Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo

L’opposition dite "radicale" n’est pas seule à avoir constaté des dysfonctionnements dans la préparation de l’élection présidentielle dont le premier tour aura lieu, le dimanche 12 juillet 2009.
Lundi 22 juin 2009, dans une déclaration conjointe, deux opposants ayant participé à la concertation politique d’avril dernier, en l’occurrence Joseph MIOKONO HONDJUILA, du R.F.D. (Rassemblement des Forces pour la Démocratie), et Antoine Thomas NICEPHORE FYLLA SAINT EUDES, du P.R.L (Parti Républicain et Libéral), ont pris leurs distances et menacé de se retirer de la course à la présidence.
Ils reprochent au gouvernement et à la CONEL (Commission Nationale d’Organisation des Elections) de saborder les conclusions de la concertation politique.
Sur R.f.i (Radio France Internationale), HONDJUILA MIOKONO a, particulièrement, déploré le fait que le corps électoral et le nombre de bureaux de vote ne soient, toujours pas connus, à quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale. Mais, aux dernières nouvelles, Nick FYLLA a tempéré les propos de son collègue. Il n’est plus question, selon lui, de se retirer du processus électoral.
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Déclaration des partis politiques de l’opposition ayant pris part à la concertation politique du 14 au 17 avril 2009
Dans un esprit constructif et républicain, nous avons participé à la concertation politique du 14 au 17 avril 2009, initiée par le gouvernement, en vue d’une élection présidentielle organisée de façon démocratique, dans un souci d’apaisement du climat politique. Les conclusions consensuelles de cette concertation ont suscité de réels espoirs de conduire le processus électoral avec plus de transparence, en corrigeant quelques dysfonctionnements observés lors des élections antérieures par les moyens :
- De l’instauration des principes de parité et d’égalité dans la composition de tous les organes de la Conel, de la base au sommet (bureaux de vote, commissions locales, commissions départementales, comité de suivi et de contrôle, comité technique, coordination) ;
- De l’égal accès de toutes les sensibilités politiques aux médias d’Etat;
- La libre circulation des acteurs politiques sur toute l’étendue du territoire national et le libre exercice des activités des partis politiques;
- De la neutralité de la forcé publique.
- De la nécessité d’impliquer toutes les parties dans le processus électoral, pour la vérification des listes électorales et la distribution des cartes d’électeurs;
- De la prise en charge, par l’Etat, des délégués de l’administration, de la majorité, de l’opposition, des partis du centre et autres partis, de la société civile, dans toutes les structures de la Conel, notamment dans les bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national;
- Du financement partis politiques par I’Etat.
Au sortir de la concertation politique, des décrets présidentiels ont confirmé ces principaux points d’accord. Mais, sur le terrain, l’application de toutes ces décisions ne se réalise pas de façon effective.
En effet, les textes d’application sont publiés dans une extrême lenteur par le Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, et la Conel fonctionne comme si la concertation politique ne s’est pas tenue, car :
- Les listes ont été révisées en dehors de toutes les procédures consensuellement arrêtées;
- Le nombre de représentants des partis de l’opposition a été réduit dans les structures de la Conel, sans aucune explication;
- Les missions de sensibilisation sur les acquis de la concertation politique sont gelées;
- Les cartes d’électeurs se distribuent actuellement en flagrante contradiction avec les dispositions définies par l’arrêté du ministre de tutelle;
- Le corps électoral et le nombre de bureaux de vote ne sont toujours pas connus à quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale;
- Les partis politiques sont placés dans l’impossibilité de désigner leurs représentants dans les bureaux de vote.
Face à cette situation préoccupante, les partis de l’opposition ayant participé à la concertation politique s’indigent fortement de la tournure que prend la mise en œuvre du processus électoral. Cette manière d’agir du gouvernement et de la Conel place l’ensemble de ces partis politiques devant leur responsabilité historique et le devoir républicain d’informer l’opinion nationale et internationale sur la dérive du processus électoral du Congo.
Par conséquent, les candidats déclarés à l’élection présidentielle, issus de l’opposition ayant participé à la concertation politique, annoncent leur intention de se retirer du processus électoral, si le gouvernement et la Conel continuent à saborder les conclusions consensuelles et ne créent pas les conditions d’une application systématique et rigoureuse des décisions issues de la concertation politique du 14 au 17 avril 2009.
Les candidats de l’opposition ayant participé à la concertation politique
Joseph Hondjuila MIOKONO
Antoine Thomas FYLLA SAINT-EUDES
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Des citoyens sans cartes d’électeurs recensés dans les parcelles à Talangaï
Des agents, soi-disant, mandatés par la Conel (Commission nationale d’organisation des élections) locale, se livrent à un exercice de porte-à-porte, à Talangaï, le sixième arrondissement de Brazzaville, pour, selon eux, lister tous ceux des citoyens qui ne sont pas encore détenteurs de cartes d’électeurs, aux fins de leur en établir, au plus pressé, avant le 12 juillet 2009, date du premier tour de l’élection présidentielle.
Mais, d’aucuns se demandent si cette opération s’inscrit bien dans l’esprit de la loi électorale Congolaise. Il faut craindre que cette manière de faire n’introduise une vraie pagaille dans le déroulement du scrutin présidentiel.
Actuellement, l’on sait qu’il se déroule l’opération de distribution des cartes d’électeurs. Une opération qui suscite, déjà, des interrogations, car beaucoup de Congolais se retrouvent avec des cartes dans lesquelles les renseignements les concernant ne sont toujours pas corrects.