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Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

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DICTATEUR : Un métier en Danger ; La peur à Changé de Camp

Les Temps Changent, un Tabou vient de Tomber en France
C’est la première fois qu’un dirigeant d’un État étranger se voit saisir des comptes en France alors qu’il est encore en exercice. Est-ce le début de la fin de l'impunité dont jouissaient les chefs d'États Africains et leurs proches?

En tout cas le tribunal de Bordeaux vient d'ordonner la saisie des comptes du Dictateur Gabonais le Mollah Omar BONGO ONDIMBA.

Ne doutons pas qu’au moins une des nombreuses plaintes contre le dicteur du Congo Brazzaville le "Cobra Royal" finira par avoir une issue favorable car un tabou vient de tomber en France.

Ne boudons pas notre plaisir, tous les résistants doivent se réjouir de ce petit pas. D’autres rendez vous comme celui du G20 en avril prochain vont donner des raisons d’espérer à toutes celles et à tous ceux qui luttent….

Rappel des faits

Le 29 septembre 2008, la cour d’appel de Bordeaux avait condamné le Mollah Omar BONGO ONDIMBA à verser 457.347 € au fils d’un chef d’entreprise Français, René CARDONA, qui avait dû verser cette somme (ndlr : 300 millions de francs CFA) sur le compte personnel du Mollah Omar BONGO ONDIMBA pour faire libérer son père détenu à Libreville en 1996, à la suite d’un différend avec le chef de l’État Gabonais à qui il avait vendu sa société d’armement et de pêche.

Pour faire suite à cette condamnation, l’avocat de M. CARDONA a demandé à la justice de saisir les fonds du Mollah Omar BONGO ONDIMBA, ce dernier refusant de procéder au versement, s’étant parallèlement pourvu en cassation. Vendredi 13 février 2009, un huissier de justice procédait donc à la saisie-exécution des 4,2 millions d’euros sur les comptes bancaires du Mollah Omar BONGO ONDIMBA en France, au Crédit Lyonnais et à la BNP-Paribas

Une première en France

Cette saisie-exécution est une première en France. Jamais un chef d’État étranger en exercice n’a vu ses comptes saisis par la justice Française. Les rares saisies de biens ou de comptes qui ont été faits par l’État Français ont été effectuées lors de la chute ou de la mort du chef d’État et bien souvent dans le cas d’une procédure d’entraide judiciaire internationale. Ce fut le cas pour Saddam HUSSEIN, quelques biens de Jean Claude DUVALIER ou des comptes de proches de Sani ABACHA, dictateur du Nigéria à la fin des années 90.
Cette saisie n’est pas sans faire écho aux plaintes successives déposées depuis deux ans par les ONG Françaises, des plaignants Congolais et Gabonais sur les biens mal acquis de BONGO, SASSOU et OBIANG à la suite du rapport du CCFD "Biens mal acquis profitent trop souvent"

Suite de la plainte
Courant mars, la doyenne des juges d’instruction de Paris rendra son avis sur la plainte avec constitution de partie civile déposée par Transparency International et le contribuable Gabonais, Gregory NGBWA MINTSA, victime d’incessantes pressions et menaces du pouvoir Gabonais depuis deux mois. Si elle la déclare recevable, la justice Française aura ainsi les moyens d’enquêter sur l’origine des 39 biens immobiliers du Mollah Omar BONGO ONDIMBA à Paris et à Nice, les dizaines de voitures de luxe et de comptes bancaires au nom du clan BONGO.

Patrimoine estimée à plus de 160 millions d’euros ...

Les 4,2 millions d’euros, saisis la semaine dernière, ne peuvent être qu’une première étape !
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