Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
Encore une idée Saugrenue pour "aider l’Afrique" : La loterie humanitaire
Loto mondiale humanitaire visant à aider les organisations humanitaire et le développement des pays pauvres grâce à des contributions volontaires.
C’est la nouvelle idée à la mode présentée jeudi 06 Aout 2009 par le secrétaire d'Etat à la Coopération. Alain JOYANDET a assuré que la France étudiait de près cette solution, notamment avec la Française des Jeux, et que le projet pourrait même voir le jour en 2010.
Objectif : pallier l’insuffisance de l’aide publique au développement en proposant un "financement innovant".
Concrètement, ce jeu de hasard prendrait la forme d’un loto ou d’un bingo accessibles sur internet. "Une partie de la mise irait à la bonne cause, permettant de sensibiliser la population" à l'aide des pays les plus pauvres et mobiliser "les diasporas", a expliqué Alain JOYANDET. "Qu'on aime ou qu'on aime pas le jeu, une chose est sûre, les gens jouent", avait argument le secrétaire d'Etat. Gain estimé : 10 millions d’euros par an.
L’idée de "loterie humanitaire" n’est pas nouvelle. Elle figure même dans des rapports à l’ONU depuis les années 70. "La haute visibilité d’une telle initiative pourrait sensibiliser les habitants de pays riches aux enjeux du développement et leur permettrait de pouvoir s’engager d’une façon simple", précise un document de présentation du ministère français des Affaires étrangères.
Faut il rappeler au secrétaire d’Etat que la plupart des pays pauvres notamment les pays Africains sont des pays riches en matières premières et que les principales causes du sous développement et de la pauvreté sont la mauvaise gouvernance, les tensions et les guerres.
Malgré les milliard déversés dans les pays Africains depuis les indépendances la pauvreté n’a jamais reculée d’un pouce ; mieux, dans certains pays elle augmente de manière exponentielle ; l’aide au développement est faite pour assujettir, infantiliser et déresponsabiliser les Africains ; dans tous les cas, elle a montré ses limites et ses incohérences.
Il est bien connu que l’aide accordée aux pays Africains à pour principal objectif d’assurer des débouchés aux industries occidentales pour ne pas leurs faire concurrence. Le Mali grand pays d’Afrique producteur de coton n’a jamais pu installer une usine de filature (pourvoyeur d’emploi) sur son sol afin de préserver les emplois en France ; le trésor public Français qui gère les fonds des pays assujettis au F CFA dont ceux du Mali à toujours opposé son véto.
Les 10 millions d’euros annuel que rapporterait la fameuse loterie humanitaire peuvent être largement compensés par les millions d’euros des pays Africains que le trésor public Français utilise pour ses investissements en France
Le développement des pays pauvres passe avant tout par la bonne Gouvernance et la mise en place puis le respect des institutions.
Monsieur le secrétaire d’Etat, vous n’êtes pas sans ignorer que la France est le premier paradis fiscal des dictateurs Africains et que toute l’aide destinée aux pays Africains est réinvestit en France en achat d’appartement et de château quand ce n’est pas la BNP Paribas qui se charge de la faire disparaitre dans d’autres paradis. Arrêtez donc d'amuser la galerie avec les bons sentiments quand vous ètes incapable d'exiger le respect du droit.
Au-delà du loto, la réflexion sur les "financements innovants" de l’aide au développement est en ébullition depuis plusieurs années. Parmi les idées les plus avancées : celle d’une taxe sur les billets d’avion (encore une idée qui montrera ses limites). Un rapport global sur la question doit être rendu en septembre à l’ONU.
Lors d’une réunion internationale consacrée au sujet en mai dernier, Bernard KOUCHNER (le chantre de "l’Afrique des combines", grand amis des dictateurs), ministre des Affaires étrangères, avait expliqué que sa préférence allait à une taxe sur les transactions financières.