Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
A 24 heures de l’ouverture du scrutin, Pointe-Noire est calme comme une préfecture de province. Aucune présence ostentatoire des forces de l’ordre. Les uniformes sont même moins visibles que d’habitude. Si les brazzavillois ont fui la capitale, ce n’était certainement pas pour rejoindre la ville océane, on les verrait.
Seules les nombreuses permanences et ambassades de la majorité présidentielle semblent affairées et les carnavals qu’elles organisent sont difficilement évitables. Les candidats de l’opposition ont dirait-on ici baissé les bras, en tout cas leurs états majors locaux sont bien peu efficaces.
Peu importe, d’évidence le ponténégrin se désintéresse du scrutin, rares sont ceux qui disent vouloir se rendre aux urnes. Il est par contre évident que leur décision de rester à la maison est prise de longue date et ne dépend en rien des mots d’ordre de l’opposition en manque d’arguments.
Le ponténégrin n’en a pas seulement assez de SASSOU NGUESSO, il ne veut plus de l’ensemble de la classe politique des mange merde prêts à tuer père et mère pour un strapontin ministériel, une sous préfecture ou une enveloppe bien garnie. Il n’a plus confiance en personne, ni en DZON, ni en NGOUELONDELE ni dans un quelconque des candidats d’opposition modérée ou radicale, pas d’avantage en un des illuminés dont on ne comprendra jamais l’acte de candidature. Encore moins aux va-t-en guerre qui osent écrire : "En tant que citoyen Congolais, j'ai des droits et cette guerre vient à peine de commencer. J'AI BIEN DIT : TOUS LES COUPS SONT PERMIS ! TOUS".
Honte à eux !
Le pouvoir craint plus que tout l’abstention et on voit des personnalités éminentes distribuer de billets dans les lieux publics, dans quel but puisque le résultat est acquis quel que soit le scénario ? Juste pour tenter d’éviter l’affront d’une élection sans électeurs, d’une magistrature suprême sans légitimité. Un pouvoir si moribond qu’il doit mettre une machinerie colossale et dispendieuse pour feindre la popularité aux yeux des médias étrangers parfois abusés.
Congolais, il ne suffira pas dimanche de vous abstenir, il vous faudra aussi éviter d’approcher les bureaux de vote ou on considèrera que vous avez voté. Nous le savons tous, nous partons pour une nouvelle période de vaches maigres, de privations et d’abandon des réalisations écran juste initiées pour entretenir l’illusion que SASSOU NGUESSO peut changer, que SASSOU NGUESSO a changé, puisqu’il promet une nouvelle fois de faire ce qu’il n’a jamais fait, ce qu’il n’a jamais été capable de faire.
Le maître de Mpila, ne renonçant a aucune démagogie ne prétend-il pas incarner le changement ? Son culot étant sans limite il demande en plus au peuple Congolais de l’aider a y parvenir (comprendre : de faire le boulot).
SASSOU NGUESSO n’a jamais rien réalisé, SASSOU NGUESSO fait faire, il a fait financer en endettant la nation et en en détournant les richesses. Il s’en fout, quand il faudra rembourser les Chinois, dans une trentaine d’années, il n’aura aucune explication a donner, il aura alors passé la main et que les successeurs se démerdent.
D’ici là, le paillage du pays sera achevé. Si nous n’agissons pas, quel sera l’avenir de nos enfants ?
Il faut prendre les choses en main, subir l’injustice, c’est l’encourager
Grégoire TCHIPOUNGA