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Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

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Barack OBAMA au Ghana : Oyé ! Oyé ! Oyé !

OBAMA au Ghana : « une destination démocratiquement élue »

Et si après sa visite au Ghana, le président américain Barack OBAMA, faisait un petit crochet à Brazzaville, pour féliciter le probable vainqueur d’une élection hermétique ?

Ce serait le script rêvé de ceux qui guillotinent en permanence la démocratie en Afrique, mais une telle éventualité ne pourrait être envisageable, car l’élu et l’usurpateur ne font pas bon ménage ensemble.

En choisissant le Ghana, pour sa première visite officielle en Afrique subsaharienne, Barack OBAMA a voulu accorder des points aux dirigeants Africains méritants et soucieux de la bonne gouvernance, comme l’aurait fait un préfet à l’égard des chauffeurs respectueux du code de la route.

Cet honneur revient donc au Président Ghanéen élu John Evans ATTA MILLS, qui après avoir échoué deux fois à la magistrature suprême, y est parvenu à la troisième. Et cela méritait bien des encouragements.

Certains politologues n’avaient pas hésité à parier sur le Kenya, pour le premier voyage officiel du Président Américain sur le continent, du fait de ses origines paternelles. Mais en bon conducteur, Barack OBAMA a su éviter la collision, en refusant de croiser la route du chauffard MWAI  KIBAKI.

Les deux Chefs d’Etat n’ayant pas la même vision sur l’autoroute de la gouvernance, il valait mieux ne pas prendre ce risque. Rendre visite à un Président autoproclamé, c’est consolider une dictature.

Bien que n’étant pas un vieux routier de la politique Africaine, le Président Barack OBAMA - dispose tout de même d’un catalogue des dictateurs bien fourni, dans lequel les noms des SASSOU NGUESSO, Mamadou TANDJA et autres figurent en bonne place.

En visitant le Ghana en premier, Barack OBAMA a voulu faire un clin d’œil aux Afro-descendants, pour lesquels ce pays a longtemps symbolisé la renaissance Africaine, pour avoir été le premier à se soustraire de la tutelle coloniale en 1957, sans effusion de sang. Et l’architecte de cette indépendance proprement acquise, n’est autre que l’OSAGYEFIO KWAME NKRUMAH, dont le charisme et la vision ont suscité l’admiration et l’estime de nombreux intellectuels noirs de la Diaspora.

« The independance of Ghana is meaningless, if the rest of Africa is not free » (L’indépendance du Ghana ne signifie rien, si le reste de l’Afrique n’est pas libre) avait martelé l’OSAGYEFIO (le rédempteur) à la face des puissances coloniales. Mais les putschistes (valets de l’impérialisme) en avaient décidé autrement.

En se rendant en famille au Ghana, le Président OBAMA ne fait que poursuivre le pèlerinage inauguré par ses aînés, tels que William Edward BURGHART DUBOIS, George PADMORE, Malcolm X, Maya ANGELOU etc.

Le Ghana, un pays, qui pendant 15 ans (1966 -1981), avait connu le cycle infernal des révolutions de Palais, au point de jeter la majorité de ses citoyens sur les routes de l’exode. Mais grâce au travail titanesque d’un patriote déterminé, le capitaine John Jerry RAWLINGS (pour ne pas le citer), cette nation peuplée de 26 millions d’âmes a repris son destin en main.

Y a-t-il parmi la pléiade d’officiers supérieurs Congolais, qui roulent carrosse dans les routes inondées de Brazza la flotte et de Ponton la poubelle, un patriote capable de rééditer le même exploit pour soustraire les Congolais d’une stratocratie démodée ?

Dans d’autres régions d’Afrique, notamment au Bénin, Mali, Sierra-Léone, Liberia, les peuples et leurs représentants politiques ont su communier ensemble pour remettre leur pays sur les rails du progrès, alors que certains ont connu de longues périodes d’instabilité.

Il ne serait d’ailleurs pas étonnant, que le président Barack OBAMA choisisse l’un d’eux pour sa prochaine visite d’Etat en Afrique. Un tel honneur, plus d’un Congolais en aurait rêvé ! Or à ce jour, aucun pays d’Afrique centrale ne brille par ses résultats dans l’apprentissage démocratique et la CEMAC, l’organisation sous-régionale qui les regroupe, demeure la moins avancée du continent dans tous les domaines.

Le président français Nicolas SARKOZY (le candidat de la rupture) a visité la plupart de ces pays, peu de temps après son élection, avec de fortes délégations d’homme d’affaires, non pas pour y distribuer de points comme son homologue Américain, mais pour mesurer la profondeur des puits de pétrole exploités par TOTAL-FINA-ELF. N’est-ce pas un certain SASSOU NGUESSO, qui avait déclaré en 2008 au micro de Jean-Pierre ELKABBACH « Je suis le dirigeant Congolais le mieux placé pour garantir les intérêts de la France », alors que la mission d’un Chef d’Etat, devrait être avant tout, de garantir ceux de ses concitoyens. Personne n’ignore, qu’au Congo-Brazzaville, plus de 70 % de la population patauge dans une misère stridente. Avec moins d’un dollar par jour, le Congolais lambda peut-il réellement s’épanouir ?

Les élections truquées se succèdent au Congo-Brazzaville, une présidence à vie et une monarchie républicaine s’y dessinent. Au lieu d’exiger le départ de la bande de gangsters qui dévalise le pays depuis des décennies, « les partisans de la démocratie » se contentent d’exiger le report d’un scrutin que la pieuvre ne voudra jamais lâcher. Autrement, comment survivrait-elle ?

Grâce à son opiniâtreté, l’opposition mauritanienne, a réussi à faire reculer le général putschiste Mohammed OULD ABDELAZIZ, ce dernier a fini par remettre le pouvoir à un gouvernement de transition pour organiser un scrutin présidentiel libre et transparent. Qu’attendons-nous au Congo pour nous en inspirer, celle-ci n’a pas eu besoin d’arme pour faire plier la junte militaire qui avait pourtant tenté de confisquer le pouvoir ?

Tout peuple qui aspire à la démocratie, doit s’en donner les moyens. La bravoure n’est rien d’autre que la capacité de surmonter la peur, car ce sentiment convient plus aux enfants qu’aux adultes.

Mobilisons-nous pour préserver le Congo Brazzaville d’un énième désastre.

Il n’est jamais trop tard pour mieux faire !


Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY
Ecrivain, documentariste et historiographe

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