Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Paul Marie MPOUELE : Palais du Parlement de Brazzaville, le 20 Février 2009
Monsieur le Président du Présidium
Mesdames, Messieurs les membres du Présidium
Mesdames, Messieurs les chefs des Partis et Associations Politiques
Chers amis,
Mesdames, Messieurs
Je voudrais d’abord vous faire part de ma très vive émotion de prendre la parole dans cette salle qui a vu défiler des grandes figures de la Politique Congolaise et qui a toujours abrité les grands événements de notre pays. Je fais allusion tout de suite à la Conférence Nationale Souveraine, cette grand’messe qui a battit les fondements du multipartisme et de la liberté dans notre pays après trente années de monopartisme.
Monsieur le Président du Présidium,
Chers amis,
En évoquant la Conférence Nationale Souveraine, nous voulons inviter tous les participants à nos États Généraux à avoir une pensée profonde pour tous ceux qui ont éclairé cette retrouvaille des fils et filles du Congo de leur sagesse et de leur intelligence, mais qui ont été rappelés à Dieu sans voir l’aboutissement de leur légitime combat pour la liberté. Nous pensons à Monseigneur Ernest KOMBO, André MILONGO, Stéphane BONGO NOUARRA, j’en passe. Paix à leurs âmes ! Mais nous voulons aussi replonger dans notre histoire. Cette histoire de laquelle nous, enfants, apprenions que chaque fois que ce pays était en danger, ses dignes fils et filles se levaient pour le protéger, le sortir de l’abîme parfois en payant de leur vie. Ainsi avions-nous appris à marmonner des noms comme MABIALA Ma NGANGA, André GRENARD MATSOUA, KOMBO MOUNGONGO, Félix TCHICAYA, etc. tous à nous présenter comme symboles de la lutte pour la liberté du peuple Congolais, et plus généralement des Africains.
Chers amis,
Dans cette évocation hâtive de notre passé, il est possible de trouver une sève capable de nourrir notre cause actuelle. Il suffit d’imposer le silence à nos passions anarchiques pour donner la parole à l’intérêt général. Il suffit de faire disparaître l’esprit de révolution pour faire apparaître un esprit de progrès ; il suffit enfin de placer au cœur de notre action le sort des populations souffrantes. Je n’implore pas notre générosité, je nous invite à marcher unanimement vers ce grand but, ce but magnifique et sublime : la suppression de la misère des Congolais.
Mesdames, Messieurs
Vous remarquerez que je n’évoque nullement les faits qui caractérisent le régime actuel encore moins la situation de notre pays, non pas par mépris ou par allégeance, mais parce que ce régime est en train de périr de ses propres fautes.
Ce régime disparaît parce qu’il n’a pas su donner des réponses aux problèmes auxquels il a été confronté. Ce régime disparaît par son arrogance. C’est pourquoi je n’évoquerai pas ses affres et sa bassesse tout en espérant qu’en l’ignorant, nous saurions redonner aux Congolais sourire et espoir, grandeur et fierté, force et respectabilité, honneur et dignité.
Alors, j’emprunte une interrogation récente au nouveau Président Américain BARACK OBAMA, je cite, "ce matin demandons-nous si nos enfants devaient vivre le siècle prochain, si mes filles étaient assez chanceuses pour vivre aussi longtemps qu'Ann NIXON COOPER, quels changements verraient-elles ? Quels progrès aurons nous accompli ? "
Nous avons l'opportunité de répondre à cette question. C'est notre moment. Le temps est venu de remettre les personnes au travail et d'ouvrir les portes de l'opportunité pour nos enfants, de rétablir la prospérité et d'encourager la paix, de se réapproprier le rêve Américain et de réaffirmer la vérité fondamentale : nous ne sommes qu'un, tandis que nous respirons, nous espérons et quand nous ferons face au cynisme, au doute et à ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce credo intemporel qui résume l'esprit du peuple : Oui nous le pouvons", fin de citation.
Monsieur le Président du Présidium
Mesdames, Messieurs
Puisque nous avons des contraintes de temps, je voudrais au nom de ma jeune Association politique, terminer mon propos en invitant notre peuple à l’espoir. En effet, par la foi et le courage nos ancêtres ont bravé les esclavagistes blancs ; par le verbe et le glaive ils ont mis fin à la colonisation ; par la force de nos idées et par notre engagement et notre détermination, mettons fin à ce régime inique qui s’est imposé à nous par la force et la ruse.
Vive la démocratie et l’alternance démocratique
Que Dieu bénisse notre pays
Je vous remercie !