Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Coupable d’un meurtre à Pointe-Noire, un officier gendarme a été libéré
Il y a des fois où l’on se demande, où va le pays ? La compagnie territoriale de Pointe-Noire aurait ouvert, récemment, une enquête sur le cas d’un lieutenant de gendarmerie, coupable d’un meurtre sur un jeune homme de 29 ans environ, qu’il avait surpris en flagrant délit avec sa copine. Cette scène s’était produite, la nuit de mardi 22 à mercredi 23 juillet 2008, au quartier Nkouikou, vers la paroisse Saint-Kisito, dans l’arrondissement 4, Loandjili. Le criminel a criblé sa victime de plusieurs balles, à l’aide d’une Kalachnikov qu’il aurait sorti de son véhicule. Néanmoins, il a été appréhendé, puis placé en garde à vue, à la Compagnie territoriale de Pointe-Noire, sur instruction, semble-t-il, du procureur de la République, à qui le dossier a été transmis. Mais, sans que l’enquête soit menée jusqu’au bout, le meurtrier aurait été libéré et se trouverait, libre de tout mouvement, à Brazzaville. On affirme que l’ordre de l’élargir serait venu de la capitale, en l’occurrence de son frère aîné, qui serait un officier de la garde présidentielle. Les parents de la victime demandent que l’enquête suive son cours et que justice se fasse.
A Brazzaville: la fête du 15 août, avec des réservoirs secs pour les automobilistes ?
A quelques jours de la célébration du 48ème anniversaire de l’indépendance du Congo, les automobilistes font grise mine. Ils sont inquiets, parce que confrontés encore à la sempiternelle pénurie de carburant. On l’a constaté, depuis vendredi 8 août 2008. En témoignent les longues queues observées devant les stations services. Où ils passent de longues heures, à attendre la livraison des produits pétroliers. D’où le recours, pour ceux qui le peuvent, aux vendeurs ambulants, les fameux "Kadhafi". Le litre d’essence leur est vendu à 1.300 ou 1.500 francs Cfa. Rien de nouveau sous le firmament. Mais, face au mutisme des autorités compétentes, les mauvaises langues font courir la rumeur selon laquelle une grande partie du stock de carburant disponible a été réquisitionnée au profit de l’armée, en prévision, paraît-il, de nombreuses activités programmées dans le cadre des festivités du 15 août, que la capitale abritera, pour la première fois, depuis 2004.
Préparatifs de la fête nationale du Congo: un badigeonnement à la va-vite
Le 15 août, la fête nationale du Congo, c’est ce vendredi. Chacun le sait. Mais, à l’indifférence plausible de la plupart des concitoyens, côtoyant au quotidien le seuil de la pauvreté et l’escalade des prix des denrées alimentaires, s’ajoutent des préparatifs à la va-vite, comme si l’annonce du 48e anniversaire de l’indépendance du Congo ne date que de ce mois d’août. Tenez! Dans les principales artères de la ville- capitale, les travaux de peinture sur les bâtiments publics et privés, se poursuivent nuit et jour, depuis le début de cette première quinzaine de ce mois estival. Il en est de même du renouvellement des traits zébrés sur les avenues. Seront-ils prêts, ces travaux, au matin du 15 août? Pourquoi cet éternel atermoiement à l’approche des grandes festivités? Cette sociopathologie de "retardement/précipitation" nécessite, à coup sûr, de grands remèdes.
Pour un bœuf tué, chacun a eu sa part!
Un bœuf appartenant à un ressortissant Ouest-Africain s’est évadé de l’abattoir de Mpila, à Brazzaville, mardi 12 août 2008, à une heure du matin, pour se retrouver, contre toute attente, dans certaines rues de Ouénzé, le cinquième arrondissement de la capitale. Poursuivi par la vindicte populaire, vers Texaco La Tsiémé, il a été rattrapé dans la rue Abolo, à quelques encablures de la rivière Tsiémé. Au bout du compte, ses jours ont été abrégés. Entraîné dans l’avenue de l’Intendance du même quartier, on a procédé au partage de la viande, "chacun pour soi, Dieu pour tous". Les plus forts s’étant taillés la part du lion. Cependant, à en croire certains témoins de cette scène bruyante, on a déploré des bagarres et des blessés au couteau. Comme quoi, la faim peut pousser à prendre des risques inconsidérés.
Agitation au port de Mossaka
Grande agitation au port de Mossaka ce matin ! Un, deux, trois bateaux accostent. Deux en provenance de Brazzaville, un venant de Pokola. Quand je dis bateau, il ne faut pas y voir les traditionnels cargos. Il s’agit en fait de grandes barges métalliques actionnées par un petit bateau, le pousseur. En fonction du nombre de barges, du chargement et de la puissance du pousseur, le convoi est plus ou moins efficace.
Le premier n’est pas encore amarré que déjà des femmes se poussent, sautent sur le quai et lancent des bâches … que se passe-t-il donc ? Une envie pressante ? De sortir de ce capharnaüm … Bottes d’oignons, régimes de bananes, planches de bois, manioc et autres chargements en tous genres ? Sans oublier bien sûr les cochons et autres poulets que je ne peux voir mais dont je distingue très nettement les cris. Il y a même une voiture !
Au milieu de ce fourbi, les gens, installées comme ils peuvent sur des matelas ou à même le sol sous des abris de fortune. Je conçois que l’on puisse avoir envie de s’échapper de là.
Pourtant, la raison est toute autre. Ces femmes veulent assurer une place à leur marchandise pour la suite du voyage. Du coup, c’est la course au poste de police dans le grand hangar pour se faire enregistrer. Forcément, il n’y a pas de place pour tout le monde.
Tout de même je me demande … comment peut-on voyager dans ces conditions ? <surtout qu’il ne s’agit pas d’une nuit ou deux. Pour venir de Brazzaville, minimum cinq jours. Eux, ils leur a fallu toute une semaine, bancs de sable et chargement oblige. Mais le plus long reste à venir, remonter la Sangha jusqu’à Ouesso … Le Mpouya que j’attends toujours, pourtant réputé pour être un gros pousseur, est prévu pour demain ou après demain. Il a quitté Ouesso il y a déjà huit jours et il descend le fleuve, il a le courant pour lui … Qui sait quand il arrivera véritablement.
Pendant l’escale, chacun en profite pour se remettre un peu à neuf : se laver dans le fleuve, acheter du charbon pour cuisiner ou tout simplement de quoi manger pour la suite du voyage … C’est une simple barge. Pas de toilettes, de douches, de cuisine ou autre commodité. Juste un très grand plateau de métal. Aux voyageurs de s’en accommoder. Un seau accroché à une ficelle pour récupérer l’eau de fleuve à tout moment, un petit brasero pour brûler le charbon et préparer la nourriture, une bâche pour se préserver du soleil … C’est bien peu de choses.
En vacances, ponctuellement, ça peut être pittoresque et folklorique. Surtout que tout est fait pour que le mundélé soit à l’aise. Mais quand c’est la vie quotidienne … Attendre l’occasion comme ils disent, de voir arriver un bateau au loin. Attendre encore de savoir quand il larguera les amarres, attendre enfin de voir poindre à l’horizon la destination tant attendue … un jour c’est sûr. Le problème étant de ne pas savoir quand …
"La nouvelle espérance" du Général Dénis SASSOU NGUESSO est en marche !
Qui dit mieux ?