès qu’on vous découvrait une parenté sanguine avec le Président de la République, ou seulement un trait fugitif de son phénotype, par exemple une coupe de cheveux, un teint de visage, il y avait milles chances que vous deveniez Président de quartier, de préfecture, de département, ou carrément ambassadeur plénipotentiaire dans un pays de votre choix (...). A l’élection Présidentielle de cette année-là, le Président de la République sortant obtint 99% des suffrages exprimés; aucun cas de fraude ne fut signalé par les observateurs internationaux. Le pays évita tranquillement une alternative et une passation de service. Il entra dans une ère de paix définitive
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Drôle de soirée des investisseurs
A l’appel de l’ambassade du Congo Brazzaville, une soirée d’investistisseurs, organisée le 16 juin 2009 à Paris, a laissé un goût amer
Le carton d’invitation de l’ambassadeur Henri LOPES pour un dîner-débat le 16 juin 2009 à la maison des polytechniciens, rue de Poitiers à Paris, à l’occasion de la parution d’un "guide de l’investissement" au Congo Brazzaville, était joliment dessiné et le panel d’intervenants incontournable : trois ministres (Jean Richard Bruno ITOUA pour l’énergie, Parfait COUSOUD MAVOUNGOU pour les transports maritimes et Rigobert MABOUNDOU pour l’agriculture); le puissant délégué général aux grands travaux, Jean Jacques BOUYA; le dircab du ministre des finances, Wilfried Albert OSSIE; le chef d’agence de Vinci, Richard BASSILA; et l’administrateur général de Cotrade (SNPC), Denis Christel SASSOU NGUESSO, fils du dicateur. Bref, à ne pas rater !
Le 16 juin 2009 était le jour du recueillement à Libreville des délégations étrangères sur la dépouille du Président Omar BONGO. Dix ministres et l’ambassadeur LOPES avaient rejoint le Général Denis SASSOU NGUESSO dans la capitale Gabonaise. Ils n’ont en revanche pas pu assister aux obsèques du Président BONGO à Franceville. Ils n’étaient pas les bienvenus dans cette ville devenue très hostile à l’entourage du dictateur Congolais.
A l’exception notable de Jean Richard Bruno ITOUA dont le propre fils, Yannick Denis ITOUA-NGAPORO, gérant-associé de la maison des "Princes de l’Equateur", concepteur de ce "guide des investisseurs", toutes les personnalités annoncées à Paris étaient dès lors absentes, l’ambassadeur LOPES étant représenté par le ministre conseiller Cyprien Sylvestre MAMINA. N’aurait-il pas été alors préférable de reporter la présentation de ce guide ?
Au débotté, le ministre de l’enseignement supérieur, Henri OSSEBI, avait été mobilisé pour « meubler » la soirée, ainsi que Philippe de COUET (SG de SOMDIAA), Cédric OKIORINA (assistant administrateur général de Cotrade-SNPC), Olivier Jouslin de NORAY (directeur des ports du groupe Bolloré) et Jocelyne MILANDOU (vice-présidente de la Cour des Comptes). Des courageux désignés d’office...