Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
"Avoir vécu sans interruption pendant deux ans sur le territoire national, avant les échéances".
C’est l’une des conditions préalables pour se porter candidat à la présidentielle du 12 juillet prochain au Congo Brazzaville. Une condition qui n’est pas sans soulever les interrogations qui suivent :
Le fait de vivre à l’étranger conduit-il à perdre son identité ?
Cela rend-il le Congolais de l’étranger, moins Congolais que celui resté au pays ?
Ce long séjour fait-il du premier, un Congolais moins qualifié que le second ?
Quand l’exil devient le moyen le plus rassurant de mener, certes à distance, ses activités politiques, quel autre choix offre-t-on à l’homme politique qui a opté pour le départ ?
Et puis, d’où venait SASSOU NGUESSO en 1997 quand il reprenait par la force, le pouvoir qui lui avait été arraché par les urnes ?
Avait-il attendu de résider deux années au Congo Brazzaville avant de monter à l’assaut de la présidence pour y déloger le généticien Pascal LISSOUBA ? C’est à croire que le Cobra Royal a la mémoire courte !
| Gérard BITSINDOU, Président de la cour constitutionnelle, manœuvrier historique et homme de basse besogne de toujours du Cobra Royal, a osé francchir la ligne rouge. Eh oui ! C’est officiel : la candidature de Ange Edouard POUNGUI a été invalidée, en même temps que celle de Christophe MOUKOUEKE (atteint par la limite d’âge), Rigobert NGOUOLALI et Marcel GUITOUKOULOU |
Qu’on n’aille pas dire que le Cobra Royal est totalement étranger à l’adoption de cette condition d’éligibilité à la présidentielle.
Le Congo Brazzaville n’est pas le Niger dont la Cour Constitutionnelle vient de donner une impeccable leçon d’indépendance et de démocratie à bien de ses consoeurs du continent, qui passent pour être de véritables caisses de résonance des desiderata de bon nombre de chefs d’Etat Africains.
Ce faisant, si l Cour Constitutionnelle du Congo Brazzaville semble rouler pour le candidat du pouvoir, il faut bien croire que cette mesure n’a pas été prise au hasard.
Celle-ci vise en effet viser des candidats "sérieux" en mesure de faire de l’ombre u Cobra Royal qui veut s’ouvrir un boulevard pour la présidence, au terme de son mandat en cours.
Mais de qui SASSOU NGUESSO a-t-il peur ? De ceux dont on dit qu’ils symbolisent cette nouvelle élite politique Africaine, formées et décomplexées, qui aspire à voir le continent noir rompre avec les clichés traditionnels ? Le peuple ne saurait pas élire
S’étant déconnecté des réalités sociales, économiques et politiques, un tel candidat n’est pas l’homme indiqué pour répondre aux aspirations de son peuple ! On connaît la chanson....
S’il se trouve des compétences pour prétendre à exercer les fonctions suprêmes, pourquoi ne pas offrir au peuple Congolais le choix de décider qui est à même de faire le mieux son affaire ?
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De l’amnistie pour Pascal LISSOUBA : L’idée a encore fait des émules
Le vœu de voir l’ex-président Congolais, Pascal LISSOUBA, bénéficier d’une amnistie -comme il en a été le cas, pour d’autres opposants farouches au pouvoir de Brazzaville- a toujours été émis par son parti, l’U.P.A.D.S. (Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale) et l’ensemble des formations politiques de l’opposition.
Et à l’occasion des scrutins successifs qui se sont déjà déroulés au Congo Brazzaville, des voix se sont, souvent, élevées, pour demander au Cobra Royal, Le Général Denis SASSOU NGUESSO, de le gracier.
L’idée a encore fait des émules, à l’approche du scrutin présidentiel du 12 juillet 2009. A son tour, le comité de suivi de la convention de la paix, réuni la semaine dernière, à Brazzaville, a suggéré au Général SASSOU NGUESSO, de prendre une mesure de grâce, en faveur de son prédécesseur.
Cela contribuerait, à n’en point douter, à renforcer davantage le climat de paix. La paix étant le maître mot qui sort, souvent, de sa bouche, il n’est pas exclu que cette fois-ci, le désormais candidat SASSOU NGUESSO, suive ce mouvement! Dès lors, tout le monde est suspendu à sa plume, pour le décret de grâce.
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Pour inobservation du deuil national, un pasteur d’une église de réveil a été mis aux arrêts
Du jeudi 11 juin au jeudi 18 juin 2009, le Congo Brazzaville a observé un deuil national d’une semaine, en mémoire du président Gabonais, El hadj Omar BONGO ONDIMBA, décédé, comme on le sait, le 8 juin 2009, en Espagne.
Suite à cela, un décret présidentiel, publié la semaine dernière dans la capitale, avait interdit toutes les manifestations publiques non autorisées. De même qu’il est fait interdiction, aux termes du même décret, de jouer de la musique dans les buvettes et autres bars.
Mais, samedi 13 juin 2009, un pasteur d’une église de réveil a voulu, l’audace aidant sans doute, braver cette interdiction, en produisant du vacarme avec ses adeptes dans son église. Trop de bruit! Lui a-t-on fait remarquer.
C’est ainsi que la police a fait irruption à son lieu de culte. Il a été cravaté, puis jeté dans un véhicule dans lequel on l’a fait coucher. La scène s’est passée au Plateau des 15 ans. On souhaite aussi qu’en période normale, les agents de l’ordre, interviennent, quand les populations se plaignent des bruits nocturnes…
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F.A.C. (Forces Armées Congolaises) : Lancement de l’exercice "Araignée 2009"
Dans le cadre de la sécurisation des événements majeurs de l’année en cours dont l’élection présidentielle de juillet prochain, le chef d’état major général des Forces Armées Congolaises (F.A.C.), le Général de division, Charles Richard MONDJO a procédé, le 18 juin 2009 à Brazzaville au lancement officiel de l’exercice de commandement avec troupes baptisé "Araignée 2009".
Il s’agit d’un exercice de préparation de toutes les composantes de la force publique Congolaise aux opérations de maintien d’ordre afin de parer à toute éventualité durant toute la période électorale.
Le lancement officiel de cet exercice s’est déroulé en présence du président de la Commission Nationale d’Organisation des Elections (CONEL), Henri BOUKA et des autorités départementales et municipales de Brazzaville.
"Araignée 2009" est un exercice qui vise entre autres, l’évaluation de l’effectivité des dispositifs à mettre en place en vue de sécuriser le scrutin présidentiel ; l’entraînement des composantes de la force publique à travailler en équipe, à mutualiser leurs efforts, à planifier et à conduire une opération de sécurisation d’événement majeur mettant en œuvre le concept Congolais de la Défense Opérationnelle du Territoire (D.O.T.).
L’exercice final de "Araignée 2009" est prévu pour le 22 juin 2009 prochain dans la capitale devant les sensibilités administratives et politiques nationales.
Cet exercice qui va se dérouler au niveau de chaque zone militaire de défense a été planifié depuis le mois de mars conformément aux prescriptions de la hiérarchie des F.A.C. ayant conduit à la mise en place du groupe pluridisciplinaire de planification opérationnelle (G.P.P.O.) afin d’accompagner les autorités administratives nationales dans l’organisation du scrutin présidentiel du 12 juillet 2009 dans la sérénité, la sécurité et la paix.
"La force publique consciente de son rôle bien défini dans les textes portant attributions et fonctionnement de la CONEL, est engagée à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de garantir la sécurité des biens et des personnes avant, pendant et après le scrutin. Je voudrais ici, appeler l’attention des organes de direction et commandement ainsi qu’aux joueurs à tous les niveaux au sens de responsabilité et surtout de veiller à la bonne cohésion de tous", a déclaré M. Charles Richard MONDJO.
"Araignée 2009" va se dérouler en quatre phases dont une dynamique relative au rétablissement de l’ordre public. Cette séquence qui mettra en action la composante police et gendarmerie se jouera uniquement dans les zones militaires de défense de Pointe-Noire, Dolisie et Brazzaville.
Dans cette optique, une réunion d’harmonisation opérationnelle visant la création des conditions de l’unité d’action s’est tenue, le 4 juin dernier regroupant les membres de la coordination du groupe d’analyse stratégique de la force publique, ainsi que les commandants des zones militaires de défense et les commandants mixtes territoriaux de la force publique Congolaise.