Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Plateforme Congolaise contre la Corruption et l’Impunité
P.C.C.I
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Dénoncer la Corruption et l’Impunité au Congo Brazzaville et en Afrique
Saisir les juridictions compétentes nationales et internationales
Solliciter une réparation des préjudices
Contribuer à la bonne gouvernance au Congo Brazzaville
Communiqué
Paris le 17 juillet 2009
La Plateforme Congolaise contre la Corruption et l’Impunité (PCCI) constate comme l’ensemble des forces vives du Congo que le scrutin présidentiel s’est tenu ce 12 juillet 2009 en dépit de l’appel de la quasi majorité des candidats à la révision des conditions dudit scrutin et à son report.
La conséquence prévisible en a été l’abstention record dûment constatée sur le terrain par des acteurs neutres tels les journalistes et les organisations de la société civile.
De nombreux officiels tel M. MOUNGALLA Thierry, en charge de la Communication, des Télécommunications et membre du comité de Campagne du candidat SASSOU NGUESSO membre de la CONEL a, dans son intervention en mi journée, accrédité ce triste constat et espérait qu’il y aurait plus de votants après le culte et le marché tout en oubliant que le Clergé Congolais avait déjà ramené au samedi 11 juillet, les cultes du dimanche 12 juillet
L’Observatoire Congolais des droits de l’Homme (OCDH) qui a organisé une mission d’observation électorale et rendu un rapport documenté, chiffres à l’appui, affirme que : "Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais"
Pour sa part, dans son communiqué de presse du 14 juillet 2009, la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH): "constate l’échec du scrutin du 12 juillet, en termes de faiblesse de la participation des électeurs, du bourrage des urnes, de la tentative de corruption pour suggérer aux populations d’aller voter, l’émission des cartes d’électeurs aux morts etc. L’organisation s’indigne face à l’organisation d’un processus qu’on peut qualifier d’échec, en raison de l’obstination du Gouvernement à mener ledit processus de manière unilatérale et exclusive".
Au regard de ces constations faites par des opérateurs hautement éprouvés dans le domaine des libertés publiques et de la bonne gouvernance, accréditées par des journalistes de la presse internationale, la Plateforme Congolaise contre la Corruption et l’Impunité (PCCI) s’insurge contre le comportement mercenaire de certains prédateurs issus des institutions françaises qui par leurs propos introduisent et contribuent à dessein à entretenir des ambiguïtés.
En effet, en amont et en aval des élections, M.M. Jacques TOUBON et Patrick GAUBERT, députés européens dont les accointances avec SASSOU NGUESSO ne sont pas que légendaires, ont non seulement voulu faire croire à l’opinion Congolaise qu’ils étaient des observateurs mais se sont permis, dans un communiqué, de prendre à parti Monsieur Miguel AMADO représentant légal de l’Union Européenne au Congo, l’accusant d’ingérence dans les affaires d’un Etat souverain.
M.M. Jacques TOUBON et Patrick GAUBERT n’ont pas admis les raisons techniques évoquées par monsieur AMADO pour expliquer l’absence d’observateurs européens à savoir :
- Un fichier électoral de 2 ,2 millions d’électeurs pour 3,6 millions d’habitants qui signifierait que 60% des Congolais auraient 18 ans ou plus ;
- De l’aveu du ministre de l’administration du territoire, un recensement de la population datant de 2001.
M.M. Jacques Toubon et Patrick Gaubert, ont-ils pu sillonner le territoire national pour se rendre compte des conditions de l’élection et affirmer : "Le matériel électoral était bien sur place dans les bureaux de vote, les listes d’émargement étaient disponibles et les représentants locaux de la CONEL (commission Nationale Electorale mise en place par SASSOU NGUESSO) étaient équipés de téléphones portables pour parer à tout problème" ?
Que pensent ils donc d’un tel dépouillement engageant un peuple pour 7 ans qui se ferait à la lumière de la bougie et à la calculatrice ?
Il est curieux de relever que lorsque l’Union Européenne avait placé le Togo d’EYADEMA-père sur le ban de la Communauté internationale depuis 1993, personne ne faisait état d’ingérence.
En s’improvisant ainsi observateurs, ont- ils seulement reçu un mandat explicite de l’union européenne ?
D’après nos informations, un groupe d’amis composé de Jean-Michel FOURGOUS, député-maire UMP d’Elancourt (France), comprenant entre autres, Jean-François MANCEL, député de l’Oise, Lev FORSTER et Pierre André GABORIT, tous deux avocats à la Cour de Paris et Ari Ben ACOUNE, directeur des services d’une communauté d’agglomérations, se trouvait au Congo Brazzaville.
En déclarant que le pseudo scrutin du 12 juillet 2009 a été « globalement satisfaisant », ce groupe, agissant sous l’étiquette d’une "Coordination des observateurs franco- africains" était certainement dans l’exercice de leur mandat parlementaire consistant à maintenir l’Afrique dans sa pauvreté !
La Plateforme Congolaise contre la Corruption et l’Impunité (PCCI) s’insurge contre ce soutien manifestement impudent ainsi apporté par ces politiques et juristes français au dictateur SASSOU NGUESSO qui constitue une agression à l’égard du peuple Congolais bâillonné et opprimé.
La Plateforme Congolaise contre la Corruption et l’Impunité (PCCI) réaffirmant que la souveraineté vient du peuple :
Benjamin TOUNGAMANI
Porte parole