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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 01:50

Les Agriculteurs Testent avec Succès des Semences Améliorées

Par Arsène SEVERIN

ogm1Albert MABELET est un agriculteur connu à Bouansa, une localité située à environ 200 kilomètres au sud-ouest de Brazzaville, la capitale congolaise. La houe sur l'épaule, il regarde avec satisfaction son champ de maïs, arrivé à terme et réalisé avec des semences améliorées.

"C'est un succès ! Jamais dans ma vie de cultivateur, je n'ai vu une plante de maïs porter autant d'épis, et de gros épis en plus", se réjouit monsieur MABELET

De son côté, Julienne MPAMBOU a, comme Albert MABELET, planté ces semences améliorées de maïs jaune et blanc. "Comme vous voyez le feuillage vert et les gros épis, il n'y a pas de doute, c'est ce genre de culture qu'il nous faut désormais", s'exclame-t-elle.

"Vous voyez tout ça, c'est du maïs amélioré. Comme je ne prends pas pour argent comptant tout ce qui vient d'ailleurs, j'avais semé, à côté, notre maïs habituel. Le décalage est indescriptible, le vrai maïs est celui qu'on nous a distribué", indique à IPS, Victor MBOUYOU, un paysan de Ndimba, à une dizaine de kilomètres de Bouansa.

Pour la première fois, depuis plus de 20 ans, le gouvernement a distribué des semences améliorées de maïs et de riz aux petits agriculteurs. "Nous avons distribué, entre juillet et septembre 2009, 25 tonnes de semences de maïs et 20 tonnes de riz. Ces semences ont été sélectionnées et travaillées par des chercheurs burkinabé", affirme à IPS, Jean Fulgence MOUANGOU, directeur de cabinet du ministre congolais de l'Agriculture et de l'Elevage.

Les chercheurs, qui sont déjà repartis, avaient réussi leur test de maïs dans le jardin du ministère. D'après ces chercheurs cités par monsieur MOUANGOU, le rendement de ces semences améliorées est d'une tonne à l'hectare. "Avant, nos cultivateurs ne récoltaient que 500 à 600 kilogrammes par hectare. Avec les nouvelles semences, des cultivateurs nous rapportent déjà la pleine satisfaction", ajoute-t-il, annonçant que le gouvernement distribuera également les semences de haricot et de soja.

Ces semences sont distribuées gratuitement aux coopératives agricoles et aux cultivateurs individuels qui travaillent dans les grands bassins de riz et de maïs.

Par ailleurs, d'autres agriculteurs ont reçu des boutures améliorées de manioc, aliment de base de ce pays d'Afrique centrale. Ces nouvelles boutures résistent à la mosaïque, une maladie qui a ravagé des champs entiers de manioc dans le pays.

D'après Paul BIZIBANDOKI, responsable d'un projet du Fonds international de développement agricole (FIDA), à Dolisie, dans le sud, un Congolais consomme entre 300 et 350 kg de manioc par an. Selon la responsable du Projet manioc à la Croix-Rouge congolaise, Alphonsine AYEKA, ces nouvelles boutures produisent abondamment. "Nous avons récolté pour un plant 11,6 kg de carottes de manioc", explique-t-elle à IPS, parlant de l'expérience d'Owando, une ville du nord du pays. "Depuis lors, nous constatons que des paysans parcourent des dizaines de kilomètres pour acquérir les nouvelles boutures dans nos parcs".

La Croix-Rouge, qui avait commencé cette expérience en 2004 dans la région du Pool dévastée par les guerres civiles de la fin des années 1990, a partagé en 2007 la culture des boutures améliorées de manioc avec d'autres départements du pays.

"Je suis de Bouansa, je reviens de Loudima pour chercher les boutures améliorées offertes gratuitement. On appelle ça chez nous 'six mois', parce que sa culture dure six mois avant la récolte", témoigne à IPS, Alida MOUPIHA, après un long voyage. Les boutures habituelles sont récoltées après 18 mois.

La Croix-Rouge, qui avait envoyé 3.500 boutures dans chaque département, dispose de 12 parcs à boutures dans le pays. Elle demande aux coopératives de créer des parcs à boutures pour perpétuer cette espèce. "Nous sommes déjà à quatre parcs de 7.000 boutures par hectare", affirme Marcellin MIKOUNGUI, coordonnateur du projet manioc dans le département de la Bouenza, où se trouve le bassin agricole de Loudima, dans le sud.

Mais, lorsqu'une coopérative veut des boutures auprès d'une autre coopérative qui a déjà un parc à boutures, elle paye un forfait de 80 dollars, selon la Croix-Rouge qui encourage la création des parcs à boutures.

"Un hectare de manioc ordinaire rapporte 2.000 dollars de revenus. Avec les boutures améliorées, des cultivateurs gagnent jusqu'à 10.000 dollars", affirme Alphonsine AYEKA.

L'igname du Bénin vient également d'être introduite avec l'appui du FIDA comme culture améliorée. "Je suis le grand producteur d'igname dans la région de Ngo (près de 200 km au nord de Brazzaville). J'ai testé cette igname améliorée et j'en suis très satisfait, car on peut la récolter deux fois l'année, et non une fois. Ensuite, c'est de grosses ignames", déclare à IPS, Félix ONGOUILO, un autre agriculteur.

"Nous avons testé ces ignames avec les cultivateurs eux-mêmes, et dans leurs champs. Six mois après, ils ont récolté et ils ont conclu que c'était bon", explique à IPS, monsieur BIZIBANDOKI du FIDA.

L'Etat congolais estime que c'est une solution pour lutter contre la faim, mais, les experts pensent que cela ne suffit pas. "C'est juste un élément de solution, car il faut une politique cohérente. Il ne suffit pas de distribuer des semences, mais aussi les moyens de semer et de récolter, voire de conserver les récoltes, et étudier le marché", explique à IPS, le professeur Hervé DIATA, doyen de la Faculté des sciences économiques de l'Université de Brazzaville.

"En général, le pays est favorable à l'introduction des cultures étrangères, le cas, dès le 15éme siècle, de la banane par les Portugais. C'est bon pour régler la dépendance alimentaire, mais il faut faire plus, et avec méthode", ajoute-t-il.

Très peu de Congolais s'adonnent à l'agriculture, car selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), à peine trois pour cent des terres arables sont cultivées dans ce pays d'Afrique équatoriale. C'est grâce aux petits producteurs agricoles que 11 pour cent du Produit national brut viennent de l'agriculture, et le Congo importe chaque année pour 260 millions de dollars de nourriture.

Quelques questions – réponses sur les OGM (Organisme Génétiquement Modifé)
Un organisme génétiquement modifié ou OGM - on dit aussi organisme transgénique- est un animal, un végétal ou micro-organisme dont le code génétique a été modifié pour le doter d'une propriété qu'il ne possède pas naturellement. Par exemple : la résistance à un herbicide. Cette modification consiste à introduire un ou plusieurs gènes provenant d'une autre espèce.
COMMENT SONT NES LES OGM ?
La préhistoire : En 1866, Gregor MENDEL découvre les lois de l'hérédité qui portent aujourd'hui son nom. Sans connaître le support physique de certains caractères des petits pois, le moine botaniste en décrit la distribution au cours des générations.
En 1941, George W. BEADLE et Edward L. TATUM découvrent que les gènes contrôlent la synthèse d'enzymes, protéines ayant une fonction métabolique. Mais on suppose encore que les supports physiques des gènes sont les protéines.
L'INVENTION DES PREMIERS OGM
En 19701, Hamilton SMITH et Kent WILCOX isolent la première enzyme bactérienne de restriction, la protéine Hind II. Ce ciseau chimique découpe l'ADN en fragments que l'on peut insérer dans l'ADN d'autres espèces.
En 1972, Paul BERG et son équipe réalise le premier ADN recombinant grâce aux enzymes de restriction : une chimère non fonctionnelle de deux virus, le phage lambda et le virus simien SV40. Le premier OGM fonctionnel est conçu un an plus tard par Stanley COHEN et Herbert BOYER.
POURQUOI LES OGM ?
Depuis que l'homme a domestiqué plantes et animaux, il sélectionne, croise, greffe pour créer de nouvelles variétés, améliorer la productivité, rendre résistant à la maladie, à la sécheresse...La génétique permet aujourd'hui de travailler sur le transfert de caractères en agissant directement sur les gènes : les premières plantes génétiquement modifiées (PGM) sont apparues en laboratoire il y a une vingtaine d'années. La transgénèse est aussi un outil idéal pour étudier les régulations des grandes fonctions des organismes, comme la fixation de l'azote.
LES OGM SUPPRIMERONT-ILS LA FAIM DANS LES PAYS PAUVRES ?
En 1990, un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) soulignait que l'accroissement de la production céréalière mondiale dépassait de 50% l'augmentation de la population. Il signifiait par là que le problème de la malnutrition était plutôt à chercher du côté d'une mauvaise répartition des richesses alimentaires que d'une production insuffisante.

Exemple parmi d'autres, le Brésil, qui exporte chaque année 11 millions de tonnes de soja tandis que 10% de sa population souffrent de malnutrition.

Les OGM ne bouleverseront pas cette mauvaise donne. En revanche, ils pourraient être le ferment d'une seconde "révolution verte", comme celle qui a modernisé les modes de production traditionnelle dans les années 1950.
LES OGM ONT-ILS DES EFFETS SUR LA SANTE ?
Aucun effet délétère sur la santé n'a été prouvé à ce jour. Mais l'innocuité ne peut pas non plus être affirmée. Comme le précise le rapport de la mission parlementaire française sur les OGM rendu en avril 2009 "il est impossible d'affirmer qu'il n'existe aucun risque lié aux OGM".

Inversement, l'un des bénéfices de la transgénèse, qui reste à quantifier, serait de limiter chez les plantes la présence des mycotoxines, ces moisissures parfois cancérogènes.

Dans la droite ligne du PRINCIPE DE PRECAUTION, les experts proposent de développer des tests de toxicité à long terme et la création de réseaux d'épidémiologie. Parallèlement, la culture des OGM réclamant théoriquement moins de pesticides, elle pourrait se révéler bénéfique pour la santé des agriculteurs et des consommateurs.
LES PREMIERES INQUIETUDES
Entre 1974 et 1975 Paul BERG s'inquiète des risques que les manipulations génétiques peuvent faire courir à l'humanité si les chimères génétiques s'échappaient du laboratoire. A la conférence de Pacific Grove en Californie, il réclame un moratoire.
NAISSANCE D'UN BUSINESS
En 1980 le premier brevet sur un OGM est déposé aux Etats-Unis pour une bactérie capable de digérer les hydrocarbures. On se prend à rêver de bactéries capables de dépolluer les rivières et les océans et de retraiter nos déchets industriels.
En 1982 la société Eli LILLY commercialise le premier produit issu du génie génétique :l'insuline recombinante humaine, "humuline" produite par des bactéries génétiquement modifiées ou transgéniques auxquelles a été greffé le gène humain de l'insuline.
De 1982 à 1983 Mary-Dell CHILTON et Andrew BINNS mettent au point la première plante transgénique. Il s'agit d'un tabac modifié par un gène de levure. Les généticiens étendent leurs compétences au règne végétal, puis au règne animal.
LES OGM SONT-ILS UNE ARME POLITIQUE ?
Pour les anti-OGM, ils ne sont qu'un nouveau moyen d'accroître la dépendance des pays du Sud envers ceux du Nord. Vandana SHIVA, scientifique indienne et chef de file du courant altermondialiste, dénonce depuis plusieurs années l'attitude des "techniciens des multinationales qui tentent de contrôler notre alimentation, de la fourche à la fourchette. En un mot, de limiter notre souveraineté alimentaire".

A l'inverse, certains partisans des OGM avancent que ces plantes permettent de s'affranchir en partie de l'aide alimentaire des pays riches, arme politique tout aussi puissante et dévastatrice

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Published by PatrickEric - dans Culture
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zenon 18/02/2010 10:04


Bonjour à tous,

On commence par distribuer les sémences pour finir par les faire acheter !!!d'où une insurmontable dépendance alimentaire.
Qui peut attester que ces plantes génétiquement modifiées restent actives au niveau des sémences?
Quant aux questions liées à la santé sur le long terme, nous n'avons aucun recul !
Pour toutes ces questions je trouve la démarche dangereuse, à moins qu'il n'y ait des réponses sérieuses!


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